
En finir avec les pensées obsessionnelles
Apprendre à quitter les pensées en boucle, durant cet audio, vous allez acquérir 3 clés pour limiter, freiner et remercier les pensées qui occupent votre attention. Ainsi, vous trouverez le calme et accéderez à la totalité de vos ressources.
Script
Sortir de nos pensées obsédantes.
Je suis Florence Lamoret et j'ai à coeur de vous partager les outils que j'ai acquis et que je pratique moi-même.
L'enjeu de sortir de nos pensées obsédantes est de récupérer l'énergie qu'elles nous consomment.
Cette énergie si importante,
Lorsque la nuit nous essayons de dormir ou bien lorsque je suis face à un paysage ou une personne et je mesure que je n'arrive pas vraiment à profiter ni de l'un ni de l'autre parce que ma tête est prise,
Ma tête est complètement occupée par une pensée.
Cette pensée m'obsède.
Je vais vous proposer de partager trois clés pour comprendre comment se distancier de ces pensées obsédantes.
Après avoir partagé ces trois clés,
Je vous proposerai un temps de méditation fondé sur la pleine conscience,
La pleine attention,
La pleine présence à ce qui est.
La première de ces clés est de comprendre ce que c'est qu'une pensée obsessionnelle.
La seconde de ces clés est de comprendre que derrière une pensée obsessionnelle se cachent une ou plusieurs émotions qui cherchent à se dire,
Qui cherchent à exprimer leur vérité.
Et la troisième clé,
À travers la méditation que nous allons conduire ensemble,
Est de sentir qu'à l'intérieur de soi il y a déjà un espace dans lequel nous pouvons nous réfugier.
L'espace de secours,
L'espace de refuge est déjà à l'intérieur de soi.
C'est l'accès à cet espace qui est à entraîner,
Qui est à pratiquer.
Alors voilà le détail de la première clé.
Une pensée obsessionnelle est l'expression de notre pensée discursive.
Notre cerveau humain a plusieurs capacités,
Notamment celle de discourir à l'intérieur de lui-même.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que dans le règne du vivant,
L'être humain se situerait,
C'est tout conditionnel,
Dans un fonctionnement différent des autres animaux.
Les autres animaux sont dignes d'empathie,
Ils sont capables de s'émouvoir et d'agir pour aller à la rescousse de quelqu'un,
D'un autre proche,
D'un autre animal proche.
Et l'être humain semble avoir seul cette capacité à entrer en discussion,
En dialogue à l'intérieur de lui-même,
Avec une petite voix qui serait plutôt positive et une petite voix qui serait plutôt qualifiée de négative.
Cette pensée discursive va nous projeter,
Soit dans le futur,
Par un mécanisme dit de projection,
Soit dans le passé,
Par un mécanisme d'introjection.
Je vais introjecter le passé en moi,
Ce qui peut prendre la forme de remords ou bien de,
Si j'avais su,
J'aurais dû.
.
.
Tous ces débuts de phrases,
J'aurais dû faire comme ça,
Si j'avais su,
La chose aurait été différente,
Montre que j'ai une faculté très importante de me contraindre par la pensée.
La bonne nouvelle,
C'est que cette faculté,
Cette pensée discursive n'est qu'une partie de la totale capacité de mon intelligence cognitive.
Ainsi,
Lorsque la pensée vient discourir à l'intérieur de moi,
Je peux faire le choix de l'alimenter ou pas.
Je peux lui dire merci d'être là et en même temps,
Je vais aller expérimenter autre chose.
Autre chose,
Ça peut être la méditation que l'on verra dans un troisième temps.
Ainsi,
Cette pensée discursive n'est qu'une partie de mes capacités.
La pensée me meut et au moment où je suis dans l'obsession,
Je crois que la pensée me recouvre totalement.
Mais c'est une erreur.
Cette pensée n'est qu'une partie de moi.
Je ne deviens pas ma pensée.
Cette pensée me traverse et c'est tout.
La deuxième clé qui est très liée à cette compréhension est que derrière cette pensée discursive,
Derrière cette pensée émotionnelle,
Il y a une émotion qui est coincée,
Une émotion qui cherche à se dire par la pensée discursive.
Par exemple,
Je suis obsédée à l'idée de devoir parler à mon supérieur ou je n'arrête pas de penser à ce que j'ai dit à mon enfant la veille et qu'il a mal compris.
Dans un cas comme dans l'autre,
Cette pensée obsessionnelle est fondée sur l'idée que je ne suis pas allée au bout de mon émotion.
Je n'ai pas exprimé mon émotion ni à l'autre ni à moi.
Une émotion,
Ça signifie une énergie qui doit sortir.
L'étymologie d'émotion est ex movere,
Sortir dehors,
À l'extérieur.
Et tant qu'elle n'est pas sortie,
Notamment par l'expression de la parole,
Mais également par l'expression artistique ou par le mouvement,
Et bien cette énergie est toujours là.
C'est elle qui va alimenter ma pensée discursive.
Ainsi,
Lorsque je vois mes pensées en bout,
Je peux me dire mais finalement,
Qu'est-ce qui se passe ?
Je me suis sentie coincée,
Je me suis sentie bête,
Je me suis sentie pas à la hauteur,
Je me suis sentie dans le contrôle,
Je me suis sentie autoritaire.
Et derrière cette émotion,
Il y a un besoin.
J'aurais eu vraiment à cœur de parler à mon fils de manière plus ouverte,
Mais j'étais agacée par son comportement.
Ou bien,
Demain,
J'aurais vraiment à cœur de pouvoir dire en toute simplicité,
En toute humilité,
Que je ne suis pas d'accord avec ce qui se passe.
Mais en fait,
J'ai peur.
J'ai peur que l'autre ne me comprenne pas,
J'ai peur de ne pas avoir les ressources de lui dire.
Faites l'expérience,
Allez voir ce qui est derrière votre pensée obsessionnelle.
Allez voir,
C'est-à-dire accueillir,
C'est-à-dire nommer l'émotion qui est là.
C'est un entraînement.
Plus vous le pratiquerez et plus ce sera simple de le faire.
Au début,
C'est un peu compliqué.
La troisième clé,
Je vais vous proposer de la vivre ensemble.
Nous allons partir pour une méditation de quelques minutes où l'invitation est de fermer les yeux,
Si ce n'est pas déjà fait,
Et puis de vous laisser ralentir pour respirer,
C'est-à-dire sans rien changer,
Juste sentir le rythme de votre respiration.
L'air entre,
L'air sort.
L'air entre,
L'air sort.
Il n'y a strictement rien à faire.
Nous respirons,
Nous sommes respirés par la vie.
Laissez-vous être,
Laissez-vous respirer en toute confiance,
En votre propre capacité respiratoire,
Cardiaque,
Pulmonaire.
Nos systèmes sympathiques et parasympathiques sont tout à fait au point.
Nous pouvons lâcher la pensée obsessionnelle et entrer dans le ici et maintenant de la respiration qui se fait sans que nous n'ayons à le contrôler,
Sans que nous n'ayons à le décider.
Et ça,
C'est extrêmement agréable.
Je nous invite à laisser respirer notre corps en arrêtant de vouloir obtenir quoi que ce soit par la pensée.
Notre corps sait faire,
Laissons-le faire.
Il est possible que mes yeux derrière mes paupières soient agités,
Juste en mettant de l'attention,
C'est-à-dire de la présence à ce qui se passe derrière mes paupières.
Laissez-vous sentir que,
En mettant de l'attention,
Quelque chose peut se détendre.
Il n'y a rien à faire,
Ça se fait tout seul.
La volonté n'a rien à faire dans l'histoire.
C'est une question de laisser être ce qui est tel que cela est.
Je vais nous inviter à présent à regarder l'état de notre mâchoire.
Est-ce qu'elle est tendue,
Détendue,
Ouverte,
Fermée ?
Est-ce que je peux,
Avec les yeux fermés,
Esquisser un léger sourire de l'intérieur et sentir ce que ce léger sourire induit sur mes yeux et sur ma mâchoire ?
Juste gendre,
Telle qu'aurait pu le dire Heidegger dans l'ici et le maintenant,
Tout est toujours déjà là,
Il n'y a rien à faire.
Un espace de paix est en nous.
La question est d'aller à sa rencontre.
Et plus j'effectue ce chemin,
Et plus je peux me distancier de mes pensées obsessionnelles.
Plus je prends le chemin de ma respiration sans la juger,
Sans la transformer,
Juste sentir que je suis respirée par la vie,
Plus je peux atteindre cet endroit de paix qui est toujours déjà là en moi.
Lorsque ma pensée discursive,
Lorsque j'opte,
Lorsque je fais le choix de considérer qu'à côté de ma pensée discursive,
Il y a d'autres parts de moi,
Et il y a une part tranquille,
Une part profondément tranquille,
Je vais nous laisser quelques secondes dans le silence pour éprouver ce qui se passe sans le juger.
Quel que soit le calme,
L'agitation,
Tout ça n'a aucune importance.
Ce qui compte,
C'est d'être là,
Présent à ce qui est,
Sans le juger.
Et puis si vous voulez continuer après la fin de cette méditation,
N'hésitez pas à le faire.
Cette méditation va s'achever par quelques coups de balafon,
Qui sont des lames de bois avec un son aquatique.
Laissez-vous juste porter par ce son.
Et lorsque vous l'aurez entendu,
Vous pourrez,
Si vous le souhaitez,
Ouvrir délicatement vos paupières,
Sentir votre mâchoire,
Et entrer dans le moment présent de votre vie ici et maintenant.
Merci de m'avoir écoutée,
Merci de notre accompagnement réciproque.
Je vous souhaite tout de bon,
Et vous dis à très bientôt.
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