
Faire face à la pandémie avec le soutien du Dharma 9/24
Comment pouvons-nous gérer l'incertitude, le stress et la peur autour de nous et en nous ? Comment les enseignements du Dharma peuvent-ils nous aider ? Comment pouvons-nous approfondir l'amour de la vie au milieu du chaos ? Cette série d'enseignements propose des réflexions sur les possibilités qui s'offrent à nous, y compris différentes pratiques que nous pouvons adopter et cultiver. Dans ce discours, nous verrons comment la pratique de l'amour bienviellant nous engade dans le monde.
Script
Donc bienvenue à cette troisième semaine,
J'espère vraiment que ça se passe bien pour vous,
Que c'est fructueux.
Et donc là on va aborder un thème qui est encore une fois très différent,
Le premier thème qui était un peu autour d'un esprit paisible,
Et d'une concentration et d'un ancrage pour reconnaître notre présence en utilisant la respiration.
Le deuxième thème qui était vraiment de remettre clairement à l'ordre du jour nos directions et le sens,
Et ce qui est vraiment important,
Et de dépoussiérer un peu nos valeurs,
Et une mise à jour un petit peu de là où on en est.
Et bien sûr ces thèmes-là ne quittent pas tout le séminaire,
Et j'espère ne quittent pas même notre quotidien,
Notre pratique,
Peu à peu vont s'inclure en fait,
Ils vont tous ensemble ces thèmes-là.
Et le thème que je vais aborder maintenant ne vient que complémenter en fait ce qu'on a déjà commencé.
Le style de méditation que je vais présenter maintenant,
Qui s'appelle Metta,
Et beaucoup d'entre vous connaissent et même certains d'entre vous pratiquent cette forme de méditation,
C'est une méditation de bienveillance.
Donc c'est vraiment une méditation qui a pour objectif de libérer le cœur.
Alors elle peut être un peu particulière cette notion de libérer le cœur.
Libérer le cœur de quoi ?
On va dire que le but de cette pratique,
Qui est une pratique de visualisation,
Je vais expliquer ça par après,
Elle permet en fait qu'on puisse aimer de façon un peu plus libre.
Dans différentes directions,
C'est-à-dire aimer avec un peu moins de conditions.
Alors on a tous déjà entendu parler de ce concept qui ressemble pratiquement à une utopie en fait,
De l'amour inconditionnel.
Et voilà,
C'est une grande question en fait,
Je trouve,
La question de l'amour inconditionnel.
D'abord qu'est-ce que ça veut dire ?
Déjà bien y réfléchir,
Essayer de comprendre qu'est-ce que ça veut dire l'amour inconditionnel.
Déjà qu'est-ce que c'est l'amour conditionnel ?
Et puis de là,
Évoluer en se disant,
Ok,
Alors l'amour conditionnel c'est quelque chose qu'on peut comprendre,
Quelque part on peut voir par exemple,
L'amour inconditionnel pour moi,
L'image qui me viendrait c'est l'image d'une jeune maman avec son bébé par exemple.
Elle va tout accepter et quoi que fasse le petit,
L'aimer.
Même s'il fait caca pipi sur elle,
Même s'il fait des crises,
Même s'il… Il n'y aura pas de condition,
Il ne va pas y avoir un moment où il y a une espèce de séparation ou de discontinuité dans l'amour.
Mais en fait ça s'arrête très vite ça.
Il vient un moment où quand l'enfant grandit et tout ça,
Il y a des moments où s'il est comme ci ou comme ça,
C'est moins clair en fait.
C'est moins 100% quelque part la manière dont on aime.
Ça devient confus.
Et peu à peu on peut regarder et voir que la manière dont on aime,
On va aimer sous condition.
Et qu'est-ce qui pose les conditions ?
C'est l'esprit.
Notre esprit en fonction de ce qu'on aime,
De ce qu'on n'aime pas,
En fonction des gens qui sont proches et de ceux qui sont plus lointains,
En fonction des gens peut-être qui nous font des compliments et ceux qui ne nous font pas des compliments,
En fonction des gens avec qui on est d'accord et les gens avec qui on n'est pas d'accord.
Donc tout ça c'est l'esprit,
C'est des données de l'esprit.
Être d'accord,
Être pas d'accord,
Recevoir des compliments ou recevoir de la critique ou des gens qui pensent différemment,
Des désaccords,
Tout ça c'est le domaine de l'esprit.
Il va y avoir plus j'aime ou j'aime pas.
Alors quels sont les problèmes de ça ?
Est-ce que c'est évitable ?
Tout ça fait partie de la réflexion qu'il y a autour de ces méditations de méta,
De bienveillance,
De compassion.
C'est un grand domaine dans le monde de la méditation,
C'est un grand domaine et pourtant c'est quand même un domaine qui est souvent un peu laissé de côté pour pas mal de raisons.
On en entend peu parler.
Par exemple ce n'est pas du tout de la pleine conscience parce que la forme de méditation,
On va visualiser des gens,
On va imaginer grâce à la mémoire,
On va imaginer des gens qu'on connaît ou ça peut même être des gens dont on a entendu parler ou des figures politiques ou ça peut être des gens qu'on n'a jamais rencontrés.
On les imagine et on va essayer de leur souhaiter quelque chose de positif.
Je vais expliquer ça plus loin.
Ce qui veut dire que pendant qu'on fait ça,
On n'est pas du tout en train de pratiquer de la pleine conscience,
C'est-à-dire être conscient de ce qui se passe ici et maintenant en ce moment.
Au contraire,
On se projette tout à fait dans une création et on fait ça parce que pendant qu'on se projette dans une création,
L'esprit apprend.
Quand on imagine quelque chose,
En fait,
L'esprit apprend.
L'esprit apprend constamment de nos expériences,
Qu'elles soient réelles ou pas,
Il apprend constamment.
C'est d'ailleurs très utilisé,
Ces visualisations dans plein de domaines.
Notamment,
Par exemple,
J'ai souvent entendu parler des arts martiaux parce que j'ai un ami qui pratique beaucoup la visualisation.
Il visualise des mouvements,
Des kata et il les visualise encore et encore.
Il ne les répète pas physiquement,
Il est assis en silence et dans son esprit,
Il refait,
Il répète le mouvement.
Et puis quand il fait le mouvement,
Le mouvement se fait beaucoup mieux parce que l'esprit a appris.
On apprend quelque chose à l'esprit.
Et là,
Quand on visualise,
Par exemple,
Des gens,
Quand on pense,
Qu'on ramène à notre esprit des gens qu'on connaît peu,
Je vais expliquer plus en détail après,
Des gens qu'on connaît un petit peu,
Par exemple,
Des gens qu'on croise et qu'on leur souhaite des choses positives,
On apprend simplement à notre esprit à se sentir un peu préoccupé des gens qui sont autour de nous,
Plutôt que de passer sans les voir.
On apprend des valeurs,
On apprend des manières de faire.
Donc ça,
C'est une méditation qui est complètement différente.
C'est une autre famille,
Un autre style que la mindfulness,
La pleine conscience.
Ça demande beaucoup de concentration.
Ça demande aussi la capacité de visualiser,
Ce qui n'est pas facile au début,
De créer des images,
De créer des histoires.
C'est tout à fait autre chose.
Et du coup,
Je pense que c'est une des raisons pour lesquelles on n'en entend pas tellement parler par rapport à,
Par exemple,
La pleine conscience ou la mindfulness.
C'est parce que c'est du boulot,
Cette méditation,
Un peu.
Il faut ramener à son esprit une personne et puis une autre.
Et puis,
Il faut penser à ce qu'on veut souhaiter.
Tout ça,
C'est pour quelqu'un qui a pris un peu l'habitude de venir à sa respiration et de sentir quelque chose qui se pose.
Là,
Il y a une activité mentale qui ressemble un peu comme du travail.
En tout cas,
Moi,
Ça m'a fait ça.
Et pendant très longtemps,
Je ne l'ai pas fait.
Je n'ai pas pratiqué cette méditation-là pendant très,
Très longtemps.
Notamment parce que c'était un effort,
Alors que moi,
J'aimais bien me poser et me trouver très confortable dans un certain silence.
Aussi parce que cette méditation de bienveillance,
J'ai eu beaucoup de résistance pendant longtemps parce que ça me paraissait un petit peu bisounours.
Tout le monde,
Il est beau.
Tout le monde,
Il est gentil.
Et voilà,
Je n'aimais pas ce côté.
Mais c'était une mauvaise compréhension de ma part.
Et du coup,
J'aimerais bien l'éclairer pour vous éviter ça.
Et aussi,
Moi,
J'en ai entendu parler d'une façon très traditionnelle,
C'est-à-dire où on répète des phrases qui sont toutes faites.
Ça ressemblait un peu à une récitation,
Une prière.
Et j'avais mes résistances qui sont peut-être toujours là,
En fait,
Mais beaucoup moins fortes par rapport à trop de rituels.
C'est quelque chose qui ne fonctionne pas pour moi.
C'est loin de dire que ce n'est pas quelque chose qu'il faut éviter.
C'est juste à vous de voir si ça fonctionne pour vous,
La ritualisation.
Mais moi,
J'aime bien chaque fois d'y revenir et de recréer directement ma méditation méta.
Alors cette méditation,
Elle permet de vraiment libérer.
Et tous ceux qui la pratiquent,
Et il y en a peut-être ici,
On l'entendra peut-être jeudi dans les retours,
Pour ceux qui ont une pratique depuis longtemps de méta,
Elle permet vraiment de libérer des qualités du cœur.
On sent qu'on a plus de facilité à être attentif aux autres et aussi être attentif à soi-même parce qu'on va bien sûr s'inclure dans cette manière d'apprendre à s'aimer sans condition.
Pour certains d'entre nous,
C'est un sacré projet.
S'aimer sans condition,
Et pour tout le monde,
C'est nécessaire.
Et voilà,
C'est une méditation qui est intéressante parce que c'est une méditation,
Je trouve,
Un style dans lequel on voit plus vite des transformations dans le fonctionnement de notre esprit.
Nos centres d'intérêt changent.
Nos réactions quand on rencontre quelqu'un de nouveau ou par rapport à la critique intérieure,
Par exemple,
Ça change complètement.
Dans les enseignements traditionnels du bouddhisme,
Cette forme de méditation méta est le pendant des méditations basées sur sagesse.
On dit souvent sagesse et compassion.
Des méditations qui sont plus les méditations de concentration,
De présence,
Les méditations analytiques,
Tout ce qui est l'aspect,
La dimension,
Connaissance de soi,
Introspection,
Contact avec les émotions.
Tout ça,
Ça va faire partie d'une famille.
Et puis,
Il va y avoir la famille de toutes les méditations qui vont libérer les qualités du cœur.
Et c'est les deux ailes de l'oiseau parce qu'une ne peut pas aller sans l'autre.
Notamment,
Déjà une chose qui me paraît évidente,
C'est que si on cultive une vision pénétrante,
Une vision pointue où on arrive à être présent à notre expérience en profondeur,
Mais qu'on n'amène pas dans cette vision une chaleur humaine,
Alors ça fait un peu Big Brother.
Dès qu'il y a quelque chose de nous qu'on voit,
Puisqu'on se concentre sur notre intérieur,
Peu à peu notre monde intérieur se révèle à nous,
Se déroule devant nos yeux,
Tout ce qu'on va voir,
On ne va pas forcément l'aimer.
Il y a des moments où on est en méditation,
En contact avec des parties de nous-mêmes qui sont difficiles à accepter.
Et si à ce moment-là,
On n'a pas une bonne qualité de tolérance,
De bienveillance et d'accueil qui se développe comme état,
À ce moment-là,
Il va automatiquement venir du jugement,
De la critique intérieure,
Ce qui va relancer la dynamique de la pensée et arrêter notre exploration de nous-mêmes.
On va se retrouver dans nos pensées avec beaucoup de critiques,
Ça va être très désagréable et le plus probable,
C'est qu'on ne va pas continuer longtemps notre pratique de la méditation.
Si dès qu'on découvre quelque chose de nous qui n'est pas très agréable,
On commence à se juger durement,
On aura vraiment peu envie de se lever le matin pour méditer.
Ça me paraît évident.
Donc on est obligé,
Quelque part,
Si on veut aller en profondeur dans l'exploration de nous-mêmes,
D'apprendre à s'accepter tel qu'on est.
Sinon,
Si ça génère du jugement,
C'est complètement contre-productif et je pense même qu'il vaut mieux arrêter.
Donc c'est pour ça,
Les deux ailes de l'oiseau,
C'est parce qu'avec une aile,
Il ne peut pas voler,
Il n'ira pas bien loin l'oiseau.
Il faut vraiment cultiver la bienveillance vis-à-vis de nous-mêmes,
Vis-à-vis des autres.
Absolument indispensable.
C'est à ce point importante,
En fait,
Cette pratique,
Que dans le bouddhisme Mahayana,
Il y a une notion,
Qui est la notion du bodhisattva,
Qui est quelqu'un qui a un vœu,
En fait,
Un vœu monastique dans ce bouddhisme,
Cette forme de bouddhisme,
Qui est qu'un moine,
Mais aussi un non-moine,
Peut prendre le vœu de pratiquer la recherche pour la réalisation,
Pour l'éveil,
Appelez ça comme vous voulez,
Donc marcher sur le chemin de l'éveil ou marcher sur le chemin de la réalisation,
Pour son propre bien-être et pour le bien-être de tous les êtres.
Vous voyez bien l'application,
Il y a une compréhension déjà qu'on marche,
Parce que c'est bon pour nous,
En fait,
De marcher vers le chemin d'une certaine réalisation,
De clarifier notre esprit à propos des illusions qu'on peut avoir par rapport à qui on est,
Par rapport à ce qu'est la vie,
De se clarifier l'esprit,
Entamer ce chemin vers la réalisation,
Pour notre propre bien-être et pour le bien-être des autres,
Et le vœu est de revenir sur Terre,
Donc il y a cette notion de renaissance qu'on n'a pas dans notre culture,
Qu'ils ont dans leur culture,
De revenir sur Terre,
De s'engager à revenir sur Terre,
À renaître,
De ne pas sortir du cercle des renaissances tant qu'il y aura des êtres en souffrance.
Alors ça,
C'est quand même un sacré engagement.
Alors nous,
Pour nous,
C'est loin de notre culture,
Donc on a peut-être du mal à se rendre compte de ce que ça veut dire,
Mais il faut savoir que beaucoup de gens pratiquent le chemin spirituel en Asie pour sortir du cercle des renaissances.
Et pour nous,
Ça serait plutôt d'aller au paradis.
Et bien là,
C'est comme refuser d'aller au paradis tant qu'il y a quelqu'un qui souffre.
Alors refuser d'aller au paradis,
J'ai vu,
Il y avait une citation de Mère Thérésa,
Je vais vous lire.
Elle racontait qu'un jour,
J'ai rêvé que je me trouvais devant les portes du paradis.
Et Saint-Pierre m'a dit,
Retourne sur terre,
Il n'y a pas de bidonville ici.
Et donc ça parle un peu de ce qui se passe dans l'esprit de Mère Thérésa et de son implication à aider,
À prendre sa place et à aider pour alléger la souffrance des gens qui sont autour d'elle.
Donc c'est un peu le chemin du Bodhisattva,
C'est un peu le même esprit.
C'est le fait de refuser un peu le bénéfice.
Aller aux portes du paradis,
C'est quand même pas rien.
Normalement,
Le paradis,
C'est ce qu'il y a de mieux.
Et là,
Elle s'engage,
Mère Thérésa,
À ne pas,
Quelque part dans son rêve,
À ne pas rentrer au paradis tant qu'il reste des bidonvilles en dessous.
La pratique du Bodhisattva,
C'est la même chose.
Alors une chose qui est intéressante,
Je trouve,
Dans ce vœu du Bodhisattva,
C'est que ça rebondit très bien sur la séance précédente.
Imaginez maintenant,
Si vous vous mettez en situation,
Imaginez ce que ça voudrait dire pour vous de vous engager à donner une direction ferme dans votre vie pour cultiver toutes les qualités nécessaires pour pouvoir être plus utile pour pouvoir alléger la souffrance des autres,
Du monde.
Et qu'est-ce que ça ferait,
En fait,
De se dire,
D'un moment faire le point,
De s'asseoir et de se dire,
En fait,
C'est ce qu'on a fait,
Un peu,
D'en clarifier nos directions.
Le sens de ma vie,
Maintenant,
Va être de travailler à être,
Quelque part,
À m'améliorer,
À devenir plus apte à aider.
Parce que parfois,
On a envie d'aider,
On a envie d'aider l'autrui,
Ça peut arriver.
Comme ça,
Ça nous permet de fuir nos propres difficultés.
Ça peut être une motivation.
On peut remarquer,
Parfois,
On a des périodes de nos vies où on a fait ça,
On est peut-être en train de faire ça,
Il faut se regarder.
On connaît des gens qui font ça,
Qui sont tout le temps à essayer d'aider les autres,
Parce que c'est peut-être une manière de se sentir bien et de ne pas se prendre en main ou voir des choses de nous-mêmes qui sont nécessaires de prendre en main ou de voir.
Mais ici,
Si on veut vraiment,
Si on réfléchit,
Si on va suffisamment en profondeur dans qu'est-ce que veut dire aider,
On va vite comprendre que pour pouvoir aider les autres,
Il faut que nous-mêmes,
On se dépêtre de nos difficultés.
Si on n'est pas dépêtré de nos difficultés,
On va peut-être aider pour recevoir des compliments,
On va aider avec une attente de retour.
Il va y avoir une intention derrière notre aide qui n'est pas purement de l'aide.
Plus on sera un peu démêlé et dégagé de notre propre égocentrisme et de nos besoins,
D'une certaine manière,
Le mot besoin est peut-être compliqué,
Plus on sera dégagé de notre propre égocentrisme,
De notre envie d'être reconnu,
De nos besoins d'être quelqu'un,
Plus on sera dégagé de ça,
Plus on va être à même à aimer.
Donc dans la notion du chemin du Bodhisattva,
Il y a l'idée de cultiver les qualités nécessaires pour pouvoir aider les autres.
Les qualités,
Les vertus,
Donc ils appellent ça la culture des vertus.
Dans ces vertus,
Il y a la générosité qui est toujours la première.
Générosité,
Dans les enseignements,
Dans les vertus,
Dans les enseignements du Bouddha,
Il y a toujours en premier.
C'est la mère de toutes les vertus.
Bouddha parle parfois de la générosité comme l'état d'être sans peur.
Quand on est vraiment généreux,
Quand on est vraiment prêt à donner,
On donne sans attente de retour,
Aucun.
Même pas que la personne reconnaisse,
Ou dans la Bible,
Que ta main droite ne sache pas ce que ta main gauche a donné,
Que ta main gauche ne sache pas ce que ta main droite a donné.
Donc c'est vraiment sans aucune attente de retour,
Cette aide.
Donc ça veut dire qu'il faut à ce moment-là ne plus être dans un processus de construction d'une image de moi qui suis quelqu'un de bien.
Si on en est toujours là,
Ce n'est pas encore vraiment de l'aide.
C'est-à-dire qu'on va aider les autres,
Mais en même temps,
Ça travaille bien à mon image.
Donc là,
Quand on est dégagé de ça,
À ce moment-là,
C'est de la vraie générosité.
Ce n'est plus aussi parce que j'en ai un bénéfice.
Donc il va falloir cultiver.
Pour pouvoir vraiment aider les autres,
Il faut cultiver la générosité.
Il faut cultiver l'éthique,
Ce qui est un peu le thème qu'on a abordé,
Nos valeurs,
Nos valeurs profondes.
Pas l'éthique,
Une éthique avec des commandements,
Comme on en a eu à une certaine époque,
Qui peuvent être des directions intéressantes.
Mais au final,
Il faut quand même que nous,
On ait notre propre éthique après nos recherches approfondies,
Pas juste des idées reçues.
Il faut qu'on développe notre propre éthique.
Et puis,
Il faut qu'on soit en même de suivre cette éthique qu'on développe,
Nos ressentis profonds de ce qui est juste et de ce qui ne l'est pas.
Il y aura la patience,
Une vertu essentielle pour pouvoir aider et pour pouvoir incarner quelque chose de serein.
Sans la patience,
C'est absolument impossible.
On ne pourra pas être d'une grande efficacité.
Là,
Je parle d'aider les gens qui sont autour de nous,
Ou je parle de prendre notre place dans ce monde en difficulté aussi.
Il faudra la patience,
La persévérance,
Qu'on appelle parfois l'énergie enthousiaste,
L'absorption méditative.
L'absorption méditative qui est la méditation,
De nouveau,
Encore différente de la pleine conscience,
L'absorption méditative.
Quand on est absorbé méditativement,
Alors c'est juste une petite parenthèse pour ouvrir une porte,
Quand on est absorbé méditativement,
On n'est plus conscient de ce qui se passe autour de nous.
C'est encore autre chose que la pleine conscience.
Il faudra cultiver la dernière des vertus qui est la sagesse,
Parfois la conscience transcendante,
La conscience qui est au-delà de ce qui apparaît en premier,
Au-delà des recherches,
Voire au-delà des apparences.
Si on s'engage à vraiment vouloir aider,
Alors il va falloir cultiver ces qualités pour nous-mêmes.
Et de là,
Plus on a en nous ces qualités,
Plus on va être de bon service à nos proches et au monde.
Voilà un peu le principe,
L'idée du chemin du Bodhisattva.
Et imaginez maintenant,
Quelqu'un qui prend cette direction,
Comme on le disait la semaine dernière,
Quand on a une direction aussi claire que ça,
Du coup la vie a un sens.
Il y a une direction qui est donnée,
Il y a un sens.
On n'est plus balloté en fonction de nos désirs et des circonstances.
On ne se laisse plus lever sans aucune direction,
Et puis la vie me pousse par là,
Je vais par là,
La vie me pousse par là,
Je vais par là.
On a cultivé une certaine éthique,
Qui est la nôtre,
En profondeur,
Et on y travaille.
Et ça peut nous mettre dans des situations,
En fait,
Pas faciles du tout.
Ce n'est pas le chemin de la facilité.
Mais quand on s'engage dans un chemin comme ça,
Quelque part je pense qu'on se met en sécurité,
Je pense qu'on se met en sécurité parce que on est vraiment,
On se met vraiment au service de la vie.
Chacun de nouveau va devoir voir ce que ça veut dire pour lui,
Mais on décide de servir le vivant,
De servir l'humain.
Et quand on décide,
Et qu'on marche sur ce chemin,
À ce moment-là,
Je pense qu'on est en sécurité dans le sens où,
Je le disais la semaine passée,
Quoi qu'il arrive,
On va trouver une réponse appropriée,
Une manière d'être dans les situations difficiles,
Qui,
Avec laquelle nous,
Profondément,
On est en accord,
Quelle que soit la difficulté.
On va savoir quelle est l'attitude qui va correspondre à nos valeurs profondes.
On va rester en accord.
Donc je vais décrire un petit peu cette méditation,
Son fonctionnement.
Vous allez voir qu'on la fera après.
C'est une méditation qui est très guidée parce qu'il y a beaucoup de petites étapes.
Et cette méditation,
Elle commence d'abord par venir un petit peu à la zone du cœur,
Puisque c'est une méditation qui est en lien avec le cœur.
Et puis,
Elle nous amène à,
Vous n'avez pas besoin de retenir tout ça,
Simplement je vais vous décrire les étapes que je guiderai par après.
Elle nous amène d'abord à penser,
Imaginer,
Se rappeler,
Quelqu'un qu'on aime beaucoup,
Avec qui on n'est pas en conflit,
Et laisser émerger tes souhaits positifs pour cette personne.
On ressent,
En fait,
On a cette capacité,
Les yeux fermés,
De se retrouver vraiment en contact à l'intérieur de nous,
Avec une personne qu'on aime.
Et du coup,
D'avoir une sensation,
Un ressenti de ça.
Et puis à cette personne,
De vraiment lui souhaiter ce qui nous vient,
Ce qu'on a envie de lui souhaiter.
Et puis,
On va faire ça avec deux,
Trois personnes.
Et déjà là,
Certains d'entre vous remarqueront qu'il y a quelque chose de chaleureux là-dedans.
Parce qu'on sent de l'amour.
Et c'est agréable.
C'est agréable de sentir de l'amour.
Je pense qu'en fait,
On est tous en train de courir après ça.
Souvent,
Je pense qu'on est en train de courir après la sensation de ressentir de l'amour,
Et qu'on confond un petit peu,
On croit qu'on va avoir cette sensation-là si on est aimé.
Je pense qu'il y a une erreur là.
Je pense qu'on se fait un petit peu avoir.
Je pense qu'on sent l'amour quand on aime vraiment.
Rappelez-vous,
Quand vous êtes tombé amoureux,
Blam !
Mais si quelqu'un vous aime et que vous,
Vous l'aimez pas spécialement,
Ben,
On sent pas grand-chose.
Donc,
C'est vraiment,
On peut pas séparer comme ça,
Aimer et être aimé.
Mais,
Quand même,
Si on essaye,
On peut remarquer que c'est quand on est en amour qu'on vit vraiment l'amour.
Donc là,
Ben,
C'est agréable quand on pense à des gens qu'on aime bien,
Qu'on leur souhaite des.
.
.
Qu'on a des souhaits positifs vis-à-vis d'eux.
On commence à sentir vraiment de l'amour.
Et puis,
Cette méditation nous amènera à nous-mêmes.
Là,
Je vais dire,
Maintenant,
Venez à vous-mêmes.
Et là,
On revient un petit peu sur ce qu'on a déjà fait.
C'était un peu ce qu'on a fait la semaine passée.
C'était un peu une préparation et un extrait de cette méta.
C'était déjà de la méta.
On en vient à nous-mêmes.
Et là,
On va se souhaiter ce qu'on veut,
Ce qui est vraiment important pour nous.
Donc là,
On va faire en fait ce que vous avez fait toute la semaine,
Au moins six fois par jour,
J'en suis sûr.
Et donc,
Là,
De nouveau,
Il y a cette notion de clarifier qu'est-ce qui est important pour moi et puis de se le souhaiter.
Il y a des pièges à cet endroit-là,
Quand on se souhaite quelque chose.
C'est déjà,
Un des pièges,
C'est la critique intérieure.
Je ne sais pas si j'en parlais la dernière fois,
Mais ce qui peut se passer pour certains d'entre nous,
Si par exemple,
On se souhaite d'être en bonne santé,
La première chose directement qui va venir à la tête,
C'est que si tu veux être en bonne santé,
Tu ferais bien de te mettre à faire du sport un peu,
Par exemple,
Ou manger autrement ou arrêter de fumer.
Il va y avoir tout un tas de conditions de nouveau.
Et du coup,
Ça veut dire que notre esprit dit non,
Tu n'as pas le droit d'être heureux,
Non,
Tu n'as pas le droit d'être en bonne santé,
Tant que tu n'es pas comme ci,
Comme ça,
Comme ci et comme ça.
Et peut-être que l'amour,
Il fonctionne différemment.
Ça se base là-dessus.
On dit le soleil,
Il brille sur les bons comme sur les mauvais de façon égale.
Et ça,
C'est une image du cœur.
Le cœur pourrait ne pas discerner autant que l'esprit sur ce qui nous plaît et ce qui nous déplaît et rayonner d'une façon beaucoup plus ouverte.
Donc là,
Quand on en vient à nous-mêmes et qu'on se souhaite de réussir dans nos entreprises ou quand on se souhaite de vivre de plus en plus sans se créer une image,
Sans égo,
De vivre de plus en plus avec une réelle simplicité ou d'être de plus en plus généreux ou quand on va se souhaiter de vivre avec cœur libre et sans peur,
On peut souhaiter,
C'est très créatif,
Il va y avoir peut-être à un certain moment des conditions qui viennent où on n'y croit pas vraiment.
Ça,
C'est la critique intérieure.
Le fait de se souhaiter des choses positives peut faire lever des barrières.
Si c'est votre cas,
Si ça arrive,
Du coup,
C'est bien.
Au moins,
Vous êtes au courant de ce qui vous habite constamment et ce qui vous met des bâtons dans les roues pour avancer.
C'est là.
Elle est là,
Cette critique intérieure.
Elle est là tout le temps.
Souvent,
On ne la voit pas et du coup,
Comme on ne la voit pas,
On la croit.
On croit que cette voix qui parle et qui critique,
C'est moi.
Et cette voix-là,
Elle a raison.
Les autres,
C'est tout du babillage et tout,
C'est des dreams,
C'est des pensées qui n'ont aucun sens.
Mais cette voix arrive et dit de toute façon,
Je ne suis pas capable et je ne serai jamais capable ou je ne mérite pas ça.
Et cette voix-là,
On va lui donner de l'autorité comme si c'était nous.
Et là,
Cette méditation peut faire émerger cette critique intérieure.
Si vous la voyez,
Bravo,
Ça veut dire que la première étape pour pouvoir s'en libérer,
C'est de la connaître,
De la remarquer,
De remarquer qu'elle est là.
Donc,
C'est un processus de libération qui n'est pas forcément plaisant en fait,
Mais ça passe par là.
C'est un peu comme aller chez le dentiste.
C'est quelque chose qu'il faut faire.
Et là,
On voit nos conditions à l'amour de soi,
Les conditions qu'on pose avant de s'aimer.
Et puis,
On continue cette méditation qui est très difficile parce qu'en fait,
Ce qui se passe,
C'est que dès qu'on pense à quelqu'un qu'on aime,
On se retrouve dans une histoire où on faisait justement une balade dans la nature et on avait une discussion ou bien on se retrouve parti dans tous les trucs.
C'est pareil qu'avec la respiration.
Et du coup,
On revient.
Non,
J'étais avec cette personne-là et on continue à lui souhaiter.
Ça repart.
On revient.
Ça repart.
On revient.
C'est toujours le même business.
Et donc là,
On en a fini avec nous-mêmes.
On va passer à des personnes qu'on connaît moins.
Des personnes,
En fait,
Avec des personnes pour lesquelles on n'a pas de raison d'avoir un intérêt particulier.
Ça,
C'est important.
C'est pas mon fils,
Ma femme,
Mon ami,
Ma mère.
C'est pas mon mât.
C'est le facteur,
Le magasinier avec qui je ne suis pas spécialement ami,
Avec qui je n'ai pas spécialement parlé même,
Le chauffeur de bus,
Un voisin d'étage.
Ça peut être n'importe qui dont on se rappelle le visage et on va essayer de souhaiter de la même manière des choses qui vont probablement être beaucoup plus générales.
Donc,
En général,
On va lui souhaiter d'être en bonne santé parce que tout le monde a de toute façon envie d'être en bonne santé.
On ne fait pas d'erreur à ce niveau-là.
On va lui souhaiter de trouver le bonheur dans sa vie,
Par exemple.
Vous voyez,
On va lui souhaiter d'être en sécurité,
Libre de la souffrance.
Voilà,
On va trouver des souhaits qui sont assez généraux,
Des trucs que ça ferait plaisir à tout le monde si on avait ça.
Et là,
En fait,
Ce qu'on est en train de faire,
On est en train d'éduquer notre esprit à se sentir un petit peu concerné par le bonheur des autres.
On est en train d'apprendre.
C'est vraiment un processus d'éducation.
C'est vraiment cultiver,
Changer la culture de l'esprit.
De plutôt être tout le temps concerné par moi et du coup de passer devant le magasinier et le gars du bus et tout ça d'une façon presque zombie parce qu'on est tellement pris dans nos histoires.
C'est un moment où l'esprit va être attentif aux autres qui nous entourent.
Et quand on fait ça,
Il y a des moments où,
Et j'espère que vous le constaterez,
Il faut peut-être un peu de pratique.
Pour certains,
Ça va plus vite que pour d'autres,
Mais on ressent de l'amour.
On ressent cette qualité d'agréable.
L'amour,
Ça peut être plein de choses.
L'amour,
C'est pas juste tomber amoureux.
L'amour,
C'est aussi l'amitié.
L'amour,
C'est l'amour pour un animal.
Ça peut être juste la reconnaissance d'une humanité commune peut faire nous sentir une sensation très agréable de proximité.
Donc là,
En fait,
Ce qui est intéressant,
C'est que du coup,
On apprend à notre esprit à avoir cette tournure,
À se rappeler plus souvent qu'on est entouré par des gens qui,
Eux aussi,
En fait,
Ont envie d'être heureux et du coup,
On leur souhaite ça.
On crée le lien,
On crée un contact à l'intérieur de nous,
Mais toute l'idée,
C'est que ça reste pas juste à l'intérieur de nous,
Que ça nous transforme,
Ça transforme notre attitude dans le quotidien.
Normalement,
Cette pratique nous amène à être un peu moins pris par nous-mêmes et un peu plus ouverts sur ce qui nous entoure,
Ce qui nous fait énormément de bien,
En fait,
Parce qu'on est toujours en train de tricoter un petit peu nos difficultés dans le détail pour essayer de dépasser des petites choses et tout ça et puis si on rajoute un petit peu d'amour dans notre vie,
Toutes ces petites difficultés,
C'est pas qu'elles sont solutionnées,
Mais c'est juste qu'elles disparaissent,
En fait.
Elles n'ont pas vraiment de raison d'être solutionnées ou on est souvent très pris par des choses qui sont assez futiles.
Et tout ça,
Quand on est en amour,
Ça disparaît.
Rappelez-vous,
Quand vous êtes tombés amoureux,
Ça disparaît complètement.
Tous les soucis pour des détails,
Ils ne viennent plus,
On n'a même pas besoin de les solutionner.
Et donc si on réussit à avoir une attitude plus en amour avec la vie,
D'une façon générale,
Là j'en suis avec le voisin,
On va ouvrir.
Si on arrive à être plus en amour avec la vie,
Ce qui maintenant est nécessaire plus que jamais et aussi challenging plus que jamais dans ce contexte,
À ce moment-là,
Une grande partie des difficultés qui étaient encore sur notre liste des choses à solutionner simplement s'effacent.
Et à cet endroit de la pratique,
Donc cet endroit,
C'est quand on est toujours sur le coussin là et on imagine,
On visualise un commerçant.
Ce qui est super,
C'est de ramener,
Et d'ailleurs je le dis directement,
Ce sera l'intention de la semaine,
Ce sera cet endroit-là,
On va pratiquer sur le coussin la bienveillance vis-à-vis de gens pour qui on n'a pas un intérêt spécifique.
Mon ami,
Mon frère,
Ma femme,
Et après ça,
On va essayer d'y repenser pendant la semaine.
De temps en temps,
Regarder des gens,
C'est super,
Surtout quand on est un petit peu inactif.
Moi,
Là où j'adore,
C'est si je suis dans un transport public ou dans un aéroport ou dans une gare.
Vous savez,
À un moment,
On attend quelque chose et là,
Du coup,
Plutôt que de revenir à la respiration,
Ce qui est une option,
À la sensation de ma propre présence,
Je peux aussi regarder les gens qui vont et qui viennent et leur souhaiter d'être heureux.
Leur souhaiter que cette journée ou ce voyage,
S'ils sont dans un transport,
Se passe bien.
Alors,
Il y a tout un tas de souhaits qui viennent,
C'est très créatif.
Ça va souvent être des souhaits qui résonnent avec mes propres valeurs,
De nouveau.
Je vais leur souhaiter,
Ça peut devenir très amusant.
Je peux souhaiter à telle personne de rentrer en contact avec sa propre lumière et de s'ouvrir,
De toucher quelque chose à l'intérieur d'elle-même qui rayonne de chaleur et qui rayonne sur toutes les personnes qu'elle rencontre.
Et puis je regarde toutes les personnes dans le métro,
Dans le bus,
Et puis je fais la même chose à elle et puis à elle.
Et en fait,
C'est super agréable.
C'est des très beaux moments parce qu'on vit de l'amour,
On vit du contact.
Et aussi,
S'il y a une situation qui se passe dans ce moment-là où on peut être utile à quelqu'un,
On va le voir,
On ne va pas rater l'occasion d'être utile.
On sera présent.
On est connecté aux gens qui sont autour de nous.
On ne va pas rater la chance parce que c'est une chance quand on peut être utile.
On ne va pas rater la chance de pouvoir être utile.
De nouveau,
Si on parle de sens de la vie,
On a besoin d'être utile.
Si on ne trouve aucun espace d'utilité dans notre vie,
Si on n'est pas utile à rien du tout,
C'est très difficile de trouver un sens.
On a besoin d'être utile.
Et quand on peut aider quelqu'un,
On se sent utile.
En fait,
C'est gagnant-gagnant.
C'est ça qui est beau avec l'amour,
C'est qu'il n'y a pas de perdant.
C'est juste que quand on a une attention particulière pour une personne,
À ce moment-là,
On va soutenir cette personne si elle a une difficulté et nous,
On va en recevoir une sensation très agréable.
On sera nourri de ça.
On sera nourri de cet amour,
On sera nourri de cette utilité.
Les choses ont un sens,
C'est tout simple.
Tout ça,
C'est des grands mots pour décrire des choses qui sont toutes simples,
En fait.
Et puis,
Cette pratique va nous amener.
.
.
Là,
J'ai fait une petite digression pour aller dans le bus.
Maintenant,
J'en viens sur le coussin.
Cette pratique va nous amener à visualiser des gens avec qui on a des petites difficultés.
Alors là,
Ma recommandation,
C'est de prendre ceux avec qui on a des petites difficultés.
On laisse les grosses pour un peu plus tard,
Quand on est bien ancré dans cette pratique.
Les grosses,
Si vous avez des gens qui vraiment ont causé des traumatismes et certains d'entre nous en ont,
N'allez pas là maintenant,
Ce n'est pas la peine.
Ça ne va pas être fructueux.
Il faut commencer avec des petites difficultés.
Ça peut être même avec des gens avec qui on aime,
Mais là,
Il y a eu un petit malentendu.
On en a des choses comme ça,
Même avec nos meilleurs amis,
En couple,
Avec nos enfants.
Il y a eu un petit éclat dans l'émail.
Ce n'est plus aussi brillant.
Il y a un endroit où on a été un peu blessé,
Par exemple.
Du coup,
De revenir à la sensation de souhait,
De souhaiter tout le bien à cette personne qu'on aime.
Et puis,
Si ça se passe bien,
Vous pouvez aller un petit peu plus difficile quand même et voir des gens avec qui vous êtes en désaccord,
Avec qui il y a même un petit conflit.
Ça peut être avec un voisin.
Les voisins,
Souvent,
C'est bien.
Il y en a pas mal.
Ça peut être au travail.
Ça peut être dans votre propre famille.
Et là,
De voir déjà,
Je pense que ça vaut la peine d'être réfléchi.
Est-ce que c'est juste,
Malgré cette différence ?
Ça peut aller de la différence d'opinion à la blessure profonde,
En fait.
Est-ce que c'est juste ?
Et jusqu'où est-ce que c'est juste de souhaiter à quelqu'un d'être heureux,
De souhaiter à quelqu'un d'être en bonne santé,
De souhaiter à quelqu'un de réussir dans ce qu'il entreprend,
De souhaiter à quelqu'un de trouver son propre chemin dans la vie,
De ne pas vivre d'émotions destructives.
Ça va être ce qui nous vient jusqu'à quel point est-ce que c'est juste de faire ça avec quelqu'un qui nous a blessés.
Là,
Il y a une finesse,
Là.
Là,
Il y a des choses,
Il ne faut pas y aller n'importe comment.
Il ne faut pas se dire « Ah ben oui,
Bien sûr,
Il faut aimer tout le monde.
Allez,
C'est ça qu'il faut faire.
» Non,
Non,
Non.
Ce ne serait pas juste de faire ça.
Il faut comprendre pourquoi on souhaiterait à quelqu'un qui nous a heurtés de connaissance de soi.
Plus on a une connaissance de nous-mêmes,
Plus on va remarquer que… Laissez-moi voir si je peux prendre cette direction.
Par exemple,
Dans notre auscultation de nous-mêmes,
En méditation,
On va remarquer qu'il y a des moments où on peut,
Par exemple,
Blesser quelqu'un si on a une blessure à l'intérieur.
Si on a été blessé,
On peut répondre et du coup blesser quelqu'un d'autre.
Parfois même quelqu'un qui n'a rien à voir.
Et donc,
Sachant ça,
On peut commencer à pressentir qu'une personne qui nous a fait du tort,
C'est le reflet de sa propre blessure.
Ce n'est pas accepter ce que je dis.
Ce n'est pas du tout… Ah oui,
Oui,
C'est vrai.
Alors,
Si quelqu'un a vraiment fait du tort autour d'elle,
Ça veut dire qu'elle a une blessure à l'intérieur,
Donc il faut lui souhaiter d'être heureuse et tout ça.
Ce n'est pas suffisant.
Il faut vraiment le sentir,
Aller y voir.
Il faut un peu plus de temps.
Cet endroit de la pratique de méta est complexe.
Aussi,
On peut… Une autre manière de dire la même chose,
C'est qu'on peut imaginer parfois qu'une personne qui crée de la souffrance autour d'elle,
Une personne qui crée beaucoup de… Il y en a.
On peut prendre des figures politiques,
On peut prendre des figures historiques.
Il y en a suffisamment des exemples qui ont créé énormément de souffrance.
Dans quelle mesure est-ce que le pardon et la bienveillance sont bons pour eux ?
On peut peut-être essayer de s'imaginer ce que ces personnes,
On les imagine petits-enfants et ce qu'ils ont dû vivre pour en arriver là,
Par exemple.
Ça peut être une manière d'avoir accès à une sensation que oui,
Ça peut être juste,
En fait,
D'avoir une attitude bienveillante vis-à-vis d'eux.
Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de rencontrer quelqu'un et ça vous fait ouf,
Là je vais me tenir loin.
Ça sent l'agressivité,
C'est tendu,
Je ne me sens pas très à l'aise et tout.
Et du coup,
Je ne rentre pas vraiment en contact.
Et puis,
Il vient un moment quelqu'un qui le connaît ou d'une manière ou d'une autre.
En fait,
On apprend que cette personne vient de vivre une chose très difficile,
Par exemple.
Et là,
On comprend.
Et du coup,
On se sent plus proche de cette personne.
Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé ce genre de choses,
Mais moi,
Ça m'est déjà arrivé pas mal de fois en fait,
Où ça libère un peu la capacité de me rapprocher de cette personne parce que je sais pourquoi elle est comme ça,
Je comprends pourquoi elle est comme ça.
Et là,
On peut,
Quand on explore l'esprit,
On peut comprendre que l'insensibilité,
La méchanceté sont le résultat d'expériences du passé,
D'une manière de se former en fonction des circonstances dans lesquelles on a grandi.
Et à ce moment-là,
Si on a cette compréhension-là,
Peut-être,
Même on peut imaginer la personne quand elle était bébé,
Avant qu'elle devienne ce qu'elle est devenue,
Et souhaiter à ce bébé,
À cette personne qui a pris une forme en fait,
Mais elle pourrait avoir pris une autre forme si elle avait vécu autre chose,
D'être libérée de la souffrance.
Parce que dans cette forme qu'elle a pris qui crée de la souffrance,
Elle aussi souffre.
Je balance des trucs comme ça,
Je n'ai vraiment pas envie que vous les acceptiez.
Ce sont des questions à ouvrir,
Et ce ne sont pas des questions à prendre à la légère.
Parce que c'est bien trop sérieux comme discussion et comme réflexion.
Et puis il y a aussi pourquoi on se prendrait la tête à souhaiter à des gens qui créent du tort d'avoir de la bienveillance vis-à-vis de ces gens-là.
Et là,
Il y a une réponse qui m'apparaît comme évidente,
C'est que quand,
Si on veut avoir,
Si on veut par exemple approcher une personne qui a une attitude malveillante et qu'on le fait en réactivité,
Ça ne va pas bien se passer.
Par contre,
Si on arrive à l'approcher sur une base d'humanité,
À ce moment-là,
On va être plus à même d'avoir une discussion fructueuse et de dire vraiment ce qu'on pense.
Parce que le but dans l'histoire,
Ce n'est pas finalement d'avoir une vision très rose de cette personne qui a une attitude absolument inacceptable.
Ce n'est pas ça,
Le but.
Le but,
C'est au contraire de réussir à discuter avec toute personne de son attitude et de dire notre désaccord.
C'est bien ça,
Le but de la bienveillance dans cet endroit avec les personnes avec qui on est en conflit.
Ça me fait penser à cette histoire que j'aime beaucoup.
C'est une histoire racontée par l'Ansa del Vasto qui est un disciple de Gandhi qui était italien,
Espagnol,
Je ne sais plus.
Donc,
Il raconte qu'un jour,
Lui,
Il était beaucoup avec Gandhi et donc très surveillé par l'armée anglaise en Inde.
Et un jour,
Il sait qu'il doit partir pour un long voyage.
Alors,
Il va voir Gandhi parce que lui,
Il a un militaire qui le suit tout le temps.
Partout où il va,
Il a son militaire qui le suit parce qu'il est disciple de Gandhi et du coup,
Il est surveillé.
Il va voir Gandhi et il dit à Gandhi,
Gandhi dit,
Là,
Je vais bientôt partir pour mon long voyage.
Est-ce que vous pensez qu'il faudrait que je fasse mon sac en cachette et que je passe sous la tente pour pas qu'il me voit sortir pour le semer,
Pour pas qu'il me suive ?
Et Gandhi lui répond,
Ah non,
Non,
Je pense plutôt que si tu dois partir en voyage,
Tu devrais le prévenir parce qu'il doit venir aussi.
Comme ça,
Il aura le temps de faire son sac.
Vous voyez ça ?
Ça,
C'est la manière que moi,
J'aime.
J'aime ça,
J'aimerais être comme ça.
Voilà l'attitude que je voudrais apprendre à mon esprit,
Tiens.
J'aimerais,
Moi,
Vis-à-vis de gens qui me créent des difficultés,
Rester en lien humain et puis,
Donner clairement mon avis.
Et Gandhi,
Il était bon pour donner clairement son avis pour ceux qui connaissent la marche du sel.
Là,
Quand le gouvernement anglais a interdit aux indiens de prendre du sel dans leur propre océan,
Il leur demande « moi,
Je vais chercher du sel ».
Ce n'est pas qu'il se laisse faire.
Là,
Il mettait sa vie en danger.
Et il est parti à pied,
Je ne sais pas,
500 ou 1000 kilomètres,
En confrontant toute l'armée anglaise et en ramettant l'opinion publique internationale en disant « je vais chercher du sel ».
Mais pas mort aux Anglais.
Jamais,
Jamais.
Il a toujours eu un lien humain avec les gens avec qui il n'était pas d'accord.
Jamais ça.
Je pense que maintenant,
Parce que je pense qu'on est à une époque où on va devoir marquer notre désaccord très clairement.
Là,
Je pense qu'il va jouer pas mal de choses.
Ce n'est pas juste maintenant,
Ce n'est pas juste le Covid,
Ça avait déjà bien commencé avant.
On voit les gilets jaunes,
On voit la situation politique,
Le climat,
On sait qu'on a une période charaignière.
C'est énorme.
Et on va devoir trouver une façon fructueuse de marquer notre désaccord.
Mais pour moi,
Je pense qu'il va falloir avoir le courage de ne pas se créer des ennemis.
Ne pas se sentir ennemi de ceux qui pensent différemment de nous et qui prennent des directions avec lesquelles on est en désaccord,
Mais d'exprimer notre voix avec force.
Comment est-ce qu'on va faire ça ?
Chaud,
Hein ?
Et là,
Je pense que cette pratique de la compassion,
Elle peut nous aider énormément.
Surtout à cet endroit de souhaiter des choses positives aux gens avec qui on a des difficultés.
Là,
Beaucoup se jouent.
Et de nouveau,
Je reparlais dans le discours précédent,
Une personne qui m'a énormément inspiré à travers ses écritures est-il Lusum,
Qui était dans ce camp de concentration,
Et qui,
Elle,
Avait vraiment une recherche spirituelle profonde qui se trouve dans ses écrits,
Qui refusait la haine parce qu'elle ne voulait pas,
Elle,
Vivre la haine.
Elle ne voulait pas laisser cette gangrène envahir son esprit et son cœur.
Donc,
Elle a toujours refusé de se laisser envahir par la haine et jusqu'au dernier moment,
Elle a toujours eu de la bienveillance et de la compassion vis-à-vis de ses gardiens.
Tous.
C'est chaud,
Hein ?
Ça se pratique,
Ça.
Ça ne vient pas comme ça.
Et là,
Ce qui est super avec la méditation de Metta,
C'est cette possibilité.
Cette possibilité d'apprendre à notre esprit à être bienveillant quelles que soient les circonstances.
Et être bienveillant quelles que soient les circonstances,
N'oublions jamais que ça ne veut pas dire être gentil.
Ça ne veut pas dire être d'accord avec tout.
Ça ne veut pas dire laisser tout passer et faire profil bas.
Regardez,
Jésus qui,
En Inde,
Est appelé un Bouddha de la compassion puisqu'il y en a plein des Bouddhas et Jésus,
En Inde,
Il le considère comme un Bouddha de la compassion.
À Noël,
Ils vont tous à l'église.
Les églises sont pleines.
Ils ne sont pas chrétiens,
Ils sont hindous.
Mais voilà,
C'est un Bouddha de la compassion.
C'est un Bouddha du cœur.
Aime ton prochain comme toi-même.
Ça,
C'était l'enseignement de base.
Et Jésus,
Qu'est-ce qu'il a fait quand il est arrivé au temple ?
Il a retourné les tables quand il a vu qu'il y avait et il a traité les pouvoirs publics et les grands religieux de brigands,
À voler le peuple pauvre.
Ce n'était pas forcément profil bas.
Parce que souvent,
Avec bienveillance,
On a l'impression que c'est laisser faire un peu.
Essayer de toujours excuser l'autre.
Et ça peut être utilisé comme ça.
Et ça marche très très bien.
Et ça,
C'est vraiment,
C'est catastrophique.
On peut réussir à se convaincre que finalement l'autre,
C'est à cause de ses souffrances qu'il est comme ça,
Avec moi et tout.
Et c'est une manière,
En fait,
De ne pas aller le confronter parce qu'on a peur.
Non,
Non,
Non,
Ce n'est pas de ça qu'il s'agit.
C'est de réussir à garder un lien humain avec la personne qu'on va aller confronter.
C'est ça,
Je pense,
Qui est important.
Et ça,
On en a besoin.
On en a besoin,
Surtout ceux d'entre nous qui se sentent attirés par un chemin d'activisme.
C'est hyper nécessaire de ne pas fabriquer des ennemis.
Je pense que la méta,
Ce qui est important dans la pratique de la méta,
Aussi,
Il y a tellement de choses qui sont importantes.
Une autre chose importante,
C'est que je pense que c'est,
Par essence,
La pratique de la méditation qui empêche qu'on trouve un bonheur à l'espace intérieur et qu'on se laisse tous passer dehors comme c'est.
Je ne sais pas s'il s'est exprimé clairement,
Mais parfois,
Dans la méditation,
Il peut y avoir cette tendance à accepter les conditions telles qu'elles sont.
Parce qu'on arrive à accepter tout,
En fait.
On trouve un espace de confort intérieur auquel on revient encore et encore et encore.
Et du coup,
On peut ne pas gérer ce qui est à gérer.
Par exemple,
On va avoir des émotions difficiles en mettant notre attention sur les émotions.
On peut les transformer un peu.
En revenant à la respiration,
On peut les apaiser.
Et du coup,
On peut finalement ne pas confronter les raisons pour lesquelles on a ces émotions difficiles.
C'est un peu comme prendre une aspirine quand on a mal à la tête.
Mais on a peut-être mal à la tête parce qu'en fait,
On a un problème au dos.
Et du coup,
On ne fait pas.
Vous voyez ce que je veux dire ?
On va utiliser la méditation pour retrouver une paix de l'esprit.
Mais qu'est-ce qui agite l'esprit ?
Il faut aller à cet endroit-là aussi.
Et la méta,
C'est ça,
Dans le sens où on va cultiver une attitude d'intérêt vis-à-vis de nous-mêmes et vis-à-vis des autres.
Et du coup,
On va avoir envie de prendre soin.
La méta,
L'amour,
C'est prendre soin.
On prend soin de ce qu'on aime.
On va porter attention.
On est attentif à ce qu'on aime.
Et c'est ça qui va permettre qu'on ne s'enfonce pas dans une espèce de confort méditatif,
Ce qui a des dangers,
À mon sens,
De la méditation,
Qui,
Quelque part,
Nous anesthésie un petit peu par rapport à ce qui est en train de se passer en nous ou à l'extérieur,
Dans le monde.
La méditation,
Revenir à cet espace intérieur,
Écouter le silence.
Je cherche une autre citation de Mère Thérésa.
Dieu est l'ami du silence.
Les arbres,
Les fleurs et l'herbe poussent en silence.
Regarde les étoiles,
La lune et le soleil,
Comme ils se meuvent en silence.
Et donc,
Mère Thérésa,
Là,
De ce dont elle parle,
Elle parle d'une.
.
.
Elle cultive,
Elle apprécie et elle goûte le silence avec une profondeur,
Avec une qualité.
Elle a plein de citations comme ça où on peut pressentir la qualité de sa relation avec le silence,
Ce silence dans lequel on peut se sentir si vaste.
Et ça,
À mon sens,
C'est son espace de résilience pour pouvoir vivre ce qu'elle vit au quotidien dans les bidonvilles de Calcutta où c'est.
.
.
C'est horrible ce que les horcastes,
En Inde,
À cette époque-là,
Vivaient.
Les droits des brahmanes et des haut-castes sur les horcastes,
Des pauvres,
Des gens qui meurent de faim.
Et elle,
Au milieu de tout ça,
À faire de son mieux,
Avec aucune chance de succès réel,
De changer le monde,
Mais juste de faire de son mieux et de faire de son mieux et de faire de son mieux au cœur même d'une situation qui,
Normalement,
Traumatise.
Et on rencontre des personnes comme ça qui ne sont pas du tout traumatisées,
Super vivantes,
Souriantes.
Je me rappelle d'une autre sœur,
Sister Mary,
Que je connaissais bien.
Apparemment,
On était amis à Bodh Gaya.
D'autres d'entre vous,
Ici,
La connaissent.
Elle était dans des conditions absolument terribles à Bodh Gaya,
Qui est l'État le plus pauvre en Inde.
Et elle rassemblait les femmes pour faire face aux difficultés quand les maris les battaient,
Quand ils buvaient,
Quand il n'y avait vraiment plus d'argent.
Et elle faisait des groupes de femmes dans 80 villages différents.
Elle était constamment menacée.
Parce que là,
Ça se règle,
S'il y a un village qui se soulève,
Les grands propriétaires envoient leur mini-armée pour violer toutes les femmes de manière à calmer le soulèvement.
Voilà,
Terminé.
On en est toujours là.
Et elle,
Sister Mary,
Qui travaillait au cœur de ces villages,
Au cœur de cette souffrance,
Elle avait un sourire jusque là.
Et une simplicité fantastique.
Et vraiment,
C'était sa simplicité qui était super touchante.
Parce qu'elle avait cette capacité de résilience.
Et cette capacité de résilience,
Comme Mère Thérésa,
Vient de sa relation au silence,
D'après moi.
De sa capacité de revenir au silence,
Qu'on pratique en méditation.
Côté sagesse.
Sagesse et compassion.
Les deux s'articulent ensemble.
C'est dans le silence que vont se métaboliser les difficultés qu'on rencontre dans le quotidien.
Revenir au vrai silence pour métaboliser les difficultés,
Mais pas rester juste là dans le silence parce que c'est confortable.
Après ça,
Faire entendre notre voix là où elle a besoin d'être entendue.
Voilà,
Je pense,
Ce que la méta peut apporter à la méditation de sagesse.
L'action,
Le mouvement.
Le fait de prendre notre place.
Mais pas n'importe comment.
Pas en réaction,
Un.
Mais vraiment de voir comment on va aller discuter avec ces gens avec qui on est en désaccord.
Ça nous apprend.
On apprend,
En fait,
Sur le coussin.
Donc,
Je vais guider cette méditation d'abord au niveau de l'intention de la semaine.
Donc,
Je le répète,
Ça va être dans les moments où vous avez un petit peu d'espace au travail.
Juste si,
Par exemple,
Vous avez travaillé dans un bureau,
Il y a quelques collègues autour.
Un moment sans qu'ils le sachent spécialement.
Les regarder un petit peu.
Et puis,
Voilà,
C'est un être humain qui a tout un passé,
Toute une histoire très riche dont on ne connaît souvent pas grand chose.
Et puis de lui souhaiter de trouver son chemin.
Quel que soit son chemin,
On ne sait pas ce que c'est son chemin,
Mais de lui souhaiter qu'il le trouve.
De lui souhaiter qu'il soit en sécurité,
Lui et sa famille.
Vous allez voir,
Il va venir des choses.
Voilà,
Ou dans les transports,
Ou si vous marchez dans la rue.
C'est de prendre des moments dans votre quotidien pour regarder des gens.
Essayer de vous connecter un peu au fait que cette personne aussi a une vie,
Pas simplement en vous au moment où il y a contact,
Mais elle a sa vie.
Et de souhaiter le meilleur à cette personne comme si c'était important pour vous,
En fait.
Parce que vous avez envie que ça soit bien pour elle,
La vie.
Voilà,
J'espère que cette attention de la semaine est suffisamment claire.
Et c'est en fait la même chose que ce qu'on va faire maintenant dans la méditation guidée.
Voilà,
Donc vous aurez l'occasion de le pratiquer dans la méditation guidée et puis de vous en rappeler dans le quotidien pour le faire hors du coussin directement en live.
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