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Histoire pour dormir Cléopâtre S'endort

by Jihane Laraichi

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Méditation
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Bienvenue dans le monde fascinant de Cléopâtre, un mélange captivant d'anciennes vibrations égyptiennes et de sons ambiants apaisants qui vous transportent dans un état de relaxation profonde et de méditation. Cléopâtre est là pour vous embrasser avec son charme mystique. Plongez dans la beauté sublime de l'Egypte ancienne et laissez votre esprit vagabonder à travers l'ancienne rome. Laissez-vous tenter par la magie de Cléopâtre, où le passé et le présent fusionnent, et où le pouvoir de la musique et de la méditation s'entremêlent. Rejoignez Cléopâtre dans ce voyage enchanteur et découvrez les trésors cachés de la sérénité intérieure.

Script

Cléopâtre est le jardin des songes.

Bienvenue à cette méditation pour dormir.

Installe-toi confortablement sous ta couverture.

Allonge-toi comme Cléopâtre sur son lit.

Un lit de lin.

Sens ce lin,

Touche-le,

C'est agréable,

Il est doux.

Et avec cette sensation,

Ferme doucement les yeux.

Ce soir,

Je vais te raconter une histoire qui commence dans le silence étoilé de l'Égypte antique.

Il était une fois,

Dans la cité lumineuse d'Alexandrie,

Une reine célèbre dans le monde entier,

Cléopâtre.

On disait d'elle qu'elle était aussi brillante qu'un rayon de soleil traversant l'eau d'une île,

Aussi fine d'esprit que les anciens scribes et aussi belle que les déesses elles-mêmes.

Mais ce soir-là,

Dans son palais aux colonnes dorées,

Cléopâtre ne dormait pas.

Il était allongé sur son lit de roseaux et de soie,

Entouré de coussins brodés,

Mais son esprit était agité.

La lune brillait au-dessus du port et les bruits de la villa.

C'était arrêté.

Elle n'entendait plus les bruits de la ville qui était éloignée.

Tout s'était tu,

Tout était calme,

Sauf son cœur.

Elle pensait à mille choses à la fois.

Les décisions à prendre en tant que reine,

Les alliances à nouer,

Les lettres à envoyer,

Mais surtout,

Elle pensait qu'elle n'avait pas encore trouvé la paix intérieure.

Alors Cléopâtre se leva.

Elle marcha pieds nus dans les couloirs silencieux de son palais,

Puis traversa les jardins endormis.

Elle sentit l'odeur des fleurs.

Ses bracelets d'or cliquetaient doucement à ses poignets.

Elle arriva devant un petit portail qu'elle n'ouvrait presque jamais.

Derrière ce portail se trouvait un jardin secret,

Caché dans l'aile la plus ancienne du palais.

On racontait qu'il avait été planté par sa grand-mère,

Une autre reine,

Et qu'il était protégé par un ancien charme.

Quiconque s'y promenait sous la lune voyait ses rêves devenir plus doux et se réaliser.

Cléopâtre poussa le portail.

Une douce odeur de jasmin flotta jusqu'à elle.

Le sol était recouvert de mousse fraîche et des papyrus aux feuilles argentées bruissées sous la brise nocturne.

Au centre du jardin coulait une petite source dont l'eau scintillait comme du verre.

Elle observa la petite source.

Elle a vu son visage refléter dans l'eau,

Qu'il était fatigué,

Qu'elle avait juste besoin de repos.

La reine s'assit sur un banc de pierre tiède.

Sculptée de hiéroglyphes anciens,

Elle ferma les yeux.

Et soudain,

Elle sentit une présence.

Une silhouette vaporeuse s'approcha d'elle,

Légère comme une plume.

C'était Morphée,

Le dieu des rêves.

Il avait vu que la reine ne dormait pas.

Il est venu lui prêter main forte.

« Tu es bien loin de tes songes,

Reine d'Égypte »,

Murmura-t-il.

« Mon esprit est trop lourd pour s'envouler »,

Répondit Cléopâtre en soupirant.

Morphée s'inclina,

Puis tendit la main.

« Viens,

Je vais te guider vers un rêve doux,

Un rêve où tu n'as rien à prouver,

Juste à être toi-même.

» En un instant,

Le jardin disparut,

Et elle se retrouva dans un autre lieu,

Étrange et merveilleux.

Cléopâtre flottait maintenant sur une barque dorée,

Voguant sur un île immense et calme.

Autour d'elle,

Le monde brillait de mille couleurs douces.

Des lotus bleus flottaient à la surface de l'eau.

Les étoiles semblaient descendre du ciel pour se poser à ses pieds,

Et le vent chantait une berceuse silencieuse.

Elle n'était plus reine,

Elle n'était plus stratège,

Elle n'était plus personnage historique.

Elle était simplement une femme libre,

Bercée par les flots du rêve.

Elle riait doucement,

La tête renversée vers le ciel.

Elle sentait son cœur s'alléger,

Ses pensées s'envoler comme des oiseaux au lever du soleil.

La lune avait bien avancé dans le ciel,

Et les étoiles semblaient briller un peu plus fort.

Elle voulait accompagner Cléopâtre dans sa quête du sommeil.

La reine commença à marcher,

Et elle retourna dans sa chambre.

Elle s'était laissée guider pas à pas dans le silence paisible de la nuit,

Portée par ses pensées,

Par sa curiosité.

Et pourtant,

Malgré la beauté de tout ce qu'elle venait de voir,

Malgré la brise douce,

Les parfums des figuiers qu'elle aimait tant,

La lenteur de ses pas,

Le sommeil lui résistait encore.

Elle soupira doucement,

Allongeait dans son grand lit de lin frais.

Ses muscles étaient détendus depuis longtemps.

Elle s'était fait masser plus tôt dans la journée,

Avec des huiles précieuses infusées de myrrhe et de lotus bleu.

C'était son esprit,

Encore une fois,

Qui s'agitait comme une rivière capricieuse.

Cléopâtre inspira profondément ses paupières micloses.

Peut-être que cette fois,

La musique l'aiderait à relâcher ses pensées.

D'un geste lent et gracieux,

Elle tendit la main vers une petite clochette en or posée près de son oreiller,

Qu'elle fit teinter à peine.

En quelques instants,

Sa servante favorite à nous,

Apparue dans l'encadrement de la porte,

Les yeux encore gonflés de sommeil.

« Faites venir le harpiste !

» murmura la reine.

Anneu s'inclina,

Sans poser de questions,

Puis disparut dans un doux bruissement de tissus.

Cléopâtre,

Toujours allongé,

Commença à mettre un masque d'argile.

Peut-être l'aiderait-il,

Grâce à ses huiles nourrissantes,

Ses extraits d'eau rose du désert,

À s'endormir.

Elle commença à le sentir doucement s'assécher lentement sur son visage.

Il durcissait avec une délicatesse,

Lui donnant une sensation de fraîcheur,

Purifiant sa peau et l'apparent de ses bienfaits.

Elle ferma doucement les yeux,

Écoutant le silence.

Puis elle entendit au loin se rapprocher des bruits feutrés de pas.

Le harpiste était arrivé.

Les domestiques installèrent l'instrument avec mille précautions dans un coin de la pièce,

Puis ils se retirèrent sans un mot,

Baissant les yeux avec respect pour ne pas croiser le regard de leur souveraine dans sa tenue de nuit encore couverte de son masque de beauté.

Le harpiste s'installa.

Quelle belle musique !

Ses doigts effleurèrent d'abord les cordes,

Les accordant à peine.

Puis,

En continuant de jouer,

Il lui dit d'une voix basse,

Presque murmurée,

Une préférence majestée.

Cléopâtre fit un petit mouvement de la tête,

Lent,

Presque paresseux,

N'importe quoi,

Tant que c'est doux,

Tant que ça m'aide à dériver.

Alors le harpiste continua à jouer.

Les notes résonnaient dans la chambre comme des minuscules perles tombant dans une eau calme.

Elles s'enroulaient les unes autour des autres,

Formant une mélodie melodique et tendre,

Semblable au brussement d'un vent tiède sur des rideaux de soie.

Cléopâtre se sentit lentement glisser vers un état étrange entre l'éveil et le sommeil.

Son esprit se mit à flotter.

Elle s'imagina sur une barque bercée par le Nil,

Le ciel noir au-dessus d'elle constellé d'étoiles.

Pas de foule,

Pas de cours,

Pas de diplomates ni de décisions à prendre.

Juste l'eau,

Les étoiles et le rythme lent de la harpe.

Elle entendait presque le clapoutis des rames,

Le cri lointain des ibisses,

Le chuchotement du vent entre les palmiers.

Le monde était devenu flou,

Paisible,

Liquide.

Le harpiste,

Sans un mot,

Joua jusqu'à ce que les cordes murmurent une dernière note,

Suspendue dans l'air comme un souffle qui s'éteint.

Il se leva en silence,

Emporta son instrument et laissa Cléopâtre seul,

Sans la moindre interruption.

Mais le sommeil,

Lui,

N'était toujours pas venu.

Cléopâtre ouvrit les yeux à peine.

Ma chambre était à nouveau silencieuse,

Baignée d'une lumière bleue.

Elle soupira,

Se leva,

Puis alla retirer doucement le masque d'argile sur son visage.

Sa peau,

Douce,

Fraîche et lumineuse,

Semblait refléter la nuit.

Elle se regarda dans le miroir et eut un petit sourire.

Elle était belle,

Même à cette heure,

Même seule,

Mais elle était fatiguée.

Elle s'assit devant sa coiffeuse et commença sa routine de maquillage nocturne,

Non pas pour paraître plus belle,

Mais pour cacher ses cernes.

Elle ajouta la malachite verte en bas de ses paupières,

Le lapis lazuli bleu profond au-dessus.

Elle voulait se reconnecter à elle-même,

À ses beaux yeux.

Elle appliqua le col noir autour de ses yeux.

Elle dessina ses sourcils avec patience.

Ses yeux brillaient en origine deux étoiles nées d'un ciel nocturne.

Elle poudra ses joues d'ocre,

Colora ses lèvres d'un rouge subtil,

Puis se leva.

Elle décida d'aller marcher encore un peu,

Et cette fois,

Au-delà du jardin,

Jusqu'au temple,

Peut-être jusqu'aux rues endormies d'Alexandrie.

Et elle décida de marcher.

Plus elle marchait,

Plus elle contemplait les statues.

Elle avançait vers les étangs.

Elle regardait les poissons.

Elle s'adossait aux arbres.

Et le sommeil ne venait toujours pas.

Et finalement,

Après une longue marche,

Elle est rentrée.

Et Anon,

Touché par son insomnie,

Est venu lui proposer un conseil simple mais puissant.

Cléopâtre,

D'abord surprise,

A accepté.

Elle a fermé les yeux.

Elle a suivi sa respiration.

Elle a laissé ses pensées s'envoler comme des barques sur le nez.

Son souffle était lent,

Régulier.

Son visage,

Habituellement si fier,

Affichait une paix rare.

La lumière pâle de la lune filtrait encore à travers les rideaux de l'infant,

Dessinant des ombres douces sur les murs de sa chambre.

Tout était silencieux,

Hormis le bruit lointain des vagues du port et le léger grésillement des torches à moitié consumées.

Cléopâtre dormait enfin.

Et dans ce silence,

Cléopâtre se mit à rêver.

Elle se trouvait sur une immense plaine dorée.

Le sable y était doux,

Tiède,

Scintillée comme si chaque grain avait été poli à la main par les dieux.

Et le ciel au-dessus d'elle était d'un bleu profond.

Elle a rembaumé l'encens et le lotus.

Elle n'était ni dans le désert,

Ni dans ses jardins.

Elle était quelque part entre les deux,

Dans un lieu rêvé où le monde semblait fait pour elle seule.

Elle marchait,

Pieds nus,

Sans aucune sensation de froid ni de fatigue.

Chaque pas l'enfonçait à peine dans le sable,

Comme si la terre elle-même l'apportait.

Devant elle s'élevaient des colonnes d'or aussi hautes que les obélisques,

Portant des hiéroglyphes lumineux qui flottaient un instant avant de s'évaporer dans l'air.

Elles souriaient,

Paisibles,

Et si aucune pensée ne la troublait.

Aucun empire à diriger,

Aucune alliance à protéger.

Elle n'était pas reine,

Pas vraiment.

Elle était juste elle-même,

Pure et entière,

Sans masque ni artifice,

Le temps d'un rêve.

Et au loin,

Elle aperçut une silhouette haute et lancée,

Vêtue de blanc et de bleu.

C'était Isis.

La déesse lui tendait la main.

Cléopâtre avança sans crainte.

Isis n'était ni froide ni distante.

Elle rayonnait de chaleur,

Comme une mère qui accueille une enfant.

Lorsqu'elle toucha sa main,

Cléopâtre fut envahie d'un calme absolu.

Elle ressentit au fond de son être qu'elle n'était pas seule et qu'elle ne le serait jamais.

Isis lui montra le ciel.

Là,

Une traînée d'étoiles formait un dessin,

Une barque divine,

Celle de Ré,

Glissant sur les cieux.

Les étoiles s'illuminaient une à une,

Guidant Cléopâtre comme un rêve guide les pensées.

Elle se retrouva alors allongée dans cette barque céleste,

Bercée par les bras invisibles.

Sous elle,

Le Nil à infini,

Au-dessus des constellations.

Les chants d'une chorale ancienne montaient doucement dans l'air,

Fait de langue oubliée,

Mais dont elle comprenait chaque mot dans son cœur.

Elle vit Alexandrie lumineuse,

Éternelle,

Pure homme,

Vibrante,

Vivante.

Elle vit le passé,

Le futur,

Ses enfants,

Leurs enfants.

Elle vit un monde sans elle.

Elle ne ressent ni peur,

Ni regret.

Elle comprit que même dans le silence,

Elle avait laissé sa trace.

Cléopâtre sourit.

Elle était toujours dans son rêve.

Elle s'endormit plus profondément encore.

Elle était dans un sommeil dans le sommeil,

Un rêve dans le rêve,

Un repos si complet qu'aucune pensée ne pouvait l'y atteindre.

Le vent nocturne souffla sur le palais,

Caressant les rideaux de sa chambre.

Une étoile filante traversa le ciel,

Discrète et rapide,

Comme un clin d'œil du monde céleste à celle qui dormait.

Et dans son lit,

La reine Cléopâtre dormait toujours.

Son cœur battait lentement,

Calmement.

Son esprit était libre.

Morphée,

Devenue invisible,

Veillait sur elle de loin.

Il savait qu'à son réveil,

Cléopâtre ne se souviendrait peut-être pas du tout,

Mais qu'elle se sentirait recentrée,

Calme,

Forte à nouveau.

Dans la réalité,

Dans sa chambre,

Cléopâtre dormait profondément.

Le jardin secret brillait encore doucement sous la lune.

Les fleurs se refermaient une à une,

Et la source murmurait comme un poème.

Le calme était revenu,

La paix aussi.

Et bientôt,

Le soleil se lèverait sur une reine reposée,

Sereine et prête à régner avec grâce.

Et vous,

Peut-être,

Êtes-vous prêt à la rejoindre dans ce sommeil profond et doré où les pensées flottent comme des barques sur le Nil,

Où les rêves vous enveloppent comme une étoffe de soie.

Et vous pouvez fermer les yeux,

Inspirer doucement,

Expirer lentement.

Visualisez votre propre Nil,

Votre propre barque,

Et laissez-vous porter comme Cléopâtre vers les terres douces du sommeil.

Je vous souhaite une bonne nuit et de beaux rêves.

Cette méditation est maintenant terminée et nous nous retrouvons à une prochaine méditation.

© 2026 Jihane Laraichi. All rights reserved. All copyright in this work remains with the original creator. No part of this material may be reproduced, distributed, or transmitted in any form or by any means, without the prior written permission of the copyright owner.

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