
Faire face à la Pandémie avec le Soutien du Dharma 7/24
Cette session de questions réponses revient sur les thémes précédement abordés. Comment pouvons-nous gérer l'incertitude, le stress et la peur autour de nous et en nous ? Comment les enseignements du Dharma peuvent-ils nous aider ? Comment pouvons-nous approfondir la compréhension et l'amour de la vie au milieu du chaos ? Cette série d'enseignements propose des réflexions sur les possibilités qui s'offrent à chacun de nous, y compris différentes pratiques que nous pouvons adopter et cultiver.
Script
Donc bonjour à tous,
C'est notre deuxième séance de retour,
C'est ça ?
Et donc là on va commencer,
Comme on le fait à chaque fois,
Par deux,
Trois minutes juste de silence pour se recentrer un petit peu dans la posture dans laquelle vous vous trouvez là.
Bienvenue à tous et arrivez,
Juste arrivez tous ensemble,
Vous pouvez garder les yeux fermés ou ouverts.
Ouvert c'est plus difficile parce qu'on est distrait par les images qui bougent et ce qu'on voit,
Surtout s'il y a des bons potes là dans les images.
Vraiment du moment où vous vous posez,
Vous avez coupé le micro,
Vous êtes installé,
Appliquez l'effort nécessaire et la décision nécessaire pour juste pendant deux,
Trois minutes ne pas être concerné par la pensée.
Laissez tomber tout ce qui vient de se passer,
Tout ce qui va se passer et juste vraiment s'ancrer à votre manière ou en utilisant la respiration.
Essentiel d'apprendre à reprendre contact comme ça de temps en temps.
Vraiment faire ce qu'il faut pour rester présent,
Pas s'évader dans les pensées.
On peut finir en prenant trois respirations conscientes avant d'ouvrir les yeux et revenir au groupe.
Donc bienvenue à tous.
On continue notre aventure extraordinaire,
Cette expérience incroyable de faire de la médite et de l'exploration à travers des ordinateurs,
C'est vachement intéressant.
J'y découvre pas mal de choses en fait.
Est-ce qu'il y aurait moyen,
Maintenant on va avoir de nouveau une partie qui va être vos retours,
Vos retours d'expérience par rapport à la méditation,
Par rapport à ce que vous faites le séminaire,
Par rapport à cette proposition qu'il y avait d'essayer de changer de perspective,
De prendre la perspective de quelqu'un que vous appréciez au niveau de sa sagesse et de voir s'il y a moyen d'incarner une manière différente de répondre à une situation.
Est-ce que vous avez des retours d'expérience qui pourraient nous éclairer sur cette approche ?
Donc ça,
Ça va être la première partie.
La deuxième partie,
Ce sera de nouveau une méditation guidée.
J'ai remarqué que je perds ma voix un peu ces temps-ci dans la méditation guidée,
J'ai la voix qui descend de plus en plus grave.
J'espère que ça fonctionne toujours de votre côté.
Et là,
Pour les questions ou les retours,
On va faire comme on a fait la dernière fois,
C'est-à-dire que simplement dans le chat,
Dans la boîte de discussion,
Je ne sais pas comment elle est en anglais ici,
Je ne sais pas comment elle est en français,
Mais dans la petite boîte de chat,
Vous pouvez juste taper votre prénom.
Et à ce moment-là,
Moi je vois les prénoms qui s'affichent et je peux distribuer la parole comme ça.
Et pour commencer,
J'aimerais bien s'il y avait moyen d'avoir un retour ou deux d'une personne qui vient de faire le groupe ou qui a fait le groupe avant,
Juste pour entendre est-ce que c'est fluide.
On a rajouté un petit peu plus de temps,
Le groupe est un peu plus gros que la dernière fois,
Si quelqu'un veut dire comment ça s'est passé dans son groupe,
Ce serait intéressant pour moi aussi,
Et peut-être pour les autres qui n'ont pas encore participé à des groupes.
Je veux bien parler.
Bonjour à tout le monde.
C'est qui ?
Laurence.
Laurence,
Oui.
Moi c'était la première fois que je ne participais plus aux petits groupes et j'avoue que j'étais un petit peu en stress,
Enfin un truc comme ça.
Et en fait,
Ça a été très fluide et ça me fait très plaisir de pouvoir être en contact avec d'autres personnes.
Ça s'est bien passé,
La parole s'est bien distribuée et c'était très chouette et intéressant et réconfortant de se sentir en lien vraiment avec la voix.
Ok.
Merci Laurence.
Est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre qui était au petit groupe ou petit groupe de la fois précédente et qui veut dire quelque chose ?
On passe au retour.
Oui,
Jérémy.
Oui,
Jérémy.
C'est bien parce que ça nous permet de partager nos expériences.
On apprend toujours des choses,
Donc c'est bien.
Et puis ça crée des liens.
Voilà,
Oui.
Ok.
Merci Jérémy.
Ajoutez.
Oui.
Ok,
C'est bien.
Merci.
Merci.
Et donc,
Par rapport au groupe,
C'est quelque chose,
Si vous hésitez,
Alors faites-le.
Allez-y.
Parce que c'est vrai que c'est vraiment un moment qui peut être vraiment important,
Un moment de rencontre ici,
C'est ce qui peut manquer.
Sinon,
Dans ce séminaire,
C'est vraiment le contact humain.
Et là,
Même à travers l'ordinateur,
Juste le fait d'être trois ou quatre,
Il se fait quand même ce contact.
Parfois,
On n'y croit pas,
Mais essayez-le et vous verrez,
Ça fonctionne plutôt pas mal,
En fait,
De se sentir vraiment en lien.
Et puis,
De peu à peu,
Rencontrer les autres personnes qui participent à ce séminaire,
C'est vachement soutenant pour notre exploration personnelle aussi.
Ça donne une dynamique,
En fait.
Ça donne une dynamique et pas simplement des informations,
Mais aussi une espèce de chaleur humaine qui pourrait très vite manquer,
Sinon,
Surtout dans ce genre de format,
Mais même dans les retraites et tout ça,
On le fait des petits groupes comme ça.
OK.
Et donc maintenant,
C'est un temps pour vous.
Là,
Il y a 20-25 minutes pour si vous avez des questions,
Surtout si vous vous sentez bloqués quelque part depuis ce démarrage du séminaire ou dans les instructions,
Ou si vous voulez faire un retour de votre expérience.
Juste,
Vous mettez votre nom dans le chat et puis je vous donne la parole,
Que ça ne devienne pas la cacaphonie.
Excuse-moi,
Denis,
Je mets mon micro comme ça,
Mais en fait,
Je ne sais pas comment on fait le chat.
OK.
Alors,
Je le dis pour tout le monde,
Quand vous mettez votre souris sur le bas de l'écran,
Il y a une barre qui s'affiche et dans cette barre,
Il y a plusieurs boutons.
On n'a pas les mêmes parce que moi,
Je navigue différemment comme j'anime,
Mais il y en a une qui s'appelle chat ou discussion ou quelque chose comme ça.
Et si vous cliquez là-dessus,
Ça ouvre une petite fenêtre dans laquelle vous pouvez écrire.
Voilà.
Alors,
De nouveau,
Si vous êtes sur un téléphone,
Sur une tablette,
Si vous êtes avec Ubuntu,
Avec Windows et tout,
Ça apparaît différemment.
Il y a ceux qui sont au téléphone aussi.
S'il y a un moment où vous voulez parler et que vous n'avez pas accès au chat,
Juste débranchez le micro et parlez.
Voilà,
On va faire comme ça.
Ok,
Et donc là,
Il y a Jean-Pierre qui a demandé la parole.
Oui,
C'est bon ?
Oui,
C'est bon.
Pour moi,
C'est complètement nouveau la méditation,
L'accès à la méditation.
J'y étais non pas hostile,
Mais fasciné.
Comme je bouge beaucoup,
Je pense tout le temps,
Donc c'était quelque chose.
Donc,
Je voulais juste témoigner de dire que pour moi,
Je découvre Dharma à nature,
Je découvre Denis,
Je découvre ce système avec les sous-groupes.
Et pour moi,
C'est un bon support pour m'aider à accéder.
Et donc,
Je te remercie,
Je remercie tout le monde parce que c'est quelque chose qui m'emmène,
Ça m'emmène tout doucement.
On fait par jour deux à trois fois les trois respirations.
On n'a pas encore fait les méditations guidées que tu nous as envoyées,
Mais c'est témoignage,
Simplement,
Il n'y a pas de question.
OK.
C'est tout à apprendre,
Voilà.
OK,
Merci Jean-Pierre.
Alors,
Il y avait Guldem,
Pas bien comment prononcer ton prénom ?
C'est Guldem.
Guldem,
Voilà,
D'accord.
Guldem,
Voilà.
OK,
Facile.
Moi,
Je suis très heureuse d'être ici.
J'ai pratiqué plusieurs sortes de méditations,
Mais de façon un peu dispersée,
On va dire.
Et là,
Je terminais un groupe de Chopra avec des amis,
Etc.
Ce qui m'intéressait,
Ce que je n'arrivais pas à faire et ce que le confinement m'a permis,
C'est vraiment d'appliquer ça quotidiennement,
Et donc d'avoir vraiment la discipline.
Et ici,
Je sens que le truc précieux pour moi,
L'outil incroyable,
C'est l'immédiateté.
Ce que j'ai découvert avec la respiration,
Par exemple,
C'est la capacité,
La décision,
Mais qui est immédiate.
Dès la première respiration,
C'est parti.
Après,
Je ne sais pas très bien où ça doit s'arrêter,
Comment,
Etc.
Mais c'est un nouvel outil dans ma besace,
On va dire.
Cette immédiateté,
En tout cas,
À unifier ou à rassembler les choses.
Et je trouve ça super.
Qu'est-ce que tu veux dire,
Guldem,
Par où ça doit s'arrêter ?
Ce que je veux dire,
C'est où ça doit s'arrêter.
Pour le moment,
Je suis occupée à instaurer ça de manière quotidienne,
Un tout petit peu,
Donc n'importe où,
Dans n'importe quelle situation.
Et voilà.
Après,
J'ai l'impression que c'est un chemin sans fin.
Il n'y a pas de danger de sortie de méditation,
De ce genre de choses,
En tout cas,
Si c'est l'objet de ta question.
Mais c'est plus… Je ne me pose pas trop la question de la durée,
Etc.
Je sais que par moment,
Dix minutes,
C'est frustrant,
Par moment,
Au bout de trente minutes,
J'en ai marre.
Enfin,
Ça dépend de l'état dans lequel je suis.
Ok.
Ok,
Merci.
Merci.
Il y avait Laurence.
Laurence,
Es-tu là ?
Oui,
Oui,
C'est bon,
Je suis là.
Je voulais dire,
En fait,
Je n'ai pas eu trop le temps de faire des méditations ces derniers jours.
J'étais sur la route et voilà.
Mais ce qui m'a beaucoup accompagnée,
C'est le croix-respiration que j'avais déjà pratiqué en allant faire un stage à l'Arche où dans la journée,
Il sonne la cloche et paf,
Tout le monde s'arrête.
Ah oui,
Oui,
Oui.
Pendant cinq minutes,
Il n'y a plus de bruit et chacun retourne à l'intérieur de soi.
Et ça m'a rappelé que,
Ah oui,
C'est vrai,
En fait,
Je faisais ça et j'avais oublié.
Et donc,
Ça m'a permis d'y revenir.
Et de faire ça aussi,
Ça me permettait de prendre de la distance avec mes tracas dans la tête dès que ça tournait et que je n'avais pas toujours les solutions et tout.
Ah oui,
C'est vrai,
En fait,
On peut s'arrêter là.
Voilà,
Oui.
Et c'est comme s'il y a deux réalités.
Il y a cette réalité que je me raconte et qui m'emmène et que je suis dans un tourbillon et tout.
Et le fait de revenir à ces respirations,
C'est ah oui,
C'est vrai.
C'est moi aussi qui suis dans ma réalité.
Donc,
Voilà,
Ça m'a permis de prendre de la distance avec ça et de revenir à moi.
Et j'ai énormément apprécié ton discours de lundi que j'ai écouté en différé.
Ça m'a beaucoup,
Beaucoup touchée par rapport à tout ce qu'on vit en ce moment et cet espace dans lequel j'ai besoin d'aller pour essayer d'inventer ce futur et de revenir à moi et comme tu me disais,
De m'inclure dans ce futur.
Et ça me questionne énormément.
Et voilà,
Je suis très heureuse que tu aies pu aborder ce sujet.
Merci.
Oui,
Merci.
C'est Marie.
Marie,
Oui,
Ça marche.
Alors moi,
Je voulais juste vous faire un témoignage sur la nuit de jeudi et me féliciter.
D'autant plus qu'après,
Ça a complètement merdé,
Donc je vais en profiter pour me féliciter.
Donc jeudi,
J'ai été très motivée pour participer à la nuit de la méditation.
Et donc,
Je voulais témoigner de ce qui s'était passé parce que c'est la première fois,
Peut-être que pour vous c'est une porte ouverte,
Mais pour moi,
C'est la première fois que j'ai fait une méditation vraiment très longue.
En fait,
Je fais maximum trois quarts d'heure,
Une heure.
Et là,
Je ne sais pas,
Portée par cette nuit,
J'ai fait trois heures.
Et il s'est passé quelque chose que je n'avais jamais ressenti avant en méditation,
Un peu sur les méditations allongées,
Où on perd un peu la maîtrise.
Mais en général,
Les méditations allongées,
Moi,
Je les termine au brancard puisque je dors.
Et là,
Il y a vraiment eu cette chose avec tous les garde-fous de la respiration,
Des sensations du corps,
Des sons,
Qui sautaient au fur et à mesure.
J'ai vraiment eu cette sensation d'avancer en étant de plus en plus à poil,
En fait,
Sans tous ces garde-fous-là et en ayant l'esprit frais.
Enfin,
Peut-être qu'il y a des moments où je me suis un peu assoupie,
Mais globalement,
D'avoir l'esprit frais.
Et c'était très,
Très agréable.
Bon,
Après,
C'est seulement jeudi que ça s'est passé.
Il y a souvent des retours comme ça à la nuit de Wessak,
Ou aussi parce qu'on s'installe pour très longtemps,
Et ça change quelque chose dans la manière dont on s'installe.
Et puis,
On laisse couler le temps,
On laisse couler,
On laisse couler.
On ne part pas directement.
Et puis,
Est-ce que je me lèverais pour aller boire un petit thé et puis revenir ?
Oh non,
L'idée repart.
Et puis,
Il repasse une demi-heure,
On n'a même pas remarqué.
Merci.
Aurélie ?
Oui,
C'est moi.
D'abord,
Là,
Ça pousse dedans,
Parce que ce que j'ai d'abord envie de partager,
C'est que je suis extrêmement joyeuse et très surprise,
Joyeuse de vous retrouver.
Je passe du temps,
Alors c'est un peu parasitant,
Parce que je passe du temps à vous regarder à chaque fois,
Mais ça m'aide à m'imprégner de vos visages,
Et c'est étonnant.
Comme la connexion est quasi identique,
Quasi,
Hein,
Que quand on est en vrai,
Quoi.
Pas à travers un écran,
Donc bref.
Voilà.
Et ce que j'avais envie de partager,
Il y a des choses,
Mais je vais faire court,
C'est que merci pour ce séminaire.
Pour moi,
Il arrive pile-poil à un moment où,
Avec ce confinement,
Tout ce qui se passe,
Évidemment,
Ça pousse dedans.
Il y a une question,
Une envie d'un nouveau chemin,
Ou différent,
Et ça se passe en même temps,
Pour moi,
Où je fais un MOOC en permaculture.
Et c'est extraordinaire,
Quoi.
Le champ d'exploration,
Ou la méditation,
Que je découvre en permaculture,
Ça vient se compléter sur comment,
Voilà,
Percevoir les choses de façon un peu systémique,
Quoi.
Et donc,
Je suis beaucoup sur un terrain,
À travailler la terre,
Et la respiration m'aide beaucoup à me connecter.
Ça pousse un peu plus la conscience,
Je trouve.
Ma conscience.
Un peu comme un yoga,
Où la respiration vient pousser le mouvement.
Et je me rends compte,
Par contre,
Parfois que je suis un peu comme coupée en quatre,
Quoi,
Où ma respiration soit s'arrête là,
Au plexus,
Enfin bon.
Voilà,
Il y a un chemin à faire,
Là,
Pour que ça circule plus.
Et par contre,
Sur ce que tu proposais,
De pouvoir se connecter à une figure,
À quelqu'un qui pourrait,
Tiens,
Voir comment cette personne-là réagirait,
J'ai pas réussi.
Ça me parle pas,
Je sais pas trop comment faire cette chose-là,
Ou si c'est vraiment nécessaire,
Quoi.
D'avoir accès à,
Enfin,
Comme ça,
À une méditation,
Ouais,
En tout cas,
Ça me questionne,
Quoi.
Si tu veux pousser plus loin,
Peut-être.
Et dans le quotidien,
Non plus,
T'as pas essayé,
Il peut y avoir des situations,
Par exemple,
Qui nous mettent au défi,
Et de se dire,
Tiens,
Comment est-ce que telle personne le verrait ?
Et de voir,
C'est juste,
Pas que ce soit quelque chose qu'il faille faire,
Mais juste,
Ne serait-ce que pour mener l'expérience,
De voir ce que ça fait de faire ça.
Et.
.
.
J'ai bien essayé quand même,
Mais c'est vrai que c'est comme si,
Pour l'instant,
Il se passe rien,
En fait,
Quoi.
C'est comme si j'avais beaucoup d'attentes sur moi,
Mais moi,
Alors,
Comment je pourrais faire autrement moi,
Tu vois ?
D'accord,
Ouais,
Ça peut fonctionner comme ça aussi,
Mais en fait,
De toute façon,
Quand on pense à quelqu'un d'autre,
Et qu'on se dit comment il ferait,
C'est nous,
Tu vois ?
Il n'y a personne,
Je veux dire,
Bouddha,
Ou nos amis,
Et tout ça,
Ils existent tous en nous,
En fait,
Donc ça va quand même être ta perspective à toi,
Mais ça peut,
Pour certaines personnes,
Et peut-être pas pour tous,
Mais ça peut désengager une manière habituelle,
Un petit peu.
Voilà.
C'était autour de ça,
L'exploration,
Mais voilà.
Merci.
Merci Aurélie.
Et.
.
.
Donc,
Il y a encore deux,
Trois personnes qui ont mis leur nom,
Qui vont avoir la parole,
Et puis après,
Donc ne mettez plus vos noms,
Parce qu'il n'y aura plus le temps après pour plus de partage.
Et là,
C'est Isabelle.
Tu m'entends,
Denis ?
Oui,
Je t'entends,
Mais un peu de loin.
Il faut que tu te rapproches ou que tu cries.
Comme ça,
Ça va ?
Ouais,
C'est mieux.
Moi,
Du coup,
C'est la première semaine où je suis en temps réel le séminaire,
Parce que la semaine dernière,
Je les ai pris en différé pour diverses raisons.
Et du coup,
La première fois que je me suis posée toute seule à faire la méditation guidée,
Je me suis vraiment engagée dans la méditation avec cette idée de suivre mon souffle,
De ne pas le lâcher,
De ne pas me poser de questions,
Même si c'est bien ou pas bien ou je n'en sais rien.
Vraiment,
C'était ça le truc auquel je m'accrochais.
Et après,
Quand c'est fini et que je suis retournée je suis sortie de la pièce et j'ai commencé à faire les autres choses,
À rejoindre le temps,
Je me suis rendue compte que j'étais étonnée de voir qu'en fait,
J'arrivais à garder la conscience de mon souffle en même temps que je parlais aux gens,
Que je mangeais,
Que je regardais un film.
Et j'ai trouvé ça génial parce que je pensais que ce serait beaucoup plus éphémère ou beaucoup plus,
Ah bah tiens,
J'y arrive 3 secondes mais après ça part.
Et après,
Dans les jours qui ont suivi,
Je me suis rendue compte que en fait,
Petit à petit,
Je perdais peut-être cette sensation que c'était un peu pas tout le temps avec moi mais presque,
Et que du coup je ressentais le besoin de me dire ah en fait là il faut que je coupe réellement de ce que je fais pour me poser de faire une méditation et après ça,
Je sais que j'aurai cette capacité pendant un jour,
Deux jours ou quoi,
De revenir beaucoup plus facilement à ma respiration mais donc pour dire que je sens qu'en fait la méditation elle m'offre des ressources après coup ça reste quoi,
Ça reste plusieurs jours ou minutes après un peu et du coup je ressens le besoin de me poser et faire une vraie méditation c'est-à-dire couper avec ce que je suis en train de faire pour vraiment m'asseoir et rien faire et juste méditer.
Voilà,
C'est ce que je voulais dire.
Ok.
Belle expérience.
Ok.
Super,
Merci.
Et Maripo.
Maripo,
Tu es là ?
Maréapo.
Maréa ?
Je te cherche dans les petites images.
Non ?
Alors.
.
.
Je n'arrive pas à débrancher le micro peut-être ?
Maréa ?
Ah,
Ça y est.
Tu as réussi.
Ça y est.
Bonjour Denis.
Bonsoir.
Tu es là depuis longtemps,
Ça se sent,
Non ?
Oui.
Je t'ai connu à l'espace La Souce.
Ok.
Je me rappelle,
Oui.
Je me rappelle.
Mais j'ai toujours aimé ta façon d'être.
J'ai adoré ta façon d'être,
Ton humilité,
Ton naturalité.
Et j'ai toujours aimé les choses avec toi mais j'habite à côté de Béziers et c'est difficile pour moi.
Oui,
Oui.
Parce que j'ai médité avec un petit groupe en Espagne toujours.
Mais jamais j'ai arrivé à méditer sérieusement.
Parce que la méditation ça m'amène un peu à ma sensibilité.
À ma sensibilité.
Oui.
Et des fois ça m'amène à la chagrin.
À quoi ?
Je ne sais pas.
La chagrin,
La tristesse.
Voilà.
La douleur.
Et je ne sais pas ce que faire.
Quand ça revient,
La douleur ou des fois le sommeil.
Le sommeil ?
Oui.
Donc ma question c'est qu'est-ce que je fais avec ça ?
Avec la douleur et avec le sommeil.
La douleur,
Le sommeil et la chagrin.
La chagrin,
Je ne sais pas.
Peut-être que je suis une prof de yoga en Espagne pour venir ici.
Oui.
Et peut-être que ça me revient cet esprit.
Je ne sais pas.
Oui.
Et.
.
.
Merci.
Juste quand même pour dire pour le chagrin,
Parce que peut-être ça peut intéresser d'autres personnes.
C'est vrai que souvent on imagine que la méditation ça va être un espace dans lequel on se sent bien et tout ça.
Et ce qui se passe parfois c'est que parce qu'on a l'habitude d'être tout le temps occupé,
Subitement on se pose et on laisse de l'espace et il peut y avoir des vieilles histoires qui remontent.
Ou parfois c'est même pas une histoire en fait.
On sent une espèce de tristesse ou autre chose de pas forcément qu'on aurait voulu aller chercher et qui vient parce qu'il y a de la place en fait.
Et souvent on laisse pas la place à ce genre d'émotion.
Et donc ça fait partie un petit peu d'un processus qui est sain,
Parce qu'on voit toujours le petit côté sympa qu'on aurait voulu que ça ait la méditation.
Donc ça,
C'est une chose à dire.
Par rapport à la douleur,
Tu parles bien de douleur physique,
Marie-Anne.
Oui.
Et alors la douleur physique,
Il y a énormément de choses à en dire.
Déjà,
Tout ce qui est les douleurs chroniques et tout ce qui est les douleurs d'un accident ou quelque chose comme ça,
Il y a beaucoup de recherches qui montrent que la méditation aide à mieux vivre la douleur.
Il y a des recherches qui montrent que les gens qui pratiquent la méditation ressentent moins fort la douleur et la vivent mieux,
Les deux.
Les deux côtés,
Le ressentent moins fort et aussi la vivent mieux.
Et puis après,
Il y a des douleurs pendant la méditation.
On peut avoir certaines douleurs et il y a des douleurs qui sont.
.
.
Si c'est des douleurs au genou ou au chevil,
Parce que tout dépend de la posture dans laquelle on se trouve,
C'est important,
Quand on a fini la méditation,
Surtout si on a médité un peu longtemps,
De bien masser ses genoux et ses chevilles avant de se remettre debout pour ramener du sang,
Réchauffer.
Et puis après ça,
On marche.
On marche un petit peu en boitant,
Très délicatement,
Mais il ne faut pas que ça dure plus d'une minute ou deux.
Si on a des douleurs plus qu'une minute ou deux,
Ça veut dire qu'on est en train d'abîmer nos chevilles ou nos genoux.
Et à ce moment-là,
Il faut changer quelque chose dans notre posture.
Par contre,
Il y a aussi des douleurs.
On peut avoir une douleur dans le dos ou des douleurs dans les épaules,
Par exemple,
Parce que cette posture,
C'est difficile de tenir une posture assise pendant aussi longtemps sans bouger.
Et il y a des douleurs qui s'installent.
Alors celle-là,
Elle n'abîme pas spécialement le corps.
Et ce qui est très intéressant,
C'est d'essayer de ne pas bouger parce que en fait,
On réalise que si on ne bouge pas,
À un moment ou à un autre,
Elles s'en vont.
Et ça,
C'est une grande réalisation.
Parce que ça nous fait comprendre qu'on n'est pas toujours obligé d'essayer de s'activer pour que les choses soient mieux.
Parfois,
Il suffit d'attendre.
Et ça,
On ne nous le dit pas beaucoup dans notre contexte.
On nous dit toujours qu'il faut qu'on organise tout pour que ça soit plus confortable,
Plus en sécurité,
Plus comme ceci,
Et on est toujours en activité pour essayer que les choses soient comme on voudrait qu'elles soient.
Et là,
Ce n'est pas du tout comme on aurait envie que ça soit parce qu'on a une douleur dans la nuque ou dans l'épaule.
Et pourtant,
On reste là.
Et à un moment,
Cette douleur,
Elle part.
Et on apprend vraiment à accepter des choses qu'on n'aurait pas forcément voulues,
Qu'on n'aurait pas désirées.
On apprend à accepter le non-désiré en remarquant et en sachant que rien ne dure.
Et du coup,
Ça s'en va.
Donc,
Il y a un bel apprentissage dans le fait de rester stable quand les choses ne sont pas comme on voudrait qu'elles soient.
Et si on bouge,
Parce qu'à un moment,
C'est trop dur,
Ce qui est aussi très difficile,
C'est quand il y a une petite mouche,
Par exemple,
Qui vient ou qui s'achatouille.
Ça,
C'est des moments super intéressants en méditation,
Quand il y a une mouche et quand ça gratte.
À ce moment-là,
On va voir que notre attention est super attirée par là-bas et qu'on n'arrive pas à rester avec la respiration.
Et puis,
C'est désagréable.
Ça nous tend,
En fait.
Et on est toujours obligé de se détendre et de lâcher.
Là,
Tout,
Et même avec la douleur,
Le plus important,
C'est de réussir à ne pas rentrer dans un processus où on se tend.
Et donc,
En fait,
On peut remarquer que dès qu'on est un peu distrait,
On commence à se tendre et il faut lâcher,
Se détendre.
Et ça gratte toujours.
Mais on se retend de nouveau et hop,
On se redétend.
C'est juste apprendre à lâcher.
Et à un moment,
Si l'esprit est bien plaisible,
Ça va s'arrêter de gratter ou la mouche sera toujours là,
Mais ça ne nous dérange plus.
Et si on n'y arrive pas,
À ce moment-là,
On va bouger pour chasser la mouche.
C'est OK.
Mais il vaut mieux,
Pour se gratter,
L'idée,
C'est de bouger tout doucement.
Il faut bouger tout doucement pour ne pas déranger la continuité de notre attention.
C'est juste le bras qui bouge finalement.
En quoi est-ce que ça dérange la méditation que le bras bouge ?
En quoi est-ce que ça affecte la continuité de notre présence ?
C'est des questions qu'il faut se poser et puis il faut faire l'essai et voir ce que ça change quand on bouge.
Donc voilà,
Il y a toutes ces options-là et toutes ces choses à dire par rapport à la douleur.
Voilà,
J'espère que ça aidera un peu à répondre à ta question,
Maria.
Merci.
Il y a encore Lydia,
Puis Malou.
Ça y est.
Voilà,
En fait,
C'est juste pour partager avec vous deux choses.
La première,
C'est que comme je le disais,
Que la méditation vienne comme ça dans la maison,
Ça nous a permis à mon fils et moi,
J'ai un fils qui a bientôt 15 ans,
D'en faire un jeu,
C'est-à-dire qu'on a le bol et à chaque fois,
Que ce soit lui ou moi,
Quand il y en a un des deux qui tape le bol,
On revient à trois respirations complètes.
Et en fait,
J'ai repris aussi mes consultations,
Les fenêtres sont ouvertes et des fois j'entends le bol et ce que disait quelqu'un témoigner de ça tout à l'heure,
Même en étant,
En interaction avec quelqu'un d'autre,
En entendant le bol,
Il y a quelque chose qui descend et c'est juste trop bon.
C'était la première chose que je voulais partager.
La deuxième,
Elle me touche particulièrement parce que cette fameuse nuit,
Tu témoignais de quelque chose aussi de cet homme qui avait disparu et nous,
Il y a trois semaines,
Il y a un jeune homme d'une amie qui a fait des bêtises et qui s'est retrouvé dans le coma,
Théo,
De 20 ans et en fait,
À la fameuse nuit,
Sa maman elle connaissait plein de monde elle était connectée au Tibet,
En Inde,
Partout et en fait,
On a tous médité pour lui et ce qui est beau et magique dans tout ça c'est que l'hôpital disait que vraiment,
Il fallait s'attendre à rien ça faisait trois semaines qu'il était dans le coma il s'est réveillé le matin donc c'est quand même touchant et depuis on a enlevé aussi les il respire tout seul il y a quelque chose,
Ce qui a été beau peu importe si c'est ça,
Pas ça mais j'avais envie vraiment de partager ça avec vous c'est que le matin qui a suivi toutes ces nuits de méditation et beaucoup se sont connectés pour lui,
Il s'est passé ça voilà c'était ça que je voulais partager merci,
Pour finir,
Malou Denis,
Je ne suis pas chez moi la connexion n'est pas super,
Donc si c'est trop assuré,
Je ne parlerai pas,
Tu me diras là,
On t'entend bien ok moi je voulais aussi témoigner de la magie en tout cas aussi suite à la nuit de Vesak il y a quelqu'un qui avait coupé les plombs avec moi,
Qui a repris contact le lendemain matin voilà pareil,
Je laisse ouvert,
Mais en tout cas c'est cadeau j'avais vraiment médité sur le pardon ce soir là ça c'est une petite chose je partage plutôt ce que j'avais envie de faire,
C'est par rapport à essayer à certaines situations où je suis en inconfort où j'ai la sensation que ce qui m'apparaît comme réaction ne me convient pas par rapport à ce que j'ai envie d'incarner ce à quoi j'aspire en tout cas et du coup je me suis reliée à ta proposition et voilà et là très récemment je me suis retrouvée à un repas où j'étais vraiment mal à l'aise parce que les sujets de conversation m'importaient peu et je n'arrivais pas à trouver d'intérêt et donc je me suis reliée à Corefe trois petits points,
Bouddha,
Gandhi etc.
Et en fait il n'y avait pas d'idée qui venait du coup je me suis vraiment mise dans la respiration et j'ai vu vraiment comme se proposer à moi toutes mes habitudes répondre,
Convaincre être quelqu'un tout ça et puis là je me suis dit tu te tais tu restes avec la respiration tu es en silence et du coup j'ai fait cette expérience d'oser autre chose et en fait la respiration a été vraiment un support pour assumer de l'inconfort et finalement l'inconfort a été supportable,
Il n'y a pas de réponse magique qui est arrivée mais c'était quand même un soutien voilà merci
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