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ASMR Français Murmure Les Fables de la Fontaine, Livre 1

by COSMOSA

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Cette séance d’ASMR en français t’emmène dans une lecture à voix basse du premier livre des Fables de La Fontaine. Le murmure doux et régulier crée une atmosphère apaisante, parfaite pour relâcher les tensions. Le bruit délicat des pages que l’on tourne ajoute une dimension sensorielle réconfortante. L’ensemble forme un moment de calme idéal pour t’accompagner vers la détente ou l’endormissement. Lecture voix basse, lecture voix douce - Soft Spoken, Page Turning | Pour commencer à s'endormir Les Fables de la Fontaine, Livre 1 (Extraits). La Cigale et la Fourmi Le Rat de ville et le Rat des Champs L'Homme et son image Les voleurs et l'Ane Le Renard et la Cigogne L'Enfant et le Maître d'Ecole Le Coq et la Perle Le Chêne et Roseau

Script

Bonsoir,

Ou bonjour à vous,

J'espère que vous allez bien,

Je reviens aujourd'hui pour une nouvelle vidéo,

Une vidéo non pas chuchotée mais murmurée.

Cette vidéo m'a été faite à la demande d'un ami que je remercie,

Merci Manu pour cette idée de vidéo et je vais vous proposer donc aujourd'hui une lecture murmurée du extrait du livre 1 Les Fables de la Fontaine,

Donc j'ai trouvé ce livre dans la bibliothèque de mes parents,

C'est un livre très ancien,

Il date de 1929 et cette date est particulière pour moi puisqu'en fait c'est la date de naissance de mon grand-père et mon grand-père qui n'est plus de ce monde,

Je vais donc vous lire 8 fables du livre n°1,

Les Fables de la Fontaine et je vais vous lire La Cigale et la Fourmi,

Bien entendu,

Qui a été demandée par Manu,

Le Rat de Ville et le Rat des Champs,

L'Homme et son Image,

Les Voleurs et l'Âne,

Le Renard et la Cigogne,

L'Enfant et le Maître d'Ecole,

Le Coq et la Perle,

Le Chêne et le Roseau.

Alors il faut savoir une chose,

C'est qu'il manque une page et pour le 1er fable La Cigale et la Fourmi,

J'ai dû l'écrire sur une feuille.

La Cigale et la Fourmi.

La Cigale ayant chanté tout l'été se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue,

Pas un seul petit morceau de mouche ou de vermisseau,

Elle alla crier famine chez la Fourmi sa voisine,

La priant de lui prêter quelques grains pour subsister jusqu'à la saison nouvelle.

Je vous paierai,

Lui dit-elle,

Avant l'eau,

Foie d'animal,

Intérêt et principal.

La Fourmi n'est pas prêteuse,

C'est là son moindre défaut.

Que faisiez-vous au temps chaud,

Dit-elle à cette emprunteuse.

Nuit des jours adouvenant,

Je chantais ne vous déplaise.

Vous chantiez,

J'en suis foraise,

Et bien dansez maintenant.

Le rat de ville et le rat des champs.

Le rat de ville et le rat des champs.

Autrefois,

Le rat de ville invita le rat des champs d'une façon fort civile à des reliefs tortolants.

Sur un tapis de Turquie,

Le couvert se trouva mis.

Je laisse à penser la vie que firent ces deux amis.

Le régal fut fort honnête,

Rien ne manquait au festin,

Mais quelqu'un troubla la fête pendant qu'ils étaient en train.

A la porte de la salle,

Ils entendirent du bruit.

Le rat de ville détale,

Son camarade le suit.

Le bruit cesse,

On se retire,

Ras en campagne aussitôt,

Et le citadin de dire,

Achevons tout notre eau.

C'est assez,

Dit le rustique,

Demain vous viendrez chez moi,

Ce n'est pas que je me pique de tous vos festins de rois.

Mais rien ne vient m'interrompre,

Je mange tout à loisir,

Adieu donc,

Vis du plaisir que la crainte peut corrompre.

L'homme et son image.

L'homme et son image.

Un homme qui s'aimait sans avoir de rivaux,

Passait dans son esprit le plus beau du monde.

Il accusait toujours les miroirs d'être faux,

Vivant plus que content dans une erreur profonde.

Afin de lui guérir,

Le sort officieux présentait partout à ses yeux les conseillers muets dont se servent nos dames.

Miroir dans les logis,

Miroir chez les marchands,

Miroir aux poches des galons,

Miroir aux ceintures des femmes.

Que fait notre narcisse ?

Il va se confiner aux lieux les plus cachés qu'il peut s'imaginer,

Nousant plus des miroirs,

Éprouver l'aventure.

Mais un canal formé par une source pure se trouve en ces lieux écartés.

Il s'y voit,

Il se fâche et ses yeux irrités pensent apercevoir une chimère veine.

Il fait tout ce qu'il peut pour éviter cette eau.

Mais quoi ?

Le canal est si beau qu'il ne le quitte qu'avec peine.

On voit bien où je veux venir.

Je parle à tous et cette erreur extrême est un mal que chacun se plaît d'entretenir.

Notre âme,

C'est cet homme amoureux de lui-même.

Tant de miroirs,

Ce sont les sottises d'autrui,

Miroir de nos défauts les peintres légitimes.

Et quant au canal,

C'est celui que chacun sait,

Le livre des Maximes.

Les voleurs et l'âne.

Pour un âne enlevé,

Deux voleurs se battaient.

L'un voulait le garder,

L'autre le voulait vendre.

Tandis que coup de poing trottait et que nos champions songeaient à se défendre,

Arrive un troisième larron qui s'est y mettre à Liboron.

L'âne,

C'est quelquefois une pauvre province.

Les voleurs sont tels ou tels princes comme le transylvain,

Le turc et le hongrois.

Au lieu de deux,

J'en ai rencontré trois.

Il est assez de cette marchandise.

De nul d'eux n'est souvent la province conquièze.

Un quart voleur survient qui les accorde net en se saisissant du bodé.

Le renard et la cigogne.

Le renard et la cigogne.

Qu'on perd le renard se mit un jour en frais et retint un dîner commère la cigogne.

Le régal fut petit et sans beaucoup d'après.

Le galant,

Pour toutes besognes,

Avait un brouet clair.

Il vivait chichement.

Ce brouet fut par lui servi sur une assiette.

La cigogne au long bec n'en put attraper miette et le drôle eut lapé le tout en un moment.

Pour se venger de cette tromperie,

À quelques temps de là,

La cigogne le prit.

Volontiers,

Lui dit-il,

Car avec mes amis je ne fais point cérémonie.

A l'heure dite,

Il courut aux logis.

De la cigogne son hôtesse loua très fort sa politesse,

Trouva le dîner cuit à point.

Bon appétit surtout,

Renard n'en manque point.

Il se réjouissait à l'odeur de la viande,

Mise en menus morceaux et qu'il croyait friandes,

Ont servi pour l'embarrasser en un vase à l'encol et des trois embouchures.

Le bec de la cigogne y pouvait bien passer,

Mais le museau du cir est fait d'autres mesures.

Il lui fallut,

À jeun,

Retourner aux logis,

Honteux comme un renard qu'une poule aurait pris,

Serrant la queue et portant bas l'oreille.

Trompeur,

C'est pour vous que j'écris,

Attendez-vous à l'appareil.

L'enfant et le maître d'école.

L'enfant et le maître d'école.

Dans ce récit,

Je prétends faire voir qu'un certain sceau la remontrant se veine.

Un jeune enfant,

Dans l'eau,

Se laissa chouard en badinant sur les bords de la Seine.

Le ciel permis qu'un sceau se trouva,

Dont le branchage après Dieu le sauva.

C'est en prix,

Dis-je,

Aux branches de ce sceau,

Que par cet endroit passe un maître d'école.

L'enfant lui crie,

Au secours,

Je péris.

Le magistère,

Se tournant à ses cris,

D'un ton fort grave,

A contre-temps sa vise de le tenser.

Ah,

Le petit babouin !

Voyez,

Dit-il,

Où l'ami s'assutise,

Et puis prenez de tels fripons le soin,

Que les parents sont malheureux qu'il faille toujours veiller à semblable canaille.

Qu'ils ont de mots,

Et que je plains leur sort,

Ayant tout dit,

Ils mitent l'enfant à bord.

Je blâme ici plus de gens qu'on ne pense.

Tout babillard,

Tout censeur,

Tout pédant,

Se peut connaître au discours que j'avance.

Chacun des trois faits,

Un peuple fort grand.

Le créateur en a béni l'engeance.

En toute affaire,

Ils ne font que songer,

Au moyen d'exercer leur langue.

Eh,

Mon ami,

Tire-moi de danger,

Tu feras après ta harangue.

Le coq et la perle.

Un jour un coq détourna,

Une perle qu'il donna,

Au beau premier lapidaire.

Je la croix fine,

Dit-il,

Mais le moindre grain de mille serait bien mieux mon affaire.

Un ignorant hérita d'un manuscrit qu'il porta chez son voisin du libraire.

Je crois,

Dit-il,

Qu'il est bon,

Mais le moindre du gâton serait bien mieux mon affaire.

Le chêne et le roseau.

Le chêne et le roseau.

Le chêne,

Un jour,

Dit au roseau,

Vous avez bien sujet d'accuser la nature.

Un roi-telet pour vous est un pesant fardeau.

Le moindre vent qui d'aventure fait rider la face de l'eau vous oblige à baisser la tête.

Cependant que mon front,

Au caucase pareil,

Non content d'arrêter les rayons du soleil,

Brave l'effort de la tempête.

Tout vous est un taquillon qui me semble zéfir.

Encore si vous naissiez à l'abri du feuillage dont je couvre le voisinage,

Vous n'auriez pas tant à souffrir.

Je vous défendrai de l'orage,

Mais vous naissez le plus souvent sur les humides bords des royaumes du vent.

La nature envers vous me semble bien injuste.

Votre compassion,

Lui répondit l'arbuste,

Part d'un bon naturel.

Mais quittez ce souci,

Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.

Je plie et ne romps pas.

Vous avez jusqu'ici,

Contre leur cause épouvantable,

Résisté sans courber le dos.

Mais attendons la fin.

Comme il disait ses mots,

Du bout de l'horizon accourt avec furie le plus terrible des enfants que le nord eut porté jusque-là dans ses flancs.

L'arbre tient bon,

Le roseau plaie,

Le vent redouble ses efforts et fait si bien qu'il déracine celui de qui la tête au ciel était voisine et dont les pieds touchés à l'empire des morts.

Et voilà,

J'espère que ce livre numéro 1 vous a plu.

Si jamais vous souhaitez les fables de la fontaine en lecture chuchotée ou en lecture murmurée,

Laissez-moi un commentaire et je ferai le nécessaire.

Je vous dis à bientôt pour une prochaine vidéo.

Bye.

Rencontrez votre professeur

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