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Les Enfants Du Vent - Histoire Pour Dormir

by Ellen Mouton

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Méditation
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Cette jolie petite histoire joue sur l’imagerie des vents et des points cardinaux au Japon. La musique et les bruitages agrémentent ce conte Japonais. Cette première vous accompagne jusqu'à la fin afin de vous aider à vous endormir. Les enfants du vent de ce conte représentent le système cardinal que l’on retrouve partout en Asie. Le vent du Sud, minamikaze, est lié à l’été et à l’oiseau rouge Suzaku. Le vent du Nord, kitakaze, symbolise l’hiver et le serpent/la tortue noire Genbu. Namaste

Script

Il y avait une fois,

Dans un petit village,

Comme il en existait tant d'autres au Japon,

Trois enfants qui adoraient jouer dehors.

Casio,

Le plus âgé,

Tentait de passer pour un adulte,

Son attitude sérieuse toujours gâchée par sa continuelle gouttonnée.

Sa sœur,

Shiyo,

Était une grande gigue,

Tout en coudes et genoux,

Toujours prête à la bagarre,

Et tous savaient que Nobu,

Le fils du bûcheron,

Pouvait jacasser de tout et de rien,

Des heures durant si vous le laissiez faire.

Qu'il pleuve ou qu'il vente,

Dès que leurs parents avaient le dos tourné,

Tous trois couraient vite à la lisière du village,

Qui raisonnait de leurs rires joyeux.

Un jour,

Alors qu'ils faisaient la ronde,

Chantant faux tous leurs saouls,

Une voix inconnue se joignit à eux.

Les trois amis stoppèrent net et se retournèrent,

À demi cachés derrière un buisson.

Clignant des yeux comme une chouette,

Se tenait un petit garçon qu'ils n'avaient jamais rencontré auparavant.

Casio bomba le torse et ordonna « Décline ton nom,

Étranger !

» Nobu détaillait le nouveau venu sans cacher sa curiosité.

« Tu es malade ?

Ta peau est très rouge.

» « La mienne est toujours comme ça,

Quand.

.

.

» Levant les yeux au ciel,

Chiyo l'interrompit avec la délicatesse d'un sanglier qui charge.

« Mais laisse-le parler !

» L'étrange enfant s'avança à petits pas.

« Vous étiez en train de jouer ?

Je crois que je n'ai jamais fait ça avant.

» Les trois amis échangèrent des regards choqués.

Un enfant qui n'avait jamais joué.

Immédiatement,

Leurs visages se peignirent de pitié.

Casio déclara,

Sérieux comme un moine,

« On peut te montrer si tu veux.

» Et l'enfant rouge se joignit à eux.

Pendant des heures,

Tous les quatre jouèrent ta chat à la balle et rirent,

Et se disputaient un peu.

Soudain,

L'estomac de Nobu grogna,

Bientôt imité par ceux de ses amis.

« Maman dit que les kakis ne sont pas encore mûrs.

» « C'est nul,

Je pourrais en avaler un seau complet là tout de suite.

» Alors que Casio et Chiyo hochaient la tête,

L'étrange enfant répondit doucement,

« Chez moi,

Les fruits sont toujours mûrs.

» « Des châtaignes sucrées et des kakis moelleux.

» « Nous en mangeons tous les jours.

» Il fit une pause et sourit timidement.

« Je pourrais vous y amener si vous le souhaitez.

» Les trois autres,

Qui en bavaient déjà presque d'envie,

Acquiescèrent avec vigueur,

Et l'enfant rouge eut un sourire radieux.

Il se leva et dénoa sa souple ceinture,

Et,

Guidant les mains de ses amis sur le long,

Long morceau de tissu,

Il dit simplement,

« Tenez-la bien et vous ne tomberez pas.

» Et il se lança dans le ciel.

Casio jura.

Chiyo poussa un cri de joie,

Et Nobu ferma fermement les yeux.

Les nuages tourbillonnaient tout autour d'eux alors que le monde défilait à folle vitesse sous leurs pieds.

Aussi soudainement qu'il s'était envolé,

L'enfant rouge atterrit dans un magnifique verger.

À perte de vue,

S'étendaient des arbres portant des fruits aussi brillants que des joyaux.

L'enfant rouge plissa malicieusement les yeux devant la mine ébahie de ses amis.

Une chaude bourrasque secoua un plat que ménier,

Et des kakifré roulèrent doucement au pied des enfants subjugués.

Les doigts gluants,

Les lèvres collantes,

Ils se goinfrèrent encore et encore,

Jusqu'à ce que quelque part au loin le tonnerre gronde.

L'enfant rouge soudain nerveux,

Bondit sur ses pieds et s'inclina vivement.

« Je n'avais pas vu l'heure,

Il faut que j'y aille.

À bientôt.

» Et il disparut haut,

Haut,

Haut dans le ciel.

Le cri de Nobu se perdit dans le vent.

« Attends,

Comment allons-nous rentrer chez nous ?

» Les trois amis se dévisagèrent à bas sourdi.

Kazuo pointa finalement une direction.

« Je crois que nous sommes arrivés par là,

On n'a plus qu'à rentrer à pied.

» Aucun d'entre eux n'ayant de meilleure idée,

Les trois enfants se mirent en chemin.

Ils marchèrent et marchèrent dans le soleil couchant.

Le verger semblait être un monde sans fin.

Rapidement,

Nobu se mit à gindre.

« On est bientôt arrivés ?

Je veux retrouver maman et papa et Chiyo-Gronya.

Si tu continues de pleurer,

Les renards vont t'entendre,

Ils t'enlèveront,

Ils te mangeront.

» Après ça,

Le silence se fit et ils continuèrent à avancer,

Se tenant fermement par la main.

Entre deux châtaigniers,

Lourdes belles borgues,

Une petite maison finit par apparaître.

Une dame,

Replète,

Brillante comme un soleil,

Était assise près de la porte.

Soulagée,

Les enfants accoururent à ses côtés et bafouillèrent tous en même temps.

« Madame,

Madame,

Nous sommes perdus.

S'il te plaît,

Aidez-nous.

» Il y avait un enfant et nous avons joué et il nous a amenés ici pour manger des kakis.

Il a disparu et la femme s'assombrit comme un ciel d'orage.

Elle se tourna vers la maison étonnant.

« Venez ici une minute.

» Quatre enfants apparurent.

L'un avenant avait un sourire lumineux et une peau bleuâtre.

Un autre était souple,

Noir et silencieux.

Le troisième d'une blancheur de lait avec un regard sauvage et indomptable.

Et le dernier était l'enfant rouge.

La femme gronda.

« Lequel d'entre vous a oublié de raccompagner ses nouveaux amis chez eux ?

» L'enfant rouge leva une main timide.

La dame soupira.

Il s'inclina devant les trois enfants.

« Toutes mes excuses.

Mon fils,

Le vent du sud,

N'est pas méchant.

Mais il est toujours tellement tête en l'air.

» Elle lui jeta un regard sévère.

« Toi,

Jeune homme,

Tu es puni.

Et pas de mais.

Vous trois ramenez ces pauvres petits à leurs parents.

Ils doivent être inquiets.

» L'enfant blanc prit chiots sur son dos et s'envola,

Crépitant comme la foudre.

Sans attendre,

Son sombre frère entraîna Casio à leur suite dans une bourrasque glaciale.

Alors que le plus radieux des trois portait un obus tout pâle qui marmonnait.

« Pas encore.

» Et l'on dit qu'à partir de ce jour,

On vit souvent les enfants du vent partager les jeux des enfants des hommes,

Sans jamais plus oublier de les ramener chez eux le soir.

Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.

Org

4.4 (311)

Avis récents

Pierre

January 27, 2024

Super un grand merci 🙏

Christelle

December 30, 2023

Apaisant. Merci beaucoup

Vic

January 12, 2023

I don't speak or understand French, but I really like the sound of the language and I hope to be able to learn it in the future. I wanted to listen to the audio as a way to familiarize myself with the language, as children's stories tend to have simpler language. I was positively surprised by the good feelings I had with the smooth intonation of the narrator's voice and the pleasant sounds and music in the background. Such a beautiful work! Thank you!

Michael

January 2, 2023

Super

Frédéric

November 1, 2022

Très chouette

Rosalyn

May 7, 2022

Toujours un plaisir d’écouter la voix d’Ellen

Marion

February 11, 2022

Jolie histoire merci

Martine

November 19, 2021

Parfait

October 26, 2021

Merci!

Bboo

October 12, 2021

Superbe histoire et la musique est délicate et apaisante

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