
Honte de Soi épisode 2: Oser peut Etre Simple et Joyeux
Deuxième talk d'une série inédite sur la honte de soi. Ces talks mêlent des éléments de mon parcours personnel et professionnel en tant qu'accompagnatrice à la révélation de soi par la voix depuis déjà 10 ans et auteure conférencière autour de la relation corps, voix, mots, entre soi et soi, soi et les autres. Ici, j'évoque le rôle du jeu, de la voix et de la joie dans la libération de la honte toxique. Ces audios sont pour moi une offrande d'une part de mon chemin de résilience, ainsi qu'une façon de contribuer à démystifier le sujet de la honte dite toxique, et à lever les tabous liés. Pour qui? Toute personne interpellée par le sujet, mais pas pour les personnes cherchant une aide thérapeutique, ni pour les personnes recherchant des analyses psychologiques ou intellectuelles du sujet. Toute personne reconnaissant l'intelligence de la vie et cheminant vers plus de légèreté et d'acceptation de soi, en conscience de son vécu.
Script
La honte est contagieuse,
Mais la joie aussi.
C'est ça en fait la « bonne parole ».
C'est ça le fondement à comprendre parce qu'on peut rester,
Comme je le disais dans une intervention précédente,
Des années à se lamenter sur son sort,
À un moment donné,
Si on ne se laisse pas toucher par ce qui émane de beau et de lumineux et de simplement joyeux dans l'ordinaire de la vie.
Alors on reste à tourner autour de soi et à se dire que c'est notre faute ou c'est la faute des autres.
Et ce ping-pong,
C'est le fameux triangle victime-bourreau-sauveur.
Dans lequel on s'enferme quand on est en train de suranalyser,
Quand on est en train de chercher un responsable,
De chercher une solution,
Ça revient au même.
C'est-à-dire que la victime,
Le bourreau,
Le sauveur,
Ça peut être quelqu'un d'autre que soi,
Ça peut être soi-même,
Mais ça peut aussi être une méthode,
Une thérapie,
Une action qu'on a menée,
Qui va agir comme comme si c'était un poison finalement qui va venir nous enfermer alors que là on demande à être libéré.
Et donc il y a cette expérience incontournable à faire de savoir comment je perçois les autres dans des situations où il y a de la honte qui intervient,
Où je crois que c'est honteux d'être à la place de cette personne,
Et comment je perçois les personnes qui ont honte d'elle.
C'est un petit peu de ça qu'on va.
.
.
Qu'on va parler aujourd'hui.
Je suis sûre que vous avez déjà fait cette expérience et je vous invite à la refaire,
Non pas pour réactiver des choses douloureusement,
Ça ne sert à rien,
Mais on va le faire de façon rapide,
En tout cas succincte.
Pensez à un moment où vous avez vu quelqu'un.
Entendu quelqu'un ?
Qui vous a mis mal à l'aise parce qu'en fait vous aviez honte pour lui ou pour elle.
En faisant appel à cette situation,
Prendre une situation anodine qui n'est pas non plus trop grave,
On va dire,
Qui peut être quelque chose de simple,
Qui se rapprocherait du ridicule,
En fait,
Tout simplement.
Regardez comment en fait,
Cette honte,
Vous la projetez sur l'autre en fait.
Premier lieu.
C'est-à-dire que tout de suite,
On estime qu'au regard des normes,
Au regard de ce qu'on a vécu précédemment,
C'est-à-dire tout le passé qu'on a engrammé,
Engrangé en nous,
Au regard de tout ce qui s'est passé avant,
Le présent,
L'instant même,
Est censé être honteux pour la personne qui le vit.
Deuxième action,
Deuxième invitation,
On fait un tout petit déplacement.
On imagine que la même situation se passe pendant la préhistoire,
Ou sur une autre planète,
Ou au contraire dans un futur très très lointain,
Ou dans une civilisation où on n'a aucune notion des normes sociales dans lesquelles vous vous trouvez.
Et là,
Vous allez vous rendre compte que la plupart du temps,
Si c'est une situation quand même plutôt banale et qui n'est pas honteuse.
.
.
Au point vraiment d'en avoir peur et d'être traumatisé par cela.
Ce ridicule-là va en fait s'en aller.
Et là,
Je ne peux pas m'empêcher de mentionner le clown,
Parce que là,
C'est vraiment typique.
Le clown,
C'est celui qui fait un peu n'importe quoi,
N'importe comment.
Sans avoir honte,
Parce qu'il s'autorise la maladresse,
Parce qu'il s'autorise les à-peu-près,
Parce qu'on dirait qu'il n'a aucune notion de ce qui se fait,
Ce qui ne se fait pas,
Et il a quand même une forme de timidité.
Après,
Ça dépend des formes de clown,
Mais il y a vraiment une vivacité d'esprit,
Parce que le clown n'est pas endormi par ces normes qui nous pressurisent.
Le clown agit aussi librement qu'il peut,
Ça ne l'empêche pas d'être tenaillé par ses limites et souvent d'essayer un truc,
Un autre.
Mais malgré tout.
.
.
Il reste dans une forme d'ignorance et je trouve que c'est ça qui est tellement précieux dans le clown et qu'on retrouve aussi dans l'improvisation vocale,
C'est cet esprit du débutant,
Mis un peu à la sauce occidentale.
Encore une fois,
Ça dépend beaucoup du type d'improvisation vocale qu'on pratique,
Ça dépend aussi beaucoup du type de clown qu'on développe,
Quelle pratique de clown et puis quel clown on a en soi.
Mais cette maladresse,
Cette beauté tellement touchante de « j'essaie je veux en fait entrer en contact avec l'autre,
À mon sens,
Illustre merveilleusement ce qui se passe déjà quand on a cet esprit du débutant,
Quand on est enfant,
Quand on n'a pas encore été imprégné trop fort de ses normes,
Où en fait on s'autorise à se tromper,
À revenir en arrière,
À recommencer,
Et où on veut entrer en lien avec l'autre.
Et cette volonté-là,
Qui n'est pas la dépendance affective ou vouloir mettre la main sur l'autre,
Pas du tout,
C'est quelque chose d'assez naturel de vouloir couloir.
Être en relation,
De leur appartenir,
Cet élan-là en fait.
Il se fait naturellement.
Parce qu'il ne demande rien à l'autre.
Il est juste là,
Quand il transpire à travers le clown,
Il est juste là pour dire « Regarde,
Voilà,
Je suis là comme ça,
Comme je suis.
Regarde comme je suis.
Je fais ça ou je dis ça.
Est-ce que tu veux jouer avec moi ?
Est-ce que tu veux répondre ?
Est-ce que tu veux venir dans mon univers pendant quelques instants ?
Ou est-ce que tu peux me laisser entrer dans le tien ?
» C'est exactement ça ce qui se passe dans l'improvisation vocale aussi.
Je lance une perche,
En quelque sorte,
Et je regarde comment ça réagit en face.
Est-ce que l'autre va apprécier ?
D'être déstabilisé ?
Est-ce qu'il va me répondre ?
Est-ce qu'il va,
Au contraire,
Se détourner ?
Dans ce cas-là,
Je vais essayer autre chose.
Mais le fait de s'autoriser cette maladresse-là défait,
En fait,
Ce mécanisme très ligoté,
Vraiment ces nœuds gordiens de la honte qu'il maintient tout petit,
Tout petit,
Tout petit,
Tout serré.
Et ça,
Ça apparaît aussi beaucoup,
À la fois dans le jeu de clown,
Mais aussi dans l'improvisation vocale,
Parce qu'il y a des moments où on va se retrouver et se dire « Oh là là,
Ce que j'ai fait,
C'était un peu minable,
C'était justement c'était pas abouti,
C'était un grossier ou c'était tout petit parce que justement je n'ai pas osé faire vraiment.
Et il y a toujours un doute qui s'instille à ce moment-là dans l'esprit des personnes qui ne connaissent pas la pratique ou qui en ont encore un peu peur ou qui ne voient pas trop comment l'appréhender.
Parce qu'elles se disent « Ok,
Mais en fait,
Il faut y aller à fond,
Mais moi ça fait trop peur d'y aller à fond,
Je ne vais pas pouvoir en fait,
J'ai besoin de tâtonner,
J'ai besoin d'essayer.
» Et en fait,
C'est important de comprendre que Il ne s'agit pas de faire des espèces d'exploits.
Des vocalises ou des.
.
.
Des choses un petit peu matuevues pour se sentir libre.
C'est pas ça la liberté.
En gros,
Si je prenais une image,
La liberté,
Ce n'est pas de se dire,
C'est beau en fait,
Je suis complètement indépendant,
Je peux partir à l'autre bout du monde,
Ou gravir l'Everest pendant trois mois,
Ou aller par noms éparvaux,
Ou alors je peux me lancer dans une étude très sérieuse pendant des mois,
M'enfermer,
Me prouver des choses en fait.
C'est pas ça la liberté.
La liberté,
C'est être dans l'ordinaire,
Dans le quotidien,
Et malgré les contraintes,
Trouver des espaces où Eh bien,
J'essaye des choses.
J'essaye des choses à ma mesure et je sens que c'est juste.
Sans avoir besoin de me dépasser inutilement.
C'est compliqué aussi cette notion de se dépasser parce que c'est nécessaire en fait pour alimenter le désir de vie,
Notre fuel,
Notre moteur,
Le feu du cœur,
C'est nécessaire de se sentir grandir.
Donc en quelque sorte dépasser,
Moi j'emploie plutôt le mot croître et pour ça il faut croire en soi.
Mais c'est tout à fait différent que de se dire,
Bon,
Là,
Il faut que je me lance,
Il faut que je fasse une belle phrase,
Il faut que ça sonne juste,
Il faut que j'aille vite,
Il faut que j'aligne toutes les notes,
Il faut que je fasse exactement comme elle vient de faire,
Que j'imite parfaitement.
C'est pas ça en fait.
Il y a vraiment quelque chose de subtil qui se joue en dessous,
Je dirais,
Et qui fait que des fois il y a des petites envolées en apparence,
On pourrait dire techniquement quoi,
Qui en fait sont beaucoup plus libératrices et qui aident beaucoup plus que vouloir tout d'un coup faire un plongé.
Donc ça nous ramène encore une fois à l'esprit du débutant.
Être dans la piscine aussi,
Ne pas savoir nager,
On le patauge un peu,
Mais c'est beau,
C'est appréciable et en fait s'il n'y a pas ça,
La confiance ne peut pas se reconstruire.
Donc on a besoin de ce tâtonnement parce que c'est ça qui nous réapprend à nous faire confiance.
La base en fait,
Quand on a honte de soi.
On est tellement dissocié parfois,
On peut être tellement coupé de ses propres sensations,
De son propre référentiel interne.
Ce que j'appelle référentiel interne pour moi c'est l'ensemble des besoins,
Des envies et des limites qu'on porte en soi à un moment donné.
On est tellement déconnecté de ça.
Parfois sans s'en rendre compte.
Qu'il y a un fossé entre ce qu'on contrôle et ce qu'on pourrait faire si on s'autorisait.
Et donc il y a besoin d'y aller progressivement,
Parce que sinon c'est se faire violence.
J'ai déjà raconté ça mille fois,
Mais c'est ce que je redis aussi un peu dans certains écrits,
Cette difficulté,
Cette violence inutile,
Qu'on retrouve dans des cercles ou des groupes,
Ou des pratiques d'expression artistique,
Ou des groupes de paroles thérapeutiques,
Ou d'expositions,
De TCC,
Etc.
,
Sans vouloir jeter la pierre quoi que ce soit.
Mais il y a des contextes où on nous demande de nous jeter à l'eau,
Mais sans prendre en compte là où on en est,
Sans respecter le fait que chacun justement à son propre.
À faire,
Et le premier pas de chacun est différent.
Et le ressenti interne qui va être associé est différent pour chacun.
Autrement dit,
Extérieurement,
Quelque chose qui a l'air d'être super révélateur dans le dépassement de soi,
Là vraiment tu y es allé à fond,
Tu as tout donné,
C'était époustouflant comme tu t'es dépassé.
Peut-être qu'en fait c'est complètement creux et que la personne elle a voulu juste se prouver quelque chose mais elle va se mettre la pression après parce qu'elle n'est pas capable de reproduire la même chose.
Ensuite parce que finalement ça ne lui ressemble pas,
Elle va se rendre compte qu'elle a fait un truc mais elle ne sait pas trop si c'est vraiment ça qui lui fait plaisir,
Qui lui fait se sentir vraiment elle-même.
Et alors qu'à contrario Quelque chose de peut-être moins démonstratif,
Peut-être moins.
.
.
Impressionnant.
Va être le vrai premier pas,
Ou un des premiers pas,
Ou un autre petit pas sur un chemin qui rebâtit des pierres peu à peu.
Et on ne peut prendre confiance parce qu'on reprend ses repères.
Ah là justement,
J'ai fait petit mais j'ai fait bien,
Ça m'a convenu.
Au contraire,
Bon j'essayais,
Ce n'était pas terrible,
Je réajuste.
Et c'est beaucoup plus subtil,
C'est beaucoup plus nuancé et ça laisse beaucoup plus de temps pour réajuster les choses.
Évidemment,
C'est facile à dire comme ça,
Et évidemment,
Ces écueils-là,
Je pense qu'on y tombe plus ou moins tous.
C'est normal et c'est nécessaire.
C'est-à-dire se rendre compte que là,
En fait,
Je suis en train de me forcer à faire quelque chose qui ne me ressemble pas,
Ou je suis dans une imitation un peu caricaturale.
Hum.
.
.
Et en fait,
Ce n'est pas ça qui me plaît,
Ce n'est pas ça qui me fait me sentir à l'aise avec moi-même.
Donc.
.
.
De nouveau,
Il n'y a que l'expérience qui va venir nous enseigner ça,
À condition qu'elle se passe dans un cadre où,
Justement,
Il y a vraiment la place pour ça,
Vraiment la place pour les tout petits pains a priori invisibles et vraiment la place pour les gros pâtés démonstratifs.
Et aussi les beaux pâtés,
Les beaux gâteaux démonstratifs qui vont faire waouh,
Mais qui vont vraiment sonner juste à l'intérieur de soi.
Et aussi les petites erreurs un petit peu bof bof,
Qui vont sonner bizarre,
Mais qui sont nécessaires.
Donc,
En définitive,
Tous les pas sont acceptables à partir du moment où on tente.
Justement,
C'est une place dans l'improvisation vocale,
Il ne peut pas y avoir de rejet.
Bien sûr qu'il y a des codes,
Comme partout,
Il y a des normes qui font que des fois on se dit « bon là,
C'est pas terrible ».
Mais ça dépend tellement du cadre qu'on a mis au départ,
Qui peut être plus ou moins large.
Et le cadre est flexible.
Donc.
.
.
Moi,
En tout cas,
Dans la façon dont je l'ai toujours transmis,
C'est.
.
.
Vraiment de dire déjà au départ comment ça va se passer aux gens pour qu'ils puissent s'inscrire dans quelque chose,
Et après élargir,
Toujours vraiment aller plus large.
C'est exactement ce qu'on fait quand on est petit,
Quand on apprend à marcher.
Ça n'aurait aucun sens de dire bon bah écoute t'es debout,
Bah écoute maintenant tu fais un saut digne d'un athlète olympique en fait.
C'est pas ça le truc,
Où tu vas faire le marathon demain.
Non,
Bien sûr tu vas faire un premier pas,
Puis si t'as réussi le premier pas,
Pas te demander le lendemain de faire ce marathon.
Tu vas continuer à faire d'autres petits pas et entre temps tu vas te casser la figure.
Mais tu remonteras.
Ansel,
Tu te remettras debout,
Tu recommenceras.
Et il y a une joie à constater qu'on se casse la figure,
Mais qu'on peut se remettre debout.
Et ça,
C'est vraiment réparateur dans la honte,
C'est-à-dire être capable d'avoir cette distance,
De se dire « bon là,
Je me suis vautré en fait,
C'était nul,
C'était pas terrible,
J'ai eu l'air ridicule,
Je me suis sentie ridicule ».
Et ce n'est pas grave.
Et ce « c'est pas grave là » ?
Il est vraiment comme un baume sur les blessures profondes.
Parce que.
.
.
C'est comme le sourire,
Le câlin d'un parent qui nous a manqué.
C'est la réassurance et le réconfort littéral.
Qui nous dit OK.
C'est rien,
C'est pas grave et tu peux recommencer,
J'ai confiance en toi,
Tu vas y arriver la prochaine fois et même si tu n'y arrives pas,
Je continue d'avoir confiance en toi et je continue de croire que tu peux évoluer et y éprouver du plaisir.
C'est très différent du « c'est pas grave » qu'on a pu beaucoup entendre avant.
Donc à quel point les mots sont importants,
Ils peuvent blesser ou réparer.
Le « c'est pas grave » qui est un déni,
Qui veut minimiser la souffrance,
Devient à ce moment-là,
Dans ce contexte,
Juste un plaisir de se dire,
C'est bon.
Et donc,
En fait,
Ce qu'il illustre,
Ce détachement de l'ego,
Donc quelque chose de très sain en fait.
Et aussi remettre l'ego à sa place et reconstruire cet ego pour que ce qu'on appelle la structure du moi,
Tout simplement notre personnalité puisse prendre sa place avec la confiance qu'on n'est pas parfait et c'est ok en fait.
Donc tout ça pour dire que ce qui se joue en fait à travers ce qui apparait d'extérieur comme des jeux vocaux,
C'est ludique,
On va essayer des choses,
C'est très profond.
Ça vient remettre de la structure en même temps que de la fluidité,
De la flexibilité au niveau du mental et aussi au niveau du corps parce que qui dit voix qui se libère,
Dit corps qui se libère aussi,
Avec plus d'espace en soi,
Donc moins de tension,
Moins de regard critique sur soi et plus de réceptivité pour décoder nos signaux internes et aussi pour rentrer en communication,
En lien.
Sécure avec l'autre,
C'est-à-dire comprendre ce qui se passe aussi dans la relation avec l'autre ou avec les autres et pouvoir me resituer en restant en pleine possession de mes moyens,
Donc dans une maîtrise plutôt qu'un contrôle souffrant.
C'est vraiment la base d'une « guérison » de la honte,
C'est de pouvoir redevenir maître en sa demeure,
Une demeure qui a parfois effectivement été mise à mal,
Parfois été ruinée et où les fondations,
Des fois,
Sont vraiment à reconstruire.
Et tout ça avec la voix,
Donc d'une manière a priori détournée,
Mais en fait qui va directement parler,
Je pense,
Au très fond de nos cellules,
Sans avoir à verbaliser du passé,
Sans avoir à raconter sa vie,
À repasser par des étapes souffrantes,
À revivre des épisodes,
Pas du tout,
Mais plutôt à revenir réveiller ce qui ramène de la vie et à voir que du coup ça apaise ce qui a pu être délétère auparavant.
Donc c'est très complexe.
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