
Changer Son Regard Pour Changer Ses Emotions
Une méditation qui vous aidera à changer votre regard sur les événements de votre vie, car ce ne sont pas les faits qui vous font souffrir, mais les jugements que vous portez sur eux. Vos retours en commentaires sont extrêmement précieux pour moi ! Donnez-moi vos impressions et suggestions. Méditation contenant le conte zen "la légende de Sariputara" du recueil "Les plus beaux contes zen" de Henri Brunel
Script
Voilà,
Je vous propose de vous installer confortablement dans une posture de méditation qui vous convient,
Que cela soit en tailleur ou assis dans un fauteuil par exemple.
Prenez simplement une posture qui vous permet d'être bien ancré,
De sentir le contact de vos pieds avec le sol,
D'aligner votre colonne vertébrale,
Trouver le juste équilibre pour vous centrer,
Sentir chaque vertèbre l'une sur l'autre et vous reposer dans cette assise vous permettant de sentir votre cage thoracique qui s'ouvre,
Qui se déploie naturellement à chaque inspiration et qui se relâche sans effort à chaque expiration.
Et prenez simplement le temps de vous imprégner du moment présent en ressentant vos sensations physiques,
Ressentant les zones de tension dans votre corps comme en ressentant les zones qui elles sont détendues,
Cherchant les parties de votre corps qui accueillent de la chaleur ainsi que celles qui sont plus fraîches,
Ressentant la lourdeur comme la légèreté,
Ressentez toutes ces sensations sans les juger,
Prenez les simplement pour ce qu'elles sont,
Des sensations sans les qualifier de désagréables ou d'agréables,
Observez les simplement car dans la vie ce n'est pas ce qui est qui nous trouble,
Qui nous perturbe,
Qui nous agace,
Ce sont les jugements,
Les étiquettes,
Les interprétations que l'on met sur les faits qui nous font souffrir,
Qui nous attristent,
Qui nous énervent,
Qui nous désespèrent,
Ce n'est pas la mort de quelqu'un qui nous désespère,
Qui nous met en colère,
C'est le fait de se dire que c'est injuste,
Que cette personne est partie trop tôt,
Qu'elle ne le méritait pas,
De se demander pourquoi ce ne sont pas les personnes méchantes qui partent en premier,
Ce n'est pas la perte d'une relation ou d'un travail qui nous fait souffrir,
C'est le fait de se dire que l'on avait encore des choses à vivre ensemble,
Que c'était trop tôt,
Que l'on s'est fait avoir,
De se dire qu'on n'a pas eu assez de reconnaissance.
Lorsqu'on prend le monde tel qu'il est,
Sans chercher à le juger,
À l'évaluer,
Sans chercher à l'interpréter,
Alors nous sommes réellement dans le moment présent,
Sans se demander comment cela aurait pu être,
Ou comment cela aurait dû être,
Sans être dans le passé,
Dans les regrets,
Les remords,
Ni dans l'anticipation,
Dans l'excitation ou dans l'anxiété.
Lorsqu'on prend le moment présent pour ce qu'il est,
Une succession de sensations,
D'émotions,
D'expériences,
Alors on peut avancer serein,
Prendre chaque chose comme elle vient,
Y réagir adéquatement,
Et alors la vie devient beaucoup plus simple.
Pour vous aider à vous imprégner de ces idées,
De ces principes,
Je vais vous lire un petit conte,
Un conte zen intitulé la légende de Sariputara.
Il y a de cela des airs et des airs,
Au sud de l'Himalaya,
Dans un pays appelé aujourd'hui le Népal,
Vivait un jeune et fidèle disciple de Bouddha,
Que l'on nommait Sariputara.
Un beau matin de printemps,
Le disciple,
Simplement vêtu de sa robe de moine,
Les sandales aux pieds,
Se rendait au bord de la rivière.
Je serai plus à mon aise dans la nature pour méditer et faire zazen,
Se disait-il.
Je n'ai guère envie,
Par cette belle journée,
De rester enfermé dans la triste salle du couvent.
Le jeune homme s'installe parmi les fleurs,
Sous le sol,
Au doux ombrage,
Les jambes repliées en lotus,
Le torse droit,
Les yeux à demi fermés,
Les mains au périnée,
La droite sur la gauche,
Selon la tradition indienne,
La respiration égale,
Il commence sa méditation.
Mais bientôt le bavardage des oiseaux,
Les poissons dans l'eau claire,
Qu'il aperçoit furtivement sous ses paupières baissées,
Le distrait.
C'est intolérable,
Se dit-il,
Je ne puis méditer dans ces conditions.
Alors il décide de supprimer radicalement les causes de sa dissipation.
Je suis assis en zazen parfait,
Et ces stupides animaux viennent me déranger.
Mû par une juste colère,
Il se lève,
Tue les oiseaux et les poissons,
Et afin d'en être définitivement débarrassé,
Il en fait son repas.
Il reprend la posture,
Mais à peine a-t-il fermé les yeux,
Concentré sur sa pensée,
Il sent son estomac gargouillé,
Tripes et boyaux se révulser.
Il a trop mangé,
Il ne peut toujours pas méditer.
Ce ne sont ni les oiseaux,
Ni les poissons qui nous troublent,
Dit le sage zen,
Mais la façon dont nous les accueillons.
Prenez quelques instants pour vous imprégner de cette histoire,
Et pour l'accueillir en vous.
Et peut-être,
Retrouver dans votre mémoire des moments dans votre vie où vous avez laissé vos jugements,
Vos attentes,
Altérer la qualité d'un moment,
D'une interaction.
Des moments où vous auriez pu profiter de ce qui est,
Mais où vos attentes ont gâché le moment.
Rappelez-vous également des moments de vie où,
Simplement en changeant votre point de vue,
En relativisant,
En prenant une situation avec humour,
Vous avez réussi à l'alléger,
À lâcher prise,
Et alors vous intégrer en vous.
Que ce qui cause la souffrance,
Ce ne sont pas les faits,
Les événements,
Mais c'est ce que l'on se dit à propos d'eux.
De la même manière qu'une insulte n'a de pouvoir que si on lui en donne,
Que si on se dit que c'est injuste,
Que cette personne n'a pas le droit,
Que l'on se dit que l'on est offensé,
Alors que prononcé par une autre personne,
Nous ne l'aurions même pas relevé.
Et alors je vous invite à vous laisser imprégner de cette méditation,
Afin que vous preniez de plus en plus les événements de vie comme ils sont,
Que vous laissiez vos jugements,
Vos attentes,
Vos évaluations,
Vos opinions de côté,
Pour simplement vivre,
Vivre le moment présent,
Prendre ce qui est agréable et ce qui l'est moins,
Et simplement découvrir toutes les merveilles qui vous attendent.
Et dans quelques instants,
Je compterai de 1 à 5,
À 5 vous ouvrirez les yeux et reviendrez ici et maintenant,
Pleinement conscient,
Serein,
Prêt à passer une magnifique journée.
1.
Vous prenez une grande inspiration et en expirant,
Vous expirez toute tension,
Toute émotion résiduelle.
2.
Vous laissez gentiment le mouvement revenir dans vos mains,
Vos doigts,
Vos pieds,
Vos jambes,
Vos épaules et accueillez à nouveau la souplesse de votre corps.
3.
Votre conscient et votre inconscient se réassocient et travaillent main dans la main pour vous rapprocher chaque jour un peu plus de votre bien-être et de votre équilibre.
4.
Vous vous sentez bien,
Rempli d'une magnifique énergie.
Et dans quelques instants,
Je dirai le dernier chiffre,
Vous ouvrirez les yeux et reviendrez ici et maintenant,
Pleinement conscient,
Serein,
Prêt à passer une magnifique journée.
5.
Voilà.
Revenez gentiment.
Rencontrez votre professeur
4.7 (127)
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