14:30
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Quand La Maison Est Trop Silencieuse

by Isabelle Favreau

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Évalué
4.5
Group
Activité
Méditation
Convient à
Tous
Écouté
13

La fin de journée. Le moment le plus difficile. Le repas à préparer... pour une seule personne. Manger seule à cette table. La soirée sans personne à qui parler. Et puis se coucher... dans un lit trop grand. Toute cette fin de journée, seule. Cette méditation de 14 minutes vous accompagne dans ces soirées silencieuses. Du repas solitaire au lit vide, en passant par les heures qui n'en finissent pas. Pour reconnaître ce qui est difficile, respirer avec, et trouver votre présence au milieu du silence. Que ce soit après un deuil, une séparation, ou toute perte qui laisse la maison trop silencieuse. Je connais ces fins de journées interminables. Je vous accompagne. Pour aller plus loin sur Insight Timer : "Vivre Après Lui" (25 min) explore tout le chemin du deuil à la renaissance. Credit music : indiemusicbox Chris Collins : Open Heart

Script

Bienvenue !

Installe-toi confortablement.

Il y a un moment dans la journée qui est peut-être plus difficile que tous les autres.

C'est la fin de journée.

Quand la lumière commence à baisser,

Quand il est temps de rentrer à la maison et que toute la soirée s'étend devant toi.

Le repas à préparer,

Le repas à prendre,

La soirée à traverser,

Le lit où tu vas te coucher.

Tout ça seul.

Respire doucement.

Avant,

La fin de journée avait un autre rythme.

Les clés dans la porte,

Pas les tiennes,

Les siennes.

Cette voix qui appelait « Je suis là » ou « Ça va ?

» ou simplement « Ton prénom ?

» Le bruit de la télé qui s'allume,

Du journal qu'on déplie,

De la douche qui coule,

Même le souffle dans la pièce d'à côté.

Ces sons,

Ton corps les connaissait.

Ton système nerveux s'était habitué à eux.

Et maintenant,

Tu rentres dans le silence.

Le plus difficile,

C'est peut-être le repas.

Avant,

Tu cuisinais pour deux.

Il y avait quelqu'un pour qui préparer,

Quelqu'un à qui tu allais raconter ta journée,

Quelqu'un qui allait te raconter la sienne.

Maintenant,

Tu cuisines pour une.

Tu mets la table,

Une seule assiette,

Un seul verre,

Une seule chaise occupée.

Et parfois,

Tu ne sais même pas pourquoi tu cuisines,

Pourquoi tu mets la table.

Tu n'en as même pas envie.

Parce que ces gestes,

Ils avaient un sens.

Ils avaient un destinataire.

Alors,

Certains soirs,

Tu manges debout ou devant la télé,

Sur le canapé,

Ou tu grignotes quelque chose,

N'importe quoi.

Parce que s'asseoir seule à cette table,

Avec le silence pour seule compagnie,

C'est trop.

Respire.

Et après le repas,

Il y a toute la soirée.

Avant,

Il y avait des échanges,

Même petits,

Même silencieux parfois.

Tu veux regarder quoi ce soir ?

Je vais lire un peu.

Tu viens te coucher ?

Ou simplement une présence dans la pièce,

Même sans parler,

Même chacun dans son activité.

Cette présence,

Elle remplissait l'espace.

Maintenant,

La maison est silencieuse et les heures jusqu'au coucher,

Elles peuvent sembler interminables.

Tu allumes la télé,

Mais tu n'écoutes pas vraiment.

Tu prends ton téléphone,

Mais rien ne remplit ce vide.

Parce que ce qui manque,

Ce n'est pas du bruit,

C'est une présence.

Et puis,

Vient le moment de se coucher.

Peut-être le moment le plus difficile de tous.

Avant,

Il y avait un rituel.

Se préparer,

Éteindre les lumières,

Se glisser dans le lit.

Et même si tu ne parlais pas forcément,

Même si tu t'endormais,

Chacun de votre côté,

Il y avait un souffle à côté de toi.

Une chaleur,

Une présence.

Maintenant,

Le lit est trop grand.

Tu te couches seul,

Tu éteins la lumière seul,

Et dans le noir,

Le silence est encore plus lourd.

Certaines nuits,

Tu restes du même côté du lit que toujours,

Comme si l'autre moitié était encore occupée.

Certaines nuits,

Tu te réveilles et pendant un instant,

Tu oublies et puis,

Tu te rappelles.

Respire avec moi maintenant.

Inspire lentement,

Écoute l'air qui entre,

Expire doucement,

Écoute l'air qui sort.

Même dans ce silence,

Même dans cette maison vide,

Il y a un son,

Ton souffle.

Tu es encore là.

Le repas sera peut-être encore difficile,

La soirée sera peut-être encore longue,

Le lit sera peut-être encore trop grand.

Mais toi,

Tu es là,

Tu traverses et petit à petit,

Tu vas trouver de petits rituels,

Juste pour toi.

Pas pour remplacer,

Mais pour habiter ce silence différemment.

Prends le temps de revenir doucement.

Même si tu ressens le manque de sa présence,

Toi,

Tu es là,

Vivante,

Et ça,

Ça compte tellement.

Et tu n'es pas obligé de traverser tes journées en apnée.

Si tu as besoin d'un accompagnement plus complet sur tout le chemin du deuil à la renaissance,

J'ai créé une méditation de 25 minutes qui s'appelle « Vivre après lui ».

Elle explore la solitude des soirées,

Les défis du quotidien,

La force que tu as déjà déployée et la femme que tu deviens.

Tu la trouveras ici sur Insight Timer.

Et surtout,

Surtout,

Prends bien soin de toi.

4.5 (4)

Avis récents

Chouette

March 22, 2026

Vous décrivez tellement comment c’est et comment je me sens … merci 🙏🏻🦉

Cyr

March 21, 2026

Bon petit matin Isabelle! Dans ma vie, je suis passé de la maison est trop silencieuse à la maison est silencieuse. Un simple mot en moins « trop »! J’en ai parcouru, du chemin. Des étapes, j’en ai franchi. J’ai plongé en moi après m’être éparpillé dans mille et une activités, dans une sorte de fuite, d’échappatoire. J’étais incapable de supporter la maison trop silencieuse. Plus maintenant. J’y suis bien. Pourquoi? Parce que mon ressenti a réclamé son dû. Et je l’ai écouté, l’ai laissé exprimer la peine, la frustration, la colère, etc. Puis, le calme, une sorte d’équanimité s’est installée petit à petit. Ce qu’il m’en a fallut du temps, mais ça valait la peine. Tu as su très bien scénariser le quotidien dans une maison trop silencieuse, les émotions, le désarroi qui nous assaillent. Je te décerne un César comme scénariste. Ce que tu décris, je l’ai vécu. Tes mots sont tout à fait justes. Tu m’as fait comprendre et revivre ce que j’ai traversé. Merci! Tu m’as fait réaliser que je n’en suis plus là, que ma maison est désormais silencieuse mais agréable et ressourçante. J’ai aussi compris dans l’amorce de mon voyage intérieur que la premier rôle dans mon film, celui dont je suis le réalisateur, ma vie, c’est à moi que je l’accordais. Et je vais donner à d’autres des rôles secondaires dans mon film. Je ne vais peut-être pas gagner un Cesar, un Oscar ou un Lion d’or, mais ce sera mon film. Et qui sait, peut-être que cette statuette, une interprète la méritera pour un rôle secondaire important dans mon film. Comprenons que la seule personne qui jamais ne nous fera vivre de deuil, c’est soi. Faut jamais oublier ça! J’ai toujours été là pour moi, c’est encore le cas aujourd’hui et ce le sera demain. Merci Isabelle de m’avoir aidé à prendre conscience une fois de plus de tout ça. En passant, bonne fin de semaine!

© 2026 Isabelle Favreau. All rights reserved. All copyright in this work remains with the original creator. No part of this material may be reproduced, distributed, or transmitted in any form or by any means, without the prior written permission of the copyright owner.

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