
Compréhension du Fonctionnement de l'Esprit
Pour pratiquer cette puissante méditation d'Upasika Kee, guidée par Jeanne Schut, vous devrez dans un premier temps avoir stabiliser votre esprit. Ensuite, vous étudierez le fonctionnement de l'esprit afin d'arriver à la Pure Vision de la Réalité, et réaliser le non-soi.
Script
Vous avez appris à demeurer fermement établi dans la normalité de l'esprit.
Reprenons rapidement les étapes qui y mènent,
La posture,
Le dos droit,
Les épaules détendues,
Le sommet de la tête bien à l'aplomb de la colonne vertébrale,
Le visage est détendu,
Les yeux,
Les mâchoires et puis conscience de l'ensemble du corps,
La posture assise,
Les contacts du corps avec le coussin ou la chaise,
Avec le sol qui nous porte,
L'air qui nous contient,
La température ambiante et maintenant conscience de la respiration.
Suivez le passage de l'air tout au long de son parcours depuis l'entrée par les narines jusqu'à ce qu'il ressorte,
D'une fraction de seconde à l'autre sans jamais perdre le fil.
On suit maintenant la respiration dans l'ensemble du corps et on observe tous les changements qu'elle apporte dans nos ressentis.
Notre pratique consiste à calmer suffisamment l'esprit pour qu'il puisse contempler l'impermanence,
L'insatisfaction et l'impersonnalité de tous les phénomènes.
Voilà pourquoi nous nous entraînons.
Sentez le calme et la paix qui s'installent dans l'esprit,
Libre de toute pensée,
De toute préoccupation.
Vous pouvez à présent établir à nouveau les bases de la normalité de l'esprit.
Essayez de laisser apparaître une image mentale qui s'associerait aux mots normalité de l'esprit et aux ressentis que ces mots évoquent pour vous.
Laissez venir une image et maintenant photographiez cette image.
Elle vous servira d'ancrage,
Elle vous permettra de revenir facilement à cette stabilité de l'esprit à chaque fois qu'il aura tendance à s'échapper.
Gardez donc bien à l'esprit cette image qui représente pour vous l'ancrage vers la normalité ou la stabilité de l'esprit.
Gardez l'esprit ferme et stable,
Sans penser à rien,
Va nous permettre d'investiguer le fonctionnement de l'esprit.
Ce que nous devons pratiquer à ce stade plus avancé n'est pas bien compliqué.
Il n'y a rien à faire,
Rien à nommer et il est inutile de cogiter.
Simplement regardez attentivement et observez.
Si vous le faites vous aurez dans cette vie même une chance d'être calme et en paix et de vous connaître plus en profondeur.
Vous verrez que le Dhamma est extraordinaire ici même dans votre coeur.
N'allez pas chercher le Dhamma au dehors car il est en vous,
La paix est en nous.
Mais nous devons observer très attentivement pour avoir une vision large et globale,
Subtile et profonde.
À présent vous allez apprendre à reconnaître l'impression que l'on a quand l'esprit entre en contact avec quelque chose sans être conscient de lui-même,
C'est-à-dire quand il perd son état de stabilité,
De normalité.
Et vous verrez ainsi comment il se saisit des choses,
Des sensations,
Des pensées,
Des images.
Tout cela doit être examiné de près,
En profondeur,
Par vous-même.
L'esprit qui se maintient dans un état de normalité est comme un tissu blanc ou une feuille de papier.
Vous devez rester concentré sur l'observation de l'esprit pour voir comment,
En réaction à tout contact sensoriel,
Il vacille,
Il met des étiquettes sur ce qu'il perçoit,
Bien,
Mauvais,
À moi,
À l'autre et ainsi de suite.
Voilà une observation que vous devez apprendre à faire à un niveau très fin.
Concentrez-vous juste là où vous avez conscience de la pure sensation d'un contact sensoriel.
Par exemple,
Quand un son parvient à vos oreilles ou qu'un parfum arrive à vos narines.
Essayez maintenant.
Posez votre attention juste là où vous avez conscience de la pure sensation.
Veillez à ne pas mettre de mots sur cette perception.
Par exemple,
C'est un oiseau qui chante.
Ne mettez pas de mots.
Sinon,
Vous ne serez pas en train d'observer la pure sensation du son,
La pure sensation d'apparition et de disparition de tous les phénomènes sensoriels.
Mais si vous pratiquez en restant juste au niveau des ressentis,
Vous obtiendrez rapidement la vision pénétrante de la pure réalité.
Essayez.
Observez à nouveau comment les ressentis apparaissent.
Un objet extérieur comme un bruit de camion par exemple apparaît.
Un sens comme l'ouïe le perçoit et le contact se produit entre les deux sous forme de vibrations sonores.
L'information est envoyée au cerveau.
Là apparaît la conscience auditive qui évalue aussitôt la qualité de cette perception.
Si le ressenti est désagréable,
Très vite apparaît le sentiment de « je n'aime pas ce bruit ».
L'esprit s'est saisi du ressenti désagréable et aussitôt cela a donné naissance au sentiment d'un « moi ».
« Je n'aime pas ce bruit ».
« Je veux qu'il s'arrête »,
Etc.
Développez cette vigilance pour tous les contacts sensoriels.
S'il s'agit d'un doux parfum d'un sang par exemple qui arrive à vos narines,
Observez le ressenti agréable qui apparaît.
Et si l'esprit n'est pas stable,
Observez les conséquences.
« J'aime ce parfum ».
« Ce que je ressens est agréable ».
« Je voudrais que ça dure ».
Et puis voyez que tout cela est purement mécanique.
Chaque apparition du « moi » est conditionnée par l'apparition d'un contact sensoriel.
La même chose se produit si le contact sensoriel se fait au niveau du mental,
D'une pensée ou d'un souvenir.
Si l'esprit n'est pas stable,
Il se saisit de la pensée et aussitôt le « moi » pensant apparaît.
Observez.
Si vous savez comment observer les choses ainsi,
À partir de l'état de normalité de l'esprit,
Il est facile de voir quand l'esprit est agité et plus facile encore de voir quand il est poussé par l'aversion ou la colère.
Le simple fait de regarder les choses de cette manière,
En pleine conscience,
Suffit à vous libérer de toutes sortes d'obstacles intérieurs,
Toutes sortes de souffrances,
D'insatisfactions,
Parce que vous cessez de croire à la réalité de ce « moi ».
Vous voyez combien il change.
Vous voyez qu'il n'est que l'apparition momentanée d'un enchaînement de réactions conditionnées.
Quand vous avez développé cette vigilance,
Vous pouvez commencer à observer l'impermanence,
Le changement tel qu'il se produit réellement,
Car l'apparition et la disparition aussi changent.
Ce n'est pas tout le temps la même chose qui apparaît puis disparaît.
Il y a un certain type de sensation,
Puis un autre type.
Et toujours le « moi » qui change en fonction des ressentis dont il se saisit.
Il y a le « moi » heureux,
Le « moi » en colère,
Et chacun d'eux apparaît et disparaît sans cesse,
En fonction de causes et de conditions particulières.
Observez encore.
En stabilisant votre esprit,
Vous allez pouvoir contempler la pure sensation d'apparition et de disparition,
Simplement apparition et disparition,
Sans ajouter le moindre mot,
Le moindre jugement.
Toutes sortes de choses viendront troubler le calme de l'esprit,
Mais il s'agira toujours d'apparition et de disparition.
Maintenez donc votre position d'observation de l'apparition et de la disparition de tous les phénomènes.
Veillez surtout à rester concentré sur l'aspect de la disparition.
Si vous n'observez que l'apparition,
Vous risquez d'être entraîné sur une tangente.
Mais si vous vous concentrez sur la disparition,
Vous verrez la vacuité.
Vous verrez que tout disparaît à chaque instant.
Pratiquez donc en gardant une présence consciente à l'intérieur de vous-même pour que votre attention se stabilise sans être affectée par les objets de contact sensoriel,
Sans vous saisir de vous ressentir en mettant des mots pour les évaluer.
Vous devez sans cesse vérifier que l'esprit est bien dans un état de normalité,
Centré et neutre,
Qu'il reste capable d'observer les choses et de les laisser passer,
Quoi qu'il advienne.
Essayez.
Apprendre à regarder en soi est très spécial.
Quelle que soit la chose qui apparaisse,
Arrêtez-vous simplement et observez-la.
Arrêtez-vous et observez.
Et puis lâchez.
Il peut s'agir d'une belle révélation.
Arrêtez-vous,
Observez,
Mais ne vous exaltez pas,
Car c'est un phénomène qui apparaît et disparaît tout en changeant.
C'est la nature de tous les phénomènes.
Si c'est une sensation douloureuse qui apparaît,
Maintenez votre conscience de la douleur juste au niveau où elle n'est qu'une simple douleur physique.
C'est la douleur du corps,
Alors ne laissez pas l'esprit souffrir avec lui.
Si la douleur est supportable,
Faites l'effort de l'observer.
L'esprit restera dans son état de neutralité normale,
Calme,
Du fait de sa vacuité intérieure,
Et il observera la douleur tandis qu'elle changera et finira par disparaître.
Mais si la douleur est extrême,
Tournez-vous vers l'intérieur,
Car si vous ne pouvez pas la supporter,
Le désir va intervenir.
Il va vouloir repousser la douleur.
Si vous tournez le regard vers l'intérieur,
Vous découvrez tout ce qui s'y passe et vous comprendrez le mécanisme du phénomène.
L'esprit sera alors libre du chaos,
Vide,
Paisible,
Conscient.
Essayez.
Maintenez donc une veille continue sur l'esprit et vous arriverez au point où vous n'aurez tout simplement plus rien à dire.
Tout s'arrêtera spontanément,
Tout se calmera spontanément,
Parce que l'état sous-jacent,
Parfaitement immobile,
Parfaitement paisible,
Est déjà présent en vous.
Quand vous aurez ressenti la vacuité de l'esprit,
Si une perturbation ou un sentiment d'irritation vous agite,
Vous saurez que ce qui l'a occasionné est nécessairement un ressenti conditionné,
Suivi d'une pensée erronée.
Alors la connaissance juste prendra aussitôt le dessus et fera du même coup disparaître l'ignorance,
L'impression d'un moi irrité ou agité.
Observez.
Essayez à présent de faire cet exercice.
Être conscient et lâcher prise de ce qui est conscient.
Être conscient et lâcher prise de ce qui est conscient.
Essayez.
Être conscient et lâcher prise de ce qui est conscient.
À ce moment-là,
La conscience n'a plus de mots pour se qualifier elle-même.
Elle est vide.
Si vous comprenez cela,
Ou si vous pouvez renforcer le cœur et l'esprit par cet angle-là,
Il ne restera rien.
La douleur,
La souffrance,
L'insatisfaction,
Toutes vos préoccupations n'auront plus aucun sens.
Il n'y aura plus aucun jugement en termes de bon,
De mauvais ou de quoi que ce soit.
Les dualités ne vous atteindront plus.
Si vous êtes conscient de cette manière,
Avec cette conscience qui ne se saisit pas d'elle-même,
Cette conscience pure et simple,
Toute possibilité de fabrication mentale sera évitée.
C'est la voie de la libération.
Être conscient et lâcher prise de ce qui est conscient.
Essayez.
Vous pouvez partager les mérites de cette pratique avec les êtres que vous aimez,
Avec tous les êtres qui souffrent.
Que tous les êtres soient heureux et en paix.
Que tous les êtres soient heureux et en paix.
Que tous les êtres soient heureux et en paix.
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