
Le Souffle Calme Avant Le Feu Intérieur
by Yoan Mryo
Avant de chercher l’intensité, cette méditation invite à rencontrer un souffle calme. Dans cette deuxième pratique de la série Kundalini douce, nous explorons une respiration simple, apaisante et progressive. Il ne s’agit pas de respiration du feu, ni d’une technique destinée à provoquer une montée d’énergie. Cette séance propose au contraire de préparer le corps, de ralentir le rythme intérieur et d’installer un sentiment de sécurité. Vous serez guidé pour observer la respiration naturelle, allonger doucement l’expiration, détendre le visage et la mâchoire, poser la langue, revenir aux pieds, au bassin et au centre de la poitrine. Une pratique douce pour apaiser le système nerveux, créer un terrain intérieur plus stable et préparer l’écoute de l’énergie vitale avec prudence et respect du rythme du corps.
Script
Bienvenue dans cette deuxième pratique de la série Kundalini Douce.
Dans la première méditation,
Nous avons commencé par revenir au corps.
Non pas pour y enfermer la conscience,
Mais pour lui offrir une base.
Peut-être que tu as senti tes pieds autrement.
Peut-être que ton bassin est devenu un peu plus présent ?
Peut-être que ta respiration est descendue d'un cran,
Ou peut-être que tu n'as rien senti de particulier.
Ce n'est pas important.
Dans cette série,
On n'avance pas par performance,
On avance par familiarité.
On revient.
On reconnaît.
On laisse le corps redevenir un lieu un peu plus sûr.
Aujourd'hui.
Nous allons continuer avec le souffle.
Pas le souffle comme une démonstration.
Pas une respiration de feu.
Pas une technique intense pour provoquer une montée d'énergie.
Aujourd'hui.
Nous allons rencontrer un souffle calme.
Un souffle qui prépare.
Qui apaisent.
Qui dit au système nerveux ?
Tu peux ralentir maintenant.
Tu peux revenir.
Tu n'as rien à prouver.
Dans certaines pratiques liées à la Kundalini,
On parle parfois de feu intérieur.
On parle d'énergie de montée,
D'intensité,
De transformation.
Mais avant le feu.
Il y a le foyer.
Un feu posé dans un foyer réchauffe.
Il est clair.
Qui le rassemblent.
Mais un feu lancé trop vite.
Dans un espace encombré.
Inquiété,
Agité,
Brûlé.
Ceux qui n'étaient pas prêts.
C'est pour cela qu'aujourd'hui.
.
.
Nous n'allons pas provoquer.
Nous n'allons pas chercher l'intensité.
Nous n'allons pas demander au corps d'aller plus vite que sa sagesse.
Nous allons simplement.
Pour préparer l'espace.
Nettoyer un peu l'intérieur.
Ralentir.
Respirer.
Et peut-être qu'un jour,
Si une chaleur apparaît.
.
.
C'est une énergie se présente.
Elle trouvera un lieu plus stable pour être accueillie.
Installe-toi confortablement.
Elle peut être assise ou allongée.
Si tu es assis.
Laisse ton dos se redresser sans devenir rigide.
Pas besoin d'être parfaitement droit.
Seulement disponible.
Et si tu es allongé ?
Laisse ton corps être porté.
Je peux placer un coussin sous la tête.
Sous les genoux,
Ou une couverture si ton corps en a besoin.
Prends quelques secondes pour ajuster ta position.
Rien ne presse.
La pratique commence déjà dans cette manière de prendre soin de l'installation.
Avant de respirer autrement.
Laisse simplement ton corps arriver.
Sans le contact avec le support.
Le sol,
La chaise.
Le coussin.
Sont les points d'appui.
Et Talon.
Les jambes.
Le bassin.
Le dos.
Et les épaules.
Des bras.
La tête.
Et si tu sens des tensions.
Ne les combat pas.
Tu peux simplement les remarquer.
Là c'est tendu.
Lacets lourds.
Là c'est absent.
Là,
C'est vivant.
Tout peut-être là.
Peut-être que tu sens le tissu contre ta peau.
Le poids d'une couverture.
La température de tes mains.
Un léger mouvement de la gorge quand tu avales.
Un son dans la pièce.
Un bruit dehors.
Tout cela ne dérange pas la pratique.
Tout cela fait partie du retour.
Maintenant.
Prend une première inspiration naturelle.
Et laisse sortir l'air.
Encore une fois.
Inspire simplement.
Expire simplement.
Une troisième fois.
Inspire.
Expire.
Et maintenant,
Ne change rien.
Observe seulement.
La respiration telle qu'elle est.
Peut être courte.
Peut-être haute.
Peut-être calme.
Peut-être irrégulière.
Ce n'est pas un problème.
Le souffle n'a pas besoin d'être parfait pour être écouté.
Pendant quelques instants.
Tu vas sentir que ton corps respire déjà.
Avant même ton attention.
Avant même ta pratique.
Avant même tes efforts.
Le corps respire.
Et tu peux venir t'appuyer sur cette intelligence-là.
Laisse ton attention descendre vers les pieds.
Les pieds comme premier point de retour.
Sont les orteils.
Les plantes.
Et les talons.
Même si tu ne ressens pas grand chose.
Reste avec cette zone.
Tu peux bouger très légèrement les orteils.
Puis relâcher.
Sans les pieds.
Le pied gauche.
Le pied droit.
Et intérieurement.
Laisse venir cette phrase simple.
Je reviens au sol.
Pas comme une idée,
Comme une sensation.
Je reviens au sol.
Maintenant,
Laisse ton attention remonter vers le bassin.
Le bassin comme base.
Comme coupe.
Comme point de gravité.
Ne contracte rien.
Aujourd'hui.
On ne travaille pas encore les bandes à.
On ne cherche pas à l'activer.
On ne cherche pas à faire monter.
On le sent.
Simplement le poids du bassin.
Sa largeur.
Sa présence.
À chaque expiration.
Laisse le bassin devenir un peu plus lourd.
Pas écrasé.
Juste posé.
Comme si ton corps comprenait.
Je n'ai pas besoin de me tenir en défense.
Je peux être porté.
Maintenant.
Pose doucement une main sur le bas du ventre.
Si cela te semble confortable.
Ou laisse les mains.
Où elles sont.
Observe la respiration dans cette région.
Est-ce que le ventre bouge ?
Est-ce qu'il reste presque immobile ?
Est-ce qu'il se contracte un peu ?
Ne corrige pas tout de suite.
Regarde.
Beaucoup de personnes respirent comme elles vivent.
Un peu retenu.
Un peu pressé.
Un peu en haut.
Ce n'est pas une faute,
C'est souvent une adaptation.
Le corps a appris à tenir.
Ici.
On va lui proposer autre chose,
Très doucement.
Maintenant inspire par le nez.
Sans gonfler exagérément.
Et expire par le nez.
Ou par la bouche si cela vient naturellement.
Encore une fois.
Aspire.
Et expire.
Commence simplement à laisser l'expiration durer un tout petit peu plus longtemps que l'inspiration.
Pas beaucoup.
Si tu inspires sur 3 Tu peux expirer sur 4.
Si tu inspires sur quatre.
Tu peux expirer sur 5.
Mais ne force jamais le souffle.
Si compter te fatigue,
Oublie les chiffres.
Garde seulement l'idée.
L'expiration s'allonge légèrement.
Comme une vague qui repart plus lentement vers la mer.
Inspire doucement.
Expire un peu plus long.
L'aspire.
Expire plus long.
Et laisse le corps comprendre par lui-même.
Chaque expiration peut être un message de sécurité.
Un message discret.
Je ne suis pas en danger maintenant.
Je peux relâcher un peu.
Je peux descendre.
Reste avec ce souffle simple.
Inspiration naturelle.
Expiration un peu plus longue.
Si tu sens.
Que tu manques d'air.
Revient à une respiration normale.
Si tu sens une gêne.
Revient au naturel.
La pratique doit rester confortable.
Le but n'est pas de réussir un rythme.
Le but.
Et d'écouter le corps.
Maintenant,
Observe ce qui se passe quand l'expiration s'allonge.
Peut-être que les épaules se déposent un peu.
Peut-être que la mâchoire lâche.
Peut-être que le ventre devient plus souple.
Que rien ne change pour l'instant.
Tout est juste.
Tu es en train de créer un terrain.
Pas d'allumer un feu.
Pas encore.
Laisse maintenant ton attention venir vers la poitrine.
Le sternum.
Ce centre discret.
Tu peux poser une main là.
Si tu le souhaites.
Sur le bas du ventre.
Sur le sternum.
Simplement imaginer ces deux points.
Le ventre qui reçoit,
Le cœur qui écoute.
À l'inspiration.
L'air entre.
À l'expiration.
Le corps descend.
Rien à ouvrir de force.
Rien n'a purifié.
Rien n'a réparé.
Seulement.
Respirez.
Et peut-être.
.
.
Sentir.
Le souffle me ramène.
Le souffle me rassemble.
Le souffle me prépare.
Maintenant,
Porte ton attention vers le visage.
Le front.
Les Tempes.
Les yeux.
La mâchoire.
Souvent,
Quand on cherche à bien faire,
On contracte le visage,
On devient très sérieux.
Très appliquée.
Presque dure.
Alors laisse le visage redevenir simple.
Le front lisse.
Les paupières lourdes.
Ou douce.
Les joues relâchées.
Et remarque la langue.
La langue est parfois un petit miroir du mental.
Les pensées s'accélèrent,
Elle peut bouger légèrement.
Se coller aux dents.
Poussée contre le palais.
Se crisper sans qu'on s'en rende compte.
Observe simplement.
Où est ta langue ?
Et maintenant,
Sans effort.
Laisse-la se poser.
Tu peux la poser large dans la bouche.
Ou légèrement contre le palais.
Juste derrière les dents du haut.
Si cela te semble naturel.
Pas de tension.
La mâchoire reste détendue.
Comme si le corps disait au mental Tu peux parler moins fort.
Tu peux ralentir.
Reste quelques respirations avec cela.
Inspire doucement.
Expire plus long.
Langue posée.
Mâchoire douce.
Visage tranquille.
Si une pensée arrive,
Laisse-la venir.
Puis revient à l'expiration.
L'expiration devient ton chemin de retour.
Pas une fuite.
Un retour.
Inspire.
Expire plus long.
Et à chaque expiration,
Imagine.
Que tu rends un peu de poids.
Le poids du front.
Le poids de la gorge.
Le poids des épaules.
Le poids du ventre.
Le poids du bassin.
Le poids des jambes.
Tu n'as pas besoin de porter tout ton corps.
Il est porté.
Que tu peux laisser faire.
Maintenant.
Nous allons entrer dans une respiration très simple.
Je vais proposer un rythme.
Mais ce n'est pas une règle.
C'est seulement une invitation.
Si ton corps préfère respirer plus court,
Tu l'écoutes.
Si l'expiration longue devient confortable,
Tu reviens tout de suite au naturel.
Dans cette série,
Savoir s'arrêter fait partie de la pratique.
Si une sensation devient trop forte.
Tu ne continues pas pour réussir.
Tu ouvres les yeux.
Tu bouges les doigts.
Tu sens les pieds.
Tu reviens à la pièce.
La sécurité passe avant l'expérience.
Maintenant.
Si c'est confortable pour toi.
Tu peux t'inspirer sur 4 temps.
Est expiré sur six temps.
Je vais guider quelques cycles.
Aspire à.
.
.
4 expire 1 2 3 4 5 6 inspire 1 2 3 4 expire 1 2 3 4 5 6 Si 4 et 6 sont trop longs,
Raccourcis.
Tu peux faire 3 et 5.
Simplement naturelle,
Et un peu plus loin à l'expiration.
Encore une fois,
Inspire un.
2 3 4 expire 1 2 3 4 5 6 Laisse le corps recevoir ce rythme.
Inspire.
Expire plus long.
Inspire.
Expire plus long.
À l'expiration.
Le système nerveux peut commencer à comprendre.
Je peux passer de l'alerte Au repos.
De l'attention à la présence.
Du contrôle à l'écoute.
Pas d'un coup.
Par couche.
Comme la nuit qui tombe doucement sur une pièce.
Continue encore quelques respirations.
Maintenant,
Abandonne le comptage.
Laisse seulement l'expiration garder cette douceur un peu plus longue.
Comme si tu soufflais sur une flamme fragile.
Sans vouloir l'éteindre.
Doucement.
Tu ne souffles pas pour produire quelque chose.
Tu souffles pour apaiser.
Et si tu sens une chaleur.
Une vibration,
Un picotement.
Une émotion.
Accueille simplement.
On ne cherche pas à la faire grandir,
On ne cherche pas à la transformer.
On la laisse être là.
Dans un corps calme.
C'est une grande différence.
Forcer une sensation,
C'est souvent créer du bruit.
Accueillir une sensation,
C'est créer de l'espace.
Alors si quelque chose apparaît.
Un poids,
Une chaleur,
Un frisson,
Une image.
Une envie de bouger.
Une émotion.
Tu reviens d'abord à l'expiration.
Puis aux pieds,
Puis aux bassins.
Puis au sternum.
Pied,
Bassin,
Cœur.
Le souffle calme relie ces trois points.
A l'inspiration que tu reçois,
À l'expiration tu reviens.
Inspire.
Expia.
Bassin.
Encore,
Inspire.
Expire.
Basseur.
On peut imaginer que l'expiration descend doucement dans le cœur.
Comme une pluie fine qui rejoint la Terre.
Pas une énergie qui monte,
Une présence qui descend.
Aujourd'hui on descend,
On prépare,
On installe.
Le fin intérieur s'il existe.
N'a pas besoin d'être provoqué.
Il a besoin d'un lieu sûr,
Un foyer.
Et ce foyer,
C'est ton corps quand il commence à se sentir habité.
Respire encore,
Lentement,
Naturellement.
Laisse maintenant venir un silence plus large entre les respirations.
Pas une rétention,
Pas un arrêt volontaire.
Juste le petit espace naturel après l'expiration.
Expire.
Et observe le petit repos qui suit.
Puis l'inspiration.
Revient d'elle-même.
Encore expire.
Petit repos.
Et l'inspiration revient.
Ce petit repos n'est pas un vide mort.
C'est un seuil.
À l'instant,
Le corps ne demande rien.
Un instant où l'énergie n'a pas besoin d'être nommée.
Elle peut simplement se déposer dans le silence du souffle.
Reste avec ce rythme.
Inspiration douce.
Expiration plus longue.
Petit repos naturel.
Sans retenir.
Sans bloquer.
Sans chercher à faire durer.
Juste observé.
Si ton mental commente,
C'est normal.
Il peut dire « est-ce que j'ai bien fait ?
» Est-ce que je ressens quelque chose ?
Est-ce que ça marche ?
Tu peux laisser ces questions passer.
Et revenir à la langue posée.
À la mâchoire douce.
Au pied.
À l'expiration.
C'est cela la pratique.
Pas d'avoir un mental vide.
Mais de savoir revenir encore et encore.
Maintenant ?
Imagine que ton corps est comme une maison.
Le souffle ouvre les fenêtres.
Pas toutes d'un coup.
Juste assez pour que l'air circule.
Les pièces fermées,
Peuvent rester fermés.
Les zones tendues peuvent rester tendues.
On ne force pas les portes,
On aère.
On rend l'intérieur un peu plus respirable.
Inspire.
Expire plus long.
Aère doucement.
Respire.
Expire.
Laisse l'air passer.
Peut-être que le corps devient plus lourd.
Peut-être que la respiration descend.
Peut-être que tu sens davantage le ventre.
Peut-être que le sternum devient plus chaud.
Peut-être que tu entends davantage les sons autour.
Tout cela.
Est une manière de revenir.
Et si rien de particulier ne se produit ?
C'est très bien aussi.
La préparation.
Et parfois silencieuse.
Invisible.
Comme une terre qui reçoit la pluie avant quoi que ce soit ne pousse.
Reste encore quelques instants avec le souffle.
Maintenant,
Nous allons doucement commencer à revenir.
Sans rompre la paix.
Reprend conscience des pieds.
Les orteils.
Les plantes.
Les talons.
Bouge-les très légèrement.
Sans le contact du corps avec le support.
Le bassin.
Les épaules.
La tête.
Prend une inspiration un peu plus ample.
Et expire par la bouche si tu veux.
Encore une fois.
Aspire.
Expire.
Laisse le souffle redevenir totalement libre.
Plus besoin d'allonger,
Plus besoin de compter.
Le corps respire comme il veut.
Observe simplement l'effet de cette pratique.
Peut-être un calme,
Peut-être une lourdeur.
Et peut-être une clarté,
Une émotion.
Une fatigue douce.
Peut-être rien de spécial,
Tout est recevable.
Avant d'ouvrir les yeux,
Rappelle-toi.
Nous n'avons pas cherché le feu.
Nous avons préparé le foyer.
Nous avons dit au corps.
Tu peux respirer,
Tu peux ralentir.
Tu peux être un lieu sûr.
Et c'est déjà une pratique profonde.
Maintenant,
Bouge doucement les doigts.
Les poignets.
Les chevilles.
Peut-être les épaules.
Si tu es allongé.
Tu peux tourner lentement la tête d'un côté.
Puis de l'autre.
Reviens à la pièce.
Au son.
À la lumière derrière les paupières.
À l'air sur le visage ?
Et quand tu es prêt,
Tu peux ouvrir les yeux.
Lentement.
Regarde autour de toi.
Une forme,
Une couleur.
Un objet.
Revient simplement.
Après cette pratique,
Tu peux noter trois choses.
Comment était ton souffle au début ?
Ce qui a changé même légèrement.
Et ce que tu as ressenti quand l'expiration est devenue plus longue.
Pas besoin d'en faire beaucoup,
Quelques mots suffisent.
Cette deuxième pratique nous rappelle que le souffle n'est pas seulement un outil.
C'est une porte douce.
Un lien entre le corps et l'énergie.
Mais pour l'instant,
Nous ne cherchons pas à traverser trop vite.
Nous apprenons à rester sur le sol.
À respirer,
À écouter,
À préparer.
Dans la prochaine pratique,
Nous irons vers l'espace entre deux pensées,
Pas pour faire le vide.
Mais pour découvrir ce silence discret qui existe déjà parfois entre deux mouvements du mental.
Merci d'avoir pratiqué avec moi.
Prends soin de ton rythme.
L'énergie ne se force pas.
Elle s'écoute.
Elle se prépare,
Elle se respecte.
Rencontrez votre professeur
