
Utiliser le Mantra Bouddho (version courte)
Dans cette méditation Luang Poo Sim nous propose dans un premier temps d'utiliser le mantra Bouddho - ce qui sait en nous - pour apaiser l'esprit, puis dans un second temps d'observer l'impermanence, l'insatisfaction et l'impersonnalité du corps. Version courte de 45 minutes.
Script
Le moment est venu de méditer,
Asseyez-vous jambes croisées,
La jambe droite sur la jambe gauche et la main droite sur la main gauche devant vous.
Dans cette posture assise,
Que votre dos soit bien droit.
Quand on s'assoit pour méditer,
C'est le moment de s'arrêter.
Fermez les yeux,
Vous n'en avez pas besoin puisqu'il n'y a rien à faire et nulle part où aller.
Et maintenant récitez silencieusement le mot BUDDHO au rythme de votre respiration.
BUD sur l'inspiration et DO sur l'expiration.
BU DO BU DO Le mot BUDDHO représente l'attention et la sagesse du Bouddha.
Concentrez votre esprit sur BUDDHO.
Le Bouddha a dit que toutes nos expériences antérieures,
Bonnes ou mauvaises,
N'étaient plus,
Dans l'instant présent,
Que des pensées du passé.
Alors en cet instant,
Ne laissez pas de telles pensées agiter votre esprit.
Laissez-les aller.
Concentrez votre esprit sur la récitation intérieure du mot BUDDHO et laissez l'esprit s'apaiser dans l'instant présent,
Dans la réalité immédiate.
Si une pensée fait surface,
Rappelez-vous simplement qu'il ne s'agit que d'une pensée du passé ou du futur.
Mais n'y ajoutez rien.
N'encouragez pas ces pensées.
BU DO Assis de cette manière,
Notre corps est dans une position de détente.
Notre cœur est habité par ce qui s'est en nous.
Et nous sommes clairement conscients.
Ce qui s'est,
En cet instant,
C'est notre véritable esprit.
Ce n'est pas l'esprit conditionné rempli de pensées qui nous dirige habituellement.
Si on s'enracine dans l'instant présent,
On est en mesure d'utiliser toutes sortes de techniques de méditation.
BU DO Focalisez votre attention sur les cinq parties extérieures du corps.
En commençant par les cheveux,
Visualisez une mèche de vos cheveux,
Placez-la devant vous,
Par exemple.
Et puis voyez en elle l'impermanence,
L'insatisfaction et l'impersonnalité.
Suis-je vraiment cette mèche de cheveux ?
Est-ce moi ?
Et puis portez votre attention sur les poils du corps.
Et voyez également en eux l'impermanence,
L'insatisfaction et l'impersonnalité.
Si ces poils sont rasés,
S'ils tombent,
Est-ce que je me sens concerné ?
Est-ce moi qui disparaît ?
Portez maintenant votre attention sur les ongles.
Les ongles des mains ou des orteils.
Et puis voyez en eux l'impermanence,
L'insatisfaction et l'impersonnalité.
Quand je coupe mes ongles,
Est-ce une partie de moi qui disparaît ?
Portez à présent votre attention sur les dents.
Et voyez dans les dents leur impermanence,
L'insatisfaction ou même la douleur qu'elles peuvent provoquer.
Et puis l'impersonnalité.
Et à présent portez votre attention sur la peau.
La peau qui recouvre tout l'intérieur de votre corps.
Cette peau qui est comme une enveloppe,
Une belle enveloppe souvent,
Qui dissimule des choses peut-être beaucoup moins agréables à regarder.
Cette peau qui est assez trompeuse dans ce sens.
Et voyez dans cette peau l'impermanence,
Tous les changements qu'elle a pu subir depuis votre naissance,
L'insatisfaction qui est liée à ces changements,
Et puis l'impersonnalité.
Est-ce moi ?
Pratiquez ainsi en voyant les trois caractéristiques de l'existence que sont l'impermanence,
L'insatisfaction et l'impersonnalité,
C'est contempler.
Et dans toutes ces situations,
Le méditant est l'esprit lui-même.
L'esprit lui-même n'a ni couleur ni forme,
Mais il a une énergie.
Et il est de notre devoir d'écarter l'esprit conditionné qui nous cesse de penser,
Pour écouter cet esprit,
Celui qui a la connaissance de l'instant présent,
Celui qui se concentre sur le Bouddha,
Qui écoute le Dhamma,
Qui réfléchit à sa signification.
Cet esprit-là doit être clairement observé et développé.
La paix arrive quand on va à l'encontre du courant des pensées tournées vers l'extérieur,
Et que l'on pénètre dans la connaissance de l'instant présent.
Bouddho Il y a en nous le véritable esprit,
Et c'est ce qui sait en nous qui est capable de le reconnaître.
Ce qui sait,
C'est ce qui entend le son de ses paroles,
Et qui médite sur Bouddho.
Alors mobilisez vos énergies et prenez un engagement ferme,
En vous disant,
Je ne vais pas me laisser piéger par les pensées.
Je vais regrouper toute mon énergie mentale en ce qui sait.
Bouddho L'esprit doit être fermement focalisé sur un point.
Il doit être paisible,
Frais et détendu,
Avant que la vision pénétrante puisse être trouvée.
Si l'esprit est encore en mouvement,
S'il n'est ni paisible,
Ni immobile,
Ni concentré,
Il est impossible que la compréhension de la nature des choses se révèle.
Avant son éveil,
Le Bouddha méditait en utilisant la respiration comme objet d'observation.
À l'inspiration,
Il se concentrait intensément sur l'inspiration.
À l'expiration,
Il se concentrait intensément sur l'expiration,
Jusqu'à ce que son esprit devienne parfaitement calme,
Frais et détendu,
Jusqu'à ce qu'il atteigne la stabilité,
Et puis enfin la parfaite immobilité.
C'est seulement alors que la vision pénétrante s'est manifestée.
Il a pu voir clairement que le corps et l'esprit sont impermanents,
Que tous les êtres et les phénomènes du monde sont éphémères.
Il a vu la souffrance inhérente au fait d'être né avec un corps et un esprit,
Et il a vu qu'il n'y avait pas de soi personnel.
Il a compris que le sentiment que nous avions d'un « moi » était basé sur une erreur de perception.
Mais pour avoir une claire vision de ces trois caractéristiques,
L'impermanence,
La souffrance et l'impersonnalité des choses,
L'esprit doit être immobile.
C'est pourquoi nous devons faire l'effort d'amener notre esprit à un état de calme,
Paisible et stable.
Et nous devons lui éviter d'être attiré par les contacts sensoriels,
Comme les images ou les sons.
Quand vous entendez un son,
Ne vous laissez pas tromper.
Qu'il soit beau ou laid,
Ce n'est qu'un phénomène du monde.
Maintenez la récitation intérieure de Bouddho.
Maintenez la stabilité de l'esprit.
Quand la douleur apparaît dans le corps,
Contemplez-la jusqu'à ce que l'esprit l'accepte pour ce qu'elle est.
Si l'esprit du méditant est stable et voit clairement les trois caractéristiques de l'existence,
Il verra la douleur comme un déséquilibre des éléments.
Il sait que l'esprit est sans forme,
Qu'il ne peut donc pas être sujet à une douleur.
C'est parce que l'on s'attache à l'idée d'un moi,
À l'idée que ce corps m'appartient,
Que la souffrance mentale apparaît.
Mais si on parvient à faire la part des choses de cette manière,
L'esprit demeure en paix.
Quoi qu'il advienne au corps physique,
On ne s'y attache pas comme s'il nous appartenait.
On voit qu'il s'agit seulement d'éléments,
Que c'est la nature des choses.
Bouddho Nous méditons en ce moment pour rassembler notre esprit en ce qui sait,
De façon à éteindre les feux qui brûlent notre cœur.
Ne gardez pas en vous le feu de la colère.
Abandonnez ce sentiment.
Ne permettez pas l'esprit de se laisser aller.
Ainsi vous veillerez à la pureté de ce qui sait,
De jour comme de nuit et dans toutes les postures.
Mais sans la vision pénétrante de la véritable nature du corps et de l'esprit,
Nous souffrons.
C'est la souffrance du monde.
Quand ce qui sait a lâché toute saisie,
Il est vacuité,
Il est en méditation,
Frais et détendu.
Bouddho Le Bouddha nous a appris à lâcher tout ce qui concerne le monde extérieur pendant que nous méditons.
Nous méditons pour affaiblir les pollutions mentales que sont l'avidité,
L'aversion et la vision erronée des choses.
Alors continuez à pratiquer ainsi jusqu'à mettre un terme définitif à ces pollutions.
Faites en sorte que ce qui sait dans l'instant présent soit rayonnant et pur.
Enracinez fermement votre esprit.
Que ce qui sait soit conscient de lui-même à tout moment.
Quand l'esprit est ainsi,
Paisible et heureux,
On dit que Bouddho règne dans le cœur.
Autrement dit,
Ce qui sait est présent et éveillé.
Quand nous avons ainsi établi la connaissance intérieure,
Quelle que soit notre position,
Nous sommes toujours en méditation.
Nous pouvons réciter Bouddho en silence sans être distrait,
Sans être trompé par l'extérieur.
La vérité ne se trouve pas sous la terre ou dans la mer,
Pas plus que dans les cieux ni dans l'espace.
Elle se trouve dans notre bonne volonté.
Quand l'esprit fait l'effort d'abandonner le mal et de développer le bien,
Alors il devient vaste.
Il est établi dans la pratique du Dhamma.
Prenez la ferme résolution de faire l'effort qu'il faudra pour cela.
Aspirez à vous libérer des pollutions mentales que sont le désir,
L'aversion,
L'ignorance.
Faites l'effort de les abandonner ici même.
Soyez vigilant et veillez sur votre esprit dans cet instant présent.
Récitez Bouddho.
Posez-vous en ce qui sait.
Dédions à présent le mérite de cette méditation à toutes les personnes qui nous sont chères,
À tous ceux qui souffrent,
À tous les êtres.
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4.6 (266)
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