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Méditation de l'Arbre

by Humanware

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Méditation
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Les arbres! Par leur majesté, leur dignité, leur longévité, ils nous ont de tous temps inspirés: poètes, philosophes... Ils nous procurent aussi abri, nourriture, matériaux, leur générosité ancestrale est sans limite. Peut-être les qualités de l'arbre peuvent-elles nous inspirer sur la voie de la sagesse et de l'acceptation tout au long des saisons de la vie. Inspirée par les arbres, voici une méditation de centrage, de résilience et de générosité.

Script

Bienvenue dans cette séance de méditation.

Assurez-vous tout d'abord de disposer d'environ 30 minutes dans un endroit où vous vous sentez bien,

En sécurité et où vous ne serez pas dérangé.

Cette méditation débute de préférence debout.

Toutefois,

Si vous préférez vous asseoir tout de suite,

Installez-vous dès maintenant confortablement sur le support de votre choix.

Coussin,

Banc de méditation,

Fauteuil ou chaise.

Si vous avez fait le choix de commencer debout,

Je vous invite à adopter une posture droite et sans raideur.

Les pieds sont écartés à largeur de hanche,

La tête est droite,

Dans le prolongement naturel de la colonne vertébrale.

Le visage est détendu du front jusqu'au mâchoire qui sont desserrés.

Les épaules sont basses et les bras reposent naturellement le long du corps sous l'effet de leur propre poids,

Avec les mains ouvertes et les doigts détendus.

Les genoux sont déverrouillés.

Dans cette posture,

Vous pouvez peut-être fermer les yeux et plonger en vous-même à l'écoute des sensations dans votre corps.

Par exemple,

Celle de votre poids qui repose sur le sol par l'intermédiaire de la seule surface de vos deux pieds.

Vous pouvez vous attarder quelques instants sur cette sensation de pesanteur,

De lien à la terre.

Peut-être percevez-vous aussi votre posture dans l'espace,

La plus ou moins grande verticalité du corps tout entier,

Ou en particulier du buste et de la tête.

Peut-être pouvez-vous percevoir aussi quelques subtiles oscillations sur les côtés ou d'avant en arrière.

Si c'est le cas,

Nul besoin d'y résister.

Avec curiosité,

Vous pouvez plutôt les accueillir,

Les goûter pleinement.

Et si le coeur vous en dit,

Vous pouvez même jouer un peu avec en les accentuant avec douceur.

Votre corps est ainsi tel un arbre,

Se balançant légèrement dans la brise,

Issu de la terre et montant vers le ciel,

Stable mais pas rigide.

Et alors que vous êtes dans cette posture droite,

Digne et subtilement dynamique,

Vous pouvez dans votre fort intérieur évoquer justement l'image d'un arbre,

De préférence un feuillu.

Ce peut être un arbre familier de votre jardin ou bien un parc que vous fréquentez.

Ce peut être un arbre que vous avez vu en photo ou bien un arbre issu de votre imagination.

Peu importe,

Pourvu qu'il vous plaise et incarne pour vous l'idée même de l'arbre.

Vous pouvez le visualiser avec le plus de détails possible.

Ses couleurs,

Son tronc solidement ancré dans le sol par ses racines,

La texture de son écorce,

Lisse ou rugueuse,

Ainsi que sa ramure et ses feuilles.

Tirant son énergie à la fois de la terre et du ciel parcouru par le soleil,

L'arbre est là,

Tranquille,

Majestueux,

Oscillant doucement dans la brise tout comme vous sur vos deux pieds.

Vous pouvez à présent imaginer que vous allez vers cet arbre et que vous enlacez son tronc.

Vous en sentez le contact,

La température,

L'odeur.

Vous en éprouvez la solidité,

La stabilité.

Si vous le voulez,

Vous pouvez même faire ce geste d'enlacer avec les bras,

Un peu comme en Qigong.

Bientôt,

Les oscillations de l'arbre et celles de votre corps se synchronisent et doucement vous vous fondez l'un dans l'autre.

Vous devenez cet arbre avec toutes ses qualités.

Si vos bras enlacent le tronc de l'arbre,

Vous pouvez,

Si vous le voulez,

Les ouvrir et les étendre à l'horizontale,

Paume vers le haut,

Puis les élever sur les côtés jusqu'à ce qu'ils prennent la forme d'un V.

Le temps de quelques respirations,

Vous sentez votre enracinement dans le sol par vos pieds.

Votre colonne vertébrale incarne le tronc,

Votre peau l'écorce,

Vos bras les branches maîtresses,

Et votre tête,

La ramure et les feuilles offertes à la lumière du soleil.

Le sang qui circule dans votre corps est le pendant de la sève qui irrigue l'arbre.

Tout comme lui,

Vous reliez la terre et le ciel.

Tout comme lui,

Vous êtes ancré et parfaitement à votre place.

Si vous êtes encore debout,

Vous pouvez dès maintenant vous asseoir,

Si vous en ressentez le besoin,

Ou abaisser les bras tout en continuant à ressentir en vous les qualités de l'arbre.

Au printemps,

L'arbre se couvre de bourgeons qui gonflent et éclatent en feuilles d'un vert tendre.

C'est le renouveau,

De nouvelles branches poussent.

Les oiseaux font leur nid à l'abri que l'arbre leur offre en encerramé.

Pour nous,

Cela se traduit par un regain d'énergie,

Des idées nouvelles,

Des projets qui démarrent,

Ou encore des découvertes de nouveaux apprentissages.

C'est un élan qui nous permet d'évoluer,

D'avancer sur notre chemin de vie.

Et puis vient l'été,

L'arbre est couvert de feuilles,

De fleurs peut-être,

Qui donnent bientôt des fruits ou bien des graines qui font les délices des insectes,

Des animaux et aussi des humains.

Dans la touffeur de la belle saison,

L'arbre offre aussi la fraîcheur de son ombre aux bêtes et aux gens.

En pleine vigueur,

En pleine force,

Il est au fait de sa prestance et de sa vitalité.

L'arbre grandit,

Purifie l'air,

Produit la vapeur d'eau,

De l'oxygène.

Il donne sans compter et sans rien attendre en retour.

Et tout comme l'arbre,

Nous connaissons aussi des temps de récolte,

Des temps où nous nous sentons forts et chaleureux.

Nous partageons alors spontanément les fruits de nos efforts,

Sentant que ce partage,

Loin de nous appauvrir,

Au contraire nous grandit.

Arrive l'automne,

L'arbre se pare de couleurs magnifiques.

Et bien que ses feuilles se flétrissent et meurent,

Il n'a peut-être jamais été aussi beau,

Aussi flamboyant.

À mesure que le vent les lui arrache peu à peu,

Ainsi que ses graines qui s'en montent au loin,

Promesse d'arbres futurs.

Lentement,

Son splendide manteau chamarré devient une guenille rapée,

Son feuillage clare semé un souvenir de sa splendeur passée.

Et tout comme l'arbre,

Nous pouvons parfois connaître ces périodes de transition ou de remise en question.

Nous pouvons alors ressentir de la confusion,

De l'inconfort.

Pourtant,

C'est alors que nous pouvons nous défaire de ce qui n'est plus utile,

De vieilles certitudes ébranlées.

Des idées ou des schémas de comportement qui nous ont un temps séduit et servi se révèlent dépassés,

À la lumière de ce que nous avons vécu et appris.

Peut-être la pratique régulière de la méditation a-t-elle joué un rôle dans ceci,

Nous permettant de voir les choses sous un autre angle,

Nous offrant ainsi l'occasion de grandir.

Alors nous laissons aller ces choses comme les feuilles mortes au vent.

De même,

Nous semons au fil de nos méditations des graines de conscience et d'expérience.

Avec de la patience et de la générosité dans la pratique,

Elles germeront le moment venu.

Et puis c'est l'hiver,

L'arbre est dépouillé,

Seul demeure sa structure de bois,

Son imposante stature,

Toujours solidement enracinée entre terre et ciel.

En surface,

Il semblerait que rien ne se passe,

Et pourtant.

En profondeur,

L'arbre se repose,

Reconstitue ses réserves et se prépare au renouveau.

De même,

Pouvons-nous traverser des périodes où rien ne semble se passer ?

En fait,

Ce sont des périodes de repos,

Mais aussi d'introspection,

D'intégration des apprentissages.

Et nous en avons autant besoin que des périodes d'activité intense.

Ce sont aussi des périodes propices à approfondir notre pratique,

Par exemple lors de retraites en silence.

Mais un nouveau cycle recommence pour l'arbre.

Printemps,

Été,

Automne,

Hiver,

Et quelle que soit son apparence au fil des saisons,

Il reste fondamentalement lui-même majestueux,

Stable,

Généreux.

Il arrive aussi que l'arbre endure de terribles orages et de violentes tempêtes.

Il peut en sortir meurtri avec beaucoup de branches arrachées,

Y compris les branches maîtresses.

Il peut même voir son tronc définitivement penché sous la violence des rafales du vent et être en partie brûlé et brisé par la foudre.

Et si tout ceci change définitivement son apparence,

Sa résilience est étonnante.

Des branches repoussent,

Et même si l'arbre est penché,

Elle s'élance encore et toujours droit vers le ciel.

Nous pouvons aussi traverser de subites et violentes tempêtes dans la vie.

Nous aussi pouvons sortir meurtri,

Diminué parfois.

Nous pouvons alors nous inspirer des qualités de l'arbre,

De sa résilience,

Pour récupérer plus rapidement et surmonter les épreuves inévitables de l'existence.

Et l'arbre vieillit.

Tous les ans,

Son tronc grossit,

Sa ramure s'étend,

En dépit des dégâts infligés par les êtres en péril,

En dépit des changements parfois radicaux dans son apparence.

Et tout comme lui,

Même marqué par les accidents de la vie,

Les maladies,

Les deuils,

L'âge,

Nous conservons notre dignité et toutes les qualités de résilience et de générosité que nous aurons pu découvrir et cultiver tout au long de notre vie.

Et tout comme le prince Siddhartha s'éveilla il y a 2600 ans sous un arbre vénérable,

Peut-être que faire nôtre les qualités de l'arbre nous aidera doucement à cheminer sur la voie de la sagesse.

Et puis il se peut que le grand arbre finisse par se coucher et retourner à la terre dont il jaillissait.

Et même ainsi,

Il survit par les graines qu'il a semées,

Par la vie qu'il a pu abriter ou protéger.

Grâce à lui,

De nouveaux arbres poussent,

Grandissent,

Et à leur tour abritent,

Protègent,

Donnent fleurs,

Graines et fruits.

Peut-être cela peut-il nous inspirer en tant qu'être humain dans la conduite de nos vies.

Et au moment de retourner à la terre,

Nous aussi,

Au moment où le temps n'aura plus de limites pour nous,

Peut-être pour nous traverser en toute sérénité le dernier voile des apparences,

En sachant que nous aussi avons traversé dignement cette existence et donné du fruit,

Et que nous vivrons toujours dans le souvenir de ceux que nous avons croisés ou côtoyés.

Cette méditation va maintenant se poursuivre jusqu'à ce que sonne la cloche,

Dans l'écho des mots de Victor Hugo,

Dans le poème « Aux arbres » tiré des Contemplations.

Quand je suis parmi vous,

Arbre de ces grands bois,

Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,

Dans votre solitude où je rentre en moi-même,

Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime.

Forêt,

C'est dans votre ombre et dans votre mystère,

C'est sous votre branchage auguste et solitaire que je veux abriter mon sépulcre ignoré et que je veux dormir quand je m'endormirai.

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Avis récents

Marie

July 3, 2025

Merveilleuse méditation guidée ! Magnifique choix de poème également — j’en ai pleuré des larmes cathartiques. Mille mercis. 🙏🏻

Priscilia

February 20, 2025

Merci

Béatrice

January 9, 2025

Magnifique méditation et tellement inspirante et touchante. Merci 🙏

Amé

November 19, 2024

Très belle méditation merci!

Celine

September 29, 2024

très belle meditation merci a bientôt

Lisa

September 11, 2024

Très bien. Alain maniéré de jon kabatt ainsi et Bernard girzudezu

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