
"Un Cours En Miracles" CHAPITRE 28
Car il est essentiel que chaque étudiant du livre d'exercices ne néglige pas la lecture du Texte pendant l'année de son étude, voici les 31 chapitres du texte lu par moi, pour vous. A écouter si possible en immersion (oreillettes, casque) et en suivant la lecture sur le livre. Cela empèchera votre mental de vagabonder.
Script
Un courant miracle,
Chapitre 28,
Le défaire de la peur,
Section 1,
La mémoire présente.
Le miracle ne fait rien,
Tout ce qu'il fait c'est défaire.
Ainsi il annule ce qui interfère avec ce qui a été fait.
Il n'ajoute pas mais simplement enlève.
Et ce qu'il enlève a disparu depuis longtemps mais est gardé en mémoire et paraît avoir des effets immédiats.
Ce monde est terminé depuis longtemps.
Les pensées qu'il ont fait ne sont plus dans l'esprit qui les a pensées et les a aimées un court moment.
Le miracle ne fait que montrer que le passé a disparu.
Et ce qui a véritablement disparu n'a pas d'effet.
Le souvenir d'une cause ne peut produire que des illusions de sa présence et non des effets.
Tous les effets de la culpabilité ne sont plus ici car la culpabilité est terminée.
Avec elle ont passé ses conséquences laissées sans une cause.
Pourquoi t'y accrocherais-tu en mémoire si tu ne désirais pas ses effets ?
Le souvenir est aussi sélectif que la perception étant sa forme passée.
C'est la perception du passé comme s'il arrivait maintenant et qu'il pouvait encore être vu.
La mémoire comme la perception est une habileté inventée par toi pour prendre la place de ce que Dieu a donné en ta création.
Comme toutes les choses que tu as faites,
Elle peut être utilisée pour servir un autre but et pour être le moyen pour quelque chose d'autre.
Elle peut être utilisée pour guérir et non pour blesser,
Si tu le souhaites.
Rien d'employé pour la guérison ne représente un effort pour faire quoi que ce soit.
C'est la reconnaissance de ce que tu n'as pas de besoin qui signifie que quelque chose doit être fait.
C'est une mémoire non sélective qui n'est pas utilisée pour interférer avec la vérité.
Toutes ces choses que le Saint-Esprit peut employer pour la guérison lui ont été données sans le contenu ni les buts pour lesquels elles ont été faites.
Ce ne sont que des habiletés sans application.
Elles attendent leur usage.
Elles ne sont pas dédiées et n'ont pas de but.
Le Saint-Esprit peut certes faire usage de la mémoire car Dieu lui-même est là.
Or ce n'est pas une mémoire des événements passés mais seulement d'un état présent.
Tu es accoutumé depuis si longtemps à croire que la mémoire ne contient que ce qui est passé,
Qu'il t'est difficile de te rendre compte que c'est une habileté qui peut se rappeler maintenant.
Les limites aux souvenirs que le monde lui impose sont aussi vastes que celles que tu laisses le monde t'imposer.
Il n'y a pas de lien de la mémoire passée.
Si tu veux qu'il soit là,
Alors il est là.
Mais c'est ton seul désir qui a fait le lien et c'est toi seul qui l'as tenu à une partie du temps où la culpabilité paraît encore s'attarder.
L'usage que fait le Saint-Esprit de la mémoire est tout à fait à part du temps.
Il ne cherche pas à l'utiliser comme un moyen de garder le passé mais plutôt comme une façon d'en lâcher prise.
La mémoire retient le message qu'elle reçoit et fait ce qui lui est donné à faire.
Elle n'écrit pas le message ni n'assigne à quoi il sert.
Comme le corps,
Elle n'a pas de but en soi.
Et si elle semble servir à chérir une haine ancienne et te donne des images d'injustice et de blessure que tu conservais,
C'est ce que tu as demandé que soit son message et c'est ce qu'il est consigné dans ses coffres.
C'est l'histoire de tout le passé du corps qui est caché là.
Toutes les étranges associations faites pour garder le passé vivant et le présent mort y sont entreposées en attendant que tu commandes qu'elles te soient apportées et revécues.
Ainsi,
Leurs effets paraissent être augmentés par le temps qui a enlevé leur cause.
Or le temps n'est qu'une autre phase de ce qui ne fait rien.
Il travaille la main dans la main avec tous les autres attributs avec lesquels tu cherches à garder,
Dissimuler la vérité sur toi-même.
Le temps ni n'enlève ni ne peut rendre.
Et pourtant,
Tu en fais un usage étrange,
Comme si le passé avait causé le présent,
Lequel n'est qu'une conséquence où aucun changement ne peut être rendu possible parce que la cause en a disparu.
Or le changement doit avoir une cause durable,
Sinon lui-même ne durera pas.
Aucun changement ne peut être fait dans le présent si la cause en est passé.
Rien que le passé est tenu en mémoire de la façon dont tu l'utilises.
Ainsi,
C'est une façon de tenir le passé contre le maintenant.
Ne te rappelle rien de ce que tu t'es toi-même enseigné,
Car tu t'es mal enseigné.
Et qui voudrait garder dans son esprit une leçon insensée quand il peut en apprendre et peut en préserver une meilleure ?
Quand apparaissent d'anciens souvenirs de haine,
Souviens-toi que leur cause a disparu.
Ainsi,
Tu ne peux pas comprendre à quoi ils servent.
Ne laisse pas la cause que tu voudrais leur donner maintenant être ce qui en fit ce qu'ils étaient ou semblaient être.
Réjouis-toi qu'elle ait disparu,
Car c'est de cela que tu voudrais être gracié.
Et vois à sa place les nouveaux effets d'une cause acceptée maintenant avec des conséquences ici.
Ils te surprendront par leur beauté.
Les anciennes idées nouvelles qu'ils apportent seront les heureuses conséquences d'une cause si ancienne qu'elle excède de beaucoup l'étendue de mémoire que voit ta perception.
Voilà la cause dont le Saint-Esprit s'est souvenu pour toi quand tu voudrais oublier.
Elle n'est pas passée parce qu'il ne l'a pas laissé sombrer dans l'oubli.
Elle n'a jamais changé parce qu'il n'y eut jamais un temps où il ne les gardait en sécurité dans ton esprit.
Ces conséquences sembleront certes nouvelles parce que tu pensais ne pas te souvenir de leur cause.
Or,
Jamais elle n'a été absente de ton esprit,
Car ce n'était pas la volonté de ton père que son fils ne se souvienne pas de lui.
Ce dont tu te souviens n'a jamais été.
Cela est venu du sans cause que tu as confondu avec une cause.
Cela ne peut mériter que d'en rire quand tu apprends que tu te souvenais de conséquences qui étaient sans cause et ne pouvaient jamais être des effets.
Le miracle te rappelle une cause à jamais présente,
Parfaitement intouchée par le temps et l'interférence,
Jamais changée de ce qu'elle est.
Et tu es son effet,
Aussi inchangeable et aussi parfait qu'elle-même.
Son souvenir ne réside pas dans le passé et n'attend pas le futur.
Elle n'est pas révélée dans les miracles.
Ils ne font que te rappeler qu'elle n'a pas disparu.
Quand tu lui pardonnes tes péchés,
Elle n'est plus niée.
Toi,
Qui as cherché à porter un jugement sur ton propre créateur,
Tu ne peux pas comprendre que ce n'est pas lui qui a porté un jugement sur son fils.
Tu voudrais lui nier ses effets,
Or jamais ils n'ont été niés.
Il n'y eut pas de temps où son fils aurait pu être condamné pour ce qui était sans cause,
Contre sa volonté.
Ce dont ton souvenir témoignerait n'est que la peur de Dieu.
Il n'a pas fait la chose que tu crains.
Pas plus que toi.
Ton innocence n'a donc pas été perdue.
Tu n'as pas besoin de guérison pour être guéri.
Dans l'inquiétude,
Vois dans le miracle la leçon de permettre à la cause d'avoir ses propres effets et de ne rien faire qui interférerait.
Le miracle vient quiètement à l'esprit qui s'arrête un instant et fait silence.
Il va doucement de ce moment de quiétude et de l'esprit qui l'a guéri alors dans l'inquiétude vers d'autres esprits pour partager sa quiétude.
Et ils se joindront pour ne rien faire qui empêche sa radieuse extension de retourner jusqu'à l'esprit qui a causé l'être de tous les esprits.
Né du partage,
Il ne peut y avoir de pause dans le temps qui cause un retard dans l'empressement du miracle à rejoindre tous les esprits inquiets à qui il apporte un instant de calme quand le souvenir de Dieu revient à eux.
Leur propre souvenir est maintenant qui est et ce qui est venu pour en prendre la place ne sera pas entièrement oublié par après.
Celui à qui le temps est donné te remercie pour chaque instant de quiétude à lui donner.
Car dans cet instant il est permis à la mémoire de Dieu d'offrir tous ses trésors au fils de Dieu pour qui ils ont été gardés.
Quel bonheur pour lui de les offrir à celui pour qui ils lui ont été donnés.
Et son créateur partage ses remerciements parce qu'il ne voudrait pas être privé de ses effets.
Le silence de l'instant que son fils accepte fait accueil à l'éternité et à lui et les laisse entrer là où il voudrait demeurer.
Car en cet instant le fils de Dieu ne fait rien qui le rendrait apeuré.
Comme la mémoire de Dieu surgit instantanément dans l'esprit qui n'a aucune peur pour garder la mémoire éloignée,
Son propre souvenir a disparu.
Il n'y a pas de passé pour garder son image effrayante sur le chemin du joyeux réveil à la paix présente.
Les trompettes de l'éternité résonnent partout dans le calme et pourtant ne le troublent pas.
Et ce dont il se souvient maintenant ce n'est pas la peur mais plutôt la cause que la peur était censée rendre oubliée et défaite.
Le calme parle en doux sons d'amour que le fils de Dieu se rappelle avoir entendu avant que son propre souvenir ne s'interpose entre le présent et le passé pour les exclure.
Maintenant le fils de Dieu est enfin conscient de la cause présente et de ses bénins effets.
Maintenant il comprend que ce qu'il a fait est sans cause,
N'ayant pas du tout d'effet.
Il n'a rien fait.
Et en voyant cela,
Il comprend qu'il n'a jamais eu besoin de rien faire et n'a jamais rien fait.
Sa cause et ses effets.
Il n'y a jamais eu de cause à part elle qui pouvait générer un passé ou un futur différent.
Ses effets sont inchangeablement éternels.
Au-delà de la peur est passé le monde du péché entièrement.
Qu'est-ce qui a été perdu pour ne point voir le sans cause ?
Et où est le sacrifice quand la mémoire de Dieu est venue prendre la place de la perte ?
Quelle meilleure façon y a-t-il de combler le petit fossé entre les illusions et la réalité que de permettre à la mémoire de Dieu de le traverser en faisant un pont qu'un instant suffit à franchir ?
Car Dieu l'a comblé avec lui-même.
Sa mémoire n'a pas disparu,
Laissant un fils à jamais naufragé sur une rive d'où il peut entrevoir une autre rive qu'il ne peut jamais atteindre.
Son père veut qu'il soit soulevé et doucement porté de l'autre côté.
Il a construit le pont et c'est lui qui transportera son fils de l'autre côté.
Ne crains pas qu'il échoue en ce qu'il veut,
Ni que tu sois exclu de la volonté qui est pour toi.
Sans une cause,
Il ne peut y avoir d'effet.
Et pourtant,
Sans effet,
Il n'y a pas de cause.
La cause est faite cause par ses effets.
Le père est un père par son fils.
Les effets ne créent pas leur cause,
Mais ils en établissent la causation.
Ainsi,
Le fils donne paternité à son créateur et reçoit le don qu'il lui a fait.
C'est parce qu'il est le fils de Dieu qu'il doit aussi être un père qui crée comme Dieu l'a créé.
Le cercle de la création n'a pas de fin.
Son commencement et sa fin sont les mêmes.
Mais il tient en lui-même l'univers de toute création,
Sans commencement et sans une fin.
La paternité est création.
L'amour doit être étendu.
La pureté n'est pas confinée.
C'est la nature de l'innocent d'être à jamais incontenu,
Sans barrière,
Ni limitation.
Ainsi,
La pureté n'est pas du corps.
Pas plus qu'elle ne peut se trouver là où est une limitation.
Le corps peut être guéri par ses effets,
Qui sont illimités,
Comme elle l'est elle-même.
Or,
Toute guérison doit venir du fait que l'esprit est reconnu comme n'étant pas au-dedans du corps.
Et son innocence est tout à fait à part de lui,
Là où est toute guérison,
Où,
Donc,
Est la guérison.
Seulement là où ses effets à sa cause sont donnés.
Car la maladie est une tentative insignifiante pour donner des effets au sans-cause et faire qu'il soit une cause.
Toujours dans la maladie,
Le Fils de Dieu essaie de faire de lui-même sa cause et ne se permet pas d'être le Fils de son Père.
Pour ce désir impossible,
Il ne croit pas qu'il ait l'effet de l'amour et croit qu'il doit être une cause à cause de ce qu'il est.
La cause de la guérison est la seule cause de tout et elle n'a qu'un effet.
Et dans cette reconnaissance,
Aucun effet n'est donné au sans-cause et aucun n'est vu.
Un esprit au-dedans d'un corps et un monde d'autre corps,
Chacun ayant un esprit séparé,
Sont tes créations.
À toi l'autre esprit,
Créant avec des effets différents de toi-même.
Et étant leur Père,
Tu dois être comme eux.
Rien du tout n'est arrivé sauf que tu t'es toi-même endormi et que tu as fait un rêve dans lequel tu étais étranger à toi-même et n'étais qu'une partie du rêve de quelqu'un d'autre.
Le miracle ne te réveille pas,
Mais il te montre simplement qui est le rêveur.
Il t'enseigne qu'il existe un choix de rêve tant que tu dors encore,
Selon le but que tu donnes à rêver.
Souhaites-tu des rêves de guérison ou des rêves de mort ?
Un rêve est comme un souvenir en ceci qu'il représente ce que tu voulais qu'il te soit montré.
Une réserve vide avec une porte ouverte contient tout et l'embout de souvenirs et de rêves.
Or,
Si tu es le rêveur,
Tu perçois au moins ceci,
Que tu as causé le rêve,
Et peux aussi bien en accepter un autre.
Mais pour ce changement dans le contenu du rêve,
Il faut se rendre compte que c'est toi qui as rêvé le rêve que tu n'aimes pas.
Ce n'est qu'un effet que tu as causé,
Et tu ne voudrais pas être la cause de cet effet.
Dans les rêves de meurtre et d'attaque,
Tu es la victime dans un corps mis à mort.
Mais dans les rêves de pardon,
Il n'est demandé à personne d'être la victime et celui qui souffre.
Ce sont les rêves heureux que le miracle échange contre les tiens.
Il ne te demande pas d'en faire un autre,
Seulement de voir que c'est toi qui as fait celui que tu échangerais contre cela.
Ce monde est sans cause,
Comme chaque rêve que quiconque a fait dans le monde.
Il n'y a pas de plan possible,
Et il n'existe pas de dessin qui puisse être trouvé et compris.
À quoi d'autre pourrait-on s'attendre d'une chose qui n'a pas de cause ?
Or,
Si elle n'a pas de cause,
Elle n'a pas de but.
Tu peux causer un rêve,
Mais jamais tu ne lui donneras d'effet réel,
Car cela en changerait la cause.
Et c'est cela que tu ne peux pas faire.
Le rêveur d'un rêve n'est pas éveillé,
Mais il ne sait pas qu'il dort.
Il voit des illusions de lui-même,
Étant malade ou bien portante,
Déprimée ou heureuse.
Mais sans une cause stable avec des effets garantis.
Le miracle établit que tu fais un rêve et que son contenu n'est pas vrai.
C'est une étape cruciale dans l'approche des illusions.
Nul n'en a peur quand il perçoit qu'il les a inventées.
La peur était maintenue en place parce qu'il ne voyait pas qu'il était l'auteur du rêve et non une figure dans le rêve.
Il se donne à lui-même les conséquences qu'il rêve avoir données à son frère.
Et c'est seulement cela que le rêve a rassemblé et lui a offert pour lui montrer que ses souhaits ont été accomplis.
Ainsi,
Il craint sa propre attaque,
Mais il la voit dans les mains d'un autre.
En étant que victime,
Il souffre de ses effets,
Mais non de leur cause.
Il n'est pas l'auteur de sa propre attaque et il est innocent de ce qu'il a causé.
Le miracle ne fait rien que lui montrer qu'il n'a rien fait.
Ce qu'il craint est cause sans les conséquences qui en feraient une cause.
Ainsi,
Cela n'a jamais été.
La séparation a commencé par le rêve que le père était privé de ses effets et impuissant à les garder puisqu'il n'était plus leur créateur.
Dans le rêve,
Le rêveur s'est fait lui-même.
Mais ce qu'il a fait s'est retourné contre lui,
Prenant le rôle de son créateur,
Comme le rêveur l'avait fait.
Et de même qu'il haïssait son créateur,
De même les figures du rêve l'ont haï.
Son corps est leur esclave,
Qu'ils maltraitent parce qu'ils ont fait leur les motifs qu'il lui a donnés.
Et ils le haïssent pour la vengeance qu'il voudrait leur offrir.
C'est leur vengeance sur le corps qui semble prouver que le rêveur ne pouvait pas être le faiseur du rêve.
Effets et causes sont d'abord coupés l'un de l'autre,
Puis renversés,
De sorte que l'effet devient une cause,
Et la cause,
L'effet.
C'est l'étape finale de la séparation par laquelle le salut,
Qui va dans l'autre sens,
Commence.
Cette étape finale est un effet de ce qui s'est passé auparavant,
Apparaissant comme une cause.
Le miracle est la première étape pour redonner à la cause la fonction de causation,
Et non d'effet.
Car cette confusion a produit le rêve,
Et tant qu'elle durera,
Le réveil sera craint.
Et l'appel au réveil ne sera pas entendu non plus,
Parce qu'il semble être l'appel à la peur.
Comme chaque leçon que le Saint-Esprit demande que tu apprennes,
Le miracle est clair.
Il démontre ce qu'il voudrait que tu apprennes,
Et te montre que ses effets sont ce que tu veux.
Dans ses rêves de pardon,
Les effets des tiens sont des faits,
Et les ennemis haïs perçus comme des amis aux intentions miséricordieuses.
Leur inimitié est maintenant vue comme étant sans cause,
Parce qu'ils ne l'ont pas faite.
Et tu peux accepter le rôle de faiseur de leur haine,
Parce que tu vois qu'elle n'a pas d'effet.
Maintenant,
Tu es libéré de cette partie-là du rêve.
Le monde est neutre,
Et les corps qui semblent encore se mouvoir comme des choses séparées n'ont plus besoin d'être craints.
Ainsi,
Ils ne sont pas malades.
Le miracle te retourne la cause de la peur,
À toi qui l'as faite.
Mais il te montre aussi que,
N'ayant pas d'effet,
Ce n'est pas une cause,
Parce que la fonction de la causation est d'avoir des effets.
Là où les effets ont disparu,
Il n'y a pas de cause.
Ainsi,
Le corps est guéri par les miracles,
Parce qu'il montre que l'esprit a fait la maladie et a employé le corps pour être victime,
Ou effet,
De ce qu'il a fait.
Or,
La moitié de la leçon n'enseigne pas le tout.
Le miracle est inutile si tu apprends seulement que le corps peut être guéri,
Car ce n'est pas cette leçon qu'il est venu enseigner.
La leçon,
C'est que l'esprit était malade,
Qui a pensé que le corps pouvait être malade.
De projeter sa culpabilité n'a rien causé et n'a pas eu d'effet.
Ce monde est plein de miracles.
Ils se tiennent en un radieux silence à côté de chaque rêve de douleur et de souffrance,
De péché et de culpabilité.
Ils sont l'alternative du rêve,
Le choix d'être le rêveur plutôt que de nier le rôle actif dans l'invention du rêve.
Ils sont les joyeux effets d'avoir ramené la conscience de la maladie à sa cause.
Le corps est délivré parce que l'esprit reconnaît que cela ne m'est pas fait,
Mais c'est moi qui le fais.
Et l'esprit est ainsi libre de faire un autre choix à la place.
En commençant ici,
Le salut changera le cours de chaque pas dans la descente vers la séparation,
Jusqu'à ce qu'il soit revenu sur chaque pas,
Que l'échelle ait disparu et que tout le rêve du monde soit défait.
Section 3 L'accord pour se joindre Ce qui attend avec une certitude parfaite au-delà du salut ne nous concerne pas,
Car tu viens à peine de commencer à laisser diriger tes premiers pas incertains vers le haut de l'échelle que la séparation t'a fait descendre.
Le miracle seul te concerne à présent.
C'est ici que nous devons commencer.
Puis,
Ayant commencé,
La voix sera rendue sereine et simple qui monte jusqu'à l'éveil et à la fin du rêve.
Quand tu acceptes un miracle,
Tu n'ajoutes pas ton rêve de peur à un autre qui est déjà en train d'être rêvé.
Sans soutien,
Le rêve s'effacera sans effet,
Car c'est ton soutien qui le renforce.
Aucun esprit n'est malade jusqu'à ce qu'un autre esprit ne lui accorde qu'ils sont séparés.
C'est donc leur décision conjointe d'être malade.
Si tu refuses de donner ton accord et si tu acceptes le rôle que tu joues pour que la maladie devienne réelle,
L'autre esprit ne peut projeter sa culpabilité sans que tu l'aides à se percevoir lui-même séparé et à part de toi.
Ainsi,
Le corps n'est pas perçu comme étant malade par vos deux esprits de deux points de vue séparés.
S'unir à l'esprit d'un frère prévient la cause de la maladie et des effets perçus.
La guérison est l'effet d'esprits qui se joignent,
Comme la maladie vient d'esprits qui se séparent.
Le miracle ne fait rien justement parce que les esprits sont joints et ne peuvent se séparer.
Or,
Dans le rêve,
Cela a été renversé et les esprits séparés sont vus comme des corps qui sont séparés et ne peuvent se joindre.
Ne permets pas à ton frère d'être malade car s'il l'est,
Tu l'as abandonné à son propre rêve en le partageant avec lui.
Il n'a pas vu la cause de la maladie où elle est et sur le fossé entre vous où la maladie a été nourrie,
Tu as passé.
Ainsi,
Vous êtes joints en maladie pour préserver le petit fossé non guéri où la maladie est gardée soigneusement protégée.
Chéri est soutenu par une ferme croyance afin que Dieu ne vienne pas jeter un pont sur le petit fossé qui mène à lui.
Ne combats pas sa venue avec des illusions car c'est sa venue que tu veux plus que toutes les choses qui semblent scintiller dans le rêve.
La fin du rêve est la fin de la peur et l'amour n'a jamais été dans le monde des rêves.
Le fossé est petit,
Or il tient les graines de la peste et toute forme de maladie parce que c'est le souhait de rester à part et de ne pas se joindre.
Ainsi,
Il semble donner une cause à la maladie qui n'est pas sa cause.
Le but du fossé est toute la cause qu'est la maladie car il a été fait pour te garder séparé dans un corps que tu regardes comme s'il était la cause de la douleur.
La cause de la souffrance est la séparation et non le corps qui n'en est que l'effet.
Or la séparation n'est qu'un espace vide qui ne renferme rien,
Ne fait rien,
Aussi insubstantiel que l'espace vide entre les rides qu'un bateau a faites en passant,
Et recouverte tout aussi vite comme l'eau déferle pour combler le fossé et comme les vagues en se joignant le recouvrent.
Où est le fossé entre les vagues une fois qu'elles se sont jointes et ont recouvert l'espace qui semblait les maintenir séparés un petit moment ?
Où sont les motifs de maladie une fois que les esprits se sont joints pour combler le petit fossé entre eux où les graines de la maladie semblaient pousser ?
Dieu construit le pont,
Mais seulement dans l'espace laissé propre et vacant par le miracle.
Sur les graines de la maladie et la honte de la culpabilité,
Il ne peut jeter de pont car il ne peut détruire la volonté étrangère qu'il n'a pas créée.
Laisse ces effets être disparus et ne t'y cramponne pas les mains avides pour les garder pour toi.
Le miracle les balayera tous,
Faisant ainsi de la place pour celui qui veut venir et jeter un pont pour le retour de son fils à lui-même.
Compte donc les miracles argentés et les rêves dorés de bonheur comme étant tout le trésor que tu voudrais garder dans la réserve du monde.
La porte est ouverte,
Point aux voleurs,
Mais à tes frères affamés qui ont pris pour de l'or le brillant d'un caillou et qui ont emmagasiné un amas de neige qui brillait comme de l'argent,
Il ne leur reste rien derrière la porte ouverte.
Qu'est-ce que le monde sauf un petit fossé perçu pour déchirer l'éternité et la briser en jours,
En mois et en années ?
Et qu'es-tu,
Toi,
Qui vis dans le monde sauf une image du fils de Dieu brisé en mille morceaux,
Chacun dissimulé dans un bout d'argile séparé et incertain ?
N'aie pas peur,
Mon enfant,
Mais laisse ton monde être doucement éclairé par les miracles.
Et là où le petit fossé était vu se dressant entre toi et ton frère,
Joins-toi à lui.
Et maintenant la maladie sera vue sans une pause.
Le rêve de guérison réside dans le pardon et te montre doucement que tu n'as jamais péché.
Le miracle voudrait ne laisser aucune preuve de culpabilité qui t'apporte témoignage de ce qui n'a jamais été.
Et dans ta réserve,
Il fera une place de bienvenue pour ton père et ton soi.
La porte est ouverte pour que puissent venir tous ceux qui ne voudraient plus avoir faim et voudraient prendre plaisir au grand festin qui leur est servi là.
Et ils rencontreront tes autres invités à qui le miracle a demandé de venir à toi.
C'est un festin,
Certes,
Fort différent de ce que le rêve du monde t'a montré.
Car ici,
Plus quiconque reçoit,
Plus il en reste pour tous les autres à partager.
Les invités ont apporté avec eux des provisions illimitées.
Nul n'est privé,
Ni ne peut priver.
Voici un festin que le père a dressé devant son fils et qu'il partage également avec lui.
Et dans leur partage,
Il ne peut y avoir de fossé dans lequel l'abondance s'essouffle et s'appauvrit.
Ici,
Les années maigres ne peuvent entrer,
Car le temps n'attend pas ce festin qui n'a pas de fin.
Car l'amour a dressé sa table dans l'espace qui semblait garder tes invités à part de toi.
Section 4.
La plus grande jonction.
Accepter l'expiation pour toi-même signifie de ne pas donner soutien aux rêves de maladie et de mort de quelqu'un.
Cela signifie que tu ne partages pas son souhait de se séparer et ne le laisses pas retourner les illusions contre lui-même.
Tu ne souhaites pas non plus qu'elles soient retournées plutôt contre toi.
Ainsi,
Elles n'ont pas d'effet.
Et tu es libre des rêves de douleur parce que tu le laisses l'être.
À moins que tu ne l'aides,
Tu souffriras avec lui parce que tel est ton souhait.
Et tu deviens une figure dans son rêve de douleur comme lui dans le tien.
Ainsi,
Toi et ton frère devenez tous deux des illusions et sans identité.
Tu pourrais être n'importe qui ou n'importe quoi selon celui dont tu partages le rêve mauvais.
Tu peux être sûr d'une seule chose,
Que tu es mauvais car tu partages des rêves de peur.
Il y a une autre façon de trouver la certitude ici et maintenant.
Refuse de faire partie des rêves apeurants,
Quelques formes qu'ils prennent car tu perdras ton identité en eux.
Tu te trouves toi-même en ne les acceptant pas comme te causant et te donnant des effets.
Tu te tiens à part d'eux mais non à part de celui qui les rêve.
Ainsi,
Tu sépares le rêveur du rêve et tu te joins en l'un mais lâchant prise de l'autre.
Le rêve n'est qu'illusion dans l'esprit.
Avec l'esprit,
Tu voudrais t'unir mais jamais avec le rêve.
C'est le rêve que tu crains et non l'esprit.
Tu les vois comme étant la même chose parce que tu penses que tu n'es qu'un rêve.
Ce qui est réel et ce qui n'est qu'illusion en toi,
Tu ne le connais pas et tu ne peux pas le distinguer.
Comme toi,
Ton frère pense qu'il est un rêve.
Ne partage pas son illusion de lui-même car ton identité dépend de sa réalité.
Pense plutôt à lui comme à un esprit dans lequel les illusions persistent encore mais un esprit qui est un frère pour toi.
Il n'est pas rendu frère parce qu'il rêve.
Pas plus que son corps,
Héros du rêve,
N'est ton frère.
C'est sa réalité qui est ton frère comme la tienne l'est pour lui.
Ton esprit et le sien sont joints en fraternité.
Son corps et ses rêves semblent seulement faire un petit fossé là où les tiens se sont joints au sien.
Et pourtant,
De fossé entre vos esprits,
Il n'y en a pas.
Ainsi,
Te joindre à ses rêves,
C'est ne pas le rencontrer parce que ses rêves voudraient le séparer de toi.
Par conséquent,
Délivre-le simplement en réclamant ton droit à la fraternité et non aux rêves de peur.
Laisse-le reconnaître qui il est en ne soutenant pas ses illusions par ta foi car si tu le fais,
Tu auras foi dans les tiennes.
Et ayant foi dans les tiennes,
Il ne sera pas délivré et tu restes esclave de ses rêves.
Et des rêves de peur entreront le petit fossé inhabité sauf par les illusions que tu as soutenues dans l'esprit de ton frère.
Sois certain que si tu fais ta part,
Il fera la sienne car il se joindra à toi là où tu te tiens.
Ne l'appelle pas à te rencontrer dans le fossé entre vous où tu dois croire que c'est ta réalité aussi bien que la sienne.
Tu ne peux pas faire sa part mais c'est ce que tu fais quand tu deviens une figure passive dans ses rêves plutôt que le rêveur des tiens.
L'identité en rêve est insignifiante parce que le rêveur et le rêve ne font qu'un.
Qui partage un rêve doit être le rêve qu'il partage parce qu'en partageant une cause est produite.
Tu partages la confusion et la confusion règne en toi car dans le fossé il n'existe pas de soi stable.
Ce qui est le même semble différent parce que ce qui est le même paraît être autre.
Ces rêves sont les tiens parce que tu les laisses l'être.
Mais si tu enlevais les tiens,
Il en serait libre ainsi que des siens.
Tes rêves sont témoins des siens et les siens attestent la vérité des tiens.
Or si tu vois qu'il n'y a pas de vérité dans les tiens,
Ces rêves disparaîtront et il comprendra ce qui a fait le rêve.
Le Saint-Esprit est dans vos deux esprits et il est un parce qu'il n'y a pas de fossé qui sépare son unité d'elle-même.
Le fossé entre vos corps n'importe pas car ce qui est joint en lui est toujours un.
Nul n'est malade si quelqu'un d'autre accepte son union avec lui.
Son désir d'être un esprit malade et séparé ne peut rester sans un témoin ou une cause.
Et les deux ont disparu si quelqu'un a pour volonté d'être uni avec lui.
Il rêve qu'il était séparé de son frère qui,
En ne partageant pas ses rêves,
A laissé vacant l'espace entre eux.
Et le Père vient se joindre à son Fils à qui s'est joint le Saint-Esprit.
La fonction du Saint-Esprit est de prendre l'image brisée du Fils de Dieu et de remettre en place les morceaux.
Cette sainte image entièrement guérie,
Il la présente à chaque morceau séparé qui pense être une image en soi.
A chacun,
Il offre son identité que l'image entière représente,
Au lieu du petit bout brisé dont il insistait pour dire que c'était lui.
Quand il verra cette image,
Il se reconnaîtra lui-même.
Si tu ne partages pas le rêve mauvais de ton frère,
C'est cette image que le miracle placera dans le petit fossé,
Lavé de toutes les graines de maladie et de péché.
Et là,
Le Père recevra son Fils,
Parce que son Fils a été gracieux envers lui-même.
Je te rends grâce,
Père,
Connaissant que tu viendras combler chaque petit fossé entre les morceaux brisés de ton Saint-Fils.
Ta sainteté complète et parfaite réside en chacun d'eux.
Et ils sont joints,
Parce que ce qui est en l'un est en eux tous.
Comme est saint le plus petit grain de sable quand il est reconnu comme faisant partie de l'image complète du Fils de Dieu.
Les formes que semblent prendre les morceaux brisés ne signifient rien.
Car le tout est en chacun.
Et chaque aspect du Fils de Dieu est exactement le même que tout autre parti.
Ne te joins pas au rêve de ton frère,
Mais joins-toi à lui,
Et là où tu te joins au Fils et le Père.
Qui cherche des substituts quand il perçoit qu'il n'a rien perdu ?
Qui voudrait avoir les bénéfices de la maladie quand il a reçu le simple bonheur de la santé ?
Ce que Dieu a donné ne peut être une perte,
Et ce qui n'est pas de lui n'a pas d'effet.
Qu'est-ce donc que tu percevrais dans le petit fossé ?
Les graines de la maladie viennent de la croyance qu'il y a de la joie dans la séparation et que l'abandonner serait un sacrifice.
Mais les miracles sont le résultat quand tu n'insistes pas pour voir dans le fossé ce qui n'est pas là.
Ton désir de lâcher prise des illusions,
Voilà tout ce que requiert le guérisseur du Fils de Dieu.
Il placera le miracle de la guérison là où étaient les germes de la maladie.
Et il n'y aura pas de perte,
Mais seulement du gain.
Qu'est-ce qu'un sentiment de maladie si ce n'est un sentiment de limitation ?
D'une coupure de et d'une séparation d'avec ?
Un fossé qui est perçu entre toi et ton frère ?
Et ce qui est maintenant vu comme la santé ?
Ainsi le bien est vu comme étant à l'extérieur et le mal dedans.
De sorte que la maladie sépare le soi d'avec le bien en gardant le mal dedans.
Dieu est l'alternative aux rêves de peur.
Qui a part en eux ne peut jamais avoir part en lui.
Mais qui retire la part que son esprit y prend,
Prend part en lui.
Il n'y a pas d'autre choix.
À moins que tu ne le partages,
Rien ne peut exister.
Tu existes parce que Dieu a partagé sa volonté avec toi afin que sa création puisse créer.
C'est de partager les rêves mauvais de haine et de malice,
D'amertume et de mort,
De péché et de souffrance et de douleur et de perte qui les rend réels.
Non partagés,
Ils sont perçus comme insignifiants.
La peur en a disparu parce que tu ne leur as pas donné ton soutien.
Où la peur a disparu,
Là doit venir l'amour parce qu'il n'y a que ces alternatives.
Où l'une apparaît,
L'autre disparaît.
Et celle que tu partages devient la seule que tu as.
Tu as celle que tu acceptes parce que c'est la seule que tu souhaites avoir.
Tu ne partages pas de rêves mauvais si tu pardonnes au rêveur et perçois qu'il n'est pas le rêve qu'il a fait.
Ainsi,
Il ne peut pas faire partie du tien dont vous êtes tous les deux libres.
Le pardon sépare le rêveur d'avec le rêve mauvais et ainsi le délivre.
Souviens-toi que si tu partages un rêve mauvais,
Tu croiras que tu es le rêve que tu partages.
Et le craignant,
Tu ne voudras pas connaître ta propre identité parce que tu penses qu'elle est effrayante.
Tu nieras ton soi et tu marcheras sur une terre étrangère que ton créateur n'a pas faite.
Où tu sembles être un quelque chose que tu n'es pas.
Tu feras la guerre à ton soi qui semble être ton ennemi et tu attaqueras ton frère en tant que partie de ce que tu es.
Il n'y a pas de compromis.
Tu es ton soi ou une illusion.
Que peut-il y avoir entre l'illusion et la vérité ?
Un entre-deux où tu peux être une chose qui n'est pas toi doit être un rêve et ne peut pas être la vérité.
Tu as conçu un petit fossé entre les illusions et la vérité pour être le lieu où réside toute ta sécurité et où ton soi est bien caché par ce que tu as fait.
Là est établi un monde qui est malade et c'est ce monde que perçoivent les yeux du corps.
Là résonnent les sons qu'il entend,
Les voix que ses oreilles ont été faites pour entendre.
Or les vues et les sons que le corps peut percevoir sont insignifiants.
Il ne peut ni voir ni entendre.
Il ne connaît pas ce que c'est de voir,
À quoi sert d'écouter.
Il est aussi peu capable de percevoir que de juger,
Comprendre ou connaître.
Ses yeux sont aveugles,
Ses oreilles sont sourantes.
Il ne peut penser,
Or donc il ne peut avoir des faits.
Qu'est-ce que Dieu a créé pour être malade et qu'est-ce que Dieu n'a pas créé qui puisse être ?
Ne laisse pas tes yeux contempler un rêve,
Tes oreilles porter témoignage de l'illusion.
Ils ont été faits pour regarder un monde qui n'est pas là,
Pour entendre des voix qui ne peuvent faire aucun son.
Or il est d'autres sons et d'autres vues qui peuvent être vus,
Entendus et compris.
Car les yeux et les oreilles sont des sens dénués de sens.
Et ce qu'ils voient et entendent,
Ils ne font que le rapporter.
Ce n'est pas eux qui voient et entendent,
Mais toi qui assembles tous les morceaux biscornus,
Chaque bribe insensée et chaque miette de preuve,
Et fais un témoin du monde que tu veux.
Ne laisse pas les oreilles et les yeux du corps percevoir ces innombrables fragments vus dans le fossé que tu as imaginé et les laisser persuader leurs faiseurs que ces imaginations sont réelles.
La création prouve la réalité parce qu'elle partage la fonction que partage toute création.
Elle n'est pas faite de petits bouts de verre,
D'un morceau de bois,
D'un fil ou deux,
Peut-être tous assemblés pour attester sa vérité.
La réalité ne dépend pas de cela.
Il n'y a pas de fossé qui sépare la vérité d'avec les rêves et d'avec les illusions.
La vérité ne leur a laissé aucune place en aucun lieu et en aucun temps car elle remplit chaque lieu et chaque temps et les rend entièrement indivisibles.
Toi qui crois qu'il y a un petit fossé entre toi et ton frère,
Tu ne vois pas que c'est là que vous êtes comme prisonnier dans un monde perçu comme existant.
Là,
Le monde que tu vois n'existe pas parce que le lieu où tu le perçois n'est pas réel.
Le fossé est soigneusement dissimulé dans le brouillard et des images brumeuses s'élèvent pour le couvrir de formes vagues et incertaines,
Aux lignes changeantes,
À jamais insubstantielles et indécises.
Or,
Dans le fossé,
Il n'y a rien et il n'y a pas de terrible secret,
Pas de tombes enténébrées où la terreur surgit des ossements de la mort.
Regarde le petit fossé et tu vois l'innocence et le vide de péché que tu verras en toi-même quand tu auras perdu la peur de reconnaître l'amour.
Section 6 Les voeux secrets Qui punit le corps est un sain car là est vu le petit fossé et pourtant il n'est pas là,
Il ne s'est pas jugé lui-même et il n'a pas fait de lui-même ce qu'il n'est pas.
Il ne cherche pas à faire de la douleur une joie ni à trouver un plaisir durable dans la poussière.
Il ne te dit pas quel est son but et il ne peut pas comprendre à quoi il sert.
Il ne rend pas victime parce qu'il n'a pas de volonté,
Pas de préférence et pas de doute,
Il ne se demande pas ce qu'il est.
Ainsi il n'a pas besoin d'être compétitif,
Il peut être rendu victime mais il ne peut pas se sentir lui-même victime.
Il n'accepte aucun rôle mais fait ce qu'on lui dit sans attaque.
C'est certes un point de vue insensé de tenir responsable de la vue,
Une chose qui ne peut pas voir et de la blâmer pour les sons que tu n'aimes pas,
Bien qu'elle ne puisse entendre.
Elle ne souffre pas de la punition que tu lui donnes parce qu'elle ne ressent rien,
Elle se conduit de la façon que tu veux mais jamais elle ne fait de choix.
Elle n'est pas née et elle ne meurt pas,
Elle ne peut que suivre sans but le chemin sur lequel on l'a placé.
Et si le chemin est changé,
Elle suit aussi facilement une autre voie.
Elle ne prend pas parti et ne juge pas la route qu'elle parcourt.
Elle ne perçoit pas de fossé parce qu'elle ne est pas.
Elle peut être utilisée pour la haine mais elle ne peut pas par là être rendue haïssable.
La chose que tu hais et crains,
Que tu abords et veux,
Le corps ne la connaît pas.
Tu l'envoies pour qu'il cherche la séparation et soit séparé et puis tu le hais,
Non pas pour ce qu'il est mais pour les usages que tu en as fait.
Tu recules devant ce qu'il voit et ce qu'il entend et tu hais sa fragilité et sa petitesse.
Tu méprises ses actions mais pas les tiennes.
Il voit et agit pour toi,
Il entend ta voix et il est fragile et petit par ton souhait.
Il semble te punir et mériter ainsi que tu le haïsses pour les limitations qu'il t'apporte.
Or,
Tu en as fait un symbole des limitations que tu veux que ton esprit ait,
Voit et garde.
Le corps représente le fossé entre le petit bout d'esprit que tu appelles le tien et tout le reste de ce qui est réellement à toi.
Tu le hais,
Or tu penses que c'est ton soi et que sans lui ton soi serait perdu.
Voilà le vœu secret que tu as fait avec chaque frère qui voudrait cheminer à part.
Voilà le serment secret que tu fais à nouveau chaque fois que tu te perçois toi-même attaqué.
Nul ne peut souffrir s'il ne se voit pas lui-même attaqué et perdant l'attaque.
Informulé et inentendu dans l'esprit est chaque promesse de maladie.
Or c'est la promesse faite à un autre d'être blessé par lui et de l'attaquer en retour.
La maladie est colère passée sur le corps afin qu'il souffre.
C'est l'effet évident de ce qui a été fait en secret,
En accord avec le souhait secret d'un autre être à part de toi,
Comme tu voudrais être à part de lui.
À moins que vous ne soyez d'accord tous les deux que c'est votre souhait,
Il ne peut pas avoir d'effet.
Quiconque dit « il n'y a pas de fossé entre mon esprit et le tien » a tenu la promesse de Dieu et non son minuscule serment d'être à jamais fidèle à la mort.
Et par sa guérison son frère est guéri.
Que ceci soit ton accord avec chacun,
Que tu sois un avec lui et non à part.
Il tiendra la promesse que tu as faite avec lui parce que c'est celle qu'il a faite à Dieu,
De même que Dieu la lui a faite.
Dieu tient ses promesses,
Son Fils tient les siennes.
En sa création,
Son Père a dit « Tu es aimé de moi et moi de toi à jamais.
Sois parfait comme moi-même car tu ne peux jamais être à part de moi.
» Son Fils ne se souvient pas d'avoir répondu « Je le serai » bien qu'en cette promesse il soit né.
Or Dieu la lui rappelle chaque fois qu'il ne partage pas une promesse d'être malade mais laisse son esprit être guéri et unifié.
Ses voeux secrets sont impuissants devant la volonté de Dieu dont il partage les promesses.
Et ce qu'il substitue n'est pas sa volonté qui a fait promesse de lui-même à Dieu.
Dieu ne demande rien et son Fils comme lui n'a pas besoin de rien demander car il n'y a pas de manque en lui.
Un espace vide,
Un petit fossé serait un manque et c'est là seulement qu'il pourrait lui demander quelque chose qu'il n'a pas.
Un espace où Dieu n'est pas,
Un fossé entre le Père et le Fils n'est la volonté d'aucun des deux qui ont promis de ne faire qu'un.
La promesse de Dieu est une promesse à lui-même et il n'en est pas un qui puisse être infidèle à ce qu'il veut faisant partie de ce qu'il est.
La promesse qu'il n'y a pas de fossé entre lui-même et ce qu'il est ne peut pas être fausse.
Ce qui doit être un est dans l'entièreté duquel il ne peut y avoir de fossé.
Quelle volonté peut le séparer ?
La belle relation que tu as avec tous tes frères est une partie de toi parce que c'est une partie de Dieu lui-même.
N'es-tu pas malade si tu tenis à toi-même ton entièreté et ta santé ?
La source de l'aide,
L'appel à la guérison et l'appel à guérir.
Ton sauveur attend la guérison et le monde attend avec lui.
Et tu n'es pas non plus à part d'elle car la guérison sera une ou ne sera pas du tout,
Son unité étant là où est la guérison.
Quelle correction pourrait-il y avoir pour la séparation si ce n'est son opposé ?
Il n'y a d'entre deux en aucun aspect du salut.
Tu l'acceptes entièrement ou tu ne l'acceptes pas.
Ce qui est inséparé doit être joint et ce qui est joint ne peut être séparé.
Ou bien il y a un fossé entre toi et ton frère ou bien vous ne faites qu'un.
Il n'y a pas d'entre deux,
Pas d'autre choix et pas d'allégeance à diviser entre les deux.
Une allégeance divisée n'est qu'absence de foi en les deux qui fait simplement que tu tournes en rond en t'accrochant incertainement à n'importe quelle paille qui semble offrir quelques promesses de soulagement.
Or qui peut bâtir sa demeure sur une paille et compter sur elle comme abri contre le vent ?
On peut faire du corps ce genre de demeure parce qu'il manque de fondement dans la vérité.
Et pourtant à cause de cela,
Il peut être vu comme n'étant pas ta demeure mais simplement comme un outil qui t'aide à atteindre la demeure où Dieu habite.
Avec cela comme but,
Le corps est guéri.
Il n'est pas utilisé pour témoigner du rêve de séparation et de maladie.
Il n'est pas non plus vainement blâmé pour ce qu'il n'a pas fait.
Il sert à aider la guérison du Fils de Dieu et pour ce but,
Il ne peut pas être malade.
Il ne se joindra pas à un but qui n'est pas le tien et tu as choisi qu'il ne soit pas malade.
Tous les miracles sont fondés sur ce choix et te sont donnés à l'instant où il est fait.
Aucune forme de maladie n'est immunisée parce que le choix ne peut pas être fait en fonction de la forme.
Le choix de la maladie semble être un choix de forme,
Or il est un comme les sons opposés.
Et tu es malade ou bien pourtant conséquemment.
Mais jamais toi seul.
Ce monde n'est que le rêve que tu peux être seul et penser sans affecter ceux qui sont à part de toi.
Être seul doit signifier que tu es à part et si tu l'es,
Tu ne peux qu'être malade.
Cela semble prouver que tu dois être à part.
Or tout ce que cela signifie,
C'est que tu as tenté de tenir une promesse d'être fidèle à l'absence de foi.
Or l'absence de foi est maladie.
Elle est comme la maison bâtie sur la paille.
Elle semble être tout à fait solide et substantielle en elle-même.
Or sa stabilité ne peut être jugée à part de ses fondements.
Si elle repose sur la paille,
Point n'est besoin de barrer la porte,
De fermer les fenêtres et de pousser les verrous.
Le vent la fera basculer et la pluie viendra,
Qui l'emportera dans l'oubli.
A quoi bon chercher une sécurité dans ce qui a été fait pour le danger et pour la peur ?
Pourquoi l'encombrer encore de serrures,
De chaînes et d'encre pesantes,
Quand sa faiblesse réside non pas en lui-même,
Mais dans la fragilité du petit fossé de néant sur lequel il tient ?
Qu'est-ce qui peut être sûr,
Qui repose sur une onde longue ?
Voudrais-tu bâtir ta demeure sur ce qui s'écroulera sous le poids d'une plume ?
Ta demeure est bâtie sur la santé de ton frère,
Sur son bonheur,
Son impeccabilité et tout ce que son père lui a promis.
Aucune des promesses secrètes que tu as faites à la place n'a ébranlé le fondement de sa demeure.
Les vents souffleront et la pluie s'abattra sur elle,
Mais sans effet.
Le monde sera emporté par les eaux,
Et pourtant cette maison tiendra à jamais,
Car sa force ne réside pas en elle seule.
C'est une arche de sécurité qui repose sur la promesse de Dieu que son fils sera à jamais en sûreté en lui-même.
Quel fossé peut s'interposer entre la sûreté de cet abri et sa source ?
D'ici,
Le corps peut être vu comme étant ce qu'il est,
Et n'ayant ni plus ni moins de valeur que dans la mesure où il peut être utilisé pour libérer le fils de Dieu à sa demeure.
Et avec ce saint but,
Il devient une demeure de sainteté un court moment,
Parce qu'il partage la volonté de ton père avec toi.
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