38:04

Paix spirituelle avec la Communication NonViolente

by Jean-Philippe Véronique

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Introduction à la Communication NonViolente, créé par Maschall B. Rosenberg en 1978. Dans cet audio, nous parlons des 4 étapes de la CNV (Observation, Sentiment, Besoin, Demande) et des 2 étapes invisibles, essentielles pour intégrer l'intention fondamentale de la CNV. Après l'écoute de ce Podcast, je vous invite à commencer votre aventure dans chaque étape du processus avec les podcasts suivants où je vous explique en profondeur chacune des étapes une par une. A vous de jouer ! Que la Force de l'Amour soit avec vous Jean-Philippe

Script

Bonjour à tous et à toutes aujourd'hui,

Ce que je vous propose aujourd'hui c'est de faire une petite introduction à la communication non violente et puis on va parler bien sûr des quatre étapes de la communication non violente mais on parle même plutôt de cinq ou six étapes donc on parlera de ces deux étapes invisibles qui en fait font qu'on arrive à se rebrancher de plus en plus avec la communication non violente qui en fait est le langage du coeur c'est vraiment son autre nom c'est le langage du coeur donc je vais vous lire ces quelques mots pour introduire.

Alors la communication non violente c'est l'art de vivre avec soi même et avec les autres.

L'intention de la CNV donc communication non violente c'est de créer une qualité de relation avec soi même et avec les autres qui permettent de satisfaire les besoins fondamentaux de chacun de manière harmonieuse et pacifique.

Vous voyez je vais faire des petits commentaires à chaque fois.

Déjà on parle de besoins fondamentaux,

De besoins humains fondamentaux,

On va y revenir tout à l'heure mais c'est quelque chose qui est centrale parce qu'en fait en CNV ces besoins humains fondamentaux ce sont comme des vers qu'il faut remplir d'eau donc c'est à dire que ce sont des besoins humains qu'il faut remplir d'énergie de vie et si on remplit pas le verre avec de l'eau on va se être déshydraté on va s'assécher et on va perdre de la qualité de vie.

C'est exactement la même chose au niveau émotionnel c'est à dire que les émotions sont les messagères de nos besoins qui sont soit complètement satisfait soit partiellement satisfait soit insatisfait soit vraiment très insatisfait et là on rentre dans un phénomène d'accumulation où il devient urgent de les nourrir sans quoi on va rentrer donc dans des sensations désagréables des troubles physiques des troubles psychologiques des troubles dans la relation aussi à l'autre dans la relation à soi donc voilà c'est pour ça que on pose tout de suite l'intention qui est de créer une qualité de relation avec soi même et avec les autres de manière harmonieuse et pacifique.

Ce processus mis au point par Marshall Rosenberg en 1978 qui est un psychologue phénicien collaborateur de Carl Rogers vise à rappeler ce qui est essentiel dans les interactions humaines et à améliorer la qualité de nos échanges.

La CNV nous invite à être davantage conscients de nos perceptions,

À accueillir et à gérer nos émotions,

À nous relier à nos besoins et à nos motivations.

Elle permet de décoder dans les messages des autres ce qu'ils veulent vraiment dire derrière des propos ou des comportements qui nous dérangent au premier abord.

Sa force est d'apporter de la clarté par rapport à ce que nous vivons,

À ce que nous voulons et ce que nous disons.

Effectivement on verra tout à l'heure que dans la première étape qui est l'observation il y a cette qualité à développer qui est une qualité de discernement,

À discerner entre ce qui relève du récit,

C'est à dire tout ce qui va être lié à du jugement,

Des interprétations,

Des évaluations et tout ce qui va être lié au réel,

C'est à dire quelque chose qui fait consensus,

Quelque chose qui est relativement neutre pour tout le monde et en fait sur lesquels tout le monde peut s'appuyer.

Donc ça c'est quelque chose qui est central pour apporter de la clarté et en fait ce qui compte c'est vraiment le discernement entre la partie mentale des histoires que je me raconte,

Qui relève uniquement de ma subjectivité,

Et le réel qui fait consensus avec tout le monde.

Ce réel en fait où au lieu d'être dans le mental on descend,

Déjà on a quelque chose qui est plus neutre,

Qui est plus apaisé,

Qui est plus neutre et donc qui se rapproche de l'énergie du coeur.

Et si on reste dans le mental dès le départ on peut être certain qu'on va pas réussir à brancher le bon sentiment et qu'on va encore moins être capable de descendre sur le besoin humain qui me concerne et donc encore moins à développer un comportement qui va me permettre de nourrir ces besoins là.

C'est pour ça que cette première étape et cette clarté est essentielle dans la vie.

Donc ce processus il ouvre un dialogue sincère,

Authentique et respectueux.

Il nous amène à nous exprimer de façon claire et coréante,

À écouter l'autre avec une plus grande conscience,

Une ouverture et une compréhension,

Avec une qualité de présence et de coeur.

Cette démarche insiste sur le fait de formuler avec précision ce que nous souhaitons et c'est cette demande exprimée clairement qui devient l'amorce d'une solution ou d'un dialogue réellement constructif.

Donc ça c'est très important,

C'est notamment la dernière étape du processus de communication ambulante,

C'est la demande,

C'est à dire être capable d'exprimer clairement quelque chose qui va participer à nourrir mes besoins mais qui va aussi prendre en compte le cas échéant des besoins de la personne en face de moi.

Donc ça c'est pour ça qu'il parle de dialogue,

On est toujours dans une phase de négociation pacifique et dans un but d'harmonie.

On n'est plus dans une intention où il y a de l'opposition,

On n'est plus dans une croyance qui relève pour le coup du récit où j'ai besoin de m'opposer à l'autre,

Où l'autre m'en veut,

Où l'autre cherche à s'opposer à moi forcément.

On n'est plus dans des vérités générales où il y a des toujours,

Des souvent,

Des tu fais tout le temps comme ci,

Tout le temps comme ça.

On n'est plus du tout branché sur cette dimension.

On est dans une autre dimension,

Une autre spiritualité.

Spirit je le rappelle ça veut dire énergie.

Donc spiritualité c'est un mélange en fait de spirit,

Énergie et de personnalité et de réalité.

Donc en fait la spiritualité c'est quelle réalité je construis avec mon énergie.

Donc ça veut dire que le sujet de ma vie c'est comment j'expérimente ma propre énergie.

Donc ça veut dire que j'ai la main complètement sur ma réalité et que si je suis dans une intention d'harmonie,

De communication,

De négociation,

De dialogue,

De toujours renouer le dialogue,

De ne pas être dans la rupture de dialogue,

Que ce soit donc le dialogue avec moi ou le dialogue avec l'autre,

Je vais clairement faire bouger ma réalité.

Je vais plus être sur une dimension où à l'inverse je vais prêter de l'attention au jugement,

À ce que le monde extérieur fait de moi,

Dit de moi,

Etc.

C'est tout l'inverse.

Donc cette approche nous propose d'aller vers de réels échanges,

Vers plus de coopération,

De co-création,

Vers le dépassement bien sûr des conflits dans le respect et la reconnaissance de chacun.

Reconnaissance de chacun qui est un sujet éminemment présent dans la majorité des échanges relationnels.

Donc ça c'est clairement moi qui dis ça,

C'est quelque chose que j'ai envie de traduire comme ça.

La reconnaissance,

Chercher la reconnaissance,

Vous verrez que c'est le cas dans de nombreux dialogues.

On le fait inconsciemment,

Mais en fait,

Dès qu'on succombe au piège du jugement,

Au piège de l'évaluation,

De l'interprétation,

De catégoriser,

De stigmatiser,

De discriminer,

Et bien en fait c'est comme si on tombait dans le piège de j'ai besoin de la reconnaissance de papa ou de maman,

Sous-entendu de l'énergie féminine ou de l'énergie masculine,

Sous-entendu je suis en fait en train de m'exprimer pour intégrer une énergie que je n'ai pas comprise dans ma construction préalable.

Donc ça veut dire que si je suis dans un dialogue où j'exprime beaucoup d'opposition à l'autorité,

On peut être certain qu'il y a dans la capacité à aller de l'avant et à faire des choix de son propre chef,

Et donc de nourrir par exemple un besoin de souveraineté,

On peut quand même être presque certain que ce besoin de souveraineté il n'est pas complètement nourri.

On a des difficultés de rapport à l'autorité par exemple.

L'autorité c'est quelque part une croyance où je n'ai pas le contrôle,

C'est pas moi qui contrôle,

Et je suis pas d'accord avec le fait que l'autre me contrôle.

Vous voyez,

On arrive vite sur la boucle infernale j'ai envie de dire,

Mais qui paraît bien réelle.

Donc la reconnaissance c'est toujours quelque chose qui va résonner,

Et d'autant plus quand vous allez pratiquer la CNV un maximum au quotidien.

Vous allez voir qu'en fait c'est très souvent des besoins de survie,

Des besoins on va dire primaires qui sont en jeu,

Et il suffit seulement de les écouter dans une intention de dialogue,

D'ouverture,

Sans prêter attention à ce qui pourrait toucher mon égo,

À ce qui pourrait toucher ma personne,

Parce qu'en fait tout ça c'est du vent.

C'est du vent,

C'est juste nos structures mentales qui vont derrière si on les laisse se toucher par telle ou telle parole pour créer une cascade chimique,

Qui vont faire ressentir des choses et des tensions,

Mais en fait tout ça on a le pouvoir là dessus.

C'est un peu ce qui est dit là,

Le dépassement des conflits dans le respect et la reconnaissance de chacun.

Elle nous permet de nous réapproprier la confiance et les ressources intérieures nécessaires pour agir sur notre environnement et reprendre le pouvoir sur nos vies en interdépendance avec les autres.

Voilà,

Ça c'est aussi hyper important.

La communication non violente est bien plus qu'un processus ou un langage,

C'est une invitation à concentrer notre attention là où nous avons le plus de chances de trouver ce que nous cherchons et qui nous fait du bien.

Pour mettre des mots sur les sources de la communication non violente,

Rosenberg parle lui simplement de l'élan du coeur.

L'élan du coeur c'est une notion en CNV qui est fondamentale.

Rosenberg identifie la communication non violente comme un moyen de communiquer qui favorise l'élan du coeur.

Il dit,

Ouvrez les guillemets,

Ce que je recherche dans la vie c'est la bienveillance,

Un échange avec les autres motivé par un élan du coeur réciproque.

Et donc en étudiant les facteurs susceptibles de nous couper de cette bienveillance intérieure,

Rosenberg fut frappé par le rôle déterminant du langage et de l'usage qu'on fait des mots.

Et il a défini donc un nouveau mode de communication,

D'expression,

D'écoute qui favorise justement cet élan du coeur et qui nous relie à nous-mêmes et aux autres en laissant libre cours à notre bienveillance naturelle.

Parce que cette bienveillance naturelle,

Elle est vraiment en nous,

C'est comme si c'était notre énergie en tant que bébé.

C'est une bienveillance naturelle,

Très sensorielle,

Très empathique,

Très en connexion avec l'autre,

Dans la découverte,

Dans la curiosité,

Dans aussi une expression émotionnelle qui n'est pas couverte de croyances,

Qui nous dit que dans cet endroit là on ne peut pas s'exprimer comme si,

Que dans cet endroit-ci on ne peut pas s'exprimer comme ça.

Tout ça,

Ça n'existe pas dans cette énergie qui est en nous et qui est juste de l'amour et une bienveillance naturelle.

Il utilise le terme non-violence,

D'accord,

Communication non-violente,

Mais il faut savoir que le terme non-violence ça ne veut pas dire qu'il n'est pas violent.

C'est un sens bien plus spirituel que ça.

C'est au sens où l'entendait par exemple Gandhi pour désigner notre état naturel de bienveillance lorsqu'il ne reste plus en nous la moindre trace de violence.

Il n'y a aucune trace de conflit intérieur dans cette spiritualité.

En Inde,

La non-violence se dit Ahimsa et dans son sens le plus positif ça signifie la force de l'amour.

Donc on pourrait en fait traduire le concept de communication non-violente en disant que c'est la communication qui prend appui sur la force de l'amour.

Voilà,

On pourrait simplement dire ça.

Car bien que nous puissions avoir l'impression que notre façon de parler n'a rien de violent,

Et ce en plus selon les constructions de chacun,

Les mots qui sont utilisés peuvent avoir tellement de valeurs différentes,

Il s'arrive souvent que nos paroles soient source de souffrance pour autrui ou pour nous-mêmes sans qu'on s'en rende compte ou alors qu'on dise des choses et qu'on se retrouve devant le fait accompli.

Et donc la traduction exacte en fait de la non-violence,

Et ça vraiment ça traduit je trouve magnifiquement bien l'intention à méditer et à intégrer,

À travailler quand on parle de CNV et en fait quand on parle juste d'être en relation avec les autres.

C'est donc la suivante Je suis tellement en paix à l'intérieur de moi-même qu'il ne me vient même pas à l'idée de nuire à autrui.

Donc je répète,

Je suis tellement en paix à l'intérieur de moi-même qu'il ne me vient même pas à l'idée de nuire à autrui.

Donc c'est un calme mental,

C'est une spiritualité,

C'est une détente corporelle,

C'est une respiration qui est intégrée de manière à ne pas avoir d'idée noire j'ai envie de dire.

Donc c'est un état de calme intérieur et de sagesse que tout le monde peut atteindre.

En tout cas c'est un chemin,

Moi personnellement depuis que j'ai pris ce chemin il y a maintenant 5-6 ans,

C'est vraiment un chemin qu'on prend et qui se développe de mois en mois,

D'année en année.

Puis des fois il y a des choses qui s'intègrent même dans le corps,

Qui s'intègrent dans les manières de réagir,

Dans les concepts.

C'est intéressant d'aller analyser les concepts,

Moi je vois beaucoup dans les stages quand je demande,

Quand on parle d'amour par exemple,

On peut avoir tout et n'importe quoi,

Mais aujourd'hui j'arrive à synthétiser juste en faisant ressentir l'amour dans la respiration.

Juste je l'inspire,

Quand j'inspire l'air je l'inspire calmement.

L'air que j'inspire c'est comme un petit bébé que j'accueille dans mes bras,

C'est une énergie vitale que je prends et qui nourrit l'ensemble de mon être.

Quand j'expire il y a tout qui s'entend dans le souffle,

Il y a la détente corporelle,

Il y a le calme mental,

Il y a le son de ma voix,

Il y a le débit de l'air,

Il y a tout ça.

Et bien quand on parle c'est exactement la même chose.

Et plus on va être derrière,

D'ailleurs conscient de ses paroles,

Consciente de sa respiration,

Je vais la refaire,

Plus on va devenir conscient de ses paroles,

Plus on va devenir conscient de sa respiration et inversement,

Plus on va devenir conscient de sa respiration,

Plus on va devenir conscient de ses paroles,

De son débit.

Parce que c'est tout ça,

C'est une harmonie,

C'est vraiment une énergie harmonieuse qu'on transmet,

Qu'on offre à l'autre et c'est toute une spiritualité.

C'est à dire que si on.

.

.

Premièrement si on n'a rien à offrir ce n'est pas grave,

Mais ensuite si j'ai envie d'offrir quelque chose,

Autant l'offrir dans ce que je peux donner en termes d'amour au maximum.

Parce que sinon si je ne suis pas là-dedans,

Je suis dans autre chose.

Donc je suis dans quoi ?

Je suis dans le contrôle.

Globalement je suis dans le contrôle.

Dans le contrôle ou dans le.

.

.

Dans ce.

.

.

Enfin dans le contrôle ça résume tout.

Parce que soit on veut derrière imposer des choses,

Soit on veut contrôler notre image en voulant passer,

Se faire passer quelque chose ou faire passer une image.

Souvent on verra aussi que beaucoup utilisent des images qui ne les concernent même pas pour faire passer en fait l'image de quelqu'un qui est concerné par tel ou tel sujet.

Mais bon,

Vous voyez,

Tout ça,

C'est.

.

.

Ça reste du contrôle.

Et la victimisation,

C'est à dire de se faire passer pour une victime,

C'est aussi une forme de contrôle dans le sens où dans le contrôle,

De l'autre côté,

Il y a le non contrôle.

D'accord ?

Si régulièrement je dis que je n'ai pas le pouvoir,

Je dis que je ne peux pas faire ça,

Que je ne suis pas capable,

C'est que vous pouvez être sûr que si vous regardez dans d'autres aspects de votre vie,

Il y a un contrôle très fort sur quelque chose.

D'accord ?

Toujours c'est connecté et avec la CNV,

Avec toute cette intention-là,

Cette idée où je suis tellement en paix avec moi-même qu'il ne me vient même pas à l'idée de nuire autrui,

On n'est plus dans tout ça.

On transcende,

On accepte les deux,

Ce contrôle et ce non contrôle,

Et on avance avec les deux dans une intention de détente,

De relâchement.

Donc il s'agit d'apprendre à diriger son attention.

La CNV,

Elle repose sur une pratique du langage qui renforce notre aptitude à conserver nos qualités de cœur même dans des conditions éprouvantes.

Et c'est bien ça qui est difficile,

À conserver nos qualités de cœur même dans des conditions éprouvantes.

C'est à dire même quand il y a quelqu'un que vous aimez beaucoup,

Qui est très proche et qui vous reproche quelque chose,

Qui vous dit que ce que vous faites ce n'est pas bien,

C'est nul,

Ce n'est pas correct,

Ça ne se fait pas.

Ou quand il y a quelqu'un que vous connaissez pas du tout et qui se permet de vous faire une réflexion,

Voire de vous insulter.

Je ne sais pas ce qui est pire entre quelqu'un que vous aimez et qui vous insulte,

Et quelqu'un que vous ne connaissez pas et qui vous insulte.

Je pense que si vous réfléchissez,

Vous regardez toutes les façons dont vous avez déjà pu réagir avec ça,

Vous pouvez vous rendre compte peut-être que vous réagissez à peu près de la même manière.

Vous pouvez en tout cas réagir peut-être à peu près de la même manière.

Donc c'est ça l'idée,

C'est d'apprendre à être beaucoup plus résilient.

On pourrait parler de résilience émotionnelle,

Mais attention quand on parle de résilience émotionnelle,

Ce n'est pas cette idée d'être plus fort avec ses émotions.

C'est justement plutôt l'inverse,

D'être beaucoup plus libre avec ses émotions,

D'être beaucoup plus faible avec ses émotions,

De laisser cette partie de vulnérabilité s'exprimer.

Parce que c'est que cette partie-là qui permet de revenir dans l'empathie,

De revenir dans justement des qualités de cœur où c'est ok d'être vulnérable,

C'est ok en fait d'autoriser l'autre à faire ce qu'il veut de ses mots.

Parce qu'en fait c'est ça,

Si quelqu'un m'insulte,

Soit je réagis et je rentre dans le jeu et quelqu'un m'insulte ou me dévalorise ou me dit quelque chose qui est en soi difficile à entendre,

Qui peut provoquer une sensation du coup forcément très désagréable,

Peut-être une sensation de tension et tout ça.

Et bien en fait ça veut juste dire que je suis en désaccord avec non pas les mots qu'il utilise,

Non pas avec la morale qu'il y a derrière les mots qu'il utilise.

D'accord,

Ça c'est pour moi la croyance un petit peu en distorsion où c'est la morale qui doit l'emporter avant tout.

Pas du tout,

On n'est pas du tout là-dessus,

On est bien après dans la spiritualité.

On est sur l'amour,

Donc on est sur la liberté,

C'est-à-dire la capacité à vivre librement,

C'est-à-dire faire ce qui est juste pour moi,

Être capable de dire oui,

De dire non.

Mais on est aussi sur laisser l'autre vivre librement.

Donc si je suis dans l'amour et que je laisse l'autre vivre librement,

Ça veut dire que je le laisse employer les mots qu'il veut.

D'accord,

Je parle de concernant,

Je ne suis pas dans un cadre moral ou éducatif.

Bien sûr que là la morale a son importance,

Qu'on ne peut pas dire n'importe quoi,

Etc.

Là je parle de la base de la base,

Ce qui permet d'être dans un état,

Moi,

De lucidité,

De justesse de cœur et de pouvoir en fait ne pas laisser les autres se brancher sur moi,

Ne pas tomber dans le jeu de la violence et petit à petit d'amener toujours plus de paix à l'intérieur de moi-même.

Je suis là-dessus,

Dans cette vidéo.

Dans ce cadre-là,

L'idée c'est vraiment de comprendre que si quelqu'un m'insulte,

Il fait ce qu'il veut.

D'accord,

S'il ne fait pas ce qu'il veut,

Que ça ne se fait pas,

Etc.

,

Je suis sur mon égo,

Je rentre donc dans une réalité de délire égotique.

D'accord,

Si je le laisse faire ce qu'il veut,

Déjà je ne vais pas rentrer en résonance de cette énergie d'égo,

Je vais être dans l'énergie de cœur.

Déjà de base,

Je vais être protégé parce que je ne suis pas être protégé,

Ça veut dire ne pas être dans la même dimension.

D'accord,

Donc déjà de base,

Je suis protégé parce que je m'autorise,

Moi,

À vivre juste de l'amour et je vais me l'autoriser à la fois en comprenant que ce qui est juste pour moi,

Ce n'est pas de me brancher sur l'égo,

Ce n'est pas de me brancher sur la violence et en même temps,

Je comprends que ça veut dire que si je veux vivre de l'amour,

Ça veut dire que je laisse l'autre s'exprimer.

Mais ça ne veut pas non plus dire que je reste dans le silence et que je ne m'exprime pas,

Attention,

Parce que c'est ça tout de suite qui arrive.

C'est mais du coup,

Qu'est-ce que je dis en fait,

C'est quoi,

Je laisse tout le monde ?

Non,

On est serein.

Par contre,

S'il y a quelque chose qui ne me convient pas,

Je l'exprime.

Donc,

La CNV nous engage,

C'est un mot intéressant,

Elle nous engage,

Elle nous invite au début,

Mais en fait,

Vous allez voir qu'elle vous engage,

Parce qu'elle va tout de suite rebrancher la responsabilité,

Je trouve.

En tout cas,

C'est ça qui est amené,

Cette souveraineté,

La CNV aujourd'hui pour moi,

C'est un des outils fondamentaux avec la respiration et le sport pour débrancher radicalement les phénomènes de dépendance qu'on peut avoir,

Que ce soit une dépendance vis-à-vis d'un objet,

Que ce soit vis-à-vis de l'alimentation,

De drogue ou de relation affective,

Ou de dépendance à l'humain,

Parce que c'est possible.

Donc,

Elle nous engage à reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous entendons l'autre,

C'est un peu ce que je vous disais.

Les mots ne sont plus des réactions automatiques,

Mais deviennent des réponses réfléchies.

Avec la CNV,

Nous apprenons aussi à définir et à formuler clairement ce que nous souhaitons dans une situation donnée.

Il s'agit de déjouer nos vieux schémas de défense,

De retraite ou d'attaque,

Schéma de survie,

Ce qui va ainsi modérer les réactions de résistance,

De défense ou d'agressivité.

Pour résumer,

L'élan du coeur,

Rosenberg dit cela,

Lorsque nous donnons spontanément,

Nous éprouvons la joie de celui qui,

Du fond du coeur,

Apporte quelque chose à autrui.

Ce type de don enrichit autant le destinataire que celui qui donne.

Je répète,

Lorsque nous donnons spontanément,

Nous éprouvons la joie de celui qui,

Du fond du coeur,

Apporte quelque chose à autrui.

Ce type de don enrichit autant le destinataire,

La personne qui reçoit ce que je lui donne,

Que celui qui donne,

C'est-à-dire moi.

En d'autres termes,

Rosenberg dit que l'essence même de la joie qu'on ressent et qu'on devrait ressentir en tant qu'être humain,

C'est le fait de partager avec autrui dans cet élan du coeur,

D'être dans le don,

Mais dans quelque chose qui est équilibré.

Parce que si tout le monde fait ça,

En fait,

Tout le monde est en train de se nourrir avec cette énergie-là.

Donc on n'est plus dans des distorsions où je donne trop et je m'oublie,

Où je ne donne pas assez et je suis trop renfermé sur moi,

Etc.

On n'est plus là-dedans.

Donc donner avec l'élan du coeur,

C'est l'une des plus grandes joies que nous puissions éprouver et c'est aussi un concept fondamental en CNV.

Cependant,

On a tous des besoins qui nous amènent parfois à donner avec un autre élan que celui du coeur et on peut apprendre à identifier ces besoins.

L'idée maintenant,

C'est de répondre à la question suivante.

Lorsque l'on sait au fond de soi qu'on a donné avec un autre élan que celui du coeur,

Quel est le besoin qui,

À ce moment-là,

M'a empêché de donner avec l'élan du coeur ?

Je répète,

C'est qu'en fait,

Là maintenant,

C'est de termes de mise en pratique.

Ça peut être quelque chose que vous allez pouvoir faire dans les jours à venir.

C'est d'essayer d'identifier soit une situation passée,

Soit quelque chose que vous allez faire dans les prochains jours.

Et à la fin de la journée,

Vous demandez,

Aujourd'hui ou dans les trois derniers jours,

À quel moment j'ai donné avec un autre élan que celui du coeur ?

Et donc du coup,

Quel était le besoin que j'ai cherché à nourrir qui n'était pas un besoin de joie absolue quand j'ai donné ?

Donc la communication non-vélante part du principe que l'utilisation de notre pouvoir pour contribuer au bien-être des autres est une source de joie immense.

Si nous n'en éprouvons aucune joie,

C'est qu'il y a en nous d'autres besoins que nous voulons satisfaire.

Plutôt que de nous coller ou de coller aux autres les étiquettes comme égoïste,

Indifférent,

Etc.

,

Il s'agit de prendre conscience que nos choix de comportement servent toujours des besoins précis que nous tentons de satisfaire.

Et nos choix ne sont pas toujours heureux pour autant.

En fait,

Pour clôturer cette introduction,

Avant que je finisse par une histoire,

C'est vraiment de prendre conscience que toute personne,

Quand elle dit,

Quand elle fait quelque chose,

Elle cherche forcément à satisfaire un ou plusieurs besoins.

Et que ces besoins-là,

Ce n'est pas forcément un besoin de joie.

Il peut y avoir d'autres besoins,

Il y en a plein des besoins.

Des besoins de repos,

Des besoins de réalisation,

Des besoins d'abri,

Des besoins de nourriture,

Des besoins d'amour.

Il y a beaucoup,

Beaucoup de besoins.

Donc il s'agit,

Je répète,

De prendre conscience que nos choix de comportement,

Ce qu'on fait,

Sert toujours des besoins précis qu'on tente de satisfaire.

C'est pour ça qu'on fait des choses en fait et qu'on parle.

On cherche à nourrir des besoins.

Donc l'histoire de Rosenberg,

Pour clôturer.

Quand j'étais enfant,

Mon père avait l'habitude de me dire,

Apporte-moi une tasse de thé.

Il ne vérifiait jamais avec moi ce que j'étais en train de faire à ce moment-là ou si j'avais envie de lui apporter du thé.

J'entendais ses paroles comme une exigence et parce que j'avais peur des conséquences si je ne m'exécutais pas,

J'allais toujours lui chercher sa tasse de thé en traînant les pieds et en mougréant.

Il est mort à présent et alors que j'écris ces lignes,

Je me sens tellement triste.

Je me rends compte que je ne lui ai jamais donné une tasse de thé avec l'élan du cœur.

C'était mes besoins de respect et d'autonomie qui m'empêchaient de donner avec l'élan du cœur et dans la joie.

Il m'est apparu plus tard,

Évidemment,

Que cette obéissance à contre-cœur n'était pas une stratégie habile pour combler pleinement mon besoin d'autonomie et de respect.

Maintenant,

Je suis triste parce que je regrette de ne pas avoir su comment mieux satisfaire mes besoins d'autonomie et de respect pour ensuite pouvoir prendre plaisir à offrir une tasse de thé avec l'élan du cœur de manière à satisfaire mon besoin de contribution.

Donc voilà pour l'histoire qui illustre un petit peu tout ce qu'on vient de dire sur les besoins.

Et donc,

Comme je vous le disais en introduction,

L'ACNV,

C'est quatre étapes.

C'est un,

L'observation,

Être capable d'observer la vie avec neutralité sans faire de jugement,

Sans faire d'évaluation.

C'est Krishnamurti qui disait qu'observer sans jugement,

C'est ce qu'il y a de plus difficile à faire pour un être humain.

La deuxième étape,

Une fois que j'ai observé,

C'est d'identifier comment je me sens.

Et là,

C'est d'identifier des sentiments réels.

Si par exemple,

Je dis quand je regarde le ciel,

Je me sens joyeux,

C'est ok.

Si je dis quand je vois cette pollution,

Je me sens agressé,

Et bien là,

Si je dis que je me sens agressé et que je peux mettre « par » derrière et que je peux dire je me sens agressé par toute cette pollution,

Et bien ça ne marche pas parce que là,

Il y a une relation de dépendance.

Donc,

Il y a ce qu'on appelle des faux sentiments ou des sentiments masqués.

Donc,

Du coup,

La question c'est,

Quand je me raconte l'histoire que je suis agressé par la pollution extérieure,

Comment je me sens ?

Peut-être que je me sens triste parce que mon besoin de contribuer au bien-être de la planète n'est pas nourri.

Donc,

L'observation 1,

Le sentiment 2,

Je me sens,

Et là,

On identifie correctement une sensation,

Une émotion.

Ensuite,

L'émotion,

Elle est reliée à un besoin.

Je me sens comme si parce que j'ai besoin de,

Et là,

On nomme le besoin qu'est à nourrir ou qui est pleinement déjà nourri.

Et ensuite,

La demande.

Qu'est-ce que je peux faire pour nourrir ce besoin qui demande à être nourri,

Qui demande à être satisfait ?

Quelle est la plus petite chose possible que je peux mettre en place,

Qui est très concrète,

Qui va permettre de raviver ma motivation aussi ?

Et la cinquième et la sixième étape dont je vous parlais,

Qui sont invisibles,

Et bien c'est notamment l'étape de l'intention.

C'est tout ce qu'on a fait dans cette vidéo,

Cet élan du cœur,

Cette intention pacifique,

Cette quête d'harmonie dans la relation à soi et dans la relation à l'autre.

En fait,

Quand vous faites votre demande en fin de processus et que la personne en face vous répond non ou n'est pas d'accord,

Et que vous,

Vous ressentez quelque chose de désagréable,

Ça veut dire,

Ça veut simplement dire qu'en fait,

Votre demande,

Ce n'était pas une demande avec l'élan du cœur,

C'était une demande avec de l'exigence.

Et donc là,

Il faut retourner,

Refaire le processus pour continuer de clarifier ce qui se passe en moi et sortir cette exigence où en fait je cherche à avoir le contrôle sur l'autre,

Sur moi.

Et donc l'idée,

C'est justement quand j'envoie la demande,

D'être tout de suite dans une requête d'harmonie toujours et d'être dans la négociation de quelque chose qui,

Moi,

Va me permettre de satisfaire mes besoins et qui va permettre à l'autre de voir ses besoins satisfaits.

Mais ça implique très souvent de faire le deuil de certains de mes besoins qui sont aussi à satisfaire et d'accepter que ce n'est pas forcément avec l'autre que je vais pouvoir satisfaire certains de mes besoins,

Mais que ça va être avec moi-même et uniquement avec moi-même dans ma responsabilité,

Dans ma souveraineté,

Que je vais pouvoir satisfaire justement ces besoins que je ne peux pas satisfaire en compagnie de l'autre.

Et c'est comme ça qu'on restaure une relation avec l'autre qui est harmonieuse et qu'on se débranche de la dépendance affective et d'autres dépendances et qu'on retourne dans quelque chose qui est juste pour moi et dans ma responsabilité.

Donc cette intention,

Cette étape invisible,

On l'appelle l'étape zéro,

C'est l'intention de bien méditer,

De bien respirer avant même de commencer le processus.

Et en fait,

Dans la vie,

On ne découpe pas les situations comme je viens de le dire.

Dans la vie,

On est tout le temps en connexion avec les autres,

On est tout le temps dans une situation.

Donc c'est derrière,

Avec le travail,

Un état d'être qui se développe où je suis dans une sérénité,

Où je suis conscient de moi-même,

Où je suis conscient des besoins des autres,

Et je suis dans une spiritualité harmonieuse,

Pacifique et amoureuse bien sûr.

Je vous quitte sur ces mots,

Je vous laisse méditer tout ça et prenez temps de faire cet exercice de l'élan du coeur.

Dans les trois jours à venir par exemple,

Tous les soirs vous vous demandez,

Tiens aujourd'hui quand est-ce que j'ai donné quelque chose et que je n'étais pas dans l'élan du coeur ?

Et si je n'étais pas dans l'élan du coeur,

Quels étaient les besoins que je cherchais à satisfaire ?

L'élan du coeur c'est je fais quelque chose pour l'autre ou pour moi,

Et normalement je ressens de la joie.

Si je ne ressens pas de joie,

Si je n'ai pas ressenti de joie profonde,

Ça veut dire que je cherchais à nourrir d'autres besoins.

Voilà,

Je vous souhaite une belle aventure dans ce nouveau chemin de la communication violente et je vous dis à très vite.

© 2026 Jean-Philippe Véronique. All rights reserved. All copyright in this work remains with the original creator. No part of this material may be reproduced, distributed, or transmitted in any form or by any means, without the prior written permission of the copyright owner.

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