
Conte Pour S'endormir-l'élixir De Sagesse - Sommeil Profond
by andré Wakan
Méditation guidée du soir sous forme de conte initiatique. L'élixir de sagesse, une histoire pour s'endormir en douceur et bénéficier d'un sommeil profond et réparateur, se reposer, se régénérer, faire de beaux rêves plein de sagesse. Ou encore pour faire une sieste sérénité. Composition musicale à base de sons tournants, infra basses et cadences hypnotiques pour vous conduire au pays des rêves. Composé et joué par Natobi & Wakan Tous droits réservés
Script
Bonsoir,
Ici Wakan,
Bienvenue à cette lecture,
À ce compte initiatique pour s'endormir en douceur et profiter d'un sommeil profond et réparateur.
Si vous ne l'avez pas encore fait,
Installez-vous confortablement dans la position dans laquelle vous aimez vous endormir.
Fermez vos yeux et prenez conscience de votre respiration.
Du va-et-vient de votre souffle calme et tranquille qui vous berce doucement.
Ressentez le contact des draps ou de la couette,
La sensation de chaleur diffuse et relaxante qui vous enveloppe.
Abandonnez-vous et laissez-vous aller au calme,
Au repos.
C'est ici que notre histoire commence,
Et l'élixir de sagesse.
Niché dans une vallée luxuriante et fertile,
Le royaume de Gundalam connaissait la paix et la prospérité depuis des générations.
Ses habitants y coulaient des jours heureux,
À l'abri des hautes montagnes entourant la contrée,
Partageant équitablement tout ce que la nature leur offrait.
Un jour,
Frappés par un mal aussi soudain qu'étrange,
Les hommes de ce pays béni des dieux commencèrent à se quereller pour la possession des terres,
Des forêts,
Des sources,
Des rivières,
Des troupeaux,
Des maisons.
Au fil du temps,
Tout devint prétexte à d'interminables disputes,
Au cours desquelles chacun revendiquait la propriété des ressources.
Ces querelles incessantes empoisonnaient la vie du royaume et dégénéraient parfois en de violents conflits qui,
Si rien n'était fait pour y mettre un terme,
Finiraient par entraîner le pays tout entier dans le chaos.
Inquiet de voir son royaume basculer dans la violence,
Le roi Gundal décida d'envoyer son fils,
Le prince Jiddu,
Chercher conseil auprès du vieux Prachad.
L'homme,
Qui à une époque lointaine avait été son plus fidèle conseiller,
S'était retiré du monde pour se consacrer à la méditation.
Il menait une vie d'assête,
Vivant seul au milieu de la forêt,
Dans un endroit reculé du royaume.
A son arrivée,
Le prince Jiddu fut surpris de constater que cet homme qui avait connu les fastes de la cour,
Était à présent vêtu de haillons,
Vivant dans le dénuement le plus total,
Et semblait pourtant être le plus heureux des hommes.
Il émanait de sa personne une aura de paix et de sérénité qui impressionna le jeune homme.
Assis en posture du lotus,
Devant sa hutte de branchage,
Le vieux Prachad,
Qui avait connu le prince lorsqu'il n'était encore qu'un enfant,
Le salua main jointe au centre de la poitrine,
Et lui demanda ce qui lui valait l'honneur d'une visite princière.
Le prince lui fit part des troubles qui agitaient le royaume,
Et de l'inquiétude de son père,
Le roi Gundal,
Qu'il envoyait guérir ses conseils pour ramener la paix et l'harmonie sur la terre de Gundalam.
Le vieux Prachad écouta attentivement le récit du prince,
Resta silencieux un moment,
Puis il finit par répondre que ramener la paix et l'harmonie ne serait pas chose facile.
Le cœur et l'esprit des hommes s'étaient assombris,
En proie au démon de l'avidité et de la cupidité,
Fléau qui s'était abattu sur le royaume,
Porté par des vents venus des terres de l'ouest.
Seul l'élixir de sagesse pouvait guérir les sujets du royaume de ces maux qui rendaient fous ceux et celles qui les avaient contractés.
« Où puis-je me procurer cet élixir ?
» questionna le prince.
« Il te faudra trouver le temple de la sagesse,
Y pénétrer,
Et une fois à l'intérieur,
En son centre,
Tu trouveras une fiole contenant le fameux élixir.
Si ton cœur est suffisamment pur,
Tu pourras t'en emparer et la ramener au royaume de Gundalam.
Alors la lumière brillera à nouveau dans le cœur et l'esprit des hommes et la paix reviendra »,
Répondit Prachad.
« Où le temple de la sagesse se trouve-t-il ?
» demanda le prince.
« On raconte qu'il se tient dans un royaume lointain et il te faudra entreprendre un long périple pour t'y rendre.
Oubliez ton statut de prince et voyagez comme un simple marchand.
Vêtu de la façon la plus ordinaire qui soit,
Muni d'un bâton et d'un sac,
Celui qui dorénavant se ferait simplement appeler Jiddu,
Entama son voyage.
Il chemina longuement,
Traversant contrées et villages,
Demandant ici et là si quelqu'un savait où il pourrait trouver le temple de la sagesse.
Jusqu'à ce qu'un vieil homme lui indique un chemin conduisant à un désert où se dressait un imposant temple de pierres taillées.
Arrivé sur place,
Il remarqua de nombreuses personnes qui s'affairaient autour du temple,
Occupées à étudier son architecture,
Ses proportions,
À en prendre les mesures,
À rechercher une correspondance entre son orientation cardinale et les constellations stellaires.
Tous se livraient à de savants calculs mathématiques basés sur des nombres sacrés pour tenter de comprendre comment le temple avait été bâti.
Calculs et opérations aboutissaient chaque soir à des désaccords sur leur justesse et leur validité,
Qui entraînaient d'interminables débats finissant souvent en dispute.
Pourtant chaque matin ces gens reprenaient leurs calculs et leurs mesures.
Nul ne semblait préoccupé par l'idée de pénétrer à l'intérieur du temple.
Après avoir séjourné sur place quelque temps,
Jiddu demanda à l'un d'entre eux où se trouvait la porte du temple car il souhaitait pénétrer à l'intérieur.
L'homme lui répondit que le temple n'avait pas de porte ou que s'il en avait une,
Personne n'avait la moindre idée d'où elle se trouvait.
Jiddu réalisa que ces hommes ne pourraient lui être d'aucune aide dans sa quête et il quitta les lieux sur-le-champ.
Il reprit son voyage,
S'éloignant encore un peu plus du royaume de Gundalam.
Dans la chaleur d'une fin d'après-midi,
Jiddu arriva au pied d'un magnifique temple de marbre blanc,
Bâti au bord d'un fleuve.
Il fut heureux de constater que celui-ci avait une grande porte faite de bois précieux.
Et au vu de la magnificence de l'édifice,
Il pensa avoir trouvé le temple de la sagesse.
Malgré des traces d'occupation récentes,
Les lieux étaient déserts.
Il en profita pour tenter de pénétrer à l'intérieur du temple,
Mais la porte refusa de s'ouvrir.
Il s'installa alors pour la nuit et attendit.
Au lever du jour,
Lorsque frappé par les rayons du soleil levant,
Le marbre commença à se teinter de rose et le temple à se refléter dans le miroir d'eau de la rivière.
Il vit arriver douze à sept vêtus de blanc,
Suivis par une foule de pèlerins.
Les douze se baignèrent longuement dans la rivière,
Procédant à de nombreuses ablutions.
Une fois leur rituel de purification accompli,
Ils s'installèrent en posture de méditation et y passèrent la journée sans bouger.
Au coucher du soleil,
Les douze se levèrent et quittèrent les lieux en se laissant aller à la colère,
S'invectivant et se menaçant,
Suivis par la foule qui semblait prendre partie pour l'un ou pour l'autre.
La chose se répétant chaque jour,
Jiddu finit par demander à un pèlerin de quoi il retournait.
L'homme lui répondit qu'une vieille légende rapportait que si douze à sept totalement purs méditaient devant la porte,
Celle-ci finirait par s'ouvrir.
Mais devant la porte qui restait invariablement close,
Chaque soir il se reprochait de ne pas être assez pur,
D'avoir convoité des richesses,
De se livrer à des jeux de hasard,
D'avoir consommé de la nourriture impure,
De s'être souillé d'une manière ou d'une autre.
Et qu'y a-t-il à l'intérieur du temple ?
Interrogea Jiddu.
L'homme répondit que la légende parlait de pièces d'or et de pierres précieuses.
Jiddu réalisa que ces hommes-là non plus ne lui seraient d'aucune aide.
Il quitta les lieux et reprit sa quête qu'il entraîna si loin qu'il vogua par-delà les mers et les océans.
Fraîchement débarqué dans une contrée inconnue,
Il demandait à tous ceux qu'il rencontrait en chemin s'ils connaissaient le temple de la Sagesse.
Un mendiant lui indiqua un sentier remontant vers le nord.
Il l'emprunta,
Et un matin il arriva devant un édifice fait de cristal de roche que la lumière traversait en de multiples arc-en-ciel.
Devant sa porte,
Des moines psalmodiaient des formules sacrées qui résonnaient en des sonorités cristallines.
Il fut subjugué par la beauté et l'harmonie des lieux et pensa avoir enfin atteint le temple de la Sagesse.
Pourtant,
Le soir venu,
Une fois encore il assista à des scènes de disputes et de désaccords entre les moines qui s'accusaient de ne pas chanter les formules sacrées,
De ne pas respecter le rythme et ainsi d'empêcher l'ouverture de la porte.
Jiddu apprit d'un pèlerin que le temple abritait des reliques ayant appartenu à un grand sage,
Mais rien qui concerne un éventuel élixir de sagesse.
Déçu,
Il passa encore une fois son chemin et reprit sa route,
Poursuivant sa quête inlassablement.
Il visita de nombreux autres temples,
Tous plus resplendissants les uns que les autres,
Sans jamais parvenir à pénétrer à l'intérieur.
Un jour,
Il arriva devant un temple de pierres très ancien,
À l'aspect et aux dimensions beaucoup plus modestes que tous ceux qu'il avait visités jusqu'à présent,
Et retrouva espoir en pensant qu'il s'était peut-être trompé en privilégiant les édifices les plus prestigieux.
La sagesse n'allait-elle pas de pair avec l'humilité ?
Il y rencontra un vieil homme occupé à déchiffrer des signes mystérieux gravés tout autour de la porte.
Le vieillard lui raconta qu'il s'agissait d'une écriture très ancienne,
Datant d'une civilisation disparue,
Et que la formule permettant d'ouvrir la porte s'y cachait.
Jiddu lui demanda ce qu'il y avait à l'intérieur du temple,
L'élixir de longue vie,
Celui qui donne accès à la jeunesse éternelle.
« Et je compte bien en emparer,
Car je suis déjà bien vieux et la mort me guette »,
Répondit le vieil homme.
Voyant que le vieil homme cherchait l'immortalité et non la sagesse,
Une fois de plus,
Il quitta les lieux.
Son voyage durait maintenant depuis des années et Jiddu dut se rendre à l'évidence.
Il n'avait pas réussi à trouver le temple de la sagesse.
Il décida de rebrousser chemin et de rentrer au royaume de Gundalam.
La barbe fournie,
Les cheveux longs et les vêtements élimés,
Il se rendit dès son retour chez le vieux Prachad,
Qui l'attendait devant sa hutte de branchage.
Mortifié,
Il lui annonça son échec.
Son voyage l'avait entraîné très loin.
Il avait visité de nombreux temples,
Mais nulle part il n'avait trouvé trace du temple de la sagesse et n'avait donc pu y pénétrer pour y recueillir la précieuse fiole d'élixir.
Prachad lui apprit que la rumeur de son départ précipité s'était répandue comme une traînée de poudre et que partout on racontait qu'il avait fui le royaume par peur,
Que ses sujets les plus radicaux étaient sur le point de renverser le trône.
Cette annonce plongea le prince dans une grande affliction.
Il se lamenta face à son échec,
Et à son incapacité à ramener la paix et l'harmonie dans le royaume.
À ce moment-là,
Prachad lui déclara d'une voix aux vibrations mystérieuses,
« Prince Jiddu,
Tu es déjà dans le temple,
Tu as toujours été dans le temple,
Tu es le temple.
» Dans l'instant,
Le prince connut l'éveil spirituel et réalisa la sagesse.
Des larmes de joie coulèrent sur ses joues.
Le vieux Prachad s'empressa de les recueillir dans une fiole et lui remit ainsi l'élixir de sagesse.
Il lui recommanda d'organiser un grand banquet en l'honneur de son retour,
D'y inviter tous les sujets du royaume jusqu'aux plus modestes,
De verser quelques gouttes de l'élixir dans le vin qui leur serait servi,
Et de bien s'assurer que tous en boivent une bonne rasade.
Le prince fit ce que le vieux sage lui avait recommandé,
Et à la fin du banquet,
Lorsque le ciel fut constellé d'étoiles,
Il fut décidé à l'unanimité de revenir à la loi des anciens,
Que les ressources étaient un bien commun,
Et que dorénavant,
Elles seraient partagées équitablement entre tous.
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