
Respiration 4-8 : déposer le poids de la journée
by Steve Dubois
La fin de journée laisse parfois quelque chose en suspens : une tension diffuse, des pensées qui continuent de tourner, un corps qu'on n'a pas vraiment rejoint depuis le matin. Cette session commence par comprendre ce qui se passe réellement quand le stress s'installe dans le souffle et dans le corps, puis propose dix cycles de respiration 4-8 guidés en continu : une expiration deux fois plus longue que l'inspiration, pour signaler au système nerveux qu'il peut enfin se relâcher. Une pratique simple, accessible, pour retrouver calme et présence à partir de ce qu'on a toujours avec soi.
Script
Bienvenue !
Quelle que soit la journée que tu viens de vivre,
Tu es ici maintenant et c'est tout ce qui compte.
Tu n'as pas besoin d'une posture parfaite,
Assis,
Allongé,
Les yeux mi-clos ou fermés,
Comme tu es là à la fin de cette journée.
Laisse le poids de ton corps s'abandonner à ce qui te soutient.
Peut-être que tu sens encore quelque chose qui traîne,
Les conversations,
Les écrans,
Les décisions,
Les petites tensions qui se sont accumulées au fil des heures sans qu'on les remarque vraiment.
Ce n'est rien de précis,
Et pourtant ça reste là,
Une agitation en arrière-plan,
Diffuse,
Qui continue de tourner même quand tout s'arrête.
C'est précisément pour ça que tu es là,
Tu n'as rien à résoudre dans les prochaines minutes,
Rien à analyser,
Rien à comprendre de plus.
L'invitation est simple,
Posez ce que tu portes un moment et laissez ton corps te montrer le chemin.
Commence d'abord par sentir le contact de ton corps avec la surface qui te soutient,
Le sol sous tes pieds,
Le poids de ton dos,
De tes hanches,
Quelque chose de concret,
De réel,
De stable,
Tu es ici.
Avant de changer quoi que ce soit,
Prends un moment pour observer ce qui est déjà là.
Remarque comment tu respires en ce moment,
Sans modifier,
Regarde simplement.
Est-ce que c'est haut,
Dans la poitrine ?
Un peu court ?
Un peu retenu ?
C'est très courant en fin de journée,
Le stress se loge d'abord dans le corps,
Les épaules qui remontent,
La mâchoire qui se serre,
La respiration qui se rétrécit.
Quand le souffle devient court et superficiel,
Le cœur s'emballe légèrement.
Et quand le cœur s'emballe,
Les pensées suivent,
Elles aussi,
S'accélèrent,
Sautent d'un endroit à l'autre,
S'accrochent à des choses non résolues.
C'est une boucle,
Corps,
Souffle,
Cœur,
Pensée,
Qui tourne sur elle-même.
Ce qu'on peut faire,
C'est entrer dans cette boucle,
Par le seul endroit où on a vraiment la main.
Et cet endroit,
C'est le souffle.
En le ralentissant,
En l'allongeant,
On envoie un signal direct au cœur,
Le rythme cardiaque se stabilise,
Le corps commence à se relâcher,
Et les pensées,
Sans qu'on ait à les combattre,
Perdent peu à peu leur urgence.
On va maintenant pratiquer ensemble la respiration 4-8.
Tu inspires sur 4 temps,
Tu expires sur 8 temps.
Une expiration deux fois plus longue que l'inspiration.
C'est précisément ce rapport entre les deux qui activent le système nerveux parasympathique,
Celui du repos,
De la récupération et de la présence retrouvée.
Nous allons faire 10 cycles complets,
Sans interruption.
Je compte avec toi du début à la fin.
Tu n'as besoin de rien d'autre que de suivre ma voix et de laisser le souffle faire son travail.
Avant de commencer,
Installe ta langue.
Pose doucement le bout de la langue sur le palais,
Juste avant les dents du haut.
Garde-la pendant toute la pratique.
Tu inspires par le nez,
Lentement,
En laissant le ventre se soulever légèrement.
L'air descend en bas,
Le ventre s'ouvre.
Puis tu expires par la bouche comme si tu soufflais dans une paille imaginaire,
Lentement,
Très lentement.
Cette légère résistance,
Elle allonge naturellement l'expiration sans aucun effort.
Prends une première respiration d'essai maintenant,
À ton rythme,
Pour sentir ce positionnement dans ton corps.
Bien,
On commence.
Inspire 2,
3,
4,
Expire 2,
3,
4,
5,
6,
7,
8.
Inspire 2,
3,
4,
Expire 2,
3,
4,
Expire 2,
3,
4,
5,
6,
7,
8.
Inspire 2,
3,
4,
Expire 2,
3,
4,
5,
6,
7,
8.
Inspire 2,
3,
4,
Expire 2,
3,
4,
5,
6,
7,
8.
Inspire 2,
3,
4,
Expire 2,
3,
4,
5,
6,
7,
8.
Inspire 2,
3,
4,
Expire 2,
3,
4,
3,
4,
Expire 2,
3,
4,
5,
6,
7,
8.
Voilà 10 cycles.
Tu peux maintenant laisser ta respiration reprendre son rythme naturel à son propre tempo.
Reste simplement là,
Présent à ce que tu sens.
Reste là un moment,
Remarque ce que tu sens sans chercher à le nommer précisément.
Peut-être un peu plus de légèreté dans les épaules,
Un relâchement dans les mâchoires,
Ou une respiration qui descend un peu plus bas qu'avant.
Peut-être une forme de silence intérieur qui n'était pas là il y a quelques minutes.
Ce silence,
Bien loin d'être un vide,
C'est toi dégagé de la couche de tension qui s'était accumulée au fil de la journée.
C'est fascinant ce que le souffle révèle quand on lui donne de l'espace.
On réalise que le calme n'est jamais très loin.
Il ne vient pas de l'extérieur,
Il ne dépend pas des conditions de la journée.
Il est là,
Sous le bruit,
Sous l'agitation,
Comme une eau profonde que le vent de surface n'atteint pas vraiment.
La journée t'a peut-être emporté loin de toi-même,
Dans les pensées,
Dans les urgences,
Dans ce sentiment d'être toujours légèrement en retard sur quelque chose.
Et pourtant,
Tu es toujours là,
Tu as respiré tout ce temps même sans t'en apercevoir.
Ton corps a continué de faire ce qu'il sait faire,
Fidèlement,
Sans attendre que tu t'en occupes.
C'est exactement ça,
La chose la plus simple et la plus profonde que la respiration nous apprend.
Il existe en nous quelque chose qui n'est pas emporté par le flux.
Quelque chose de stable,
De présent,
De vivant,
Qui ne demande rien d'autre qu'à être reconnu.
Quelque chose qui n'a jamais vraiment disparu,
Même dans les moments les plus chargés.
On l'a seulement perdu de vue.
Alors revenir au souffle,
C'est revenir à ça,
Revenir au corps,
Revenir à maintenant,
Revenir à toi-même,
À ce que tu es là,
Dans ce moment qui n'appartient qu'à toi.
Porte doucement ton attention au centre de ta poitrine.
Tu n'as rien à faire de particulier.
Sentir simplement cet endroit,
La chaleur,
Les battements,
La vie qui continue là,
Tranquillement.
Poser son attention sur son cœur,
C'est une façon très ancienne de se rappeler qu'on est vivant,
Ici,
Maintenant,
Et que c'est suffisant.
Prends une dernière inspiration,
Un peu plus profonde,
Et laisse-la partir complètement jusqu'au bout.
Ce que tu viens de traverser,
Tu peux y revenir n'importe quand,
Au bureau,
Entre deux réunions,
Dans les transports,
Avant de t'endormir.
Dix cycles,
C'est moins de trois minutes.
Ton souffle est toujours disponible,
Il n'attend que ton attention.
Quand tu te sens prêt,
Ramène doucement la conscience à l'espace autour de toi.
Bouge les doigts,
Les pieds,
Étire-toi si tu en as envie,
Ouvre les yeux lentement.
La journée,
Elle est derrière toi.
Ce moment,
Lui,
Il reste avec toi.
Quelque chose en toi s'est posé,
Et ce que tu viens de toucher est toujours là,
À portée d'un souffle.
Tu sais maintenant comment y revenir.
Prends soin du vivant en toi.
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