
Les 4 Piliers De La Sagesse Vedique
Les 4 pliers de la sagesse védique. Un moment de partage de la connaissance ancestrale védique adaptée à notre société moderne. Un moment de spiritualité au delà des dogmes et des religions, un moment où l'Être se plonge au coeur de la Sagesse Universelle.
Script
Bonjour mes très chers auditeurs,
Ravi de vous retrouver et ravi de vous présenter un nouveau concept d'émission.
Tous les mois,
On aura la grande chance et le grand plaisir de retrouver un intervenant qui fait partie de cette association Art de vivre en France qui est l'association qui a été créée par le très célèbre Shri Shri Ravi Shankar.
Voilà,
Stéphane Hérault,
Vous le connaissez déjà,
On est ravi de le retrouver.
Surtout,
On est ravi de pouvoir tous les mois l'avoir à nos côtés.
Bonjour Stéphane.
Bonjour Nathalie,
Bonjour les auditeurs,
Les auditrices.
C'est toujours un plaisir aussi de me retrouver ici,
À partager ensemble ces moments de connaissances.
Alors,
Il y a quelques semaines,
On a eu un peu cette illumination de se dire,
Nous allons créer un rendez-vous autour de la sagesse.
Parce que ça nous semblait très important,
Peut-être un peu de philosopher ensemble déjà,
Je pense que ça nous fait plaisir.
Voilà,
De philosopher avec vous chez vous qui nous écoutez.
Mais surtout,
Toi,
Tu es porteur de cette sagesse védique,
De ces enseignements védiques que tu as envie aujourd'hui de nous transmettre.
Oui.
Donc tous les mois,
On aura l'immense bonheur de te retrouver à ce micro,
Dans ce studio.
Alors,
On va vous parler un peu du déroulé de l'émission.
Il y aura une partie où on abordera un conte védique.
Oui.
Parce que le conte est un biais de compréhension,
De prise de conscience énorme.
Il me semble qu'à travers les histoires,
Parfois,
On comprend beaucoup plus de choses qu'à travers des contes théoriques.
C'est tellement ludique,
C'est joyeux.
Et le message va directement dans le cœur.
C'est vrai que c'est très percutant.
C'est ça.
Est-ce que ça parle à l'enfant en nous,
Finalement,
L'aspect du conte ?
Oui.
En ce qui me concerne,
J'apprécie toujours lorsque je suis à l'écoute,
Même si ce soit un enfant,
Un enseignant spirituel ou n'importe qui.
Ou même quand je donne mes stages au Maroc,
Ou dans le monde entier,
Ou en France.
Et qu'à un moment donné,
On s'arrête,
Puis il y a une personne qui dit « Tiens,
J'ai une histoire à partager ».
Tout de suite,
Tout le monde s'arrête.
Ou quand tu commences toi-même à partager quelques histoires,
Tu sens que l'attention n'est pas la même.
C'est vrai.
Parce que c'est incarné,
En fait.
Voilà.
L'anecdote a parfois beaucoup plus d'impact que la théorie elle-même.
Complètement.
Donc,
C'est pour ça que toutes les grandes traditions se sont toujours véhiculées.
Et quand tu vois même la vie de Jésus,
Il a parlé avec beaucoup de paraboles.
Il a donné son enseignement avec beaucoup de paraboles.
C'est vrai que tous les textes,
En fait,
Les textes spirituels,
Religieux,
Sont à chaque fois finalement basés sur des mythes,
Des histoires.
Exactement.
C'est finalement une grande histoire où en effet,
Comme tu le dis,
Il y a beaucoup de paraboles,
Beaucoup de métaphores,
Mais qui sont tout de suite très parlantes pour le commun des mortels que nous sommes.
Alors,
Mon cher Stéphane,
Cette émission commencera et débutera par un moment de contes,
Qui s'enchaînera par un moment de transmissions.
On terminera,
Pourquoi pas,
Sur une citation.
En tout cas,
Sur l'actualité de Stéphane Hérault et du Centre Art de Vivre.
C'est gentil.
Alors,
On démarre tout de suite avec notre petite histoire du jour,
Mon cher Stéphane.
Alors,
Comme c'est la première émission,
Je me suis dit quelle histoire on allait aborder.
Et c'est vrai que comme le terme sagesse,
C'est un terme qui est fort,
Qui touche la vie en tant que tel.
Et je me suis dit,
Et si on commençait avec une belle histoire qui est le maître aux trois maîtres.
Parce que la vie est notre maître.
Alors,
Cette histoire,
Ça se passe en Inde,
Bien sûr,
Parce que tu sais qu'en Inde,
L'histoire de maître à disciple,
C'est vraiment très présent dans les pays,
En tout cas,
Toute partie asiatique.
Et un jour,
Il y a un disciple qui va voir son maître et dit,
Maître,
J'aimerais savoir,
J'ai jamais eu connaissance à ce jour,
Mais je voudrais savoir qui a été ton maître.
Alors,
Tu sais,
Dans la tradition védique,
La sagesse orientale,
Avoir un maître est important.
Parce que tu dois être focalisé sur ce maître,
Sur cette tradition,
Sur cet enseignement.
Pas s'éparpiller.
Mais là,
Le disciple est choqué parce que le maître lui dit,
Ah,
J'ai eu trois maîtres.
Comment ça ?
Vous,
Le plus grand saint de cette tradition,
Vous avez eu trois maîtres.
Alors,
Il a commencé à énumérer tous les maîtres qu'il connaissait.
Est-ce que c'est un tel,
Un tel de l'Himalaya ?
Un tel,
Un tel du Tamil Nadu ?
Et puis,
Le maître lui a dit,
Non,
Non,
Non,
Non,
Non,
Non,
Non,
Non,
Non,
Non,
Non,
Mon disciple.
Ce n'est pas du tout ça.
Mon premier maître,
C'était un chien.
Le disciple a des gros yeux.
Comment ça,
Un chien ?
Oui,
Tu as bien entendu,
C'était un chien.
Un jour,
Je me promenais et puis,
J'entends un chien aboyer.
Il n'y avait personne à la ronde,
Ni animal,
Ni homme.
Je me suis rapproché et j'ai vu ce chien aboyer,
Aboyer.
En fin de compte,
Il aboyait contre son propre reflet dans l'eau,
Une flaque d'eau.
Et puis,
À un moment donné,
Il s'est dit,
Hop,
Il a sauté dans la flaque d'eau.
Et je l'ai vu faire,
Il s'est secoué,
Il est reparti,
Il a arrêté d'aboyer.
Il m'a appris une grande leçon.
Que nos peurs n'étaient que des reflets de notre propre esprit,
De notre propre mental.
Lorsque nous effondsons face,
Elles se dissolvent comme neige au soleil.
Le disciple en était bouche bée,
Mais impatient de savoir qui était quand même le deuxième maître.
Il continue sa liste,
Est-ce que c'est un tel,
Un tel de telle région?
Non,
Non,
Non,
Pas du tout,
Pas du tout,
Pas du tout.
Le deuxième maître,
Mon deuxième maître était un voleur.
Non,
Ne me dites pas ça.
Quand même pas.
Quand même pas.
Pas un brigand,
Pas un voleur,
Nathalie.
Et si,
J'étais en pèlerinage,
Dieu avait pourvu à tous mes besoins,
Nourriture,
Logement.
Sauf une soirée,
La soirée où il a plu le plus.
J'étais sous un arbre,
Assis sur un tronc d'arbre.
Il était tard dans la nuit,
La lune était bien voilée,
Donc je ne voyais rien.
Et à un moment donné,
Il y a une personne qui s'est assise à côté de moi,
J'ai senti sa présence.
Et il m'a dit,
Mais que faites-vous,
Mon bon monsieur,
À cette heure-là,
Dans cette région?
Et je lui dis,
Voilà,
Je suis un saint en pèlerinage,
Mais aujourd'hui,
Dieu ne m'a donné ni nourriture,
Ni logement.
Et ce monsieur m'a dit,
Pas de souci,
Je vais vous donner un lit et de la nourriture.
Il m'a amené chez lui,
J'ai pu me reposer,
Manger.
Il est reparti aussitôt.
Le lendemain matin,
Il revenait,
Le soir,
Il repartait,
Le matin,
Il revenait,
Le soir,
Il repartait.
À un moment donné,
Je lui dis,
Mais que faites-vous,
Mon bon monsieur,
Pour partir tard le soir,
Revenir tôt le matin?
Il me dit,
Voilà,
Je suis un brigand.
Il m'a raconté les vicissitudes de sa vie.
Et effectivement,
Il s'était lancé dans le vol.
Et je lui dis,
Mais vous ne ramenez jamais aucun butin?
Votre sac est toujours vide.
Ah oui,
Je sais,
Je sais,
Je sais.
Mais par contre,
Si Dieu le veut,
Demain sera différent.
Il m'a appris la persévérance et la constance.
Alors là,
Le disciple,
Impatient,
A demandé au maître,
Mais qui a été ton troisième maître?
Et là,
Il n'a plus demandé si c'était un tel ou un tel,
Il avait bien compris que ça allait être une surprise.
Il lui a dit,
Écoute,
Mon troisième maître,
C'était un enfant.
Un enfant?
Un enfant?
Racontez-moi.
Un jour,
Je faisais ma promenade matinale et j'avais une humeur un petit peu espiègle.
J'ai voulu jouer un tour à un enfant qui passait.
J'ai pris une allumette,
J'ai gratté l'allumette,
Je lui dis,
D'où est-ce que la flamme est venue?
Il m'a regardé avec un air encore plus espié que le mien.
Il a soufflé sur la flamme et il a dit,
Où est-ce qu'elle est partie?
Il m'a appris l'humilité.
C'est un beau conte,
C'est un beau conte.
En fin de compte,
La sagesse et ses histoires nous amènent à percevoir qu'en fin de compte,
La vie est un maître.
Quelle est notre capacité à se rendre compte que la personne que j'en fasse moi,
Aujourd'hui,
C'est Nathalie,
Qu'est-ce qu'elle va m'apprendre?
Je vais sortir de la radio,
Je vais rencontrer d'autres personnes,
Qu'est-ce qu'ils vont m'apprendre?
Quelle situation va m'apprendre quoi?
C'est vraiment,
C'est ce qu'on appelle dans la tradition vélique,
On appelle ce concept,
Ce principe,
Guru Tadva.
Guru,
Bon,
Même si on l'a galvaudé ici un petit peu,
L'escroc du coin ou la personne qui malmène d'autres personnes.
Non,
Non,
Guru,
C'est un très,
Très,
Très beau mot.
Qui veut dire guide.
Oui,
Voilà qui veut dire guide.
Exactement,
En fin de compte,
C'est vrai.
Gu,
C'est ténèbre ou ignorance et Ru,
C'est lumière ou connaissance.
Mais Ru,
C'est la même racine que remove en anglais,
Enlever.
Donc Ru,
C'est celui qui enlève l'ignorance.
Et le premier maître qu'on rencontre,
C'est notre mère,
Notre père.
Et toute la vie va être un maître.
Bien sûr,
Il y a des grands maîtres,
Des grands sages,
Qui sont ce qu'on appelle les Satgurus,
Ceux qui nous amènent à traverser et à comprendre les lois spirituelles,
Sur le chemin spirituel.
En ce qui me concerne,
Celui que j'ai rencontré,
C'est Shri Shri Ravichankar.
Et il y a d'autres beaux saints sur cette planète.
Mais,
Même,
Shri Shri disait un jour,
Est-ce que vous pouvez voir que le maître n'est pas une forme physique ?
Le maître,
En fin de compte,
C'est la vie.
Guru Tadva,
Le principe du Guru.
La vie est votre maître.
Si vous êtes capable d'être enseignable à chaque instant,
Chaque moment de votre vie,
Alors vous avez vraiment perçu le concept et le principe de Guru,
Du maître.
Parce que,
Dans la tradition védique,
Dieu,
La conscience,
Le soi,
Le Guru,
C'est pareil.
Et puis,
Finalement,
La vie est un maître,
Mais notre Guru est intérieur.
Finalement,
Notre propre guide,
C'est celui qui est au fond de nous,
Et qui,
Comme tu le disais,
À chaque apprentissage que la vie nous propose,
Décide d'en faire quelque chose de positif,
De le transcender,
De le voir du bon côté,
Pour en tirer un enseignement.
Parce que même dans des situations qui sont un peu lourdes à vivre,
Même dans des moments où on vit des échecs,
On sait aussi que c'est l'opportunité d'être encore meilleur,
D'aller un peu plus vers nous-mêmes.
Donc,
Finalement,
Si on est à l'écoute de ça,
On devient notre propre guide intérieur parce qu'on sait qu'il n'y a ni négatif ni positif,
Il y a juste des expériences à vivre.
Exactement.
En fin de compte,
C'est ni plus ni moins comment on perçoit.
Généralement,
Tu t'adresses à Dieu,
À la troisième personne.
Dieu,
Il.
Le gourou va te rapprocher le principe de Dieu,
Parce que le gourou,
Tu vas le tutoyer.
Il est devant toi,
Donc tu.
Et donc,
L'étape est d'autant plus facile maintenant pour passer à « je ».
Donc,
C'est pour ça que Dieu,
Gourou et le soi,
La conscience individuelle,
C'est la même chose.
C'est simplement où est-ce que tu places ?
À la troisième personne,
À la seconde personne ou à la première personne ?
Et c'est vraiment ce chemin.
Donc,
La vie est notre maître.
Et puis,
C'est peut-être important qu'il y ait justement encore des gourous,
Qu'il y ait tous ces êtres qui soient personnifiés,
Parce qu'ils incarnent finalement le changement,
La paix,
La sagesse.
Et on n'a pas tous finalement une trajectoire d'âme qui nous mène à devenir des Shri Shri Ravi Shankar ou des Mahatma Gandhi.
Mais du coup,
On a ces personnages-là qu'on a côtoyés,
Qu'on a vécu en même temps que nous,
Ou peut-être pas.
Des gens qui nous ont inspirés,
Qui ont vécu dans le passé.
Mais voilà,
Des sources d'inspiration sont multiples.
Ça peut être,
Comme dans ce petit conte,
Un voleur,
Un chien,
Un enfant.
Évidemment,
Beaucoup de gens disent que leurs enfants sont leurs maîtres.
Leurs maîtres à penser,
Leurs maîtres de l'instant présent.
Oui.
En fin de compte,
C'est vraiment eux qui vont te ramener à toi-même.
Quelle est ma capacité à accepter ?
Quelle est ma capacité à aller plus loin dans ma notion d'acceptation ?
C'est vraiment des guides.
Tout le monde est un guide pour l'autre.
Et même parfois,
À savoir renoncer.
C'est vrai que la vie,
Ça peut être aussi des moments de renoncement où on ne va pas être forcément en surréaction,
Ou même en réaction tout court.
Mais on va juste laisser les choses couler.
Puisqu'elles doivent être ainsi,
Autant les accepter telles qu'elles sont.
Exactement.
Alors,
Mon cher Stéphane,
Pour démarrer,
Pour cette première émission Sagesse,
Tu vas nous transmettre les quatre piliers de cette sagesse védique.
Alors,
Explique-nous,
Quel est le premier pilier très important pour les védas ?
Alors,
Effectivement,
Dans la tradition védique,
Il y a quatre piliers essentiels qui sont vraiment les fondations sur lesquelles tu peux construire ta vie spirituelle,
Ton chemin spirituel.
Alors,
Le premier,
Il est appelé viveka.
Vivek,
En sanscrit.
Vivek,
C'est le discernement.
Le discernement,
Pas dans cette capacité de jugement,
Le discernement dans cette notion d'observation.
Quelle est ma capacité à faire la différence entre ce qui change,
Les dimensions de mon existence ou de ma vie qui changent,
Et la dimension de ma vie qui ne change pas ?
Quand tu vas au cinéma,
Tu arrives,
Le film,
Les images tournent.
Mais c'est parce que derrière ça,
Il y a un écran blanc qui ne bouge pas,
Qui est stable,
Qui te permet de voir le film tourner.
Si tu prends une roue qui tourne,
Le noyeu ne bougera jamais.
Et c'est parce qu'il ne bouge pas que tu peux avoir tout le reste qui est en mouvement.
Donc,
Viveka,
C'est prendre conscience,
Quelles sont les choses en moi qui vont changer ?
Le corps change.
Le corps vit,
Le corps va se transformer.
Donc,
Il ne fait pas partie de ce qui est éternel.
Le souffle change.
Selon ton émotion,
Tu as une colère plus rapide,
Une dépression un peu plus lente,
Plus lourde,
Joyeux,
Plus léger,
Il change.
Donc,
Tu es bien plus que le souffle encore.
Le mental,
La perception des choses,
Le mental ou dans le sens intellect,
La conceptualisation,
Ça a changé depuis 10 ans,
15 ans,
Depuis tes 20 ans,
Ça a complètement changé,
Ta façon de voir,
De percevoir la vie.
Ta mémoire change permanent.
Ce sur quoi tu t'accroches parce que c'était des bons moments ou ce sur quoi tu t'accroches parce que c'était des mauvais moments,
Ça aussi,
Ça a changé en 10 ans.
En tout cas,
Je l'espère,
Parce que sinon,
On serait coincé avec ça.
Et puis,
Il y a l'ego,
Ta personnalité,
Qui change aussi.
On n'est plus le même parce qu'on a appris des choses,
Parce qu'on s'est formé à certaines autres choses.
Donc,
Tous ces aspects de nous,
C'est pour nous montrer que ces identifications ne sont pas permanentes.
Donc,
Sur quoi je vais porter ma vie,
Sur quoi je vais baser ma vie ?
Est-ce que je vais baser sur toutes ces choses qui ne sont pas permanentes ou est-ce que je vais aller trouver la dimension intérieure,
À travers la méditation notamment,
De ma conscience ultime,
De mon soi,
Dieu à l'intérieur,
Le Créateur,
Peu importe.
Cette conscience qui est au-delà de toute chose.
Et ça,
C'est vraiment Viveka.
Parce que lorsqu'on est dans Viveka,
On s'aperçoit que la vie est un flot.
Mais je ne vais pas me laisser emporter par cette vie qui est un flot.
Je vais avoir une certaine maîtrise dans cette vie.
Donc,
Cette partie finalement divine en nous,
Peut-être qu'on pourrait parler de la sphère de notre cœur,
On pourrait parler de notre âme,
Enfin,
Tout dépend.
La manière dont vous percevez,
Que ce soit votre spiritualité ou votre religion,
Mais c'est cette partie qui est reliée au grand tout finalement,
Qui reste,
Elle pour le coup,
Stable.
Mais c'est tout le reste que la vie nous propose de faire évoluer aussi.
Voilà.
C'est comme une goutte d'eau ou une vague,
Elle prend une forme à un moment donné,
Mais c'est éphémère.
Mais l'essence de cette goutte d'eau ou de cette vague,
C'est la même essence que tout l'océan.
Donc,
C'est vraiment s'apercevoir que si on s'arrêtait sur les vagues,
Ça c'est la transformation,
C'est ce qui change.
L'essence ne change pas.
Donc,
C'est quel est le temps que je consacre à ma dimension qui ne change pas.
Et c'est là que ça peut nous donner une vraie force,
Une belle compréhension de la vie.
Donc,
Ça c'est le premier pilier,
Viveka.
Comprendre ça,
Qu'il y a la naissance,
La vie,
La mort,
Tout change.
Qu'on est finalement un cycle.
On est un cycle.
Et ça nous donne une vraie force,
Je l'ai pu expérimenter au cours de ma vie,
De prendre conscience que des fois,
On s'arrête sur des petites choses qui n'ont pas de grande importance.
Surtout,
On tente tellement de se définir dans la vie.
Je pense qu'on perd beaucoup d'énergie à vouloir être peut-être parfois une étiquette.
On dit que les gens nous mettent des étiquettes.
Mais en fait,
Si les gens vous en mettent une,
C'est parce que vous acceptez de la porter.
Et du coup,
C'est très rassurant de se dire,
Je suis ça.
Je finis par incarner mon métier.
Ce n'est pas seulement quelque chose que j'exerce.
Tout comme les identités familiales,
Les mères de famille qui se perdent,
Qui oublient qu'elles étaient des femmes avant d'être des mamans.
Il y a tant d'exemples de la vie quotidienne et des périodes que l'on traverse où on a tenté de se définir,
Mais finalement,
Juste se laisser aller au mouvement perpétuel,
À l'idée qu'on peut être toute la multiplicité des rôles possibles et inimaginables.
C'est aussi se rendre illimité à tout ce que l'on peut être.
C'est beau en soi.
Oui,
Parce qu'on ne reste pas figé.
On passe à une autre dimension de nous-même.
On est libre.
Alors,
Notre deuxième pilier,
Mon cher Stéphane.
Le deuxième pilier,
Il va avec le premier pilier parce qu'il est appelé Veragia.
Veragia,
C'est vraiment le détachement.
Pas le détachement tel qu'on pourrait le penser,
C'est-à-dire aller dans les Himalayas,
Se trouver une grotte,
Et je me sens détaché de tout.
Mais d'un certain côté,
Je ne suis pas forcément détaché parce que si j'ai encore des désirs ou si j'ai des peurs,
Etc.
,
Il n'y a pas un vrai détachement.
Le vrai détachement,
On peut rester dans le monde et c'est ça la beauté.
C'est qu'on n'a pas besoin de partir dans une grotte ou de s'isoler.
Non,
On reste dans le monde.
Mais le vrai détachement,
C'est celui qui nous permet de faire la différence que par rapport à tout ce qui change,
Je m'attache justement à ce qui ne change pas.
C'est-à-dire qu'au lieu d'une personne qui vient te voir avec un visage en colère,
Va te dire des mots difficiles ou va t'insulter,
Tout de suite,
On va se laisser emporter par ça,
Puis on va commencer à réagir,
On va rentrer dans l'émotion.
Le détachement,
C'est prendre conscience que ça se produit.
C'est OK comme ça.
Très bien.
Et peut-être que cette personne,
Dans 30 secondes,
Va revenir en disant que tu es la plus belle des personnes.
Parce que ça change constamment.
Donc,
Le détachement,
C'est de se dire,
Peu importe,
Je suis dans ce contentement maintenant.
Je n'ai pas besoin de quelque chose d'extérieur pour me rendre heureux.
C'est-à-dire que je n'ai pas besoin d'une grande maison,
Des millions sur mon compte en banque ou d'être avec quelqu'un en couple pour être heureux.
Je suis bien là,
Ici,
Maintenant.
Mais maintenant,
Dans cet état-là,
Ça ne veut pas dire que tu ne vas pas avoir une belle maison,
Que tu ne vas pas avoir un beau compte en banque ou un couple ou un enfant.
Tu vois ce que je veux dire ?
Mais tu vas le faire avec une autre saveur.
Tu vas partager la relation ou tu vas vivre la situation avec une autre saveur.
Parce que tu es fort à l'intérieur.
Tu sais que ce n'est pas l'extérieur qui te fournit ta joie,
C'est toi-même qui es joie.
Et c'est ça le détachement.
Le détachement,
C'est de se dire,
Je suis l'émanation de la joie.
Et je vais exprimer cette émanation.
Donc,
Ne pas se laisser embarquer par tout ce qui est changement.
Et une fois de plus,
Revenir à ce qui ne change pas en moi,
Cette pure conscience qui restera toujours telle qu'elle est,
Non tâchée.
Moi,
Je pense,
En t'écoutant un enseignement de Sri Sri,
Ravi Shankar,
Qui dit,
Finalement,
On peut avoir plus,
Mais cela ne doit pas être guidé par la frustration.
Et ça,
C'est une vraie phrase auquel il tient,
Il me semble.
Oui,
Oui,
Il en parle souvent.
On peut,
Évidemment,
On peut d'abord se dire que ce que l'on a,
C'est déjà grandiose en soi.
Et la vie,
En plus,
Ce qui est étonnant,
En fait,
Juste dans le quotidien,
C'est que déjà,
Se contenter de ce qu'on a,
La vie nous donne plus.
Ça,
C'est quelque chose que je remarque et que j'expérimente.
Les jours où je me dis comment je pourrais être mieux que ça,
La vie,
Elle me montre que je peux être mieux que ça.
Comme si je la mettais au défi de lui dire,
Écoute,
Là,
Je suis tellement bien que franchement,
Je ne sais pas ce que tu pourrais faire pour que je sois encore mieux.
Et du coup,
Elle trouve encore une excuse pour me rendre mieux.
C'est sympa,
Non?
C'est plutôt beau.
Jésus l'a dit aussi.
Une belle phrase qu'il a donnée lorsqu'il est venu sur cette planète.
Il a dit tous ceux qui ont,
On leur donnera encore plus.
Et tous ceux qui n'ont pas,
On leur enlèvera même ce qu'ils ont.
C'était fort quand même.
Tu imagines,
Tu entends cette personne qui te dit ça.
Mais qu'est-ce qu'il veut dire par là?
Il parlait de la gratitude.
Ceux qui n'ont pas de gratitude,
Tu peux leur donner 500 millions.
Ils vont avoir gagné 500 millions.
Mince,
Il fallait 200 millions de plus pour la maison qu'on voulait acheter.
Alors que ceux qui n'ont peu,
Mais qui ont cette gratitude.
Et c'est là où je te rejoins.
La vie va leur donner encore plus.
Parce qu'ils ont la conscience pour percevoir qu'ils reçoivent encore et encore et encore.
Et effectivement,
Ça c'est le deuxième pilier.
C'est le détachement.
Il y a beaucoup d'études qui ont été menées sur l'énergie,
La puissance de la gratitude.
Et c'est vrai que c'est une des énergies.
On parle beaucoup d'amour,
De joie.
Mais l'énergie de gratitude,
Testez-la.
Testez-la matin et soir.
Prenez un temps pour dire merci à la vie pour les moments que vous avez vécu.
Même les moments les plus compliqués.
On a déjà fait des émissions radio.
Mais c'est vrai que j'étais étonnée de découvrir des études scientifiques qui montraient qu'être dans un état de gratitude,
Concrètement,
On est en meilleure santé.
On attire à nous des choses plutôt merveilleuses.
C'était surtout sur l'aspect de santé.
On maintient notre capital santé en étant dans la gratitude.
Ça,
Ça peut se vérifier.
Ça peut justifier.
On pourra faire des études cliniques.
Les gens qui sont dans cette énergie de gratitude.
Et notamment,
Je crois qu'ils avaient fait une étude sur des bonnes sœurs.
Un environnement où c'est plutôt des femmes qui sont dans la gratitude et qui avaient,
Pour des femmes du même âge,
Développé beaucoup moins de,
Je crois que c'était un cancer du sein,
Que des femmes qui étaient plutôt dans une énergie de frustration.
Bien sûr.
Ça,
C'est clair.
À chaque fois que tu es dans cette gratitude,
Tu augmentes le prana.
L'énergie est vitale en toi.
C'est là où tu vas attirer de plus en plus.
Et à l'inverse,
C'est vrai.
Plus tu te plains,
Plus tu perds ton énergie.
Et d'ailleurs,
On ne donnera rien.
C'est pour ça.
Aide-toi et le ciel t'aidera.
C'est vrai.
Toutes ces phrases.
Et justement,
Par rapport à la gratitude,
J'étais avec mon ami Ali.
Avant que je parte,
Parce que j'étais au Maroc pendant une quinzaine de jours.
J'enseigne là-bas et je m'occupe de l'art de vivre au Maroc.
Et avant de partir,
On a été prendre un petit déjeuner.
On parlait.
Je lui demandais des.
.
.
On parlait sur la connaissance,
Sur la sagesse.
Je lui demandais un petit peu comment ça se passait.
La prière musulmane.
Et il me racontait.
Et c'était beau parce qu'il me dit la première chose qu'on dit dès le matin,
C'est Abdullah.
En fin de compte,
C'est merci.
Merci mon Dieu pour ce que tu m'as déjà donné.
Et c'est vrai que dans toutes les traditions religieuses,
Spirituelles,
On retrouve ça.
Et c'est une pierre angulaire au bien-être de l'être humain.
Et je crois qu'on l'a perdu un petit peu.
Dans notre société moderne,
On a perdu un petit peu cette notion de gratitude.
Et comme tu le dis si bien,
Si on la remet en place,
Ça change toute notre vie.
Alors ça,
C'était pour notre deuxième pilier,
Mon cher Stéphane.
Le troisième,
Quel est-il ?
Alors le troisième.
En fin de compte,
Le troisième,
C'est une multitude.
C'est.
.
.
On appelle ça les six richesses.
Quelles sont ces six richesses ?
Alors bien sûr,
Ce n'est pas ces richesses matérielles.
C'est plutôt les richesses qu'on emmènera avec nous au niveau de l'âme.
Les six richesses,
La première,
C'est Shama.
Shama,
C'est la stabilité de l'esprit.
À quel point je peux être stable ?
C'est-à-dire qu'il y a une grande joie qui m'arrive.
Je vais être joyeux.
Mais je ne vais pas être joyeux dans cette fièvre qui fait qu'après,
S'il est arrivé quoi que ce soit après,
Et que je retomberai dans une dépression ou je serai triste parce que ce n'est pas à la hauteur de la joie que j'attendais.
La stabilité,
C'est.
.
.
J'apprécie tous les moments aussi beaux que aussi difficiles soient-ils avec la même équanimité.
C'est cette stabilité.
C'est-à-dire que je vais la vivre.
Bien sûr,
Quand j'ai perdu mon petit-neveu,
Il avait 12 ans,
J'ai pleuré.
Bien sûr,
Parce que nous sommes des êtres humains.
On a les émotions.
Il faut vivre ces émotions.
Mais derrière ça,
Il y avait cette force,
Il y avait cette stabilité qui reconnaissait le changement qui était là.
Toute vie vient,
Part.
Donc,
Shama,
C'est un magnifique cadeau qu'on peut se donner.
La méditation,
Le yoga,
Les respirations nous aident à développer cette richesse qui est Shama,
La stabilité de l'esprit.
La deuxième richesse,
C'est Dhamma.
Dhamma,
C'est en fin de compte,
C'est le contrôle des sens,
La maîtrise de ces sens.
Et regarde combien de fois on peut être dans un mal-être parce qu'on n'a pas eu la maîtrise de nos sens.
Mal-être aussi physique.
Ça peut être parce que je n'ai pas eu la maîtrise de mes sens,
Parce que j'ai mangé quatre gâteaux au lieu de deux.
Je finis par faire une crise de foie.
Voilà,
Je fais une crise de foie.
Ou j'ai terminé la bouteille au lieu d'en boire juste un verre.
Exactement.
Parce qu'à un moment donné,
Le corps,
L'intelligence te le dit d'une façon inhérente.
Non,
Là,
C'est trop.
Tu dois te restreindre.
Et les sens,
Après,
Ils prennent le dessus.
Non,
J'en veux un peu plus.
Un peu plus.
C'est ce petit diable qui est derrière nous.
Je vois très bien.
Je l'écoute souvent,
C'est un problème.
Mais bon,
Il est gentil quand même.
On peut lui parler.
Mais qui nous pousse à l'excès en tout cas.
Oui,
C'est ce mental.
En fin de compte,
C'est ni plus ni moins pour imaginer.
Ce mental,
Ces sens.
C'est pour ça que dans le texte de la Bhagavad Gita,
Tu as Krishna qui conduit Arjuna,
Qui est un prince.
C'est sur un champ de guerre.
Et puis,
Il a cinq chevaux et il guide Arjuna,
Donc l'homme,
L'humain,
Avec cinq chevaux qui sont la représentation des cinq sens.
Et si tu n'as pas les rênes pour tenir tes chevaux,
Ils partent dans tous les sens.
Donc,
C'est intéressant.
Le mental est nécessaire.
Les sens sont nécessaires pour vivre sur cette planète.
Ça,
Aucun doute.
J'adore un bon carré de chocolat.
J'adore un bon éclair au café.
Mais,
C'est à quel point tu vas avoir la maîtrise de tes sens.
Et ça,
C'est dhamma.
Et ça peut être pareil avec les yeux.
Combien de films on peut voir ?
On est fatigué,
On regarde un film,
On éteint et puis hop,
On veut pousser encore plus.
Et puis,
À un moment donné,
On perd de l'énergie et le matin,
On n'a pas assez d'énergie.
Donc,
C'est quel est cet aspect de moi-même que je peux discipliner au niveau des sens ?
Pour ne pas me laisser emporter par les sens mais pour aiguiser mes sens.
C'est ça.
Et puis,
Peut-être être un peu plus dans le choix de la qualité aussi.
Oui,
Exactement.
Quand c'est un éclair au chocolat au lieu de dix,
Vous allez le savourer encore davantage parce que vous savez qu'il y en a un.
Et c'est comme tout.
Moi,
Je me rends compte que les choses prennent une dimension et une intensité juste énormes lorsqu'on sait qu'on ne les aura pas régulièrement ou qu'une personne,
Quand on sait qu'on ne va plus jamais la revoir,
Mais on vit le moment avec une intensité sans pareil.
Exactement.
Donc,
C'est la même chose avec finalement l'essence.
Si vous faites l'amour mais vous le faites bien une fois par jour,
C'est mieux que de le faire dix fois.
C'est sûr.
Ça,
C'est clair.
Ça,
C'était votre deuxième richesse.
Mais des richesses finalement,
Tu vas nous décrire des richesses qui ne sont pas des richesses financières mais qui sont nos richesses intérieures.
C'est ça.
Parce que là,
Je suis en train de me rendre compte que c'est les plus belles richesses que l'on puisse avoir.
C'est pour construire ta maison,
Tu as besoin des fondations.
Et c'est vraiment,
Dans la tradition védique,
Ces quatre piliers sont les fondations pour vraiment son chemin spirituel.
Alors,
La troisième richesse,
C'est titiccha.
Titiccha,
C'est la persévérance.
On a tous,
À des moments donnés,
Des moments difficiles dans notre vie.
Ça fait partie de la vie.
Les valeurs opposées sont complémentaires.
Des fois,
Il y a des bons moments qu'on tente à vouloir reproduire.
Des fois,
Il y a des mauvais moments qu'on tente à vouloir fuir.
Mais ça fait partie de la vie.
C'est haut et c'est bas.
Maintenant,
Lorsque les hauts arrivent,
Ce n'est pas difficile.
On a envie de se replonger dedans.
Mais quand les bas arrivent,
On aurait tendance à vouloir les fuir.
À ne pas vouloir les affronter un petit peu comme ce chien,
Tu sais,
Qui est en train d'aboyer contre cette peur,
Ce reflet de lui-même.
Puis,
À un moment donné,
Il saute dedans et là,
Il se dit,
Ça a disparu.
Eh bien,
Titiccha,
C'est un petit peu ça.
Titiccha,
C'est volontairement,
Avec ma conscience,
Mon désir d'avancer,
Je vais traverser les choses qui ne sont pas confortables.
Les choses que je dis,
Je n'aime pas,
Je ne suis pas d'accord.
Mais je vais les traverser pour voir qu'est-ce que cette chose va m'apprendre.
Toujours une fois de plus,
Quelle est ma capacité à être enseignable à chaque instant ?
Alors peut-être que sur les choses aussi sur lesquelles on se dit,
Je n'y arriverai pas.
Ou ce n'est pas fait pour moi.
L'idée de la persévérance,
C'est aussi se donner les moyens d'eux.
C'est d'y aller malgré tout,
Même si,
Comme tu dis,
C'est loin d'être toujours confortable.
Oui,
Et d'ailleurs,
C'est comme ça qu'on grandit.
Si on doit douter,
Autant douter de notre incapacité à faire les choses plutôt que de notre capacité à faire les choses.
On devrait se dire,
Non,
Je ne crois pas,
Je ne crois pas que tu es incapable.
Je pense que tu es capable.
Plutôt que de se dire,
Non,
Là,
J'ai vraiment un doute.
Est-ce que tu vas être capable de le faire ?
C'est ce qu'on utilise la plupart du temps.
Et là,
Si on renversait en disant,
Tiens,
Est-ce que tu es vraiment incapable de faire ça ?
Douter plutôt de notre incapabilité.
Ce serait intéressant,
Non ?
Super intéressant.
Non,
Je trouve ça très sage.
Mais tu es un vrai sage.
En fait,
Tu es notre gourou sur Radio-Médecine douce.
Oh là là !
Un jour,
On m'a dit… En toge blanche,
La prochaine fois.
Un jour,
On m'a dit,
Maître,
Attendez,
Maître 80,
Surtout ne rapticisez pas ma taille parce que sinon,
Je ne vais pas… Maître Stéphane.
Voilà,
En tout cas,
C'est toujours un plaisir de partager.
Et la quatrième richesse,
C'est Uparati.
C'est faire les choses avec joie.
Et je pense que tu en as un très bon exemple,
Nathalie.
Parce qu'à chaque fois que je te vois,
Tu es toujours rayonnante,
Joyeuse.
Et bien,
C'est exactement ça.
Uparati,
C'est comment je peux faire les choses… On a deux façons d'aborder les choses.
Soit je vais prendre un choix par manque de ou par peur de.
Par peur,
Parce que ma famille n'est peut-être pas d'accord.
Par manque,
Parce que je ne sais pas ce qui va advenir.
Donc là,
Je fais ce choix-là.
Et c'est ce qui va générer de la peur et du manque.
Mais si je fais un choix par joie de,
Par plaisir de,
Par abondance de,
Même si c'est difficile le choix que je vais faire,
Le fruit va être de la nature du choix.
C'est-à-dire que l'abondance,
La joie,
La plénitude.
Et ça,
C'est Uparati.
Faire ce discernement dans quel cadre je pose mes choix.
Est-ce que je le fais par peur de,
De blesser quelqu'un,
Peur,
Manque de,
Ou par plaisir de,
Par plein de.
Par joie de.
Par joie de.
Des fois,
Les gens vont vouloir être en couple,
Pas parce qu'ils ont envie de partager quelque chose,
C'est parce qu'ils ont peur d'être seuls.
Mais peu importe la personne qu'ils auront en face d'eux,
Je dirais.
Pourquoi ?
Parce que le manque était là au départ,
Donc ça sera toujours difficile de combler un manque.
Et là,
La jalousie sera là,
Les plaintes,
Le blâme sera là,
Culpabiliser les autres.
Alors que si je dis,
Je suis rempli,
Je suis bien à l'intérieur,
Et comment je peux faire pour partager ça avec quelqu'un d'autre ?
La nature n'est pas tout à fait la même de la relation.
Donc,
Au paradis,
C'est une richesse très importante.
La cinquième richesse,
C'est Shraddha,
La foi.
Jésus disait,
À juste titre,
Si votre foi était aussi grosse qu'une graine de cénevée,
Vous pourriez demander à cette montagne de se jeter dans la mer,
Qu'elle le ferait.
Tout dépend de notre foi.
Si j'ai foi en quelque chose,
Ça va se produire.
C'est cette force intérieure.
Et la sixième richesse,
C'est Samadhana.
Être à l'aise.
Être à l'aise dans toutes les circonstances.
Être naturel,
Comme un enfant de deux ans le serait avec n'importe quel type de public.
Je suis à l'aise.
Sentir qu'au fond de moi,
J'ai ce naturel.
Je suis bien.
Je suis à l'aise.
Et ce qu'on se disait avant Thède,
C'est finalement,
Parfois dans la vie,
On aimerait se balader dans la rue.
Moi,
C'est quelque chose que je perçois,
Parce qu'en prenant les transports,
En étant une Parisienne invétérée,
En étant tout le temps sur un vélo ou à pied,
Finalement,
Je vois les gens.
.
.
Certains,
Parfois,
Se lâchent et se mettent à danser dans la rue,
Ou à chanter à tue-tête.
Et je trouve ça toujours génial de voir des gens qui dansent comme si personne ne les regardait,
Qui chantent comme si personne ne les écoutait.
Et d'ailleurs,
Peu importe,
Ils le font parce que ça les met en joie,
Qu'ils sont heureux.
Que là,
Dans l'instant,
C'est juste le bonheur pour eux,
Et c'est l'expression.
Moi,
Ça me fait toujours rire.
Au contraire,
Ça m'apporte de la joie de les voir être dans l'incarnation de leur folie,
Parce qu'il y a un côté un peu fou.
Oui,
Oui.
Mais le fou et le sage se rejoignent à un certain niveau.
Oui,
C'est vrai.
Je trouvais ça.
.
.
Il y a beaucoup de sagesse dans un fou.
En tout cas,
Ils sont dans l'expression d'eux-mêmes,
Et ça,
C'est bon.
C'est-à-dire qu'ils ne se laissent pas embarquer par leur ego.
Est-ce que je vais être accepté par rapport aux codes sociaux ou pas ?
Il y a quelque chose qui est sympathique.
C'est même de l'ordre du transgressif.
Voilà,
C'est ça.
C'est plutôt très agréable.
Alors,
N'hésitez pas à chanter,
À tuter,
Peu importe où vous allez,
À danser.
Ça mettra forcément quelques personnes en joie.
Ça en dérangera certaines,
Mais peu importe.
Pour celle à qui ça va procurer de la joie,
C'est bien de le faire.
Soyez vous-même.
Exactement.
C'est ça,
Le plus important.
Alors,
Voilà,
C'était pour les six richesses.
Maintenant,
On passe au quatrième pilier.
On a terminé le troisième pilier,
Et nous passons effectivement,
Nathalie,
Au quatrième pilier.
Le quatrième pilier,
Je dirais qu'il va couronner cet aspect des quatre piliers parce que c'est Mumukshadva.
Mumukshadva,
C'est le désir d'atteindre l'ultime.
La dimension,
Ma conscience ultime.
Conscience christique,
Bouddhiste,
Peu importe,
Dieu,
Le Créateur,
Cette dimension universelle,
La conscience universelle qu'on porte tous.
Comment je peux laisser cette place à cette conscience de s'éveiller en moi ?
Pour que je passe du règne humain au règne divin.
Que ma vie devienne une vraie expression de la divinité.
Et ça,
C'est Mumukshadva.
La réalisation,
L'illumination selon certaines traditions.
Le royaume des cieux pour d'autres.
C'est comment je peux exprimer ce royaume des cieux,
Comment je peux le faire vivre et comment je peux le savourer et l'exprimer à chaque instant que Dieu fait.
C'est ça.
D'ailleurs,
C'est le terme rendre sacré.
Le sacrifice.
C'est pas sacrifier quelque chose,
Tuer quelque chose ou quelqu'un pour un rite tel ou tel.
Non,
C'est pas du tout ça.
Le vrai sacrifice,
C'est comment je peux remettre à Dieu mes instincts les plus sombres pour les rendre vers les valeurs les plus divines.
C'était le vrai sacrifice.
C'est pour ça que Jésus a certainement été mis sur la croix.
Pour nous montrer que même derrière la souffrance,
L'amour prévaut.
Et puis pour nous montrer la voie.
Parfois,
Je me fais cette remarque dans les ruptures amoureuses.
Je me dis que c'est au détriment d'une rupture,
Finalement d'un moment difficile,
Qu'on va vraiment se réaliser,
Qu'on va soi-même sauter des étapes hyper importantes pour nous-mêmes pour se rattacher à notre essence.
Parfois,
Il y a des gens qui meurent.
C'est vrai,
Beaucoup trop tôt.
Et quand on pense à certains jeunes,
Même certains enfants parfois qui perdent la vie,
Ça paraît très grave en soi.
Mais en partant,
Ils laissent aussi leur message.
Et donc quand on a une vision spirituelle des choses,
Ça nous donne un certain recul et on peut relativiser à un moment donné en se disant sa mort a été porteuse d'un enseignement hyper puissant pour toutes les personnes qui restent.
Bien sûr,
Bien sûr.
Elle fait partie de la vie,
Cette mort.
Est-ce qu'on en prend conscience ?
Des fois,
On a peur de la voir,
Mais c'est comme une pièce de théâtre.
Tout le monde est important sur la pièce de théâtre.
Même la personne qui va passer ne serait-ce qu'une minute parce que c'est le postier qui doit apporter une lettre importante au protagoniste de la pièce de théâtre.
Sans lui,
La pièce n'aurait pas été la même chose.
Il aurait manqué une pièce.
Donc chacun vient.
Mais dans la tradition védique,
Ce passage de cette vie sur cette planète,
On appelle ça les jeux du divin,
Les lilas du divin.
Cette grande pièce de théâtre où chacun joue un rôle,
Expérimente un rôle.
Mais dans la tradition védique,
Le temps passé sur cette planète de terre est très éphémère.
C'est comme lorsque tu rêves,
Ça dure un nanoseconde.
La vie est exactement pareille.
Ça dure de façon très éphémère.
Ce qui fait durer notre vie,
C'est parce qu'on a une mémoire qui s'appelle chitta,
La mémoire.
Cette mémoire te met les images les unes après les autres et tu as l'impression que le temps dure.
C'est le temps psychologique qui dure.
Mais en fin de compte,
Cette vie est très,
Très rapide.
C'est rien.
Autant la savourer,
Non ?
C'est clair.
Alors est-ce que,
Et avant peut-être de se quitter pour cette toute première émission Sagesse,
Est-ce que finalement ces quatre piliers,
C'est les premiers enseignements que l'on reçoit lorsqu'on commence à s'intéresser à cette sagesse védique ?
Alors oui,
Ça vient rapidement.
Ces quatre piliers viennent rapidement parce que ce sont la base.
Mais on va voir aussi beaucoup sur la compréhension de qui je suis,
Les sept niveaux d'existence,
Le corps,
Le mental,
Comment fonctionne.
C'est un ensemble.
On voit aussi dans la tradition védique ce qui sont les codes spirituels lorsqu'on entame un chemin.
Mais oui,
Les quatre piliers sont déjà très rapidement mis en avant.
Puis finalement les quatre piliers,
On peut se faire penser aussi aux quatre accords Toltec.
C'est des choses,
On les reçoit en théorie.
Ils permettent des prises de conscience,
Des éclairages.
Après,
On n'a pas assez d'une vie pour essayer de les mettre en oeuvre à chaque fois.
Et juste se souvenir de,
Ah oui c'est vrai,
Mais il y a quelque chose en moi qui est important et qui résonne avec ça,
Il faut que je m'en souvienne.
Et donc du coup,
On se replace un peu différemment.
On se réajuste vis-à-vis de la vie et on prend les choses du meilleur côté que l'on peut.
Exactement.
Voilà,
Mais ces quatre piliers nous accompagneront en tout cas tout au long de ces nombreuses émissions sur la GES.
On aura le plaisir de retrouver Stéphane.
Avant de se quitter,
Quelques informations sur l'agenda de l'Art de vivre,
Puisqu'il semblerait qu'il y ait des portes ouvertes ce week-end.
Oui,
Effectivement,
17-18 octobre,
Ça commence.
Nous avons les journées portes ouvertes du deuxième centre Art de vivre.
Le premier est près de Nation,
Rue des Boulets.
Et là,
On a ouvert un centre qui est au 111 bis rue de Lourmel.
Et le 17-18 octobre,
Nous avons des ateliers gratuits.
Atta yoga,
Respiration,
Méditation.
Nous avons ouvert une boutique où il y aura plein de cosmétiques ailleurs védiques,
Produits naturels,
Des suppléments alimentaires,
Des livres,
Des CD.
Ensuite,
Il y a la venue d'un grand sage de la tradition védique,
Justement védantique,
Qui s'appelle Swami Jyotirmaya,
Qui fait partie de la fondation de l'Art de vivre.
Il est de l'Inde.
Et il sera là le 8 novembre à Paris.
Entre 15h et 18h,
Il va nommer un atelier à la salle fondation Birnam Lapotre,
Qui se trouve à la cité universitaire.
Voilà,
À Paris.
Mais sinon,
Il va faire une tournée de France,
Toulouse,
Marseille,
Pau,
Bordeaux,
Angers,
Strasbourg.
Donc,
Toutes les personnes pourront venir le rencontrer.
C'est vraiment,
Toute cette sagesse qu'on vient de partager,
Il en est vraiment un bel exemple.
Et puis,
Alors,
Pour ceux qui veulent vraiment faire un voyage inoubliable en Inde,
L'Art de vivre fête ses 35 ans.
Il y a 10 ans,
On a fêté nos 25 ans avec 2 500 000 personnes à Bangalore.
C'était une fête incroyable.
Là,
On attend 4 millions de personnes.
Et ça va se passer à Delhi.
Et 11,
12,
13 mars.
Donc,
Tout ça,
Toutes ces informations,
C'est sur le site ArtDeVive.
Fr,
Tout en minuscules attachées,
ArtDeVive.
Fr.
Et par rapport à l'album Sagesse,
Où j'ai chanté les bhajans,
Je voulais simplement informer les auditeurs et les auditrices que maintenant,
L'album est en mp3.
Possibilité de l'acheter,
Téléchargé de mon site internet,
Stephanero.
Com.
Voilà,
Sur l'onglet album.
Stephanero.
Com,
E-R-O-A-Y-R-A-U-L-T.
Alors,
Les chants bhajans,
C'est vrai qu'en plus,
On a fait une super émission pour parler de ça.
Ça avait beaucoup plu aux gens.
Un superbe album qui est finalement un peu la continuité musicale de cette émission que l'on souhaite mettre en place.
Alors évidemment,
Parfois,
La tradition utilise les mots pour transmettre.
Parfois,
La musique est aussi là pour nous transmettre des choses,
Parfois même sur un plan inconscient.
Mais en tout cas,
Mettre en lumière des aspects de nous-mêmes et nous réveiller à des émotions.
Donc voilà,
C'est un album qui nous réveille à beaucoup d'émotions essentielles en nous.
Et si les personnes,
Les auditeurs,
Auditrices veulent venir chanter avec nous le 1er novembre,
Lors justement des 24 heures de méditation pour la Terre,
Au Grand Rex,
Entre midi et 14 heures,
On va chanter justement des bhajans.
Donc ils seront les bienvenus pour expérimenter.
Magnifique.
Alors deux sites à retenir,
Celui de l'Art de vivre et celui de Stéphane Hérault.
Nous,
On aura l'immense bonheur de te retrouver le mois prochain en attendant méditer sur toutes ces transmissions,
Sur cette belle sagesse que Stéphane va nous transmettre chaque mois.
Avec grand plaisir.
A bientôt.
A bientôt Nathalie.
Rencontrez votre professeur
4.8 (24)
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