
Comparaison et jugement
Le chêne ne pourra jamais être aussi grand que le pin. Le pin quant à lui ne pourra jamais donner des grappes comme la vigne. La vigne elle ne donnera jamais de fleurs comme le rosier. Nous sommes uniques. Nous avons notre propre nature et notre expression. Pourtant, il nous arrive à tous de nous comparer aux autres et de vouloir faire comme eux. Car nous sommes quelque part envieux et avons peur du jugement. La sagesse du yoga nous enseigne comment être nous-même et avoir notre propre identité.
Script
Bonjour mes très chers auditeurs,
Absolument ravis de vous retrouver pour un nouvel épisode de notre émission Sagesse et on a le grand plaisir évidemment,
Vous allez le deviner tout seul,
Et bien de retrouver notre très cher Stéphane Hérault.
Bonjour Stéphane.
Bonjour Nathalie.
Bonjour à toutes et à tous.
Alors ce qui est beau,
C'est que on sait dans l'énergie qu'on est accueilli avec cette émission.
Moi là,
Juste en introduisant,
En disant quelques mots pour te présenter ce matin,
Je voyais comme un petit écran qui nous attendait pour pouvoir déposer nos paroles et nos messages du jour.
Donc c'est vrai que cette émission est de plus en plus suivie et de plus en plus appréciée.
C'est vrai,
J'ai été étonné de voir le nombre de personnes qui suivent ces émissions.
La dernière fois tu me les as montrées,
Je suis content,
Je suis content que ces échanges matinaux puissent vraiment éveiller les cœurs,
Les âmes et puis que chacun puisse retrouver un peu de sérénité,
De sagesse et puis utiliser ces outils parce que ce sont des outils,
Avant tout,
Cette sagesse est là pour nous faire avancer dans cette société moderne.
Pas besoin de se reculer,
Pas besoin d'aller se reculer dans les fin fonds des Himalayas,
D'en se mettre dans une grotte.
On a fait ça peut-être des milliers de fois bien avant.
Non,
Aujourd'hui,
On a besoin d'une sagesse qui soit vraiment à l'écoute de notre société moderne pour vraiment répondre aussi aux blessures et puis aux désirs de cette société moderne.
Une sagesse appliquée finalement.
En fin de compte,
La sagesse devrait toujours être appliquée.
C'est sûr.
Elle ne devrait jamais rester que de la théorie.
Exactement,
Une sagesse qui n'est pas appliquée,
J'appelle ça du gaspillage,
On doit la recycler.
Mais c'est vrai que bon,
On voit beaucoup de gens être des grands philosophes mentaux en fait,
Intellectuels,
C'est-à-dire qu'on peut tout à fait passer des heures à philosopher sur des notions de vie et puis derrière ne pas vraiment les mettre en application.
Je crois que d'en parler tout de suite en en donnant une application,
Ça permet de l'ancrer en fait.
Exactement.
En fin de compte,
C'est la grosse différence entre la philosophie occidentale et la philosophie orientale.
C'est-à-dire que la philosophie orientale,
Même si elle émettait des concepts,
Tout de suite après,
L'étape suivante,
C'était d'appréhender ces concepts par la méditation,
Par la conscience.
Est-ce que ces concepts que j'ai commencé à émettre s'appliquent dans mon quotidien,
Se vérifient dans mon quotidien ?
Et pas simplement porter des réflexions imaginées.
Écrire des livres de mille pages qui vont perdre les lecteurs en deux,
Trois pages.
On peut toujours en écrire.
Bien sûr,
Mais il y a les textes.
Je pense que l'étude est importante en fait,
Dans n'importe laquelle des sagesses,
Il y a l'étude qui est importante.
Mais il y a évidemment aussi la pratique et comme tu dis,
Les sagesses ou les philosophies orientales ont une application sur le corps,
Puisque pour elles,
De manière interreliée,
Le corps et l'esprit fonctionnent ensemble,
Ce qu'on est en train de retrouver ici quand même en Occident de plus en plus.
Oui,
De plus en plus,
Parce qu'on avait ça aussi dans notre tradition chrétienne.
On avait aussi cette approche des quatre grands yogas,
Telle que la tradition védique le prône,
C'est-à-dire la méditation,
Ces rajayogas,
Donc l'introspection,
La contemplation.
Si vous prenez Sainte Thérèse d'Avila,
Elle avait aussi l'horizon du cœur,
Une très grande tradition de contemplation.
Ensuite,
Il y a vraiment Gnyana Yoga,
La sagesse et il y a un mot particulier qu'on appelle Soi-Dhyaya.
J'adore ce mot parce que soi,
C'est le soi,
Comme en français,
À part que ça s'écrit SWA.
Donc le soi,
C'est l'étude du soi,
L'étude de la conscience,
Soi-Dhyaya et ça se fait avec Gnyana Yoga,
La connaissance,
La sagesse,
Le Karma Yoga,
Le service des intéressés.
On en a déjà parlé dans les émissions précédentes et Bhakti Yoga,
Donc la dévotion,
Le chant.
Et si tu regardes toutes les traditions,
Qu'elles soient même musulmanes,
Chrétiennes,
Védiques,
Védantiques,
Hindouistes,
On retrouve ces quatre grands aspects dans une voie spirituelle,
Dans la voie spirituelle,
Ces quatre grandes approches.
Bien sûr,
Peut-être que la forme,
Le fond des fois est un petit peu différent,
Est nuancé,
Mais les fondamentaux sont là,
Donc soi-dhyaya,
L'étude du soi.
Et c'est vrai qu'il n'y a pas très longtemps,
À Paris,
Je suis passée devant une église,
Il y avait des chants,
Des chants un peu gospel et c'est vrai que dans les traditions religieuses,
En effet,
Ne serait-ce que la pratique du chant est très importante,
Elle est porteuse,
Elle est reliée à Dieu,
Donc c'est comme tu le soulignes.
La dévotion,
L'amour qui s'exprime à travers notre être profond.
Un jour,
On pourra peut-être parler des bhaktisutras de Narada,
Qui est un grand sage qui a parlé des différentes sortes d'amour.
Alors ça,
Ce sera pour une autre émission.
Aujourd'hui,
Et comme à notre habitude,
On va commencer par un petit conte avant d'aborder le sujet du jour.
Nous t'écoutons,
Cher Stéphane.
Alors ce conte s'appelle Le jardin du roi.
Alors je ne sais pas si c'est le jardin de notre bon roi Louis XIV,
Mais si jamais c'était lui,
Je ne pense pas que ça soit écrit dans nos livres d'histoire.
Donc je vais raconter cette histoire et je vais nous l'approprier cette histoire et je vais la mettre d'une façon bien locale,
À Versailles.
C'est ça la beauté des histoires,
C'est qu'on peut se les approprier,
Les mettre là où on veut.
Généralement,
On commence toujours,
Il était une fois,
Il y a très très très longtemps.
Non,
Là,
C'est sûr,
Il était une fois,
Mais c'était pas trop loin,
C'était dans nos jardins de Versailles.
Enfin tout compte,
Un jour,
Alors n'allez pas chercher cette histoire dans les livres d'histoire,
Vous ne la trouverez pas,
Un jour,
Il y a le jardinier du roi,
Le nôtre,
Qui vient voir Louis XIV,
Mon bon roi,
Vous devriez vraiment venir dans vos jardins.
Il y a une grosse déprime qui se prépare,
Le roi Louis XIV entendant cela,
Alors que les jardins du roi faisaient quand même sa splendeur,
Décide bien sûr sans attendre d'aller voir ce qui se passe dans un des jardins un peu reculé dans le château de Versailles.
Effectivement,
Il arrive,
Il voit la tourmente,
La déprime,
Il commence à interroger,
Il commence par le chêne,
Il interroge le chêne,
Il dit qu'est-ce qui t'arrive ?
Ah mon bon roi,
Mon bon roi,
Aujourd'hui j'ai pris conscience que je ne pourrai jamais être aussi grand que le pain.
Le pain déprimé aussi,
Il va voir le pain,
Que se passe-t-il ?
Ah mon bon roi,
Mon bon roi,
Je viens de prendre conscience aujourd'hui que je ne pourrai jamais donner des grappes comme la vigne,
La vigne déprimée également,
Mais que se passe-t-il pour toi la vigne ?
Ah mon bon roi,
Mon bon roi,
Je viens de prendre conscience aujourd'hui que je ne donnerai jamais des fleurs comme le rosier.
Le roi Louis XIV était un petit peu étonné de ce qui se passait et en tournant son visage,
Il trouve une petite prime verte,
Fraîche,
Éclatante,
Magnifique.
Il se tourne vers cette prime verte et il lui dit mais comment ça se fait alors que tout mon jardin est en déprime,
Comment ça se fait que toi tu es resplendide ?
Petite prime verte que d'ailleurs je ne t'avais jamais remarquée auparavant.
Mon bon roi,
C'est bien simple,
Aujourd'hui j'ai pris conscience d'une chose,
Je pense que si tu avais voulu une vigne à l'endroit où tu m'as posé,
Tu aurais mis une vigne,
Si tu avais voulu un pain,
Tu aurais mis un pain,
Un chêne,
Tu aurais mis un chêne ou un rosier,
Mais si tu as voulu avoir une prime verte à cet endroit,
C'est que c'était ton choix.
Alors je me suis dit,
Le meilleur moyen pour respecter le choix de mon roi,
C'est d'exprimer ce que je suis et d'être ce que je suis,
Une prime verte.
Le roi repartit content de cette réponse et toute cette sagesse de cette prime verte avait fait écho auprès des autres,
Du pain,
Du chêne,
De la vigne et des rosiers,
Et le nôtre retrouva son sourire.
Le jardin ne déprimait plus.
C'est peut-être ce qui se passe ici aussi,
Avec ce qui se passe dans le plan politique et économique en ce moment,
Peut-être que les gens dépriment,
Peut-être que les gens aussi peuvent se tourner vers la comparaison,
Les jugements,
Et si on observe bien Nathalie,
Des fois la plus grosse partie de nos problèmes viennent lorsqu'on commence à se comparer aux autres.
Et puis finalement,
La chose qui m'est venue tout de suite,
C'est de se dire,
Chacun a sa place.
Chacun a sa place.
Chacun a sa place et finalement cette prime verte l'a très bien compris,
C'est-à-dire que le choix,
Alors là,
À travers son roi,
Mais le choix divin quelque part,
L'a placé à cet endroit-là,
Dans une perfection absolue des choses,
Et donc comme elle le dit,
Elle peut perdre son temps à se comparer et à penser qu'elle n'est pas à la hauteur du chêne ou aussi frugale que la vigne,
Mais en même temps elle a sa place,
Sa beauté,
Et elle peut aussi choisir d'exprimer ce qu'elle est,
Son essence même,
Et en ça elle trouve sa place.
C'est la beauté de cette histoire,
C'est vraiment dans la tradition védique qu'on parle du dharma.
Le dharma c'est vraiment notre nature,
L'expression de notre vie,
L'expression de notre vie sur ce plan.
Chacun a sa propre nature,
À sa propre expression.
Un jasmin ne va pas sentir la rose,
La rose ne va pas sentir un jasmin,
À moins que tu mettes du parfum de jasmin sur la rose,
Ça va durer un certain temps,
Mais la nature reprendra le dessus.
Et ce qui se passe la plupart du temps,
En fin de compte,
C'est lorsque notre énergie,
Notre taux d'énergie commence à baisser,
Il y a une particularité qui va se produire.
Lorsqu'on baisse son énergie,
Il va y avoir trois tendances du mental qui vont s'exacerber.
Alors quelles sont ces tendances du mental,
Et d'ailleurs on va redéfinir un peu dans quel contexte le mental est décrit dans la tradition védique.
Alors il y a un très très beau traité d'un grand sage qui s'appelle Adi Shankaracharya,
Et ce traité s'appelle Tattvabodha.
Donc si un jour les personnes,
Les auditeurs,
Les auditrices veulent aller plus loin dans cette connaissance,
Ils peuvent déjà apprendre ce texte qu'on appelle Tattvabodha.
Il est très pointilleux,
Très spécifique,
Mais il est très très beau.
Alors en essence,
Que raconte ce traité de Tattvabodha ?
Il part des sept niveaux d'existence,
Donc du plus grossier au plus subtil,
Donc il va les définir.
Donc le premier,
C'est Sthula Sharira,
Qui est le corps physique.
Le deuxième est appelé Prana,
Le souffle vital.
Le troisième est un ensemble de quatre niveaux d'existence qui forment le mental.
Donc le troisième est appelé Manas.
Manas,
C'est cette faculté en nous de percevoir.
Les portes de Manas sont les sens,
Mais les sens ne sont pas le mental,
Dans cette considération de Manas.
Manas,
C'est en fin de compte,
Ça t'arrive des fois de lire quelque chose,
Un livre,
Un article,
Et tes yeux parcourent les lignes.
Mais à un moment donné,
Qu'est-ce qui se passe ?
Tu te dis,
Oh tiens,
Qu'est-ce que j'étais en train de lire ?
Tes yeux étaient vraiment actifs,
Mais le niveau du mental,
Qui est la perception Manas,
En sanscrit,
N'était pas là pour capter l'information.
Donc ça veut dire que tu étais parti ailleurs.
Donc Manas,
Il est très important parce que c'est lui qui nous permet vraiment de vivre et d'être en interaction avec le moment présent,
Tel qu'il est.
La conscience.
La conscience.
Deuxième niveau d'existence qui conditionne le mental,
Mais pour l'être humain ça sera le quatrième niveau d'existence,
Il est appelé Bouddhi,
C'est l'intellect.
Une fois que tu as perçu une information,
Tu vas la traiter,
Tu vas la conceptualiser,
Tu vas y mettre même une notion,
D'accord,
Pas d'accord,
J'aime,
J'aime pas,
C'est confortable,
Pas confortable,
Tu vas y mettre un jugement,
D'accord ?
Et le troisième niveau d'existence qui compose le mental,
C'est Chitta,
La mémoire.
Pas simplement le fait de se souvenir d'eux,
Tu as enregistré tes concepts,
Vrai ?
Donc ce que tu as dit de confortable,
Tu l'as enregistré dans une case,
Pas confortable dans une autre case,
Puis après tu fais référence à ça,
Parce que tu as engrangé aussi une charge émotionnelle,
Pas simplement qu'un événement,
Tu as une charge émotionnelle qui est venue avec.
Donc ça c'est Chitta,
La mémoire.
Et ensuite il y a Ego,
Qui est Ahamkara en sanskrit,
C'est le sens du je-je-moi-moi,
L'identification à la petite partie de soi,
La personnalité,
Les concepts que je me suis créés.
Je peux être né dans une famille de 8 enfants,
Même avec les mêmes parents que j'ai eus,
Que les autres ont eus,
On va avoir une personnalité différente,
Des goûts différents.
Pourquoi ?
Parce qu'on aura perçu les choses différemment.
On aura conceptualisé les choses différemment,
On aura mémorisé avec une charge émotionnelle différente,
Et on aura créé notre personnalité,
Avec cette notion de séparation,
Mais aussi l'Ego,
C'est ce qui nous permet de créer,
De construire les choses.
C'est un bon aspect l'Ego,
Il ne faut pas l'éradiquer,
Il faut simplement l'éduquer,
Je dirais.
Et le septième niveau d'existence,
Donc c'est le Soi,
S-O-I en français,
S-W-A en sanskrit.
Le Soi.
Donc ce sont les sept niveaux d'existence que constitue l'être humain.
Le premier,
Le corps physique,
Le deuxième,
Le souffle,
Le troisième,
Le mental dans la notion Manas,
Le quatrième,
L'intellect dans la notion Bouddhi,
Le cinquième,
La mémoire dans la notion Chitta,
Le sixième,
L'Ego dans la notion Ahamkara,
Et le septième,
Le Soi.
Donc ce qui se passe,
C'est que pour que cet être humain puisse vraiment vivre,
Épanoui,
Heureux,
Joyeux,
Enthousiasme,
Dynamique,
On a besoin que notre taux de prana soit très élevé.
D'où la respiration,
La méditation,
Le yoga,
Faire des actes pour les autres qui nous donnent de l'énergie,
Un service des intéressés,
Les chants,
La bhakti,
Les pensées.
Alors les pensées vont être altérées selon que tu as beaucoup de prana ou pas de prana.
Regarde,
Dans des moments où tu es fatigué,
Tu vas t'apercevoir que justement il y a ces trois tendances du mental qui vont prendre le dessus.
Alors quelles sont ces tendances du mental ?
Elles sont intéressantes.
La première tendance du mental qui nous prend de l'énergie aussi,
C'est d'être constamment d'accord,
Pas d'accord,
D'accord,
Pas d'accord.
Et si tu observes bien,
Tu as des fois,
Tu es d'accord sur certains sujets et parce que tu vas laisser un temps entre le moment où tu es d'accord et puis un autre moment où tu vas revenir sur ce sujet,
Peut-être que tu ne vas plus être d'accord avec ce qui a été dit,
Ce qui a été fait.
Pourquoi ?
Parce que tu auras une autre expérience à un moment donné de la même situation.
Et peut-être qu'encore 20 jours après,
Tu vas être d'accord sur quelque chose où tu n'as pas été d'accord ou tu as été d'accord,
Pas d'accord,
D'accord,
Pas d'accord,
D'accord,
Pas d'accord.
Et si tu observes bien,
Des fois on rentre dans ce mécanisme d'accord,
Pas d'accord sans être conscient.
Par contre,
Ce n'est pas là l'important d'être d'accord,
Pas d'accord.
Ce n'est pas ça qui est important.
C'est que je suis conscient de ce mécanisme d'être d'accord,
Pas d'accord.
Et des fois,
Je vais rentrer dans une argumentation inutile avec mon partenaire,
Avec mes enfants,
Avec mon employé,
Mon employeur.
Pourquoi ?
Parce que je suis dans ce mécanisme où le mental,
Sans prana élevé,
Va jouer ce mécanisme d'accord,
Pas d'accord.
Pourquoi ?
Parce qu'il a besoin de convaincre ?
Parce que ça le rassure que les autres soient en accord avec ce qu'ils pensent ?
Oui,
Ça revient un petit peu par rapport à ce qu'on disait.
On se juge,
On se compare.
Donc,
Le fait qu'on fasse adhérer quelqu'un à un d'accord,
Des fois,
Ça englobe le fait « Ah,
Je suis correct,
Je suis comme tout le monde.
Ah,
Je suis bien vu.
» Tu vois,
Tout ce qui va derrière.
« Oh,
Je suis bien aimé.
» Donc,
Ce mécanisme-là,
C'est quelque chose qui se passe lorsque le prana descend et lorsqu'on a besoin de reconnaissance d'autant plus.
Quand on n'a pas besoin de cette reconnaissance élevée,
Je veux dire,
Lorsqu'on se reconnaît soi-même,
Sa propre valeur,
Comme cette prime verte,
Elle est bien,
Elle est heureuse.
Elle va donner son point de vue.
Ça ne veut pas dire qu'elle ne peut pas argumenter sur son point de vue.
Mais elle ne va pas jouer ce rôle d'accord-pas-d'accord.
Si l'autre n'est pas d'accord,
C'est son choix,
À un certain niveau.
Donc,
Observer le mécanisme,
Ce n'est pas laisser tomber le d'accord-pas-d'accord parce que,
Forcément,
Les auditeurs et auditrices qui m'écoutent,
Peut-être qu'ils vont être d'accord avec moi,
Peut-être qu'ils ne vont pas être d'accord avec moi.
Mais ce n'est pas ça l'important.
Mais c'est leur droit.
C'est leur droit.
Maintenant,
C'est intéressant,
C'est est-ce que je suis conscient que je suis d'accord ou pas d'accord.
Parce que,
Des fois,
Regarde ce qui se passe.
Dans un couple,
Ça peut se produire.
Notre chéri ou notre épouse nous dit quelque chose.
Et tout de suite,
Non,
Je ne suis pas d'accord avec toi.
Et après une demi-journée,
Oh,
Quand même,
Il avait raison,
C'est vrai.
Pourquoi ?
Parce qu'on voulait monter une résistance,
Parce qu'on ne voulait pas,
On voulait montrer qu'on était fort.
Donc,
On était dans ce pas d'accord d'une façon réactionnelle.
Et au bout d'une demi-journée,
On s'aperçoit,
Oh mince,
Il avait raison quand même.
Ça nous arrive souvent,
Non ?
Ça nous arrive souvent,
Mais c'est beau de le reconnaître aussi.
Je pense que ce mécanisme,
Il peut être présent.
Mais après,
S'affirmer pour s'affirmer,
Comme tu disais,
Peut-être pour une question d'ego,
De reconnaissance,
Ça nous arrive.
Mais c'est vrai que de savoir le remettre en question et de modérer ça et de se dire,
Finalement,
C'est vrai que quelques heures plus tard,
J'ai eu tort d'être dans ce réactionnel,
Comme tu le disais.
Disons qu'à la fois ce réactionnel,
Il est tel qu'il est,
Mais c'est surtout la souffrance que ça engendre.
C'est là,
Si les gens étaient épanouis,
Heureux avec ce réactionnel,
Laissons les gens heureux et épanouis,
Il n'y a pas de souci.
Mais si,
Justement,
Ça va créer une souffrance,
Un mal-être,
Est-ce que je vais continuer encore ce mécanisme sans être conscient de ça ?
Tout va dépendre de la conscience que je mets dans les choses.
Et Cartoleux a donné une magnifique connaissance,
Notamment avec son livre Le pouvoir du moment présent.
Quelle est notre capacité à éduquer notre mental ?
C'est ça qui est important.
Donc la première tendance.
Mais c'est intéressant,
Juste pour revenir là-dessus,
D'une personne à l'autre,
Il y a des gens qu'on a envie de.
.
.
Moi,
Je sais que personnellement,
J'ai remarqué qu'il y avait des personnes,
C'est souvent des personnes très proches,
Mais que j'ai envie de contredire systématiquement.
Et je sais que ma mère,
C'est le cas.
Ma mère,
J'ai envie,
De manière réactionnelle,
De dire l'inverse de ce qu'elle est en train de dire,
De la contredire assez régulièrement,
Mais pas nécessairement avec les autres.
Donc,
Tu vois,
C'est sûr que je pense que quand on va creuser un peu.
.
.
Parce que c'est beau ce que tu viens de dire,
Nathalie.
Parce que là,
Tu viens de mettre un élément derrière ce que tu viens de dire sans forcément l'avoir défini.
Et pourtant,
C'est l'élément,
L'ingrédient où je dirais que c'est là où c'est plus flagrant.
C'est lorsque l'affect est en jeu.
Le côté affectif est très important.
Quand la relation affective est très présente,
Très prédominante,
Je dirais,
C'est là où le mental est vraiment exacerbé.
Donc,
Maintenant que tu connais cette loi du mental,
D'accord ou pas d'accord,
Tu vas simplement écouter parce que le défaut derrière cette tendance,
C'est quoi?
C'est l'écoute.
Oui.
C'est que je suis simplement,
En fin de compte,
En train d'écouter ma petite voix qui est en train de me parler alors que l'autre est en train de me parler vraiment.
L'autre est en train de me dire quelque chose,
Mais moi j'ai cette petite voix qui dit d'accord ou pas d'accord,
D'accord ou pas d'accord,
D'accord ou pas d'accord.
Et en fin de compte,
Je réagis pas ou je réponds pas à ce que l'autre vient de me dire.
Je réponds simplement à ma petite voix.
Donc,
La conscience de ce niveau du mental est très importante.
C'est ça qui va faire changer la qualité de relation avec les autres.
La deuxième tendance,
Après d'avoir été d'accord ou pas d'accord,
D'accord ou pas d'accord,
D'accord ou pas d'accord,
C'est en fin de compte vaciller entre le passé et le futur.
Regarde,
Lorsqu'on dit qu'on n'est pas dans le moment présent,
D'un certain côté c'est fou.
Ton corps physique,
Il est dans le moment présent.
Là je te parle,
Tu es dans le moment présent.
Quand je suis dans le métro et que je vois quelqu'un,
Il est dans le moment présent.
Mais il y a un autre aspect de lui qui n'est pas dans le moment présent.
Quand tu es en train de lire ces pages où tu es obligé de revenir trois,
Quatre pages en arrière parce que tu n'as pas lu attentivement ce qui était écrit,
Tu étais dans le moment présent.
Ton corps était dans le moment présent.
Mais il y a une autre partie de toi qui n'est pas dans le moment présent.
Et ça,
C'est notre mental.
Le mental a cette faculté,
Cette habilité de partir dans le passé futur,
Passé futur,
Passé futur.
Et ça,
C'est une tendance du mental lorsqu'il manque d'énergie.
Plus tu as de prana,
Plus tu es à 100% dans le moment présent avec ce qui en découle.
Moins tu as de prana,
Moins tu as d'énergie,
Plus tu es assujetti à cette tendance passé futur.
Alors,
Tu me diras,
OK,
Très bien,
Ça se passe.
Les gens vivent avec ça.
Mais où est la problématique de tout ça?
C'est qu'en fin de compte,
Ce qu'on sait très peu,
C'est qu'à chaque fois que tu vas aller dans le passé,
Il y a une émotion qui va ressurgir.
À chaque fois que tu vas dans le futur,
Il y a une autre émotion qui va ressurgir.
Je ne dis pas lorsque tu utilises d'aller toi-même dans le passé pour te souvenir d'un événement.
Ça,
C'est un acte volontaire conscient que tu as utilisé,
Comme regarder dans un rétroviseur.
Tu le fais volontairement pour savoir ce qu'il y a derrière tout le reste.
Maintenant,
Tu regardes à travers ton pare-brise pour regarder le futur.
Donc,
Tu sais exactement ce qui va se passer.
C'est un acte volontaire de ta part.
Mais lorsque le mental,
À ton détriment,
À ton insu,
Commence à sauter du passé au futur,
Vaciller entre le passé et le futur,
C'est là où des émotions que tu as enregistrées dans ta mémoire vont ressurgir,
Ressortir.
Et conditionner la pensée finalement.
Et conditionner la pensée,
Parce qu'il y a un filtre qui s'interpose entre ce qui est en train d'être vécu dans le moment présent et ce que ta mémoire a enregistré,
Ce que tes souffrances ont imprimé,
Etc.
Donc,
Le fait de savoir que plus ou moins j'ai d'énergie,
Plus cette tendance va être exacerbée.
Et à chaque fois,
Je vais vaciller passé et futur.
Oui,
C'était mieux dans le temps passé.
Dans le futur,
Je n'ai jamais y arrivé.
Toutes ces pensées qui peuvent venir.
Et je m'aperçois,
Non seulement de ça,
Mais ça serait l'objet d'une autre émission aussi,
C'est que chaque émotion,
À chaque fois que je vais dans le passé et le futur,
Me ramène un conditionnement de mon schéma respiratoire.
Donc,
Mon schéma respiratoire va être altéré par les émotions que je vis.
Si je suis en colère,
Il est beaucoup plus rapide,
Saccadé.
Si j'ai peur,
Il est beaucoup plus en suspens.
Si je suis anxieux,
Pareil.
Si maintenant je suis triste,
J'expire beaucoup plus que j'inspire.
Si je suis heureux,
Enthousiaste,
J'inspire plus que j'expire.
Donc,
Tout ça,
C'est un lien.
Donc,
Ce n'est pas anodin.
Lorsqu'on a peu d'énergie,
Ce n'est pas anodin.
Et la troisième tendance du mental,
C'est.
.
.
A moins que tu veuilles dire quelque chose par rapport à.
.
.
Non,
Mais.
.
.
Enfin,
Bon,
Ce n'est pas pour vous parler de ma mère tout au long de l'émission,
Mais c'est vrai que ma mère me répète depuis petite fille et j'ai évidemment jamais voulu accepter et j'ai toujours été dans le réactionnaire de lui dire non.
Mais elle m'a toujours dit,
En fait,
Dans le fond,
Je le pense tout à fait et je suis tout à fait d'accord avec ça.
Et ça rejoint exactement ce que tu disais,
À savoir,
Évidemment,
La physiologie a une incidence sur l'esprit,
Sur les émotions.
Et elle me répétait tout le temps,
Quand tu es fatigué,
Tu n'arrives plus à gérer.
Et c'est complètement vrai.
C'est-à-dire que dit avec ces mots,
En fait,
C'est ce que tu expliques,
C'est-à-dire,
Eh bien,
Autant l'émotion a sclérosé un schéma respiratoire,
Autant par le schéma respiratoire,
On peut déloger une émotion.
On peut retrouver,
On peut changer d'état émotionnel en changeant simplement sa respiration.
Et on peut évidemment être beaucoup plus joyeux,
Heureux et ouvert à soi en ayant bien du prana,
Comme tu le disais,
Mais quelque part de manière un peu plus concrète.
Enfin,
Même si c'est très concret d'avoir du prana,
Mais en ayant un bon sommeil,
On réagit mieux aux choses,
On réagit mieux aux êtres,
Aux situations,
On va mieux,
On est en meilleure santé.
Alors,
Ce que tu viens de dire,
C'est essentiel parce que si tu veux,
Il y a ces trois tendances du mental et j'en terminerai avec la troisième tendance qui sont là lorsque le mental manque,
Lorsque notre système,
Je dirais,
Manque de prana,
D'énergie.
Mais tu viens de donner une solution.
Alors,
Il y a une façon de récupérer du prana,
C'est la respiration.
Une autre façon,
C'est la méditation.
Une troisième,
C'est le sommeil.
Et une quatrième,
L'alimentation.
Donc,
Si on fait attention à ces quatre sources d'énergie,
C'est là où on peut jongler avec notre taux d'énergie.
J'utilise mon téléphone.
Peut-être qu'aujourd'hui,
Je vais l'utiliser deux fois dans la journée.
Bon,
J'aurai encore pas mal de batterie qui va peut-être me durer encore deux jours.
Maintenant,
J'utilise mon téléphone plus d'une cinquantaine de fois.
Je vais vite arriver à 10%.
Donc,
À un moment donné,
Il va falloir que je trouve une prise pour recharger cette batterie,
Pour pouvoir utiliser de nouveau pleinement ce téléphone.
Donc,
Ce qui se passe,
C'est de la même façon.
C'est pareil avec nous.
On utilise notre mental,
On utilise notre corps physique,
On utilise tout notre système.
Donc,
Forcément,
Le prana est là pour nous alimenter en énergie.
Mais quand on a utilisé cette énergie,
Il faut se reconnecter à la source,
Se redonner du prana.
Donc,
C'est très essentiel de prendre conscience que ces quatre sources d'énergie vont avoir un impact énorme sur nos tendances du mental.
Alors,
Quelle est la troisième tendance du mental?
Et ça,
Ça nous montre à quel point j'ai peu d'énergie ou beaucoup d'énergie.
La troisième tendance,
C'est s'agripper au négatif.
Regarde,
C'est très simple à faire.
Tu peux faire cet exercice,
Tu fais dix compliments à quelqu'un.
Tu le fais consciemment.
Tu vas lui faire dix beaux compliments.
Et la dernière chose.
.
.
Dix d'un coup?
Dans la journée ou dans l'heure que tu passes avec.
Le mec va se dire,
Mais qu'est-ce que tu veux en échange?
Alors,
Voilà,
Il y a le doute qui va venir.
Qu'attends-tu de moi?
Il y a quelque chose aujourd'hui particulier,
Nathalie.
Ça se peut,
Ça se peut.
Ça sera le doute,
Il viendra par là.
Et la dernière chose que tu lui dis,
C'est une remarque désobligeante.
Il va retenir la remarque désobligeante.
Généralement,
Ce qui se passe,
Pas tout le temps,
Parce que si cette personne a plein d'énergie,
Plein de prana,
Son attention sera portée quand même sur les dix compliments que tu lui auras fait.
Et cette petite partie désobligeante passera certainement en arrière.
Mais ce n'est pas ce qui se passe.
La plupart du temps,
C'est comme on a peu de prana.
Notre taux de prana n'est pas si élevé que ça,
En fin de compte,
Si on observe bien.
Parce qu'on observe ça avec ces tendances du mental.
Si on est toujours dans la confrontation,
Si on est toujours dans le passé futur,
C'est là qu'on s'aperçoit que notre prana n'est pas si élevé que ça.
Et la tendance du mental où,
Justement,
On s'agrippe au négatif,
De 20% de négatif,
On en fait 120% de négatif.
Et ça,
C'est d'autant plus flagrant.
Tu as passé trois mois,
Quatre mois intenses de travail au bout du quatrième mois et même si c'est juste avant les vacances,
Ta réaction vis-à-vis de ton employé,
Ton employeur,
Va être complètement différente que si tu reviens de deux bonnes semaines de vacances.
Ce n'est pas les gens qui ont changé.
C'est notre capacité à aborder la situation et les gens,
Les situations qui ont changé.
Mais qu'est-ce qui a changé ?
C'est que quand tu reviens de deux semaines de vacances,
Tu as pris le temps d'augmenter ton prana.
Ça dépend,
C'est ce que tu as fait pendant ces vacances-là.
En tout cas,
Il y a une grande chance que tu auras augmenté ton prana.
Donc forcément,
Ta perception va changer.
Ces trois tendances vont être minimisées.
Donc,
C'est là l'intérêt d'avoir des pratiques régulières.
Quelqu'un qui me dit « Oui,
Moi je fais du yoga,
J'en fais une fois par mois,
La méditation,
Je médite une fois par mois.
» Très bien,
Au moins c'est un début.
C'est un bon début,
Je dirais au moins.
Mais ce n'est pas suffisant.
Juste pour réagir à ce que tu disais sur les dix compliments versus la remarque négative.
C'est vrai qu'on remarque que dans la vie,
Finalement,
L'inconscient,
Et tu parlais du fait que l'inconscient,
C'est vrai,
Teinté d'émotions,
Va garder plutôt des souvenirs négatifs.
En fait,
Dans une journée,
C'est vrai,
Posez-vous la question tous.
Vous avez pu vivre des moments d'interaction joyeuse et agréable avec des gens.
Il suffit qu'il y ait une personne qui,
Dans cette journée,
Se met,
Je ne sais pas,
À vous hurler dessus dans la rue pour qu'en rentrant chez vous le soir,
Il n'y ait plus qu'une pensée qui vous obsède,
Que ce soit celle-là.
Comme tu le dis,
Évidemment,
Si on est un peu plus fatigué,
Qu'on est un peu moins résistant quelque part,
Mais résistant dans la lumière de ce qu'on peut dégager et de ce qu'on peut faire vibrer en nous.
Et Aruna Lipchitz,
Que tu connais peut-être,
Qui est philosophe et écrivain,
Elle donnait une solution à l'occasion d'une émission sur la voix de l'amoureux qu'on avait faite ensemble.
Parce que l'émotion négative a été teintée d'émotion,
Pour faire exactement la même chose avec une émotion positive,
Le soir,
On peut faire un moment de gratitude,
Comme font beaucoup de gens,
Et on peut également repenser à ce que l'on a vécu de beau en termes d'interaction avec les autres et ressentir dans le corps ce que ça nous a fait.
Ce qui est une manière d'imprimer les choses dans la mémoire.
C'est de se rappeler que quand Stéphane m'a dit des phrases très gentilles ce matin et m'a apporté mes croissants pour manger avec mon café,
J'ai ressenti ça dans mon cœur,
Dans mon corps,
Et là c'est une manière de l'imprimer.
Oui,
Alors ce qui entache le fait de l'imprimer positivement,
Des fois c'est parce que notre jardin intérieur,
Pour revenir à cette histoire de jardin,
C'est parce qu'on n'a pas évacué toutes les charges émotionnelles qui nous ont fait vivre des émotions,
Que je dirais forcément négatives,
Parce qu'une émotion est une émotion,
Ça dépend de ce qu'on en fait,
Mais qui nous a mis dans un inconfort,
Qui nous a laissé une trace,
Tu vois,
Et c'est au fur et à mesure de ces traces continuelles qui fait qu'à un moment donné je vais commencer à me comparer aux autres,
Commencer à juger,
Être d'accord ou pas d'accord,
À m'agripper au négatif,
Et si tu observes bien,
Malgré tout notre société quand même prône cette société où il y a peu de pranons,
Avec la presse,
Là c'est magnifique,
Une presse,
Une radio où on peut exprimer des choses positives,
Des informations positives,
C'est énorme,
Mais si tu regardes la presse en général,
C'est beaucoup plus orienté sur le négatif.
Oui,
Je la regarde de très très loin.
Oui,
C'est vrai qu'à un moment donné,
Quand tu es à ton taux de prana,
Lorsque tu es de plus en plus allé vers cet éveil personnel,
Vers cet amour personnel,
À un moment donné forcément tu n'as pas envie de te nourrir,
Tu n'as pas envie de te nourrir de toutes ces choses-là.
C'est sûr.
Exactement.
Parce que ce n'est pas de la nourriture,
C'est comme la nourriture un peu indigeste.
C'est la « junk food » comme on dit.
Exactement,
C'est la « junk food » d'informations.
C'est des choses qui vont plutôt nous amener vers une obscurité que nous laisser accroître et permettre de diffuser l'énergie qui circule en nous et qui est belle.
Et c'est vrai.
Moi,
En t'écoutant,
Je me rends compte qu'en effet,
Même si chaque jour je fais un pas pour être un peu plus bienveillante que la veille et que je me sens faire croître cette bienveillance en moi et cet amour des autres,
Évidemment parce que c'est à l'image de l'amour en moi et pour moi.
Mais les jours où je suis très fatiguée ou je suis habitée par de la tristesse,
J'ai beaucoup plus de chances d'avoir des pensées qui vont m'amener au jugement à la comparaison,
Comme on l'expliquait depuis le début de l'émission,
Que des moments où je vais être très bien.
Les moments où je vais être très bien,
Je ne vais avoir envie que de renvoyer de la beauté,
Que de croiser des gens et de poser des regards d'amour sur eux.
C'est pour ça que toute cette sagesse,
Si tu veux Nathalie,
C'est l'utiliser comme un baromètre.
Tiens,
Aujourd'hui,
Je suis en train d'interagir avec les gens,
Je suis beaucoup plus un peu maladroite,
Un peu plus dans l'agressivité,
Plus dans la révolte,
Dans le rejet.
Donc c'est simplement de se dire,
Eh bien tiens,
Aujourd'hui,
J'aurais peut-être besoin de faire des choses qui me redonnent du prana.
Un petit shoot de prana.
Oui,
Aller danser,
Aller se promener près de la rivière,
En forêt,
Peut-être prendre le temps avec ses enfants,
Mais de qualité,
Pas de quantité.
Vraiment réorienter notre journée avec une autre vision,
Une autre saveur.
Et ça,
C'est important.
C'est vrai que depuis une vingtaine d'années que je pratique tous ces enseignements,
Et je pratique surtout pour moi.
Le fait de l'enseigner,
Ça me permet surtout de ne jamais l'oublier,
Tu vois.
C'est surtout ça.
On dit toujours que l'enseignant,
Et Richard Vechoncard est très clair là-dessus,
Il dit,
Le premier enseignant ne l'oublie pas,
Il ne l'oublie jamais,
C'est qu'il est le premier étudiant dans sa classe.
C'est sûr.
Parce que tout ce qu'on dit,
C'est surtout pour soi,
Pour nous permettre encore et encore de le savourer,
De ne pas l'oublier.
Mais ce sont vraiment un petit peu comme ce petit poussé qui serait perdu dans la forêt.
Il a mis ces petites miettes ou ces petits cailloux qui lui permettent de dire,
Ben tiens,
Voilà,
Je retrouve le chemin.
Et toute cette sagesse,
Pour moi,
C'est ça.
Cette sagesse,
C'est toutes ces clés.
Et c'est ça qui est beau,
C'est que dans cette tradition védique,
Védantique,
Qui est universelle,
On la retrouve d'une façon transversale dans toutes les traditions.
C'est de nous permettre de revenir à soi,
Mais soi avec un grand S,
Et pas le petit soi,
Ou le petit moi.
Même s'il a besoin d'être nourri,
Ce petit moi.
Il est important aussi,
Parce que c'est ce qui nous fait vivre une différence.
C'est sûr.
Sinon,
On serait tous uniformes.
Oui,
Ce n'est pas de se dire,
Ce petit là,
Je le fais taire,
Je le cloue.
Parfois,
C'est vrai qu'on peut ressentir une forme de violence envers lui,
Mais je veux dire,
Ça aussi,
C'est encore un baromètre intéressant,
De se rendre compte,
Qu'est-ce qui fait qu'avec ces parties blessées en nous,
On a un peu plus de mal.
Exactement.
Mais on s'entend se dire des choses comme ça,
Et en effet,
On est des humains,
Donc on est tous sur le chemin.
Oui.
Certains sont plus avancés que d'autres.
Et l'ego a son importance.
C'est ce qui va faire qu'il y a un chêne,
Un pain,
Une vigne,
Un rosier,
Une prime verte,
Qui ont leur différence.
Et ça,
C'est la beauté de l'ego.
C'est garder cette diversité.
Mais c'est ça,
C'est la beauté du monde,
C'est la singularité de chacun,
Finalement.
Exactement.
Mais tant qu'on se travestit à vouloir être autre chose,
Si la prime verte voulait,
Je ne sais pas,
Porter des pétales de rose,
Ça ne lui irait pas,
Parce qu'elle est prime verte,
Et que se travestir ne servirait à rien,
Ça masquerait son parfum,
Son essence,
Sa beauté.
Ou elle peut se déguiser en rose pendant un certain temps,
Et se dire,
Je suis comme une prime verte.
On peut tenter d'essayer un masque ou deux,
Et on se rend compte que ce n'est pas ce qui nous mène vers le bonheur d'être soi,
C'est sûr.
Le plus singulier,
Et celui qui amènera plus de joie et de bonheur,
Ça restera toujours le fait d'être naturel.
Soyons dans notre dharma,
Cette expression juste de ce que nous sommes.
Généralement,
Ça se passe bien.
En effet,
La vie,
Et je pense qu'on peut terminer là-dessus,
C'est qu'être soi,
Ça amène du clivage,
Certes.
Je crois qu'en allant guérir,
Ou en tout cas apaiser ces blessures,
On apaise une blessure qui fait partie de nous,
C'est celle de vouloir plaire aux gens,
D'être reconnu,
On l'évoquait,
La reconnaissance,
Le besoin que les autres nous aiment.
C'est vrai que quand on exprime l'essence de ce que l'on est,
Quand on revient à notre naturel,
À notre spontanéité,
Ça va créer des personnes qui vont encore davantage vous aimer parce que vous allez être inspirants dans le fait d'être vous,
D'exprimer qui vous êtes.
Et puis il y en a d'autres qui vont passer leur chemin parce que ça ne va pas rentrer dans leurs vibrations et que vous,
Vous n'allez plus chercher à être caméléon et absolument à coller à toute situation et à coller avec chaque personne qui existe sur cette terre.
Je pense qu'on peut aussi se dire qu'on peut reconnaître du bon en chacun,
Mais on n'est pas obligé d'aimer tout le monde.
C'est-à-dire qu'on peut poser un regard de bienveillance et d'amour sur des êtres,
Mais ne pas en faire nécessairement nos meilleurs amis.
C'est un ordre naturel qui se crée aussi,
Mais je crois qu'il ne faut plus avoir peur d'être soi aujourd'hui et notamment pour cette raison-là de se dire « je vais être fuie,
Il y a des gens qui ne vont plus m'aimer ».
Et de manière inconsciente,
C'est quand même ce qu'on retrouve beaucoup chez beaucoup d'humains qui préfèrent être un petit peu de tout mais pas vraiment d'être eux et qui au final se perdent ou ne se trouvent jamais,
Je ne sais pas trop comment on pourrait appeler ça.
Mais voilà,
C'est dommage de passer à côté de soi dans cette chance que nous offre l'existence d'exprimer notre parfum et notre essence.
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