
Laisser être, laisser partir
Tirée d'une rencontre virtuelle guidée au printemps 2021, Nicole nous guide dans une profonde méditation vers le « laisser être » sans jugement. Devant l'inévitable de la vie, face à de vieux ressentiments, mieux vaut lâcher prise et céder le passage à la vie. Bonne pratique!
Script
Namasté et bienvenue.
Ici Nicole.
Tout de suite après votre écoute de ce balado,
Je vous donne rendez-vous sur nicolebordelot.
Com.
Vous y découvrirez des méditations,
Des webinaires,
Des vidéos,
Des pistes de réflexion,
Des outils,
Mes livres,
Mais aussi mon agenda concernant les événements et les retraites à venir,
Afin que nous puissions poursuivre cette aventure ensemble.
Merci et bonne écoute.
Heureuse de vous retrouver.
Bienvenue à un autre épisode de Nicole Bordelot en balado.
Laissez-être,
Laissez-partir,
Laissez-être.
Il y a des gens qui m'écrivent sur le fameux lâcher-prise.
Il y a quelqu'un aujourd'hui qui m'a fait vraiment sourire parce qu'elle me disait,
Et là je paraphrase,
Pardonnez-moi si vous m'entendez ce soir,
Mais je suis incapable de lâcher prise sur le sac de chips.
Je lui ai répondu deux mots en méditation,
Patience et bienveillance.
Patience envers cette partie de nous qui veut encore manger des chips même si on en a trop mangé.
Patience envers cette partie de nous qui résiste parfois à vouloir méditer,
Mais qui ne le regrette jamais.
Patience envers cette partie de nous qui ne semble pas vouloir se transformer,
Mais qui le fait.
Patience et bienveillance.
Éventuellement,
La partie de nous qui aime manger des chips,
Vous pouvez remplacer ça par prendre un quatrième verre de vin,
Ou fumer un joint,
Ou enfiler les séries de Netflix,
Ou ces parties-là de nous que l'on souhaite tellement transformer,
Mais on ne peut les transformer tant qu'on ne leur donne pas la permission d'être.
Ça,
Ça paraît un grand paradoxe,
Mais ce sont les parties de nous qui ont le plus besoin d'amour.
Ce sont les parties de nous qui sont souvent critiquées,
Bafouées,
Repoussées,
Rejetées.
C'est partie de nous qu'on ne veut pas voir,
Qu'on ne veut pas montrer aux autres.
C'est normal.
On est tous pareil en ce sens.
Mais ce sont les parties de nous qui ont le plus besoin d'amour,
Qui ont le plus besoin de bienveillance.
Parce que lorsqu'on peut les regarder sans jugement,
Et c'est ce que nous offre la méditation,
La méditation nous offre à la fois un miroir grossissant,
Une loupe,
Mais on ne peut s'en servir qu'avec tendresse.
Quand on regarde cette partie de nous,
On arrive à mieux la comprendre,
Mieux comprendre d'où vient cet automatisme,
D'où vient ce mécanisme,
D'où vient cette impulsion.
Puis on peut la dénouer avec le temps,
Avec la patience et la bienveillance.
Alors si vous voulez bien,
Ensemble,
Amorçons ce chemin pour voir ce que ce soir,
Cet instant,
Ce souffle,
Ce corps,
Va nous dévoiler,
Va vous révéler.
Alors assoyez-vous ou installez-vous confortablement,
Puis divisez votre poids.
Si vous êtes assis,
Si vous êtes allongé,
Peu importe la position que vous allez adopter.
Pour être 50% côté droit,
50% côté gauche,
Êtes bien équilibré.
Gardez le dos long,
Le dos droit.
Même si vous êtes allongé,
Glissez un peu vos épaules vers l'arrière.
C'est une instruction qui est importante parce que sans s'en rendre compte dans la journée en raison du stress,
Des tensions,
Nos épaules ont tendance à se courber ou à se monter.
Puis ça comprime,
Ça comprime nos organes,
Ça comprime notre respiration.
Puis ça crée aussi un sentiment de « je me protège,
Je ne suis pas certain,
Je ne suis pas certaine »,
Alors que de glisser les épaules dans le dos et de créer de l'ouverture.
Le coup est long,
Ça signale mon intention.
Alors ce soir,
Quelle est votre intention,
Quel mot,
Quelle énergie souhaitez-vous cultiver dans la séance,
La pratique aujourd'hui ?
Quel est votre mot ?
Puis à présent,
Fermez vos yeux si c'est confortable pour vous.
Si ce n'est pas confortable,
Gardez-les mis ouverts,
Mais déposez-les sur un point devant vous avec des yeux qui sont détendus.
Commençons simplement par atterrir.
Atterrir veut dire juste laisser être,
Ressentir le siège,
La connexion de vos fessiers avec le siège.
Voyez si vous pouvez vous descendre pour vous sentir un peu comme une montagne.
Une montagne,
La base est fermement enracinée,
Mais le sommet nous semble léger.
Donc il y a cette impression d'être bien ancrée à la terre,
Avec une élévation intérieure,
Une ouverture.
Puis laissez être tout ce qui est là présentement.
Ne repoussez ni ne rejetez rien et ne vous agrippez à rien.
Commencez simplement par apporter votre conscience,
Votre attention entre vos sourcils,
Juste pour ressentir l'espace entre vos sourcils.
On n'en réagisse pas,
Mais dans une journée,
On passe tellement de temps dans notre univers cérébral que l'espace entre nos sourcils devient comprimé.
Alors juste ouvrir,
Détendre l'espace entre nos sourcils et détendre nos tempes.
Juste ressentir votre front,
La peau de votre front,
Les muscles,
Les os,
Puis vos joues.
Sentir la peau de vos joues,
Les os de vos joues,
Les muscles de vos joues.
À présent,
Ressentez l'intérieur de vos yeux,
Le coin interne des yeux.
Je ne sais pas ce qu'il y en a de vous,
Mais moi je la sens l'attention dans le coin interne de mes yeux.
Alors j'aime imaginer que mes yeux en méditation sont comme deux billes qu'un enfant échappe au fond de l'eau.
Donc ils sont dans un environnement liquide,
Ça me permet de détendre,
Derrière mes paupières,
Détendre mes yeux,
Détendre mon regard.
Et ressentez vos lèvres,
Souvent juste à ressentir nos lèvres,
On arrive à les détendre davantage,
À créer de l'espace à l'intérieur de la bouche,
De l'espace dans le haut du palais.
À présent,
Ressentez votre mâchoire,
Des oreilles jusqu'au menton,
La ligne de votre mâchoire.
Il y a tellement de tensions,
Souvent dans nos mâchoires.
En prendre conscience nous permet de créer de l'espace.
Sentez la gorge,
Peut-être avaler une fois juste pour la détendre,
Puis montez vos épaules,
Montez-les près des oreilles,
Puis en expirant,
Laissez partir.
Une autre fois,
Montez les épaules,
Montez-les le plus haut possible,
Laissez partir.
Une dernière fois,
Montez les épaules et descendez-les en les glissant un peu vers l'arrière.
Profitez-en pour ressentir vos bras,
Vos coudes,
Vos mains,
Le bout de vos doigts.
Pouvez-vous ressentir la pulsion de la vie,
Du chi ou du prana comme on l'appelle,
Au bout de vos doigts,
Qui se manifeste sous forme de pulsions ou de fourmillements,
De petites vagues d'énergie.
Puis laissez-être ce qui est là.
S'il y a des sensations,
Il y a des sensations.
S'il n'y en a pas,
Il n'y en a pas.
Détendez le ventre.
Les yogis disent que c'est dans la profondeur du ventre que se cachent nos résistances les plus profondes.
Alors d'assouplir le ventre,
Ça ne veut pas dire de le relâcher au point où vous vous écrasez intérieurement,
Mais assouplissez le ventre comme le ventre d'un nouveau né,
Comme le ventre d'un chat.
Puis descendez entre le nombril et le bas du dos,
Dans cet espace,
Et ramenez à la mémoire,
Si vous avez déjà eu ce grand privilège,
De prendre dans vos bras un bébé naissant.
Un bébé naissant,
Ça respire de tout son être.
Ou même un chat.
Un chat,
Ça respire également.
Il inspire,
Il expire de tout son être.
Donc de vous imaginer à la base de votre corps,
À la base de votre montagne,
Ce souffle profond entre le nombril et le bas du dos.
Puis vous n'avez pas à le forcer,
À l'exagérer,
Juste créer de l'espace en assouplissant.
Puis avec chaque expire,
Sentez vos hanches,
Vos fessiers plus lourds,
Plus pesants,
Comme une montagne.
Vos cuisses,
Ressentez vos genoux,
Le bas de vos jambes,
Vos chevilles et vos pieds,
Le bout des orteils.
Percevez-vous l'énergie qui circule au bout de vos orteils ?
À présent,
Apportez votre attention à vos talons,
À vos mollets,
À l'arrière de vos cuisses.
Certaines parties peuvent être très sensibles et d'autres,
On ne ressent presque que rien.
Et c'est parfait,
Laissez à être.
Ressentez vos fessiers,
Le sacrum,
Montez pour ressentir vos reins.
Pouvez-vous apporter le souffle dans vos reins,
Comme ouvrir le bas du corps pour que le souffle qui est entre le nombril et le bas du dos puisse nourrir les reins ?
Ressentez le milieu de votre dos,
Pouvez-vous y percevoir le souffle ?
Le dos qui doucement s'élargit sur l'inspire et rétrécit sur l'expire.
Montez un peu plus haut au niveau de vos omoplates,
L'arrière de vos épaules,
La nuque,
Vos oreilles,
Puis le sommet de la tête.
Juste déposez votre attention au sommet de la tête.
À présent,
Un peu comme un chef d'orchestre,
Qui laisse être chaque musicien,
Chaque partie.
Donnez permission à toute l'entièreté de votre corps d'être dans votre pleine attention,
Toute la vie qui circule en vous.
Et ne vous attardez à aucune pensée,
À aucune sensation,
Juste à l'entièreté du corps que vous habitez,
Du bout des orteils jusqu'au bout des cheveux,
La pointe des cheveux jusqu'au bout des orteils.
Et ce souffle comme la montagne et la brise.
À présent,
Ouvrez votre champ attentionnel pour y inclure ce qui se passe au niveau de votre cœur ce soir.
Je parle au niveau de vos émotions,
De ce qui est là,
Prendre des nouvelles de vous.
Comment allez-vous sincèrement,
Sans mélodrame,
Sans diminuer,
Sans exagérer,
Juste ressentir ce que votre cœur ressent.
Et laissez-être,
Puis laissez partir tout jugement,
Dans l'inspire,
Juste laissez être ce qui est.
Et dans l'expire,
Laissez partir toute pensée vous concernant.
Ne demeurez que dans le ressenti.
J'inspire,
Je me donne la permission d'être,
De ressentir.
J'expire et je laisse partir tout jugement me concernant.
Peut-être qu'au niveau du cœur il y a de l'espace,
Peut-être un manque d'espace,
Peut-être qu'au niveau de mon cœur je ressens une légèreté,
Peut-être qu'au niveau de mon cœur je ressens un poids,
Peut-être que mon cœur est ouvert,
Peut-être qu'il est fermé.
Je laisse partir tout jugement me concernant,
Je laisse la vie me traverser,
Je laisse le souffle de la vie circuler librement en moi.
Et si jamais ça devient inconfortable,
Faites juste revenir à la sensation au bout de vos doigts ou au bout de vos pieds,
Puis dès que vous le pouvez,
Revenez à la région du cœur.
Il y a quelque chose de très beau à s'imaginer telle une montagne,
Parce que sur cette terre,
Sur cette planète,
Les montagnes nous enseignent à traverser toutes sortes d'états.
Elles peuvent traverser les plus grandes tempêtes qui soient,
Les froids les plus extrêmes,
Les chaleurs les plus torrides,
Les pluies les plus torrentielles,
Les jours de brouillard,
Mais la montagne demeure montagne.
À son image,
Nous pouvons traverser toutes sortes d'états d'âme,
Toutes sortes d'émotions,
Mais la partie de nous qui observe,
La partie de nous qui ressent,
Demeure immuable,
Paisible,
Comme une montagne.
Quand il fait beau,
Quand le soleil brille,
Que les jours sont cléments,
Les gens visitent la montagne et l'escalade,
Les jours gris,
Les jours de pluie,
Souvent la montagne est laissée seule à elle-même.
Et pour la montagne,
Ça ne fait aucune différence,
Car elle se sait montagne.
Et en ce sens,
Il y a une partie de nous qui n'est pas altérée parce que nous vivons en raison des circonstances extérieures.
Cette partie est vaste comme le ciel,
Alors laissez-vous être fiers,
Dignes,
Stables,
Solides,
Nobles,
Paisibles,
Tels la montagne.
Et ce souffle qui vous habite,
Tel le vent,
Servez-vous-en pour laisser partir toutes pensées,
Vous jugeant,
Vous comparant,
Vous condamnant.
À chaque inspiration,
Sentez l'énergie de vie qui est en vous.
À chaque expiration,
Le calme qui s'installe est détendu.
Si des parties se sont agrippées inconsciemment,
Si des tensions sont revenues inconsciemment,
Refaites l'inventaire du corps et laissez-être dans l'inspire.
Laissez partir avec chaque expire.
À présent,
Très lentement,
Un peu comme si l'environnement,
Le ciel,
Le vent,
La montagne prenaient de plus en plus d'espace.
Laissez venir à vous les sons et les bruits qui vous entourent,
Mais aussi habitez le silence qui est là,
Le silence qui vous enveloppe,
Le silence qui vous réconforte,
Le silence qui vous supporte.
Puis très lentement,
Revenez à votre intention.
Voyez si ce sentiment,
Cette énergie a commencé à jaillir en vous,
S'est installée tranquillement en vous plus près qu'au début de cette séance.
Puis dans quelques instants,
Nous allons émerger de méditation,
Mais sans en perdre le parfum.
Nous allons en ressortir très lentement.
Nous allons préserver précieusement cette énergie en ouvrant lentement les yeux,
En changeant de position,
Si besoin il y a,
Mais en demeurant dans l'état méditatif,
En demeurant en pleine présence.
C'est tout ce que ça veut dire,
Car vous savez quoi?
Méditer,
C'est la vie.
Tant qu'éventuellement,
Avec la pratique,
Il n'y aura plus votre méditation et votre vie.
Les deux vont être unis ensemble.
Vous allez être la même personne sur votre banc,
Votre coussin que dans votre vie,
Par cette cohérence.
Ce que vous apprenez,
Ce que vous vous exercez à faire,
Ce que vous entraînez votre esprit à faire en méditation,
Laisser être,
Laisser partir,
Vous allez vous retrouver dans votre vie à le faire.
Ce n'est pas une baguette magique,
Mais vous allez découvrir ici et là des petits changements qui deviennent cumulatifs.
La question cette semaine à contempler,
À méditer,
Est qui suis-je?
Sans cette pensée,
Qui suis-je?
Sans cette pensée.
Donc,
Je m'explique.
Toutes les fois où vous vous surprenez,
À vous critiquer,
À vous juger,
À vous comparer négativement,
À vous impatienter face à vous-même,
Qui suis-je?
Sans cette pensée et n'y répondez pas.
Laissez le silence et le souffle et votre corps et votre cœur et votre esprit vous le démontrer et vous risquez d'avoir ou de faire une très très belle découverte vous concernant.
Qui suis-je?
Sans cette pensée.
Puis éventuellement,
Vous pouvez même prendre la question,
La faire vivre dans votre cœur face à certaines relations,
Une pensée qu'on a face à un collègue,
Un patron,
Un voisin,
Un membre de notre famille.
Sans cette pensée,
Quelle serait cette relation?
C'est comme cela qu'on entre en lien avec notre vie telle qu'elle est.
C'est comme ça qu'on rentre en lien avec soi et qu'on rentre en lien avec les autres.
Alors cette semaine dans l'Inspire,
Chaque fois que vous le pouvez laisser être,
Puis dans l'Expire,
Laissez partir.
Vous serez étonné.
Ne croyez pas que les choses vont rester statu quo.
Elles vont se transformer et souvent pour le meilleur.
Namasté.
Rencontrez votre professeur
4.8 (228)
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