
L'immobilité dans laquelle tout apparaît.
by Stephane Nau
Que se passe-t-il lorsque vous êtes immobile ? Lorsque le mode "faire" est activé, l'agitation peut se présenter, le rythme du mouvement de la vie s'accélère sans pour autant que l'on s'en rende compte : nous ne voyons plus le mouvement lorsque nous sommes dedans ! Ce n'est que lorsque l'immobilité se fait que le mouvement apparaît. Nous redevenons conscient, pouvons nous apaiser, nous reposer... et décider ce qui est juste pour nous.
Script
Souhaitez la bienvenue dans ce moment de pratique,
Invitation à la présence,
Invitation à être là,
Simplement être là,
Être présent à ce qui se déroule,
À l'expérience du moment.
Et peut-être une première entrée dans la présence,
Dans ce moment,
Serait de s'asseoir,
De prendre le temps de s'asseoir.
Alors ça peut être sur un coussin de méditation,
Ça peut être sur un petit banc de méditation,
Ça peut être sur une chaise,
Et de voir un peu comment le corps se pose,
De sentir le corps se poser.
Et si on voit que le corps est douloureux ou parfois il y a des moments où le fait d'être assis est douloureux,
L'invitation est de prendre ça en compte et de prendre soin de soi.
Donc si vraiment c'est trop difficile de rester assis,
On peut tout à fait choisir,
Après un petit moment,
De s'allonger ou de rester assis encore un peu.
Voyons ce qui est le mieux pour nous.
La pratique de la bien-conscience est une pratique dans laquelle on est invité à être présent à tout ce qui se déroule,
À tout ce qui surgit dans le champ de la conscience,
Et donc en particulier les sensations corporelles.
Et dans les sensations corporelles,
Les petites douleurs qui peuvent apparaître,
Les inconforts.
Et prendre soin de soi commence par être consciente,
Conscient de tout ce qui se passe,
Et de voir si ce qui se passe est ok pour nous.
Donc ramenant l'attention vers le corps,
Les sensations corporelles,
Vérifier que ça va,
Vérifier que nous sommes bien assis ou allongés,
Et ressentir ce corps qui se dépose là où il est,
Sentir que nous sommes assis,
Assises,
Que nous sommes là,
Ressentir le poids du corps,
La pression du corps sur les points de contact.
On pourrait aller rencontrer ces points de contact,
Par exemple les pieds posés au sol,
L'arrière des cuisses,
Les fesses posées sur le support,
Les mains qui sont peut-être posées sur les cuisses,
Sur les genoux,
Ou l'une dans l'autre,
Ou sur un autre support.
D'aller à la rencontre de tous ces points de contact,
De sentir cette stabilité qui se fait petit à petit,
Et de noter qu'il n'y a rien à forcer,
Pour juste noter que nous sommes en contact avec là où nous sommes en contact.
Il n'y a rien à faire,
Il n'y a rien à forcer,
Rien à vouloir.
Noter cette présence naturelle,
Simple,
Essentielle,
Le poids du corps,
Le contact du corps,
Cette expérience du corps immédiate,
Direct.
Je suis en contact avec mes sensations par le simple fait que je sens que mon corps est assis,
Je sens le poids,
Je sens le contact,
Je sens la pression,
Et il n'y a rien d'extraordinaire,
Il n'y a aucun effort à fournir pour ressentir ça,
C'est juste aller poser le regard là où il y a du contact,
Là où il y a du poids,
Où je peux le ressentir naturellement,
Directement,
Immédiatement.
Et dans cette attention à la fois directe,
Faite de curiosité et d'intérêt pour ce qui est en train de se dérouler là,
Mon corps est assis.
Quelque chose qui est ordinaire,
De voir que ça n'est pas forcément si ordinaire que ça,
De sentir qu'à cet instant je suis vivante,
Je suis vivant,
Que mon esprit est attentif,
Qu'il est éveillé,
Qu'il s'ouvre à ce qui se déroule,
Qu'il s'ouvre à la vie qui se déroule,
Instant après instant,
Et qu'il s'ouvre à l'expérience qui se déroule,
Instant après instant,
À cet instant-là,
Puis à cet instant-là,
Et à cet instant-là encore,
Cette présence qui vient juste se manifester dans quelque chose qui finalement n'est pas si ordinaire que ça.
Et si ça nous va,
On pourrait diriger notre attention à présent vers la respiration,
Sentir le rythme de la respiration,
Son mouvement,
Peut-être que la première sensation est ressentie plutôt à l'extérieur,
Quelque chose qui amène le corps vers l'extérieur,
Puis vers l'intérieur,
Et de sentir qu'il y a une sensation à l'extérieur du corps,
Cette sensation du contact,
Du toucher,
De la peau,
Même des côtes,
Mais d'aller mener le regard vers l'intérieur même de la respiration,
Juste sentir le mouvement de l'intérieur,
Du centre du corps,
Sentir comment ce mouvement est de l'intérieur du corps,
Ramener petit à petit le regard de l'extérieur vers l'intérieur,
De sentir le mouvement de la respiration de cette place-là,
De sentir l'expansion à l'inspiration,
Et puis comme une relaxation à l'expiration.
Expansion à l'inspiration,
Relaxation à l'expiration,
Il n'y a rien à forcer,
Rien à vouloir,
Mais c'est juste de laisser l'attention se déposer sur ce mouvement naturel,
Simple,
Et d'en faire l'expérience directe,
De sentir de l'intérieur cette expansion comme un espace qui s'ouvrait à l'intérieur,
Puis de sentir un peu ce relâchement à l'expiration,
De voir que ce mouvement se fait tout seul,
Qu'il n'y a pas besoin de forcer quoi que ce soit ou de vouloir respirer,
Ça respire,
Et qu'entre l'inspiration et donc ce sentiment d'expansion,
Et puis l'expiration,
Ce sentiment de relâchement,
Après l'expiration il y a un petit moment d'immobilité,
Un petit moment de pause,
Juste après l'expiration,
De noter ce petit moment de bascule entre l'expiration qui s'arrête et l'inspiration qui commence,
Et laisser l'attention être consciente de ces trois moments,
De ces trois qualités d'expansion,
De relâchement et de pause,
D'immobilité.
De ne plus voir la respiration comme une inspiration,
Une expiration,
Une pause,
Comme un peu un mouvement mécanique,
Mais de le voir sous l'angle de la nature même du moment.
Expansion,
Relâchement,
Immobilité.
Expansion,
Relâchement,
Immobilité.
Et d'amener juste l'attention,
Tout doucement,
Sans changer quoi que ce soit,
À ces moments.
Expansion,
Relâchement,
Immobilité.
Et tout doucement,
Nous pourrions resserrer encore notre attention sur ce moment d'immobilité,
Ce petit moment très court entre l'expiration et l'inspiration,
Une attention particulière à cette immobilité qui se présente,
Et de nous laisser ressentir cette immobilité en posant l'intention,
Si ça nous va,
De laisser tout se déposer dans ce moment,
De laisser tout s'arrêter dans cet instant-là,
D'amener notre attention sur ce moment d'immobilité entre l'expiration et l'inspiration,
Et de tout laisser s'arrêter là,
De tout laisser se déposer là,
De laisser se déposer les pensées,
Peut-être l'agitation,
De laisser se déposer les tensions du corps,
Juste à ce moment-là,
En laissant l'inspiration venir d'elle-même,
L'expiration se dérouler d'elle-même,
De laisser le ventre s'assouplir,
En amenant,
Si ça nous va,
Notre attention vers le bas du ventre,
Et de sentir quand le mouvement s'arrête dans cet endroit-là,
Juste en bas du ventre,
Tout en bas,
Sentir quand l'expiration s'arrête cette immobilité,
Peut-être une certaine souplesse dans ce moment,
Dans le bas du ventre,
Dans ce moment où tout s'arrête,
Dans le bas du ventre,
De se laisser ressentir.
Comment est la sensation au moment où l'expiration s'arrête ?
Quelle est la sensation dans le bas du ventre ?
Peut-être une sensation de vide,
De plein,
Sensation d'obscurité,
De lumière,
Sensation de tension,
De détente,
Sensation de douceur,
De rudesse,
Peut-être pas de sensation du tout.
Juste laisser l'expérience de ce moment d'immobilité se dérouler comme elle se déroule,
Faire l'expérience directe de cette immobilité au moment où elle apparaît.
Laisser la pause se faire,
Ressentir la pause se faire.
Comment sont les pensées à cet instant ?
Est-ce que l'expérience se déroule aussi dans la tête,
Et de voir comment l'esprit est,
Juste maintenant,
Dans ce moment de pause ?
Quel est l'effet de ce moment de pause sur les pensées ?
Est-ce que quelque chose change,
Ou pas ?
Et de laisser les pensées se dissoudre dans le moment,
Dans cette pause,
Dans ce moment où tout s'arrête,
Entre l'expire et l'inspire.
Laisser simplement se déposer ce qui est à déposer,
Les pensées,
Les sentiments,
Les tensions,
L'ensemble de l'expérience.
Et en restant assis dans le mouvement naturel du souffle,
Dans la pause,
Au cœur de la pause,
Dans cette pause qui vient de l'intérieur,
Qui est ressentie profondément à l'intérieur,
Dans le bas du ventre.
Peut-être est-elle ressentie ailleurs,
Peut-être pas.
Doucement,
Quand ça nous convient,
D'élargir notre attention du bas du ventre vers l'ensemble du mouvement du souffle,
De noter de nouveau l'expansion,
Le relâchement,
L'immobilité,
De sentir le souffle qui va et qui vient,
Le corps qui respire,
La vie qui se déroule,
Instant après instant.
Peut-être que la vie aurait envie de nous dire à cet instant « mais est-ce qu'il n'y a pas un petit mouvement que j'aimerais faire,
Un étirement,
Peut-être boire un verre d'eau,
Me lever,
Marcher quelque part,
Revenir.
» Voyons ce qui est bon pour nous à cet instant,
Laissant vraiment le corps nous dire « tiens,
C'est là,
Ça ce serait bien »,
Et prendre soin de nous dans ce moment de transition entre la pratique formelle et puis le reste de nos activités et le reste de notre vie.
Et nous remercier chaleureusement de ce temps de pratique et d'honorer ce temps de pratique que nous nous accordons.
Féliciter d'avoir pris ce temps pour nous.
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