
Le sommeil, partie 2 (13) - Les troubles du sommeil
Quel est le meilleur endroit pour dormir ? Je fais également un focus sur le sommeil du nourrisson qui bien sûr a ses particularités. Et enfin, je vous parle de deux troubles du sommeil : les terreurs nocturnes et les cauchemars. Je vous invite à écouter l’épisode précédent avant d’écouter celui-ci. J’ai élaboré cet épisode grâce à ces sources : https://institut-sommeil-vigilance.org/ https://sommeilenfant.reseau-morphee.fr/ dormezladessus.ca
Script
Bonjour,
Je suis Juliette Cerceau,
Je suis coach de vie et coach parentale.
Je suis ravie de vous accueillir sur la boîte à outils des parents.
C'est le podcast dédié aux parents qui vous donne des outils concrets,
Applicables facilement et immédiatement pour vivre une parentalité plus épanouie.
Comme promis,
Cet épisode fait suite à l'épisode 12 dans lequel j'abordais le thème du sommeil.
C'est un thème qui est tellement large qu'il faut bien deux épisodes pour couvrir le sujet.
Et encore.
Si vous n'avez pas écouté l'épisode 12,
Je vous conseille de le faire avant d'écouter celui-ci.
Alors,
Je reprends tout de suite en abordant la question épineuse de où dormir ?
Question épineuse car je trouve qu'on met beaucoup,
Beaucoup de pression sur les parents,
Notamment sur les jeunes parents,
À ce propos.
Est-ce que c'est normal qu'un enfant dorme dans la chambre de ses parents,
Voire dans leur lit ?
Ou est-ce qu'il est plus normal de le faire dormir dans sa chambre,
Dans son lit,
Dès le début ?
Qu'est-ce qui va avoir le plus de conséquences néfastes sur l'enfant et sur ses parents ?
C'est un sujet un peu sensible pour moi car mes enfants ont dormi jusqu'à 4 mois pour le premier et 6 mois pour la deuxième dans ma chambre.
Chambre que je partageais avec mon conjoint.
Alors ils dormaient plutôt dans leur lit mais j'ai aussi fait du cododo et mon entourage était fortement réprobateur.
Il y a aussi la recommandation qui est inscrite dans le carnet de santé qu'on nous remet avant de sortir de la maternité avec notre nouveau-né,
Selon laquelle il est préférable de faire dormir le nourrisson dans la chambre des parents pendant les 6 premiers mois pour éviter la mort inattendue du nourrisson,
Qui s'appelait jusqu'à il y a peu la mort subite du nourrisson.
Alors en lisant ça,
On est vachement flippés.
Si je ne fais pas dormir mon bébé dans ma chambre et il a plus de risques de mourir de façon inattendue,
Bon c'est hyper anxiogène,
En tout cas ça l'a été pour moi.
Alors outre cette recommandation médicale,
Les arguments qui reviennent sont que la place de l'enfant n'est pas dans la chambre des parents,
Et encore moins dans le lit des parents,
Notamment car le lit des parents est le lieu des relations sexuelles entre eux.
Il faut que l'enfant prenne tout de suite de bonnes habitudes à dormir dans sa chambre.
Je mets le terme « bonnes »,
De « bonnes habitudes » entre guillemets,
Car ce qui est bon est un terme complètement subjectif.
Quelque chose qui est bon pour moi ne l'est pas forcément pour vous.
Il y a aussi le fait que l'enfant va être moins mature,
Car sans arrêt rattaché à ses parents.
Il y a le fait que le cododo est dangereux,
Qu'on peut écraser son enfant pendant son sommeil.
Ça a été scientifiquement prouvé,
C'est un risque avéré pour les bébés,
Beaucoup moins pour les enfants plus grands.
À l'inverse,
Il y a des arguments pour le fait de faire dormir son enfant dans sa chambre.
Pour faire une séparation moins brutale que si l'enfant est tout de suite placé dans sa chambre,
Loin de ses parents,
Et plus particulièrement loin de sa mère,
Puisque c'est elle qui l'a porté pendant 9 mois,
Tout à coup il sort du ventre,
Passe 3 jours à la maternité avec sa mère,
Et tout de suite après,
Hop,
À la guerre comme à la guerre,
Séparé pendant toute une nuit.
Il y a le côté pratique pour nourrir l'enfant la nuit,
Surtout si la maman donne le sein.
Le réveil pour la maman est beaucoup plus faible si on a juste à sortir son enfant du lit,
Le mettre au sein,
Et ensuite le remettre dans son lit.
Pour le bébé aussi,
Je crois que s'il ne se réveille pas totalement,
S'il n'y a pas trop de lumière,
S'il reste à peu près au même endroit,
Il est moins éveillé,
Et c'est un très bon apprentissage de « la nuit on dort ».
Il y a aussi l'argument d'éviter la mort inattendue du nourrisson,
Comme déjà évoqué un peu plus tôt.
Parfois c'est juste pas possible autrement,
Car le logement dans lequel la famille vit n'a pas assez de chambres.
Parfois c'est juste parce qu'on en a envie,
On se sent plus à l'aise comme ça,
Et c'est très bien.
Le fait de faire dormir les enfants dans les chambres séparées des parents,
Et des autres enfants de la famille,
C'est une habitude récente adoptée par les sociétés occidentales.
En France,
C'est une pratique qui se développe à partir des années 50.
Je vous disais au tout début que c'était un sujet sensible pour moi,
Car j'ai beaucoup souffert du regard des autres sur ce point-là.
Car soyons honnêtes,
En vrai,
On fait un peu comme on peut.
J'ai cette phrase en tête,
Je ne sais pas trop d'où elle vient,
Qui est « avant j'avais des principes,
Maintenant j'ai des enfants ».
Et les gens qui me faisaient des reproches ne vivaient pas au quotidien avec ce nouveau-né qui ne dormait pas bien,
Puisque c'est un nouveau-né,
Et qui m'épuisent.
Donc quand on est en mode survie,
On fait les choses qui doivent être faites au moment où elles doivent être faites.
J'ai beaucoup culpabilisé,
Jusqu'à ce que ma précieuse amie,
Qui est pédiatre en PMI,
Que j'ai connue je crois quand mon fils avait 3 ans,
Elle m'a dit « tu sais,
Juliette,
Il y a plus de la moitié du monde qui dort avec ses enfants jusqu'à un âge avancé.
Pour certaines personnes ayant certaines croyances,
Laisser dormir l'enfant dans une autre pièce que celle des parents est une complète hérésie,
Car les esprits vont venir pendant la nuit voler l'âme de l'enfant ».
Et elle a ajouté « et il n'y a pas plus de la moitié des personnes du monde qui est immature,
Idiote et sans cesse accrochée à ses parents ».
Et pouf,
Toute ma culpabilité est partie d'un coup.
Je ne m'étais bizarrement jamais posé la question de savoir comment ça se passait ailleurs dans le monde.
Je me suis beaucoup intéressée à cette question depuis et je ferai un épisode dessus.
L'enfant dort près des parents dans les sociétés africaines,
Asiatiques et d'autres.
Donc tout ça pour dire que je ne pense pas qu'il n'y ait qu'une seule chose à faire,
Comme d'habitude dans la boîte à outils des parents,
Me diriez-vous.
Il faut une solution qui vous convienne.
Lorsque mes enfants sont nés,
Je les ai allaités en leur donnant le sein.
Je précise qu'elle était un enfant et l'action de donner du lait,
Ça ne veut pas dire seulement « donner le sein ».
Je n'avais pas envie de me lever,
De prendre mon enfant dans son lit,
Retourner dans le mien,
Car je n'avais pas investi dans un beau fauteuil comme on voit dans les magazines.
Lui donner le sein,
Lui faire faire son rond,
Me relever,
Le remettre dans son lit en priant pour qu'il s'endorme tout de suite et retourner enfin dans mon lit.
Je trouvais que tout ça engendrait trop de fatigue pour moi et que mon enfant avait surtout besoin d'une maman aussi en forme que possible.
J'avais donc un lit co-dodo à côté de mon lit et il dormait dedans en début de nuit et après c'était un peu freestyle.
Soit il dormait sur moi après la tété,
Soit il dormait à côté de moi.
Je faisais attention à ce qu'il ne tombe pas ou qu'il n'aille pas trop vers mon conjoint grâce au coussin d'allaitement.
Et cette solution nous a très bien convenus à tous les trois.
Je vous parle de la solution que j'ai éprouvée car elle regroupe tout ce dont on a parlé avant,
Sauf le dodo dans sa chambre.
Même pour la sienne,
J'ai utilisé une solution qui me convient.
Ce n'est qu'à quatre mois qu'il a commencé à investir son lit et ça a plutôt bien marché pour les trois mois suivants.
C'est après que ça s'est corsé mais ça c'est une autre histoire.
J'ai fait pareil avec ma fille sauf que je gardais la nuit dans notre chambre jusqu'à six mois alors qu'elle faisait ses nuits.
Justement pour récupérer un peu plus et parce qu'il y avait une autre raison pour nous d'avoir nos nuits perturbées à ce moment-là,
J'ai utilisé une solution qui me convient.
Et plus particulièrement,
Je n'ai pas voulu car je suis celle qui se lève la nuit le plus.
J'ai le sommeil plus léger que mon conjoint donc en général c'est plutôt moi qui me lève la nuit.
Ça c'est un autre débat mais je pense que c'est le parent qui a le plus de chance ou de risque de se lever la nuit qui devrait avoir le dernier mot sur la question.
Pour conclure ce point sur l'endroit où devrait dormir l'enfant,
J'ai utilisé une solution qui me convient.
C'est une solution qui me convient.
Pour conclure ce point sur l'endroit où devrait dormir l'enfant,
Je résumerais en disant qu'il dort où vous avez envie qu'il dorme.
Si vous avez envie que votre enfant dorme près de vous pour des raisons purement pratiques ou émotionnelles,
Laissez-le dormir près de vous.
Si vous préférez qu'il dorme tout de suite dans sa chambre et donc loin de vous,
Faites-le.
Je pense que l'enfant sera à l'aise peu importe où il dort du moment que ses parents sont en accord avec l'endroit où il dort.
L'enfant ne va jamais dormir éternellement dans le lit de ses parents.
Il ne va pas être immature émotionnellement s'il dort proche de ses parents.
Il ne va pas se sentir abandonné s'il dort dans sa chambre loin de ses parents.
Le fait est qu'il n'y a pas de preuves scientifiques sur ce sujet.
Les études vont tantôt dans un sens,
Tantôt dans l'autre.
Si,
Comme moi,
Vous êtes assez culpabilisés par les avis des uns et des autres,
Rappelez-vous que le seul avis qui compte est le vôtre et celui de votre copain.
Le prochain épisode,
L'épisode 14,
Au regard des autres.
Alors,
Je voudrais faire un petit focus sur le sommeil du nourrisson.
Il faut savoir que lors de l'accouchement,
Le bébé dort.
Il ne se réveille que lors des contractions les plus fortes et de l'expulsion.
Mais pendant tout le travail en amont,
Il dort.
Le bébé naît avec une horloge biologique mais d'une part,
Elle n'est pas encore bien ajustée,
Bien rythmée.
D'autre part,
Le nourrisson a une pression homéostatique faible.
Et enfin,
Il y a un autre besoin fondamental qui est celui de se nourrir qui domine celui de dormir.
Dans la plupart des cas,
C'est à partir de 4 mois que le nourrisson est capable de ne pas manger pendant plusieurs heures,
On va dire 6 heures.
Et c'est à partir du moment où il n'a plus besoin de manger qu'il est capable de faire ses nuits.
Bien sûr,
C'est une moyenne.
Il y a tellement d'autres facteurs que la faim ou plutôt l'absence de faim pour faire une nuit complète.
Les phases de sommeil diffèrent également des enfants plus âgés et des adultes.
Il y a le sommeil calme pendant lequel le nourrisson est quasiment immobile.
Les yeux fermés ne bougent pas et sa respiration est calme et régulière.
Ensuite,
Il y a le sommeil agité pendant lequel les yeux bougent rapidement et il peut avoir des mouvements corporels.
Sa respiration s'accélère et il a des expressions sur le visage.
Ensuite vient la veille calme mais elle est très rare.
C'est une phase pendant laquelle le nourrisson est éveillé.
Il regarde autour de lui,
Il est attentif à son environnement mais reste calme.
Et enfin,
Il y a la veille agitée.
Comme son nom l'indique,
Le bébé bouge,
Il peut pleurer mais il n'est pas conscient de ce qui l'entoure.
De 14h à 17h par jour,
Le sommeil va se répartir tout au long de la journée par période de 3-4h.
Il n'y a pas de distinction entre le jour et la nuit à cet âge.
Le nouveau-naissant dort en sommeil agité et il occupe 50 à 60% du temps de sommeil.
Ensuite,
Il passe en sommeil calme qui représente 30% du temps de sommeil.
Il y a une phase de sommeil indéterminée.
C'est une phase que l'on connaît mal qui est entre le sommeil agité et calme.
Tout cela forme un cycle de 50 à 60 minutes.
Progressivement,
Le sommeil du nourrisson va s'organiser entre 3 siestes de jour une le matin,
Une l'après-midi et une en soirée et une nuit.
Tous les bébés tendent à dormir plus la nuit,
C'est l'horloge biologique qui veut ça.
C'est une certitude.
L'incertitude réside dans le temps qu'il faut pour que l'horloge biologique s'ajuste.
A partir de 6 mois et jusqu'à 1 an,
Le temps total de sommeil diminue entre 13 et 14 heures.
Et donc la sieste de fin à 1 d'après-midi disparaît.
La nuit dure 12 heures.
Il fait le tour du cadran et c'est un soulagement pour les parents.
Mais rappelez-vous,
Toutes les informations que je vous donne sont des moyennes.
Tous les enfants ne font pas ça.
Mon fils,
Par exemple,
N'a jamais dormi 12 heures d'affilée.
Les cycles de sommeil s'allongent jusqu'à 70 minutes.
L'hydroxyde disparaît pendant les siestes et il atteint un temps identique à celui des adultes au cours de la nuit,
Environ 20%.
Le sommeil indéterminé diminue et les sommeils lents,
Profonds et légers augmentent.
La sieste du matin disparaît vers 18 mois.
Et il ne reste plus que la sieste de l'après-midi.
La durée d'un cycle de sommeil s'allonge au cours de la 2e année et atteint entre 3 et 4 ans la même durée que les adultes.
Et peu à peu,
Les cycles du sommeil s'organisent comme ceux des adultes.
Je vais maintenant vous parler des rêves.
Pourquoi rêve-t-on et à quoi servent les rêves ?
On passe 25% du temps de sommeil à rêver.
On en fait entre 3 à 6 par nuit,
Selon la longueur de chacun.
On ne s'en souvient pas toujours et si on s'en souvient,
Les souvenirs s'estompent rapidement.
On rêve pendant tous les cycles du sommeil mais les rêves les plus longs et les plus complexes arrivent en fin de nuit.
C'est ainsi qu'on fait des cauchemars en fin de nuit.
Les rêves ont toujours fasciné les hommes et ils ont toujours voulu les comprendre.
Dans l'Antiquité,
On disait que c'était un message des dieux.
Pour les psychanalystes,
C'est un désir refoulé.
Et pour les cliniciens du sommeil,
La signification des rêves ne vaut pas la peine d'être étudiée.
Les rêves restent bien mystérieux.
Il y a plusieurs théories qui expliquent à quoi servent les rêves.
Les rêves reflètent les préoccupations du moment Ils régulent les émotions.
C'est une sorte de thérapie nocturne.
C'est un mécanisme de gestion du stress.
Il y a des interprétations des rêves qui existent mais qui ne sont pas prouvées scientifiquement.
Si ça vous intéresse,
Vous pouvez vous renseigner.
Il y a plein de sites internet spécialisés.
Encore faut-il s'en rappeler,
N'est-ce pas ?
Donc si vous voulez faire cette expérience,
Je vous conseille d'avoir un carnet Alors je vais maintenant vous parler des troubles du sommeil.
Il y en a énormément.
En faire la liste ici serait trop rébarbatif.
Et bien souvent,
Ces troubles relèvent du médical.
Le réseau de Morphée dresse une liste des troubles qui peuvent survenir et les conseils associés.
Je vous invite à aller consulter leur site si vous voulez creuser un peu plus la question.
Je vais vous mettre la référence dans les notes de l'épisode,
Évidemment.
Je ne vais parler ici que des cauchemars et des terreurs nocturnes.
Alors pour les cauchemars,
Tout le monde fait des cauchemars à tout âge.
Quand on dit que c'est l'âge des cauchemars vers 2 ou 3 ans,
Oui et non en réalité.
Les cauchemars sont très désagréables car ils provoquent des émotions négatives intenses telles que la peur,
La tristesse,
Le dégoût,
Un sentiment d'impuissance,
De la culpabilité.
Bref,
C'est le genre d'émotions qu'on n'aime pas ressentir.
Mais quand on dit qu'on en fait surtout pendant l'enfance,
C'est que les enfants y accordent plus d'importance.
Les adultes s'en rappellent moins et arrivent mieux à gérer ces émotions négatives nées de nos cauchemars.
Lorsque les cauchemars sont fréquents et intenses,
Ils sont dus à un sentiment d'insécurité,
De la peur,
Du stress.
Et si l'enfant fait trop de cauchemars,
Il peut avoir peur d'aller se coucher.
Alors comment doit-on réagir face à un cauchemar ?
Il faut déjà rassurer l'enfant,
Lui faire un câlin.
Mais essayer de le laisser dans sa chambre s'il a sa chambre parce que ce qu'on veut,
C'est que l'enfant apprenne seul à gérer ses émotions négatives nées de cauchemars.
Car on ne veut pas avoir à se lever à chaque fois qu'il en fait un.
Ou on ne veut pas qu'il se lève et qu'il nous rejoigne dans notre lit à chaque fois qu'il fait un cauchemar.
Lui expliquer qu'est-ce qu'un cauchemar et pourquoi il en a fait un va l'aider à comprendre que ce qu'il a vu existe dans sa tête mais n'est pas réel en dehors.
Ça va l'aider,
Mais ça ne va pas enlever l'émotion forte négative,
On l'a tous fait ce rêve où on voit nos enfants mourir ou nos proches.
Même si on sait que c'est un cauchemar,
Que ce n'est pas vrai,
On n'est quand même pas bien et on va tourner un peu dans notre lit avant de réussir à se rendormir.
On peut lui demander quel était son cauchemar et essayer de changer avec lui un ou plusieurs éléments qui feront que le cauchemar fera moins peur.
Il peut souffler sur le fantôme,
Caresser le chien,
Chanter avec le loup.
Vous pouvez laisser libre cours à votre créativité qui en pleine nuit ne manquera pas de vous étonner.
Il y a la technique de mettre le cauchemar dans un sac et de refermer le sac.
Celle de lui faire faire un dessin le lendemain s'il se rappelle du cauchemar.
Si l'enfant s'en rappelle dans la journée,
C'est qu'il a dû être particulièrement éprouvant ou en tout cas marquant.
On peut avoir une bombe anti-cauchemar,
Un brumisateur par exemple qui fait fuir l'objet du cauchemar.
Mettez une veilleuse dans la chambre de l'enfant si ce n'est pas déjà fait.
Il y a le super doudou anti-cauchemar.
C'est une peluche qui protège l'enfant des cauchemars.
Chez nous c'est Pouffy et je crois que ma fille c'est Pouky.
Ce sont des noms au hasard inventés par mon conjoint en pleine nuit et qui sont restés.
Ca peut être un autre objet qu'une peluche.
Ca peut être un gris-gris,
Une figurine,
Peu importe.
Si cet objet est dans son lit,
Il faut expliquer à l'enfant qu'il ne fera pas de cauchemars.
Si il en fait pendant la nuit,
Vous lui rappelez de le prendre dans ses bras.
Évitez les livres,
Dessins,
Histoires ou quoi que ce soit montrant des choses ou des personnes qui font peur.
Par exemple,
Sans m'en rendre compte,
Je pense que nous avons appris à ma fille avoir peur du loup.
Sans s'en rendre compte,
Nous lui avons lu plein d'histoires dans lesquelles le loup était méchant.
Quand on s'en est rendu compte,
Nous n'étions pas fiers et on lui a lu des histoires avec un loup gentil.
Ca a pris du temps pour qu'elle n'ait plus peur du loup.
Je voudrais maintenant vous parler des terreurs nocturnes et c'est ce qui va clôturer cet épisode sur le sommeil.
Les terreurs nocturnes n'ont rien à voir avec le cauchemar.
Je vous parle en théorie car mes enfants n'en ont jamais eu,
Jusque-là en tout cas.
Les terreurs nocturnes surviennent en début de nuit.
Elles durent entre 1 à 20 minutes.
Elles sont beaucoup moins fréquentes que les cauchemars.
Elles sont plus proches du somnambulisme.
Elles touchent 40% des enfants.
C'est quand même un nombre assez important.
Il y a les symptômes physiques de la peur,
Le rythme cardiaque qui s'accélère,
On transpire.
Elles ressemblent à une crise de panique.
Mais pendant tout ce temps,
L'enfant dort,
Même s'il a les yeux ouverts,
Du moins au début.
Pour un observateur extérieur comme un parent,
Elles peuvent être terrifiantes à observer.
Le cauchemar peut être relaté au réveil et il est plus ou moins difficile de se rendormir.
Quand une personne fait une terreur nocturne,
Si elle dort toujours,
Il ne faut surtout pas essayer de la réveiller.
Il faut essayer de la rassurer en lui parlant et en la touchant légèrement pour ne pas la réveiller.
Elle n'en garde aucun souvenir,
Mais peut garder une sensation d'effroi.
Il vaut mieux éviter d'en parler pendant la journée pour ne pas raviver le souvenir très pénible de ses émotions glaçantes.
Pour les éviter,
Il convient au mieux de bannir le stress et le manque de sommeil.
Elles disparaissent avec l'âge et sont complètement inoffensives.
Mais évidemment,
Elles induisent un manque de sommeil pour les parents.
Voilà,
J'en ai fini avec ma série sur le sommeil.
Ce sont des épisodes assez riches en informations.
J'espère qu'ils vous auront permis d'y voir un peu plus clair et de vous déculpabiliser.
Si vous voulez aller plus loin,
Je vous invite à consulter le site Internet que je mets dans les notes de ces deux épisodes.
Je vous dis à mardi prochain pour un épisode consacré au regard des autres.
À mardi !
C'est le meilleur moyen de me soutenir et de permettre à d'autres auditeurs de trouver ce podcast plus facilement.
Vous pouvez aussi me suivre sur Instagram sur le compte BAO des parents.
Et j'ai également une page Facebook qui s'appelle la boîte à outils des parents.
Enfin,
Sachez que si vous voulez progresser encore plus vite et de façon plus juste et efficace,
Je propose un accompagnement de coaching personnalisé que ce soit du coaching de vie ou du coaching parental.
Vous trouverez toutes les informations sur le site BAODELESPRIE.
COM À mardi prochain !
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