
Initiation à la Méditation : la Respiration
Dans cette présentation destinée aux débutants, Denis Robberecht parle de sa pratique et introduit la respiration comme une des bases principales de la méditation pour développer son attention et sa concentration.
Script
Bonjour à tous,
Je m'appelle Denis Roberex et je pratique la méditation depuis une vingtaine d'années.
Je partage mon amour de la méditation depuis une quinzaine d'années dans des retraites et dans différents pays.
Et là,
Depuis le début de cette étrange période de confinement,
Je reçois pas mal de demandes et de questions à propos de la méditation des gens qui voudraient démarrer ou d'autres qui voudraient approfondir leur pratique ou qui se sentent un peu coincés.
Et c'est vrai que c'est une période intéressante de ce côté-là.
Donc,
Beaucoup d'entre nous ont du temps pour développer leur pratique.
Alors,
Pas tout le monde,
Il y a aussi beaucoup d'entre vous qui ont beaucoup de télétravail,
Par exemple,
Ou tous ceux qui sont encore à l'extérieur,
Demandés et nécessaires à l'extérieur et qui peuvent,
Au contraire,
N'avoir pas de temps du tout.
Mais c'est vrai qu'une grande partie de la population,
Maintenant,
A du temps et se pose des questions sur comment aller plus loin avec la pratique de la méditation.
Alors,
Ce dont je vais parler,
Moi,
C'est juste ma pratique.
Il y a plein de manières de pratiquer la méditation.
Je ne peux parler que de la mienne ou de mes pratiques puisque j'utilise différentes approches.
Et ces différentes approches,
Je vais les proposer au fur et à mesure,
À travers quelques petits discours enregistrés comme ceux-ci.
Dans ces discours,
Je parlerai à chaque fois d'une pratique spécifique.
Je présenterai une pratique spécifique et cette pratique,
Après,
Sera guidée.
Donc,
Je proposerai aussi,
J'enregistrerai une petite méditation guidée qui suit la présentation.
Et dans ces discours aussi,
J'essaierai d'aborder un petit peu pourquoi.
Pourquoi pratiquer la méditation ?
Pourquoi la pratiquer comme ça ?
Et pourquoi pratiquer la méditation ?
À quoi ça sert ?
Je pense que c'est très important de comprendre ce qu'on fait,
Pas juste une croyance que la méditation c'est bon et qu'il faut que je pratique ça,
Par exemple.
Je pense qu'une croyance comme ça,
Ma foi,
Si c'est votre cas,
Si c'est une croyance à ce stade,
C'est très bien pour démarrer.
Mais très vite,
Il faudra remplacer ça par une certaine compréhension,
Une réalisation dans votre expérience,
Mais aussi une compréhension de pourquoi la méditation est utile.
Qu'est-ce que ça veut dire pour vous,
Méditer ?
Et ça,
Ça doit évoluer.
Ça doit évoluer avec le temps,
Ça ne peut pas rester figé,
Ça doit s'approfondir encore et encore et encore.
Et donc ces discours vont servir un petit peu à ça aussi,
À amener ma compréhension de ce qu'est pour moi la méditation,
Et voir si ça résonne juste pour vous.
De la même manière,
Les pratiques sont des indications de comment on peut pratiquer.
Alors ça va être assez général,
C'est des techniques qui sont utilisées,
Des approches qui sont utilisées depuis des millénaires,
Mais que peu à peu,
Chacun doit faire sienne.
C'est-à-dire qu'au début,
On utilise les méditations guidées,
Et puis après un certain moment,
En fait,
Il n'y a plus besoin.
Et puis peu à peu,
Chacun fait à sa manière.
Pour moi,
Ça ne fonctionnerait pas du tout d'avoir une technique figée,
Qu'on apprend de quelqu'un,
Et puis on pratique comme ça toute sa vie,
Et ça donne des résultats.
Moi,
Je trouve ça assez limité comme approche.
Je pense que,
De la même manière que quand on apprend du yoga,
Quand on apprend certaines postures,
On la regarde de l'enseignant,
On regarde comment il fait,
On essaye de copier ce qu'il fait,
Mais peu à peu,
À l'intérieur même de la posture,
On trouve notre propre manière de faire.
Et c'est ça qu'on va essayer de développer.
Pour pratiquer cette première méditation,
L'idéal,
C'est de trouver un endroit suffisamment calme,
Et de s'installer.
Elle va être principalement guidée pour la posture assise,
C'est-à-dire qu'on a un type d'attention dans la posture assise qu'on n'a pas,
Par exemple,
Dans la posture allongée,
Mais c'est à vous d'expérimenter.
Vous pouvez aussi très bien méditer allongé.
Une bonne partie de ma pratique,
Personnellement,
Je médite beaucoup allongé.
Ici,
Comme cette première pratique va demander pas mal de concentration,
C'est souvent plus facile en étant assis.
Et on s'assoit suivant comment c'est confortable pour vous.
Vous pouvez vous asseoir sur une chaise.
Il faut toujours que les hanches soient un peu plus hauts que les genoux,
Donc n'hésitez pas à mettre un petit coussin,
Et peut-être même aussi quelque chose sous les pieds.
Et puis sinon,
Si vous vous êtes familier avec la position assise,
Jambes croisées au sol,
Très bien.
L'important,
En fait,
C'est pas de trouver une posture qui ressemble à celle de Bouddha,
Mais c'est vraiment de trouver une posture dans laquelle vous vous sentez confortable.
Et si vous êtes assis,
C'est important,
Par contre,
D'avoir le dos suffisamment droit sans être raide,
Les épaules relâchées,
Une position dans laquelle vous sentez qu'il y a une certaine dignité.
Cette position-là,
Du coup,
Ne va pas abîmer le corps et va aussi permettre d'être plus attentif.
Si on se laisse pencher peu à peu vers l'avant,
On perd notre attention,
En fait.
Vous remarquerez,
C'est comme ça qu'on s'endort.
Et donc,
En gardant une posture suffisamment droite,
On garde une certaine présence.
Et ce qu'on va faire après,
Cette méditation va durer le temps que vous voulez parce que je ne vais pas mettre une cloche à la fin.
Je vais guider les 5-10 premières minutes.
Et puis,
Quand la guidance s'arrête,
Vous pouvez vous arrêter ou vous pouvez continuer aussi longtemps que vous le voulez.
Vous pouvez vous-même vous mettre une sonnerie,
Si vous le désirez,
Ou ne pas mettre de sonnerie et rester,
Voir jusqu'où ça va.
Et donc,
Ce qu'on va faire pendant ce temps où on est assis,
C'est qu'on va essayer de rester assis sans bouger,
En bougeant le moins possible.
Et ce qu'on va faire,
C'est qu'on va se mettre à observer.
On va se mettre à observer.
Alors,
Au début,
Les instructions sont très simples et pourtant,
Ce n'est pas facile du tout.
Donc,
On va prendre un objet très précis.
On va prendre la respiration,
Pour ces instructions-ci.
On va observer la respiration.
C'est-à-dire qu'on va amener toute notre attention sur la sensation physique de la respiration,
Là où vous la sentez le mieux.
Pour certains,
Ça va être l'entrée du nez.
Pour d'autres,
Le mouvement du bas-ventre.
Le mouvement du bas-ventre est quelque chose de très apaisant.
Donc,
Si vous la sentez bien là,
L'inspire et l'expire,
À ce moment-là,
C'est un endroit que je recommande.
On appelle ça la maison.
Donc,
La respiration,
C'est la maison.
C'est là qu'on revient quand on s'est égaré dans nos pensées.
Donc,
Notre intention,
Au début de la méditation,
On va être très clair,
Notre intention n'est pas de réfléchir à quelque chose ou d'essayer de comprendre quelque chose.
Ce n'est pas de la pensée en général,
Mais notre intention va vraiment d'essayer de rester avec la sensation physique de la respiration.
Ça,
C'est très important qu'au début de chaque méditation,
Notre intention soit claire.
Sinon,
Ça ne va pas fonctionner.
Alors,
On s'installe.
On a le dos droit,
Les mains comme vous voulez.
Vous trouvez juste une position qui soit suffisamment confortable et qui n'abîme pas le corps.
Et puis,
On va amener notre attention sur la sensation physique de la respiration.
Mais très vite,
Ce qui va se passer,
C'est qu'on va se retrouver dans nos pensées.
Et là,
On constate déjà quelque chose.
Notre intention,
C'était de rester avec la sensation physique et pourtant,
On se retrouve pris par nos pensées.
Alors,
On quitte nos pensées et on revient à la sensation physique de la respiration.
Parfois,
On n'arrive pas à y rester plus d'une seconde,
Deux secondes.
Et puis,
On repart dans la pensée.
Par contre,
Dans la pensée,
Parfois,
On peut y être dix minutes sans s'en rendre compte.
Si c'est votre cas,
Et c'est le cas de tout le monde,
Déjà,
Sachez ça.
Sachez que ça se passe pour tout le monde pareil.
C'est normal d'être complètement pris par ses pensées.
En tout cas,
C'est la norme.
C'est comme ça que ça se passe pour tout le monde.
Mais on sait que ça pose des problèmes.
C'est pour ça qu'on pratique la méditation.
On sait que le fait d'être tout le temps pris dans nos pensées nous agite,
Par exemple.
Par exemple,
Je suis en train de jouer avec mon fils,
Et je suis pris par tout un tas de pensées à propos du travail,
De la situation,
De ceci,
De cela.
Du coup,
Je ne profite pas de ce moment.
Je ne profite pas de ce temps précieux qui est ce temps pendant lequel je joue avec mon fils.
Et ça,
En fait,
Si on fonctionne tout le temps comme ça,
On rate une partie de notre vie.
On n'est pas en train de goûter les différentes couleurs de notre vie.
Alors,
Quand on voit ça clairement,
On se dit que ce n'est pas trop possible.
Ça ne peut pas rester comme ça.
Et en méditation,
C'est ici,
Dans ce style de méditation,
C'est ça qu'on pratique.
On refuse de rester pris dans nos pensées quand on a décidé qu'on voulait que notre attention soit ailleurs.
Parce qu'on dit « je suis pris dans mes pensées »,
Mais en fait,
C'est mon attention qui est prise dans mes pensées.
Je ne vais pas aller trop loin dans cette direction,
Mais cette relation entre la sensation de « je » et l'attention est très intéressante.
Notre attention se retrouve prise dans la pensée,
Et là,
On n'est pas conscient.
Et ça tourne en rond dans une histoire ou l'autre.
S'il y a une émotion,
Alors là,
C'est énorme.
Là,
On est pris très fort.
La pensée nous reprend à chaque fois,
Si c'est une pensée qui contient des émotions.
Et là,
On est assis en méditation,
Et là,
On remarque,
Il y a un moment très précis,
Où on remarque qu'on est perdu dans nos pensées.
Ce moment,
Il est très important,
Parce que c'est là qu'on a le choix.
On a le choix de rester dans notre histoire,
Et du coup,
On est reparti,
Et on repère conscience,
Ou on a le choix de laisser tomber l'histoire et de revenir à la sensation physique de la respiration.
Ça,
C'était notre attention du départ.
C'est important,
À ce stade,
De respecter l'attention du départ,
C'est-à-dire de continuer à.
.
.
Sinon,
Il n'y a pas de pratique de méditation.
On est assis là,
Et on se laisse penser à tout un tas de trucs sans aucune conscience,
Sans aucune présence.
Donc là,
Quand on remarque qu'on est perdu dans nos pensées,
À ce moment précis,
Où à ce moment-là,
On remarque que.
.
.
Ah oui,
Ben tiens,
J'étais assis pour la méditation,
Et c'est parti,
Sans que je m'en rende compte.
On ne s'en rend jamais compte,
Quand on part dans les pensées.
On ne s'en rend pas compte de la même manière qu'on ne s'en rend pas compte quand on glisse dans le sommeil.
C'est la même chose.
On était là,
Bien présent.
On sent tout l'inspire,
On sent tout l'expire.
Et puis,
Dix minutes après,
On se retrouve dans une histoire,
Et on n'a pas vu le passage de l'un à l'autre.
Mais très précisément,
Au moment où on voit.
.
.
Ah,
Je suis pris dans mes pensées.
Ah,
J'étais encore en train de penser.
Alors là.
.
.
Là,
C'est très important,
À mon sens,
Que vous compreniez le processus.
Il ne faut surtout pas commencer à se dire « Oh là là,
C'est dur.
J'y arriverai jamais.
Et ça fait des années que j'essaye.
Et c'est toujours pareil.
» Parce qu'en fait,
On est en train de repartir dans les pensées.
On est en train,
De nouveau,
De se faire avoir.
Là,
Aucune critique,
Aucun jugement,
Aucun mot à rajouter n'est nécessaire.
Qu'est-ce qui est nécessaire ?
Au moment où je vous remarque que j'étais pris dans mes pensées,
Au moment où je remarque que j'étais distrait,
Juste laisser tomber l'histoire en cours,
L'histoire dans laquelle j'étais pris,
Et rediriger mon attention vers la sensation physique de la respiration.
Avec douceur et avec fermeté.
Essayer de rester là.
Tout l'inspire.
Tout l'expire.
Et là,
En faisant ça,
On est en train de reprendre un peu le contrôle de notre attention.
C'est super important de reprendre un peu le contrôle de notre attention.
Parce que notre attention,
Quand elle va partout,
Dès qu'il se passe quelque chose,
Elle va là,
Elle va là,
Elle va dans notre tête quand il ne se passe rien.
Elle est tout le temps dans des choses qui se passent.
Si elle ne se pose pas là où c'est calme,
On se sent agité.
Et donc,
Quand on comprend ce processus et qu'on le remarque,
Et je ne vous invite pas à croire ce que je suis en train de dire,
Remarquez pour vous-même,
Remarquez quand l'attention va dans tous les sens,
Comment vous vous sentez,
Remarquez quand l'attention est posée sur quelque chose de calme,
Que ce soit un paysage,
Une rivière qui coule,
La respiration,
Comment est-ce qu'on se sent à ce moment-là ?
Si vous remarquez ça,
À ce moment-là,
Il y a des nouveaux chemins qui vont s'éclairer sur comment avancer,
Évoluer dans cette vie.
Donc,
Reprendre la maîtrise de notre attention,
C'est ce qu'on fait dans cette pratique de méditation.
À chaque fois que notre attention est prise dans la pensée,
On la ramène avec douceur et avec fermeté sur la sensation physique de la respiration.
Et au début,
Vraiment,
Vraiment,
Si on arrive à rester trois secondes,
C'est énorme.
Par contre,
On est parti très longtemps dans les pensées.
Et souvent,
On ne voit même pas la différence entre penser et être présent,
Entre penser et observer.
Au début,
C'est tout confus,
Mais après,
Ça s'éclaire.
On connaît très bien la différence entre la pensée et l'observation,
Ce qui est conscient de la pensée,
Ce qui est conscient de la respiration.
Parce que ce qui est conscient de la respiration,
Ce qui observe la respiration,
Ce n'est pas une pensée.
On peut dire que c'est nous.
Mais nous,
Indépendamment de la pensée.
Voilà,
Donc en fait,
Cette pratique de méditation et ces pratiques,
Il y en a plein d'autres qui sont de la même famille,
Nous permettent peu à peu d'observer nos phénomènes intérieurs,
Nos fonctionnements.
On commence à se découvrir.
On accepte enfin de se poser et d'observer ce qui se passe en nous.
Alors là,
Va venir peu à peu une plus grande connaissance de nous-mêmes.
Je pense que tout le monde sera d'accord avec ça,
Parce que c'est extrêmement facile à comprendre.
Quelqu'un qui prend le temps de régulièrement se poser,
Ne pas laisser son attention aller vers l'extérieur,
Comme c'est toujours le cas.
On est câblé pour ça,
En fait.
C'est naturel.
Notre attention va toujours vers l'extérieur.
Toujours vers l'extérieur.
On fait un processus presque contre-nature.
On amène notre attention pour observer nos processus intérieurs.
C'est comme ça qu'on va les connaître.
Ce n'est pas en lisant des livres ou en écoutant des discours.
C'est vraiment en se posant et en observant notre processus intérieur.
Peu à peu,
Va émerger une connaissance de nous-mêmes.
Une connaissance intuitive,
Déjà,
Parce qu'il va y avoir un contact.
Une connaissance intuitive,
C'est-à-dire que ce n'est pas forcément une compréhension mentale,
Mais on va être plus proche de nous-mêmes.
Il va y avoir aussi plus de compréhension des arts.
Là,
On comprend quelque chose.
Là,
On a compris quelque chose à propos de nous-mêmes,
À propos de nos fonctionnements,
À propos de nos schémas.
Nos schémas destructeurs ou aussi nos valeurs.
Nos valeurs vont être affectées par cette observation,
Peu à peu.
Donc,
Cette connaissance de nous,
Elle est extrêmement importante pour trouver les nouvelles directions dans lesquelles nous voulons rentrer.
C'est ce que voulait dire Jiddu Krishnamurti,
Qui disait quelque chose comme.
.
.
C'est un mystique indien qui disait l'homme ne connaît pas le chemin vers la liberté et donc,
Ce qu'il doit faire,
C'est se poser et observer.
Et la méditation,
C'est un peu ça.
Se poser et observer.
Dans ce poser,
Il va y avoir.
.
.
On cultive,
En fait,
Un calme intérieur.
Comme je le disais auparavant,
Le fait de fixer notre attention sur quelque chose de paisible nous rend paisibles.
Voilà.
Et donc,
On devient à même de revenir à un espace de quiétude.
Et ça,
Peu à peu,
On peut le faire à tout moment.
Dans toutes les circonstances.
C'est le but.
C'est de le faire,
D'être capable de le faire aussi dans les moments difficiles.
Et à ce moment-là,
On a accès à une certaine liberté.
Toute personne qui pratique la méditation depuis un certain temps pourra vous dire que ça amène un sens énorme de sécurité.
Parce que quel que soit ce qu'il est en train de se passer,
De prendre refuge,
Comme on dit dans le bouddhisme,
Prendre refuge dans cet espace intérieur paisible.
Voilà.
Et puis,
Il y a cette autre dimension de connaissance de soi,
D'observation,
Se poser et observer.
Et ça me fait penser,
Cette dimension d'observation,
De se poser et d'observer.
J'avais l'image,
En préparant ce que je voulais dire aujourd'hui,
D'un piège à guêpes.
Je ne sais pas si vous avez déjà vu ça,
Ces pièges qui sont suspendus.
Les guêpes rentrent par en dessous et directement,
En fait,
Elles sentent qu'elles sont prises au piège.
Elles s'agitent et elles veulent s'échapper.
Et pour réussir à s'échapper,
Elles veulent sortir vers le haut,
Vers où il y a la lumière.
Et elles cognent,
Elles cognent.
Elles peuvent faire ça pendant des heures,
Alors que la sortie,
Le trou,
Il est juste en bas.
Elles ne commencent pas à se poser.
Là,
Il y a des rebords.
C'est tout à fait possible de se poser.
Il y a un liquide très dangereux qui est fait pour les coller.
Mais il y a aussi un endroit où il y a tout le rebord.
Et ce serait possible de se poser dans cette espèce de bulle de plastique avec le trou en dessous et de bien regarder.
Et la sortie,
Elle est juste en bas.
Mais elle ne se pose jamais.
Elle croit que c'est par là qu'il y a le confinement.
Et il y a un peu de ça pour nous aussi.
À quel moment est-ce qu'on accepte de vraiment se poser,
De vraiment ralentir et d'observer ?
Peut-être la solution à nos difficultés,
Elle va venir d'elle-même.
Et il y a aussi un parallèle avec ce qu'on est en train de vivre avec le confinement.
J'entendais hier une émission où ils disaient que 50% de la population est confinée.
On est tous dans les mêmes circonstances.
Il y en a d'entre nous qui sont dans des circonstances très difficiles pour tout un tas de raisons différentes.
Mais il y a beaucoup d'entre nous qui sont juste privés de ce qui d'habitude nous divertit.
Et du coup,
On a énormément de temps dans lequel on se retrouve individuellement posé,
Si on l'accepte.
Sinon,
On se divertit à l'intérieur tout le temps.
J'entendais hier cette émission qui disait que sur ces.
.
.
Je crois que c'est la troisième semaine maintenant de confinement,
On voit des impacts énormes,
Positifs,
Au niveau de l'écologie par exemple.
Il y a maintenant trois fois moins d'avions qui volent dans le ciel,
Beaucoup d'usines qui sont à l'arrêt,
Beaucoup,
Beaucoup moins de trafic de voitures et du coup,
Il y a beaucoup moins de pollution.
Vous voyez des images satellites,
C'est assez impressionnant,
Comme une grande partie de la pollution a déjà disparu,
Sans qu'on n'y fasse rien,
Juste parce qu'on a arrêté de faire quelque chose.
La pollution a disparu,
On voyait des images de la nature qui reprend ses droits,
Plus d'oiseaux qui reviennent aussi dans les villes et voilà,
Il y avait toutes sortes d'images d'animaux qui revenaient dans les villes et tout ça,
Ce qui était étonnant,
C'est que juste parce qu'on a arrêté de faire quelque chose,
Automatiquement,
La nature revit,
Reprend ses droits.
Et c'est pareil pour nous,
On a cette écologie intérieure,
Parce qu'on est fait sur le même modèle que la nature et dès qu'on s'arrête,
Dès qu'on accepte un petit peu de se poser,
On se restaure,
Il y a quelque chose à l'intérieur qui reprend naturellement ses droits,
Qui se remet en place sans qu'on ait aucune décision à prendre.
Et dans cette émission que je regardais hier,
Il disait aussi alors que va faire le gouvernement après ça,
Maintenant qu'on a des constatations claires dans l'expérience.
Avant c'était des idées,
Il y avait des calculs qui disaient si on diminue autant de trafic aérien et de voiture et tout ça,
Alors la pollution va diminuer d'autant et ça va servir la nature qui va pouvoir continuer et revenir.
Mais c'était des calculs.
Tandis que maintenant,
C'est une expérience.
C'est une expérience qui dit que depuis trois semaines,
Comme il y a moins de pollution,
On voit le résultat de ça.
Et du coup,
Dans cette émission,
Il disait que va faire le gouvernement,
Quand on va reprendre,
Comment est-ce qu'on va reprendre ?
Est-ce que des priorités vont changer ?
Est-ce que le gouvernement va plutôt favoriser la reprise économique à tout prix et essayer de remettre l'ancien modèle en place ?
Ou est-ce qu'il va y avoir des décisions suffisamment radicales pour aider la planète à pouvoir vivre et nous à pouvoir vivre dessus ?
On a le même processus un peu dans la méditation.
D'une part,
Il va y avoir notre intelligence naturelle qui,
Dès qu'on arrête de s'agiter,
Reprend sa place et il y a un principe de restauration où on revit de ne rien faire,
De enfin se poser et de enfin ne rien faire.
Et il y a aussi que on va voir clair et on va pouvoir prendre des décisions saines si on y arrive,
Tout comme le gouvernement.
Et là,
La pensée,
Vous pourrez l'associer,
C'est un peu le gouvernement qui va avoir sa place dans toute cette histoire.
Quand on va voir clairement,
Quand on se pose en méditation,
On va être mieux informé,
On va mieux voir nos processus intérieurs et ça va générer des réflexions et réflexions qu'on va aussi devoir nourrir.
La méditation,
Ce ne sera pas alors là,
Je présente juste la méditation où on se concentre sur la respiration,
Mais pour aller un peu plus loin,
Ce n'est pas que ça la méditation.
Il y aura aussi des moments où on va cultiver une pensée saine qui nous permet de prendre de nouvelles directions.
Voilà,
Ça aussi sera à incorporer.
Mais je viendrai à ça plus tard dans d'autres discours.
Là,
Pour le moment,
Juste retenir ce processus de distraction,
Revenir,
Distraction,
Revenir.
Encore et encore et encore.
Et peu à peu,
En faisant ça,
On apprend à ralentir.
On se pose,
On ne va pas regarder un film,
On ne va pas lire un bouquin,
On ne va pas écouter de la musique,
Ce n'est pas une conversation,
On ne va pas se distraire d'une manière ou d'une autre,
On apprend juste à se nourrir avec rien qui se passe.
On apprend peu à peu à ralentir et à trouver une manière d'être bien sans rien faire,
Sans rien utiliser,
Sans rien consommer.
Je pense qu'il y a encore un lien fort avec ce que nous sommes en train de vivre et avec cette époque.
Ça fait tellement longtemps qu'on nous martèle avec cette idée qu'il faut avoir ceci ou cela pour être heureux,
Ou il faut faire ceci ou il faut faire cela,
Ou il faut être ceci ou il faut être cela.
Et du coup,
Ça nous agite.
On est tout le temps en train d'essayer de chercher du bonheur à travers l'acquisition de choses ou à travers le fait de suivre des cours,
À travers le fait de devenir quelqu'un,
À travers.
.
.
Et là,
Qu'est-ce qu'on apprend ?
On apprend juste à se poser,
À ne plus essayer de devenir quelqu'un,
À ne plus essayer d'acquérir quelque chose ni de faire.
Et il va y avoir des moments alors au début il y a des petits moments et après il y a des moments ça devient de plus en plus évident mais il y a des moments où on est juste bien là.
On est là,
On est posé et en fait on est bien.
On n'aurait pas envie d'être ailleurs.
Il y a des moments d'une grande satisfaction où il y a une joie à l'intérieur même pas une joie exubérante,
Une joie très calme,
Très posée mais il y a très clairement des moments dans la méditation où on se sent bien et on n'aurait pas envie d'autre chose.
On n'a pas envie de faire quelque chose ça ne vient pas à notre esprit notre esprit est au ralenti à ce moment-là et il y a juste un bonheur qui est là un bonheur très sain,
Très naturel et ça c'est révolutionnaire.
Si on était beaucoup à cultiver ça ça serait aussi puissant que de sortir dans la rue et de gueuler contre les systèmes parce que là on découvre le bonheur qui n'est pas dépendant de la consommation et si on peut se nourrir plus de celui-là et un peu moins de celui de la consommation voilà un système qui s'effondre parce que je pense que maintenant par rapport au système de consommation je pense que c'était très bien d'essayer que si on pouvait avoir plus de choses on serait plus heureux mais maintenant on doit bien constater que non on a énormément de choses plus que jamais et pourtant on vit une période où il y a plus de dépressions et plus de suicides que jamais donc non seulement notre consommation détruit la planète non seulement ça crée des disparités énormes de qualité de vie financière et qui en fait tue une partie de la planète pour que l'autre partie puisse consommer énormément ça crée tout un tas de problèmes fondamentaux et ça ne rend pas heureux on a bien fait d'essayer et maintenant ça serait pas mal de trouver un autre modèle et là peut-être individuellement on peut explorer cet autre modèle de trouver du bonheur et de la satisfaction dans le non-faire ce qui ne veut pas dire qu'on fera tout le temps comme ça mais au moins de connaître ça et de pouvoir retourner se nourrir encore et encore dans ces espaces de silence voilà pour la première présentation une présentation un peu générale de la méditation et je vais maintenant guider une méditation comme je le disais qui n'aura pas de cloche à la fin donc à vous de déterminer est-ce que vous voulez mettre un temps précis ou est-ce que vous voulez vous laisser le temps de voir comment ça se passe peut-être vous rentrez bien dedans et du coup ce serait dommage d'avoir mis une alarme,
À moins que vous ayez quelque chose à faire vous pouvez simplement continuer encore et encore et encore cette pratique merci pour votre écoute
Rencontrez votre professeur
4.7 (7)
Avis récents
More from Denis Robberechts
Méditations similaires
Professeurs similaires
Trusted by 36 million people. It's free.

Get the app
