
L'espace Entre Deux Pensées
by Yoan Mryo
Les pensées vont et viennent. Entre elles existe parfois un espace discret. Un silence. Une respiration. Une présence. Dans cette troisième pratique de la série Kundalini douce, nous explorons progressivement les espaces entre les sons, les respirations et les pensées elles-mêmes. Sans chercher à calmer le mental ni à provoquer une expérience particulière, cette méditation invite simplement à découvrir ce qui est déjà là lorsque nous ralentissons suffisamment pour le remarquer. Une pratique profonde et accessible qui développe la présence, l'ancrage et l'observation intérieure. Série complète : Kundalini douce – 15 pratiques guidées Cycle 1 : Sécurité et ancrage.
Script
Il existe parfois un espace discret,
Un espace que nous remarquons rarement.
Un silence.
Une respiration.
Une ouverture.
Et pourtant.
.
.
Cet espace est déjà là.
Entre deux sons.
Entre deux respirations.
Entre deux pensées.
Nous passons souvent notre vie à suivre le mouvement du mental.
À écouter les pensées.
À leur répondre.
Allez croire !
Mais aujourd'hui.
Je te propose simplement de découvrir ce qui existe entre elles.
Non pas en les arrêtant.
Non pas en les combattant.
Simplement en observant.
Et peut-être.
.
.
En découvrant quelque chose de plus calme.
De plus vastes.
De plus silencieux.
Prends maintenant le temps de t'installer confortablement.
Tu peux être assis ou allongé.
Et n'y a rien à réussir.
Rien à obtenir.
Rien à provoquer.
Simplement être ici.
Maintenant.
Laisse doucement ton corps trouver sa place.
Peut-être une épaule qui se relâche.
Une jambe qui trouve une position plus agréable.
Une mâchoire qui se détend.
Puis progressivement cesse de bouger.
Comme si le corps pouvait enfin se déposer.
Comme une feuille portée par le vent qui finit par rejoindre le sol.
Sans maintenant le poids du corps.
Le poids de la tête.
Le poids des épaules.
Le poids des bras.
Le poids du bassin.
Le poids des jambes.
Le poids des pieds.
Ressent les points de contact.
Le coussin.
La chaise.
Le sol.
Sans que quelque chose te soutienne.
Tu n'as rien apporté.
Rien à retenir.
Tu peux simplement être là.
Prend maintenant conscience de la respiration.
Sans chercher à la modifier.
Sans essayer de respirer mieux.
Simplement observer.
L'air qui entre.
L'air qui ressort.
Encore.
L'air qui entre.
L'air qui ressort.
La respiration,
C'est respirer.
Le cœur,
C'est battre.
Le corps sait vivre.
Pendant quelques instants.
Tu peux simplement regarder.
Prends maintenant conscience des sons autour de toi.
Et peut-être un bruit proche.
Peut-être un son plus lointain.
Un oiseau.
Une voiture.
Le ronronnement d'un appareil.
Ou simplement le silence.
Tu n'as pas besoin d'identifier les sons.
Tu n'as pas besoin de savoir d'où ils viennent.
Simplement les accueillir.
Observe quelque chose.
Un son apparaît.
Puis disparaît.
Et avant qu'un autre arrive.
.
.
Il existe parfois un silence.
Très discret.
Très court.
Mais présent.
Un son,
Puis le silence.
Puis un autre son.
La plupart du temps,
Nous écoutons les sons.
Aujourd'hui.
Je te propose d'écouter aussi les espaces.
Les espaces qui entourent les sons.
Les espaces qui les accueillent.
Pendant quelques instants.
Reste simplement.
Avec cette découverte.
Peut-être remarques-tu maintenant quelque chose de subtil.
Même la respiration possède ces espaces.
L'inspiration apparaît.
Puis se termine.
Et juste avant l'expiration,
Il existe parfois un petit intervalle.
Et puis l'expiration commence.
Et lorsqu'elle se termine,
Un autre espace peut apparaître.
Tu n'as rien à créer.
Ces espaces sont déjà là.
Comme une respiration à l'intérieur de la respiration.
Inspire.
Observe.
Expire.
Oups,
C'est over.
Laisse simplement le souffle vivre sa vie.
Et toi.
Reste présent.
Peut-être remarques-tu maintenant des pensées.
C'est parfaitement normal.
Le mental produit naturellement des pensées.
Comme le cœur produit des battements.
Il n'y a rien d'anormal.
Rien à corriger.
Des souvenirs.
Des images.
Des projets.
Des questions.
Des commentaires sur cette méditation.
Tout cela est naturel.
Aujourd'hui.
Nous n'allons pas lutter contre elle.
Nous n'allons pas essayer de les faire disparaître.
Nous allons simplement apprendre à les regarder.
Imagine.
Que tu sois assis au bord d'une rivière.
La rivière représente le courant des pensées.
Certaines vont vite.
Certaines vont lentement.
Certaines sont agréables.
Certaines le sont moins.
Tu restes sur la rive.
Tu n'as pas besoin de monter dans chaque embarcation.
Tu n'as pas besoin de suivre chaque pensée.
Tu peux simplement regarder le courant passer.
Une pensée apparaît.
Tu la remarques.
Puis elle s'éloigne.
Une autre apparaît.
Tu la remarques également.
Puis elle s'éloigne à son tour.
Observe ceci.
Si tu peux voir une pensée,
C'est que tu n'es pas cette pensée.
Si tu peux l'observer.
C'est qu'une partie de toi est déjà différente d'elle.
Une pensée apparaît.
Tu la vois.
Puis elle passe.
Une autre apparaît.
Tu la vois également.
Puis elle passe aussi.
Et quelque chose en toi demeure.
Calme.
Présent.
Observateurs.
Peut-être.
Commences-tu maintenant à percevoir quelque chose de plus subtil ?
Les pensées.
Continuent peut-être d'apparaître.
Et elle ne semble plus occuper tout l'espace.
Comme si quelque chose d'autre.
.
.
Était également présent.
Quelque chose de plus silencieux.
De plus calme.
Pendant quelques instants.
Je t'invite simplement à ralentir.
Encore un peu.
Une pensée apparaît.
Puis disparaît.
Et avant que la suivante arrive.
.
.
Peut-être existe-t-il.
.
.
Un très court instant de silence.
Un instant si discret.
Que nous passons habituellement à côté.
Observe simplement.
Une pensée.
Puis le silence.
Puis une autre pensée.
Tu n'as rien à faire avec cet espace.
Rien à négliger.
Rien à comprendre.
Tu peux simplement le laisser être là.
Comme le ciel accueille les nuages.
Comme l'océan accueille les vagues.
Comme le silence accueille les sons.
Pendant quelques instants.
Cessent même de chercher l'espace.
Laissent simplement les pensées apparaître.
Puis disparaître.
À leur rythme.
Et remarque peut-être ceci.
Les pensées bougent.
L'espace ne semble pas bouger.
Les pensées changent.
L'espace demeure.
Peut-être qu'une image apparaît.
Laisse-la passer.
Peut-être qu'un souvenir apparaît.
Laisse le passer.
Peut-être qu'un projet apparaît.
Laisse le passer.
Comme des feuilles portées par une rivière.
Tu peux les regarder passer.
Sans avoir besoin de les retenir.
Sans avoir besoin de les repousser.
Beaucoup de personnes pensent que méditer consiste à arrêter les pensées.
Mais les pensées ne sont pas le problème,
Elles n'ont jamais été le problème.
Ce que nous découvrons aujourd'hui.
C'est qu'elle ne remplisse pas tout l'espace.
Entre deux pensées.
Il existe déjà une respiration.
Assez non.
Une ouverture.
Peut-être peux-tu maintenant ressentir ce silence.
Non pas comme une absence,
Mais comme une présence.
Une présence de calme.
SAP.
Naturel.
Peut-être remarques-tu quelque chose d'étrange.
Lorsque tu cesses de poursuivre les pensées.
Quelque chose semble naturellement se détendre.
Comme une main qui cesse de se contracter.
Comme un front.
Qui cesse de se crisper.
Tu n'as pas besoin de cr��er le calme.
Tu peux simplement.
.
.
Cessait de poursuivre ce qui l'agite.
Beaucoup de personnes cherchent à ressentir l'énergie.
À ressentir quelque chose de particulier.
Avant même de percevoir les mouvements subtils du corps.
Il est souvent utile de découvrir le silence.
Le calme.
La présence.
Comme si le silence permettait d'entendre ce qui était déjà là.
Comme si le calme.
.
.
Permettait de ressentir.
Ce qui était déjà présent.
Pendant quelques instants encore.
Je vais te laisser simplement explorer.
Sans attente.
Sans objectif.
Sans effort.
Pensée.
Silence,
Pensée.
Silence.
Et peut-être qu'à présent,
L'espace entre les pensées commence à te sembler plus familier.
Comme quelque chose que tu connaissais déjà.
Mais que tu n'avais jamais pris le temps de regarder.
Tu peux simplement être ici.
Tel que tu es.
Le souffle continue son mouvement.
Le corps continue sa vie.
Les soins paraissent.
Puis disparaissent.
Les pensées apparaissent.
Puis disparaissent.
Et toi ?
Tu peux simplement rester présent.
Peut-être qu'une pensée traverse encore l'esprit.
Laisse-la passer.
Peut-être qu'une image apparaît.
Laisse-la passer.
Peut-être qu'une émotion se présente.
Laisse-la être là.
Pour se transformer naturellement.
Comme le ciel accueille tous les nuages.
Comme l'océan accueille toutes les vagues.
Comme l'espace accueille toutes les pensées.
Pendant quelques instants.
C'est ce même d'observer.
Cesse même de méditer.
Et repose-toi.
Simplement.
Dans le fait d'être là.
Peut-être remarques-tu maintenant.
Une forme de simplicité.
Rien n'a besoin d'être différent.
Rien n'a besoin d'être amélioré.
Rien n'a besoin d'être corrigé.
Parfois je parle d'énergie.
De présence.
De conscience.
Mais avant toute chose.
Il y a cette capacité à être simplement là.
Disponible.
Ouvert.
Ce sont les expériences les plus simples.
Qui deviennent les plus profondes.
Non pas parce qu'ils ajoutent quelque chose.
Mais parce qu'elle révèle.
Ceux qui étaient déjà là.
Pendant encore quelques instants.
Je vais te laisser dans ce silence.
Sans objectif.
Sans attente.
Sans effort.
Rien à faire.
Rien à devenir.
Simplement.
Et peut-être qu'à présent.
.
.
Tu peux ressentir la respiration un peu plus clairement.
L'air qui entre.
L'air qui ressort.
Peut ressentir le poids du corps.
Le contact avec le support.
La stabilité.
Tu peux ressentir les mains.
Les bras.
Les jambes.
Comme si le corps revenait doucement au premier plan.
Prend maintenant une inspiration légèrement plus profonde.
Puis laisse l'expiration s'étirer doucement.
Encore une fois,
Une inspiration un peu pluante.
Puis une expiration lente.
Confortable.
Observe une dernière fois.
Les pensées sont peut-être présentes.
Les sensations sont présentes.
Les sons.
Sont présents.
Et derrière tout cela ?
L'espace est toujours là.
Le silence est toujours là.
La présence est toujours là.
Tu n'as pas besoin de retenir cette expérience.
Tu n'as pas besoin de la conserver.
Tu sais maintenant qu'elle existe.
Et tu pourras la retrouver à tout moment.
Entre deux sons,
Entre deux respirations.
Entre deux pensées.
Commencent doucement à bouger les doigts.
Les pieds.
Peut-être un léger étirement.
Ou un mouvement des épaules.
Et lorsque tu te sentiras prêt.
Tu pourras ouvrir les yeux.
En ramenant avec toi cette sensation d'espace,
Cette simplicité,
Cette présence.
Je te souhaite une belle continuation et une belle exploration intérieure.
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