
Le Souffle du Korrigan – Sommeil Breton (20 min)
Plonge dans les landes bretonnes avec Michel, un korrigan bienveillant. Laisse-toi guider par sa voix envoûtante, bercé par le vent et les arbres centenaires. Pourquoi écouter ? → Sommeil naturel : Un voyage sonore pour t’endormir sans combat. → Lâcher-prise : Détends ton corps et ton esprit, partie par partie. → Immersion : Vent, pas sur la lande, et un jeu de comptage pour apaiser le mental. Pour qui ? Ceux qui cherchent à lâcher prise avant de dormir. Abonne toi pour plus de voyages oniriques !
Script
Salut,
C'est Fabien d'Habert Fishing.
Aujourd'hui,
Samedi 17 janvier,
Il est déjà 14h03.
Trêve de blabla passe à l'action.
Le vent de nord-est est à nouveau établi.
Il ne fait qu'un degré ce début d'après-midi.
Tu es couvert en conséquence.
Ton bonnet réchauffe tes oreilles et les gants protègent tes mains.
Par temps clair,
La vue s'étend,
Tandis que les jours de brume,
Le sommet semble flotter dans un océan de nuages comme une île perdue entre ciel et terre.
Au nord,
Roscoff et la Manche s'observent dans un horizon de gris.
Un ferry est prêt à larguer les amarres.
Là-bas,
L'air sent l'iode et l'aventure,
Et chaque départ est une promesse de retour.
Au sud,
Les collines de l'Aucronan roulent doucement vers la mer,
Couvertes de hêtres et de chênes.
Un pays de sources et de chapelles,
Où chaque vallon cache un puits ou une fontaine.
A l'ouest,
On aperçoit les premiers arbres de la forêt du Cranou,
Où la lumière filtre à travers les feuilles.
On y marche,
Et le temps se suspend.
Une forêt qui respire.
Le Menesmer est également visible,
Un belvédère naturel d'où l'on domine les paysages tourmentés des monts d'Arrée.
A l'est,
La forêt d'Huelguat est perceptible.
Huelguat,
C'est une forêt où les rochers ont des noms et les rivières des secrets.
Un dédale de granit et de mousse,
Où chaque pas réveille l'écho des vieux contes.
Quel est ce personnage qui approche de moi ?
Petit,
Trapu,
Comme un rocher usé par les marées,
Il traîne ses bottes de cuir brutes sur les sentiers de l'Ande.
Il a une barbe hirsute et des yeux malicieux.
Il sent la tourbe et le sel.
Il connaît chaque pierre,
Chaque source,
Chaque recoin où la brume s'accroche.
Il est de petite taille,
Un corrigant.
Bonjour,
Je m'appelle Michel,
Je n'arrive pas à dormir.
Aide-moi.
Michel,
Cet instant est à toi.
Un espace ouvert,
Une traversée sans carte.
Un moment que tu t'offres pour simplement être là.
Pour t'apaiser,
Sans rien forcer.
Tu peux t'allonger,
Fermer les yeux,
Ou juste écouter.
Comme on écoute le bruissement du vent ou des vagues.
Laisse-toi porter,
Le reste viendra,
De lui-même,
Sans que tu aies besoin de le saisir.
Le sommeil,
Ce mystère que ton corps connaît depuis toujours,
Bien avant que le monde ne vienne le recouvrir de ses couches de stress,
De lumières bleues et d'impatience.
On a appris à croire qu'on pouvait le commander,
Comme on éteint une lumière.
Mais dormir,
Ce n'est pas s'éteindre,
C'est se détendre.
C'est se laisser bercer par le rythme ancien de la Terre,
Comme une barque qui se balance sur l'eau,
Calme d'un port.
Pourtant,
Chaque soir,
C'est la même appréhension.
On cherche la position parfaite,
Le silence idéal,
La pensée qui va enfin faire basculer la nuit.
Le sommeil est devenu un combat,
Alors qu'il fut autrefois naturel,
Authentique,
Aussi simple que la respiration.
Il y a les solutions rapides,
Des remèdes,
Des rituels,
Des recettes,
Des pilules,
Des tisanes,
Des musiques douces qui bercent sans vraiment apaiser.
Parfois ça marche,
Mais ce sommeil-là n'est que rarement réparateur,
Comme une voile posée sur une mer agitée.
Il manque de profondeur,
De ces rêves qui réparent,
De ces cycles qui restaurent.
Peu à peu,
On oublie comment s'endormir sans filer.
Cette écoute n'est pas une méthode.
Comme la marée s'est trouvée sa hauteur d'eau,
Comme le vent s'est tourné sans qu'on lui indique la direction,
Ton corps sait encore.
Il attend seulement que tu lui fasses confiance pour le faire.
Installe-toi,
Allongé ou assis,
Peu importe,
Sens simplement ton corps,
Son contact avec le support,
Son poids,
Sa présence.
Porte ton attention sur ta respiration.
Elle entre,
Elle sort,
Sans effort.
Observe-la quelques instants.
Inspire profondément par le nez.
Puis expire lentement.
Par la bouche,
Comme un soupir naturel.
Encore une fois,
Inspire.
Expire.
Ressens déjà ton corps commencer à se poser.
Maintenant,
Ferme les yeux.
Revois ta journée en accéléré,
Sans t'attarder.
Juste un rapide passage en revue pour laisser partir ce qui a été.
Puis reviens ici,
Dans l'instant présent.
On va relâcher le corps,
Partie par partie,
Pas pour forcer la détente,
Mais pour permettre l'abandon.
Commence par les pieds.
Sens leur poids.
Laisse-les s'alourdir.
Les chevilles,
Les mollets,
Tous se relâchent.
Les genoux,
Les cuisses deviennent lourds et calmes.
Le bassin s'élargit.
Le bas du dos,
Les hanches se détendent sans effort.
L'abdomen se relâche.
Le plexus solaire,
La poitrine,
Tout s'apaise.
Ton cœur bat calmement,
Régulièrement.
Les épaules tombent.
Les bras,
Les avant-bras,
Les mains,
Les doigts deviennent inertes.
La nuque se détend.
La mâchoire se relâche.
Les yeux,
Même fermés,
Se détendent davantage.
Le front se lisse.
Le crâne devient léger.
Ton corps est maintenant profondément détendu.
Reste dans cette sensation aussi longtemps que tu en as besoin.
Ressaisis-toi.
Si ton esprit est encore actif,
C'est normal.
Laisse les pensées passer,
Sans les retenir.
Tu n'as rien à faire,
Juste à être là.
Dors si le sommeil vient,
Sinon reste simplement présent.
C'est déjà bien.
Maintenant,
Si ton esprit veille encore,
Agité ou curieux,
Je te propose une échappée.
Un jeu,
Un jeu lent,
Un jeu secret.
Pas pour gagner,
Pas pour perdre,
Juste pour glisser.
Compte à l'envers de 100 à 0.
A ton rythme,
Comme une marche dans le brouillard.
Les chiffres défilent,
Lents,
Mous,
Comme des pas dans le sable.
Tu peux t'arrêter,
Sauter,
Recommencer,
Peu importe.
Ce qui compte,
C'est le mouvement,
La pente douce qui t'emmène plus bas,
Plus loin.
Imagine que chaque nombre est une vague qui s'éloigne du rivage.
66,
65,
64.
Tu perds le fil ?
Parfait.
Les chiffres s'estompent,
Se brouillent comme des phares dans la brume.
Tu ne sais plus où tu en es ?
Tant mieux.
Ton mental s'accroche encore ?
Laisse-le,
Il n'y a plus rien à faire,
Juste à flotter comme une feuille sur l'eau.
Peut-être t'endormiras-tu avant 40,
Ou peut-être traîneras-tu jusqu'à 30,
Bercé par le rythme,
Ou peut-être pas.
Et ce sera exactement comme il faut,
Parce que ton corps,
Lui,
A déjà commencé à couler.
Il s'enfonce dans la nuit,
Comme un bateau qui lève l'encre sans bruit.
Si tu m'entends encore,
Si ces mots te parviennent comme un écho lointain,
Reste là.
Dans cet entre-deux,
Ce seuil où tout est possible.
Tu n'es plus tout à fait éveillé,
Pas encore endormi.
Tu es en train de glisser,
Et dans ce glissement,
Ton être se répare,
Se pose,
Se laisse aller.
Alors dors,
Si le sommeil te prend,
Ou écoute au corps un peu.
Si c'est ce qui t'apaise,
Mais quoi qu'il arrive,
Tu es en sécurité.
Lâche-toi,
La nuit t'attend,
Douce et profonde.
Qu'est-ce qui t'attend ?
Qu'est-ce qui t'attend ?
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