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Accueillir Le Vide Du Deuil

by Isabelle Favreau

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Le deuil ne va pas en ligne droite. Certains jours, vous pensez aller mieux. Et puis... une chanson, une odeur, un détail. La vague vous ramène au fond. Vous replongez. "Mais je croyais que j'allais mieux ?" Cette méditation de 19 minutes vous accompagne dans cette non-linéarité de la perte. Pour normaliser les vagues du deuil, apprendre à respirer entre deux, et comprendre que replonger ne signifie pas régresser. Que ce soit un deuil conjugal, une séparation, ou toute perte qui laisse un vide profond. Je connais ces vagues. Je sais ce que c'est de remonter... et de replonger. Je vous accompagne. Pour aller plus loin : "Vivre Après Lui" (25 min) explore toutes les dimensions du deuil conjugal. Crédit music : Chris Collins Indiemusicbox Boundless Universe

Script

Bienvenue,

Installe-toi confortablement.

Si tu écoutes cette méditation,

C'est peut-être parce qu'il y a en toi un espace qui s'est ouvert.

Ce n'est pas de la tristesse,

Enfin pas seulement.

C'est quelque chose de plus silencieux,

De plus vaste,

Avide.

Et peut-être qu'aujourd'hui,

Il est plus lourd qu'hier.

Respire doucement.

Sens le poids de ton corps,

La terre qui te porte.

À 50 ans et plus,

On sait reconnaître certaines sensations.

La fatigue,

La joie,

La colère,

Mais celle-ci,

Elle est différente.

Ce n'est pas une émotion qui monte et qui redescend de façon prévisible.

C'est une vague.

Certains jours,

Tu te réveilles et tu penses que tu vas mieux,

Que peut-être,

Enfin,

Tu sors de ça.

Tu arrives à faire les courses,

À parler normalement,

À sourire,

Tu respires à la tristesse et puis,

Sans prévenir,

Quelque chose,

Une chanson,

Une odeur,

Un détail insignifiant et la vague t'emporte.

Tu replonges et tu te demandes « Mais je croyais que j'allais mieux ».

Il faut que tu saches quelque chose.

Le deuil ne va pas en ligne droite.

Ce n'est pas jour 1,

Horrible.

Jour 30,

Un peu mieux.

Jour 100,

Guéri.

Non,

C'est des vagues.

Certaines te laissent respirer,

D'autres te ramènent au fond.

Et ce n'est pas parce que tu fais quelque chose de mal,

Ce n'est pas parce que tu ne guéris pas.

C'est juste comment fonctionne le deuil.

Comme la mer,

Tu ne peux pas arrêter les vagues mais tu peux apprendre à respirer entre deux.

Alors aujourd'hui,

Où es-tu dans la vague ?

Peut-être que tu es au fond,

Que le vide est écrasant.

Peut-être que tu es entre deux vagues,

Que ça respire un peu.

Ou peut-être que tu sens la prochaine arrivée.

Laisse ton attention descendre vers l'intérieur.

Où se trouve ce vide dans ton corps maintenant ?

Peut-être dans la poitrine,

Comme une pièce devenue vide.

Ou dans le ventre,

Comme un creux qui ne se remplit pas.

Ou juste sous le cœur,

Comme un poids et en même temps une absence.

Ce vide,

Ton corps le connaît.

Parce que pendant des années,

Il s'était habitué à une présence.

Pas seulement une présence dans la maison,

Une présence dans ton champ énergétique.

Ton système nerveux s'était accordé à quelqu'un.

Un rythme,

Une chaleur,

Un souffle,

Même endormi à côté de toi.

Et maintenant,

Cette fréquence n'est plus là.

Alors ton corps cherche encore.

Il scanne l'espace autour de toi.

Il attend un retour qui ne vient pas.

Ce n'est pas de la folie,

Ce n'est pas de la faiblesse,

C'est de la mémoire somatique.

Même si tu es au fond de la vague,

Respire.

Pas pour faire remonter la vague,

Pas pour la contrôler,

Juste respirer dans la vague.

Inspire lentement et sens l'espace du vide.

Expire doucement et laisse-le être là.

La vague va passer.

Pas aujourd'hui peut-être,

Pas demain,

Mais elle va passer.

Et tu remonteras à la surface.

Tu respireras jusqu'à ce qu'une autre vague arrive.

Et c'est normal,

C'est le mouvement du deuil.

Il y a quelque chose d'étrange qui se produit avec le temps.

Les vagues ne disparaissent pas,

Mais tu apprends à les reconnaître.

Tu sens quand une arrive et tu sais qu'elle va passer.

Tu connais le fond et tu sais que tu vas remonter.

Le vide reste,

Mais il cesse d'être surprenant.

Il devient une partie du paysage,

Une mer que tu apprends à naviguer.

Pas toujours sereinement,

Pas sans peur parfois,

Mais tu apprends.

Et au milieu de ces vagues,

Remarque quelque chose.

Il y a le vide,

Il y a les vagues et il y a toi.

Toi qui traverses,

Toi qui remontes,

Toi qui es encore là.

Tu n'es pas la vague,

Tu es celle qui la traverse.

Respire encore quelques fois.

Même si aujourd'hui est un jour difficile,

Même si la vague est lourde,

Tu as déjà remonté tant de fois,

Tu le referas.

Parce que ressentir le vide,

Plonger dans la vague,

Ce n'est pas régresser,

C'est juste le mouvement naturel du deuil.

Le vide est la trace de l'amour.

Et les vagues sont la preuve que cet amour comptait.

On ne plonge pas autant pour ce qui n'a pas eu d'importance.

Tu es toujours entière,

Même au fond de la vague.

Prends le temps de revenir doucement.

La vague passera,

Tu remonteras.

Et si tu as besoin d'un accompagnement plus complet sur tout le chemin du deuil à la Renaissance,

J'ai créé une méditation de 25 minutes qui s'appelle « Vivre après Lui ».

Elle explore toutes les dimensions,

Le vide,

La solitude,

La force que tu as déjà déployée et la femme que tu deviens.

Tu la trouveras ici sur Insight Timer.

En attendant de te retrouver,

Surtout,

Prends bien soin de toi.

© 2026 Isabelle Favreau. All rights reserved. All copyright in this work remains with the original creator. No part of this material may be reproduced, distributed, or transmitted in any form or by any means, without the prior written permission of the copyright owner.

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