
L'Acceptation
L'acceptation: Dans la vie, tout à une raison d'être. Il faut accepter les choses comme elles viennent. Nous avons tous tendance à juger les évènements avant qu'on n'en connaisse l'aboutissement. La question qui se pose: Est-ce que je peux mettre ce jugement perpétuel au repos pour laisser une chance à cette situation de m'offrir quelque chose que je n'avais pas prévu?
Script
Bonjour mes très chers auditeurs,
Ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de notre émission Sagesse.
On a le grand plaisir de retrouver le délicieux Stéphane Hérault.
Bonjour Stéphane.
Bonjour Nathalie,
Bonjour à toutes et à tous.
Quelle joie,
Quel bonheur,
Presque,
Oui ça explose partout,
C'est joyeux,
C'est incandescent,
J'adore te retrouver pour évoquer avec toi toutes ces fabuleuses phrases de sagesse védique,
Tout cet enseignement que tu nous prodigues chaque mois.
Merci de ta belle présence.
Merci Nathalie.
Alors comme à notre habitude,
On démarre par un petit moment de conte.
Oui.
Aujourd'hui tu nous as réservé un conte encore une fois exceptionnel.
Oui,
Le roi et l'anneau magique.
Alors même si on en a parlé du seigneur des anneaux,
C'est pas de celui-ci qu'on va parler.
Mais il y a une petite histoire dans l'âne traditionnelle où il y avait un roi qui avait un premier ministre en fin de conte.
À l'époque les premiers ministres étaient des sages.
Et il avait toujours ce premier ministre avec lui.
Et en fin de conte,
Le fait de l'avoir avec lui,
Ça lui donnait confiance.
Donc partout où le roi allait,
Il l'amenait avec lui.
Un beau jour,
Malheureusement,
Le ministre ne peut pas le joindre dans sa.
.
.
Il était parti pour faire la chasse à courre,
Donc il n'était pas disponible.
Donc le roi,
Pour une fois,
S'est dit ok,
Pas de souci,
Je vais y aller.
Et il part à cette chasse à courre.
Et à un moment donné,
Pendant cette chasse à courre,
Il tombe.
Et il tombe dans un espèce de petit arbrisseau pointu avec plein d'épines.
Et il se fait mal au pouce,
Au pouce droit.
Ça met fin directement à sa chasse à courre.
Et il repart au royaume.
Il était un petit peu inquiet par rapport à ce pouce.
Donc il va voir tout de suite le ministre,
Le sage.
Il dit,
Mon bon ministre,
Regardez,
Que pensez-vous de mon pouce ?
Et ce jour-là,
Pour telle ou telle raison,
On ne sait pas.
Le bon ministre dit,
Ah mon bon roi,
Est-ce un bien ?
Est-ce un mal ?
Dieu seul le sait.
Est-ce un bien ?
Est-ce un mal ?
Dieu seul le sait.
Mon bon ministre,
Est-ce que vous n'avez pas une autre réponse à me donner ?
Mon bon roi,
Est-ce un bien ?
Est-ce un mal ?
Dieu seul le sait.
Bon,
Un jour passe,
Deux jours passent,
Et le pouce commence vraiment à grandir.
Il va voir le sage.
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Ah mon bon roi,
Est-ce un bien ?
Est-ce un mal ?
Dieu seul le sait.
Là,
Il commence à douter de son premier ministre.
Il décide quand même d'aller voir un médecin,
Un petit peu plus sérieux.
Il va voir le médecin,
Et le médecin,
Vraiment décomposé en voyant le pouce du roi,
Il dit,
Mais mon bon roi,
Pourquoi avez-vous attendu ?
Regardez votre pouce.
On ne peut plus rien faire.
Il n'y a qu'une solution.
Le couper.
C'est de le couper.
Et là,
Il s'aventure à recouper le pouce du roi.
Alors bien sûr,
Ça fait pas tous les journaux de la région,
Mais le message véhicule dans tout le royaume,
Etc.
Il retourne voir son ministre.
Il lui montre ses quatre doigts.
Il dit,
Là,
Qu'est-ce que vous en pensez,
Mon bon ministre ?
Et le bon ministre ?
Mon bon roi,
Est-ce un bien ?
Est-ce un mal ?
Dieu seul le sait.
Pris d'une colère,
Il demande aux gardes d'emprisonner le ministre.
Ils emprisonnent le ministre.
Fini.
Au cave,
Au cachot.
Un mois passe,
Un mois et demi passe.
Et à un moment donné,
Le roi doit partir dans des contrées très très lointaines pour faire un tour de ces royaumes,
Mais aux bordures de ces frontières.
Et à un moment donné,
Donc,
Il s'en va avec son armée.
Il s'aventure dans des contrées qu'il n'avait jamais rencontrées,
Là où il y avait des êtres un peu plus maléfiques,
Un petit peu plus d'une teneur néfaste,
Jusqu'au moment où il se fait kidnapper.
Et c'était une tribu de cannibales qui faisaient des sacrifices à leur dieu.
Quand ils ont vu la parure de ce monsieur,
Ils ont dit,
Oh,
Les dieux vont être vraiment vraiment contents.
Mais le chamane du coin devait d'abord vérifier si tout était ok.
Avant de donner au dieu,
On doit vraiment vérifier la marchandise.
Et puis donc,
Bien sûr,
Ils étaient contents,
On voyait que c'était une personne importante,
Une belle stature.
Mais à un moment donné,
Le chamane s'aperçoit que le bon monsieur,
Aussi roi qu'il peut être,
Il n'a que quatre doigts.
Il lui manque un pouce.
On ne va pas lui donner,
À nos dieux,
Quelqu'un qui n'est pas complet.
Donc on renvoie le roi et on le laisse repartir.
Et pendant le chemin du retour,
Le bon roi revient.
Et là,
Tout d'un coup,
Il se souvient.
Il se souvient de ce ministre qu'il a mis au cachot.
Et il va voir ce ministre.
Et ils font vraiment un excuse.
Merci,
Merci,
Merci.
Grâce à ça,
Effectivement,
Je n'ai pas été offert au dieu.
Je ne suis pas mort.
Et puis le bon ministre dit,
Mon bon roi,
Est-ce un bien,
Est-ce un mal?
Dieu seul le sait.
Mais non,
Mais non,
Mais c'est vraiment un bien.
Et puis,
Mais par contre,
Ce qui est mal,
C'est que je vous ai laissé dans le cachot,
Tout ça.
Là,
C'est infernal.
Et puis,
Une fois de plus,
Le ministre dit,
Mon bon roi,
Est-ce un bien,
Est-ce un mal?
Et là,
À un moment donné,
Il lui tape,
Le ministre tape sur la tête du bon roi.
Il dit,
Mon bon roi,
Réfléchissez un peu.
Partout où j'allais,
Vous m'ameniez avec vous.
Vous m'aurez aussi amené dans cette épopée.
Mais moi,
J'ai mes dix doigts.
Donc je serais été,
J'aurais été donné au Dieu.
C'est moi qui aurais péri pendant cette épopée.
Donc vous voyez,
Mon bon roi,
Est-ce un bien,
Est-ce un mal?
Dieu seul le sait.
C'est l'histoire de ce bon roi.
C'est très agréable,
En tout cas,
De démarrer sur des paroles qui nous révèlent encore une fois que dans la vie,
Tout a une raison d'être.
Est-ce que c'est la transmission exacte de ce conte?
C'est qu'il faut de toute façon être dans l'acceptation et presque la résilience des choses,
D'accepter les choses comme elles viennent.
Disons que ce compte,
Il va un peu plus loin.
C'est observer notre tendance à juger les événements avant qu'on connaisse l'aboutissement des événements.
Et si tu observes bien,
Nathalie,
La plupart du temps,
Des fois,
On vit des choses,
Alors des fois très agréables.
Et puis là,
On monte en enthousiasme.
Et là,
On est complètement euphorique.
Et on se rend compte qu'après un certain temps,
Cette même chose qui nous avait donné de la joie intense s'avère difficile ou s'avère peut-être pas du tout aussi agréable qu'on le pensait.
Et des fois,
Il y a des moments durs qu'on traverse dans la vie.
Ça nous est tous arrivé ou ça arrive à plein de personnes.
Et des fois,
Ces moments qui ont été très difficiles nous ont renforcé dans cette quête de la quête de recherche de soi ou peut-être la quête du bonheur ou du bien-être ou peut-être la quête de l'être humain tout simplement.
Et on se rend compte qu'en fin de compte,
Cet événement qu'on avait jugé dans un premier temps négatif,
Il se dévoile avec un autre visage.
Des fois,
Ça se passe aussi dans les relations humaines.
Des fois,
Il y a des personnes,
On dit,
Ah,
Celle-ci,
Je ne peux pas la voir,
Je suis vraiment.
.
.
Non,
Ce type de personne,
Ça ne me convient pas du tout.
Et quand on commence à la côtoyer,
Il va peut-être y avoir un moment donné où le visage de cette personne va changer.
Et au lieu de voir que le côté négatif,
On va commencer à voir le côté positif.
Et l'inverse est vrai.
Des fois,
Il y a des personnes avec un côté positif.
Puis une fois qu'ils nous font quelque chose,
Une chose qui ne nous a pas plu.
Et là,
Après,
On voit que le côté négatif.
Donc,
Cette histoire,
C'est vraiment une histoire pour nous inciter à dire,
Est-ce que je peux mettre de repos ce jugement perpétuel pour laisser une chance à cette situation de m'offrir peut-être quelque chose que je n'avais pas prévu et pourtant je sais au fond de moi que ça m'apportera quelque chose qui va me faire grandir.
Et c'est ça cette capacité dans la tradition védique quand je parlais dans les premières émissions de Viveka,
Ce discernement.
Avoir ce discernement qui fait que je ne rentre pas dans mes jugements hâtifs.
Ça,
C'est très important.
Je laisse à l'expérience,
Je laisse à la personne,
Je laisse à la situation la possibilité de se retourner pour qu'elle puisse m'offrir ce qu'elle a de mieux pour moi,
Dans mon évolution personnelle bien sûr.
Et puis c'est l'idée qu'il n'y a finalement ni positif ni négatif,
Il y a simplement de l'expérience.
La vie nous amène des choses sur notre chemin.
Et puis même,
Je pense à tous ces cas de figure où les gens poussés par la fatigue parce qu'ils ne veulent pas s'écouter à un moment et prendre du temps pour eux.
Et ça,
C'est des exemples de la vie quotidienne,
Ils finissent par se casser la jambe.
Et bien,
Quelque part,
La vie leur donne l'opportunité enfin de s'arrêter.
C'est le corps en tout cas qui a décidé.
Et si on arrive à transcender ces situations de la vie quotidienne,
On peut se rendre compte qu'elles avaient toujours une raison d'être et qu'elles nous amènent,
Entre guillemets,
Vers l'expérience que l'on doit recevoir,
Vers l'enseignement que l'on doit recevoir.
Exactement,
C'est ça la beauté.
C'est de se dire est-ce que je suis capable de dépasser cette notion de bien et de mal?
Et dans la tradition védique,
C'est très présent.
C'est pour ça qu'on parle de cette philosophie.
Le nom de cette philosophie est appelé Advaita Vedanta.
Veda,
C'est la connaissance.
Anta,
C'est la fin,
L'aboutissement,
Dans le sens de l'accomplissement.
Donc Vedanta,
L'accomplissement de la connaissance et Advaita.
Vedata veut dire dualité.
Donc dualité veut dire quoi?
Toujours rester dans ce bipolarisme,
C'est-à-dire bien,
Mal,
D'accord,
Pas d'accord,
Correct,
Pas correct,
Noir,
Blanc,
Noir,
Blanc,
Tous ces opposés.
En fin de compte,
D'un certain côté,
Si on cherche un petit peu plus loin,
On croise un peu plus loin,
On s'aperçoit que ces valeurs opposées sont complémentaires dans la vie.
Mais dans un premier temps,
Le mental,
Lui,
Il va s'attacher simplement à la matière,
À l'objet,
À la situation,
Sans percevoir ce que l'objet,
La situation ou la personne peut offrir dans la notion d'évolution personnelle.
Et quelle est ma capacité à sortir du bien et du mal dans ces jugements connotés?
Après,
Je ne dis pas qu'il y a certaines valeurs.
Il y a des valeurs que je préfère,
Les valeurs de l'altruisme,
Les valeurs de l'amour,
Les valeurs du partage,
Les valeurs de la compassion,
Toutes ces choses-là.
Bien sûr,
Ça,
Ce sont des valeurs dans lesquelles je préfère m'orienter.
Mais sortir du bien,
Du mal,
Ça permet d'aller au-delà.
Et c'est pour ça qu'il y avait trois qualités de la conscience.
La conscience s'est appelée Avastha.
Ces trois qualités de la conscience sont appelées les trois Gunas.
Et que sont ces trois Gunas?
On les appelle Sadhva,
Rajas et Tamas.
Tu en as certainement entendu parler si tu étais un petit peu intéressé à la Ayurveda.
Donc,
On en parle beaucoup dans cette notion-là.
Mais dans la tradition de l'Advaita Vedanta,
C'est vraiment plus qu'un concept,
C'est un principe qu'on appelle Guna Tadva.
Tadva veut dire principe.
Et les Gunas,
Ce sont trois qualités qui régissent l'univers,
Qui régissent aussi bien le macrocosme que le microcosme.
Alors que sont ces trois qualités?
La première,
Sadhva,
C'est la pureté,
C'est l'équilibre,
L'harmonie,
C'est la légèreté,
La luminosité,
Toutes ces qualités qui émanent de cet éveil.
Tu perçois?
Ensuite,
Il y a Rajas.
Rajas,
C'est l'activité.
Donc,
L'activité,
Il y en a besoin.
Si tu veux prendre un téléphone,
Si tu veux taper sur ton clavier,
Tu vas mettre un dynamisme,
Une activité.
Si tu veux retourner chez toi,
Si tu veux penser,
Il y a une activité mentale.
Le système solaire se maintient.
Pourquoi?
Parce qu'il y a cette activité,
Mais qui est juste,
Qui est équilibrée.
Tu vois?
La planète Terre ne peut pas retourner trop vite.
Elle ne peut pas tourner pas assez vite.
Tout est bien,
Juste et équilibré parce qu'il y a cette qualité qu'on appelle Sadhva qui maintient,
Comme un socle,
Qui maintient Rajas.
Et il y a Tamas.
Tamas,
C'est l'inertie,
La lourdeur,
L'apathie.
On a besoin de Tamas parce que tu pourrais pas t'endormir le soir.
Rajas serait trop présent au point que tu puisses pas t'endormir.
Et le sommeil est réparateur.
En plus qu'il soit réparateur,
Il nous apporte aussi d'autres bénéfices.
D'autres bonheurs.
D'autres bonheurs,
Exactement.
Donc Rajas,
Lorsqu'il est en surplus,
Lorsqu'il est déséquilibré,
Ça va devenir justement l'hyperactivité.
L'hyperagitation,
Ça va devenir l'irrétabilité,
L'agressivité,
La violence.
Et quand Tamas est en surproportion,
Ça va devenir la dépression,
L'apathie,
Le manque d'intérêt pour la vie,
L'ignorance.
Donc ces trois qualités régissent notre univers.
Aussi bien le macrocosme que le microcosme.
Donc dans l'Advaita Vedanta,
On ne perçoit pas les situations comme bien ou mal.
On voit pas une personne comme bien ou mal.
On perçoit la situation ou la personne avec la qualité de la conscience qu'elle exprime.
C'est à dire que si une personne est dans la violence,
On peut en parler en ce moment,
Ces jours-ci,
C'est à dire que bien sûr on peut juger ces personnes en disant que ce sont vraiment des bonnes à rien,
Des mauvais,
Etc.
On peut aller dans ce sens-là,
Mais ça apporte rien.
Mais par contre si on s'aperçoit qu'ils ont un excès de Rajas,
Un excès d'agressivité,
Un excès,
C'est que la conscience s'exprime à travers cette activité.
Donc dans l'absolu,
Ils vont arriver jusqu'aux actes asociaux,
Jusqu'au meurtre,
Jusqu'au manque de conscience de l'appartenance entre les gens.
Après,
Si une personne a un excès de Tamas,
Bien sûr que cette personne,
On peut dire qu'elle est sans espoir,
Etc.
,
On pourra jamais rien faire avec cette personne.
On pourrait émettre ce jugement,
Mais les jugements n'apportent rien.
Par contre,
Si on prend conscience que cette personne exprime un excès de Tamas,
C'est à dire qu'il va falloir simplement maintenant nous poser la question comment je peux rééquilibrer.
Parce que Tamas,
On en a besoin,
Rajas,
On en a besoin,
Mais elles doivent être bien établies avec le socle qu'on appelle Sadhva.
Sadhva,
C'est la pureté.
Donc comment je peux élever ma conscience?
On le fait à travers certaines sources d'énergie.
La première,
C'est la nourriture.
La nourriture a un impact énorme sur notre qualité de conscience.
Donc forcément,
Si on mange trop de viande rouge,
Si on boit trop de café,
Si on mange trop de thé,
Trop de sucre,
Après on peut en manger la bonne dose.
C'est comme dormir.
Dormir correctement,
Ça suffit.
Pas assez,
Tu deviens irritable et trop,
Tu deviens empathique.
Donc la dose est nécessaire et c'est ça qui est important.
Donc la nourriture a un rôle essentiel dans notre qualité de la conscience et selon ce que je mange,
C'est de cette façon que je vais m'exprimer.
Parce que chaque nourriture va se transformer en une toxine qu'on appelle Hama,
En ayurvédia,
Qui est le summum de la toxine,
Qui elle va changer les humeurs.
Donc qui va changer la qualité de la conscience.
Et c'est ça qui est intéressant.
Donc ça commence à voiler notre perception,
Ça commence à voiler notre compréhension du monde,
Notre compréhension des émotions,
Notre compréhension de l'eau.
Ça court-circuit tout.
Donc dans l'Advaita Vedanta,
On dépassait cette notion est-ce un bien,
Est-ce un mal ?
Dieu seul le sait.
On n'en sait rien après tout.
Mais quelle est la qualité de la conscience que j'exprime à ce moment-là ?
Et c'est ça le plus important.
Donc ces trois qualités qu'on appelle Sattva,
Rajas et Tamas sont des qualités où on doit faire attention.
Et comment les augmenter ?
Comment arriver à un équilibre ?
On va le faire à travers la nourriture.
Et là je sais que dans beaucoup de tes émissions,
Tu en parles et puis tu reçois plein de livres que tu conseilles notamment aux auditeurs et aux auditrices.
L'autre,
On va aussi porter notre attention sur la respiration.
La respiration a un impact énorme.
C'est ce que l'Art de Vie fait maintenant depuis plus de 35 ans,
Enseigner vraiment à se ressourcer,
À se régénérer.
Et à nettoyer aussi.
Et à nettoyer.
La méditation et le sommeil.
Donc ces quatre aspects sont très importants.
Pourquoi ?
Parce que tu vas commencer à rééquilibrer ces trois qualités de la conscience à travers tes sept niveaux d'existence qui te composent.
Donc tu vas retrouver cette qualité de la conscience à travers ton corps,
Ton expression du corps physique,
La respiration si elle est fluide,
Entrecoupée,
Courte,
Saccadée.
Le mental dans le sens perception,
L'essence.
Ensuite l'intellect,
Jugement,
Conceptualisation,
Discernement.
Et ensuite il y a citta,
La mémoire en sens créé.
Donc c'est pas simplement le fait de se mémoriser mais d'enregistrer les empreintes des événements,
Des situations,
De ce que j'ai vécu.
Puis il y a l'ego aussi,
Le sixième niveau d'existence.
Et puis il y a le septième existence qui est le soi.
Qui est en sens créé pareil.
C'est le soi.
S.
W.
A.
Alors que nous on l'écrit S.
O.
I.
Donc il y a le corps physique,
Kathya,
Il y a prana,
Le souffle,
Il y a manas,
Le mental,
Il y a buddhi,
L'intellect,
Citta,
La mémoire,
Ahamkara,
Ça c'est l'ego,
Et il y a le soi qui est le self.
Il y a un grand saint,
Un grand sage qui s'appelle Adhishantakaracharya qui a créé un magnifique traité qui s'appelle Tattvabodha,
La compréhension de l'être humain à travers un principe qu'on appelle Boddha,
Tattvaboddha.
Donc c'est aux éditions Chimnoy pour les personnes qui sont intéressées.
Et qui exprime finalement la perfection inhérente à la vie,
La perfection de chaque chose qui arrive.
Ça me rappelle un livre que j'avais reçu il y a quelques années,
Le titre m'avait marqué c'était chouette une tuile.
Et finalement ça évoquait un petit peu ça,
Alors là de manière plus occidentale,
Mais en effet cette idée que quand parfois il nous arrive quelque chose de difficile,
De négatif,
Et bien la vie nous a prouvé à maintes et maintes reprises que c'était pourtant un enseignement,
Ça avait une raison d'être.
Et donc c'est vrai que plus on le vit,
Plus on est capable d'être dans cette résilience et cette acceptation.
Alors comme tu le dis,
Je trouve ça très intéressant de rappeler que l'alimentation,
Le sommeil,
Les pratiques respiratoires,
Méditatives nous permettent de maintenir cet état.
Parce que si,
Et moi je suis la première à sentir que quand je suis très fatiguée,
J'arrive plus à faire la part des choses,
J'arrive plus à trouver cet équilibre.
Donc en fait on met les chances de notre côté,
D'un point de vue physiologique aussi,
Parce qu'on n'arrive pas à prendre la vie comme il faudrait la prendre,
C'est-à-dire avec juste les bras ouverts,
Lui dire oui,
Quelque part accepter ce qu'elle nous amène comme expérience,
Mais il faut passer aussi par le corps.
Le corps encore une fois est d'une importance considérable.
Oui,
Tous les niveaux sont très importants parce que ça va du plus grossi au plus subtil,
Et c'est très important de prendre en conscience que nous avons une responsabilité vis-à-vis de ces niveaux d'existence.
Comment je les nourris,
Comment je les entretiens,
Ça c'est très important.
Si je regarde trop de films violents,
Forcément ça va imprimer ma conscience de cette violence,
Donc forcément ça va se retranscrire.
Parce qu'on est tous canalisateurs de certaines énergies,
De certaines ondes,
C'est-à-dire que si je reçois ces ondes négatives et que je les entretiens,
Je vais faire en sorte que je vais émaner cette négativité.
Donc j'alimente un égrégore,
Un égrégore qui est un égrégore de colère,
D'agressivité,
De violence,
Et quand cet égrégore est tellement fort,
Il y a d'autres personnes qui se connectent à cet égrégore et qui vont agir sans conscience.
C'est-à-dire que c'est l'énergie de l'égrégore qui fait en sorte que ça pousse les gens à aller vers des actes de violence comme des mouvements de groupe.
On a vécu ça dans toute notre histoire,
Aussi bien pour le positif que pour les négatifs.
Si tu te réunis à cent mille personnes avec une violence,
Une décharge négative très importante,
Ça a un impact sur la conscience collective.
Tout le monde peut le ressentir à ce moment présent.
Et si tu médites à 3 500 000 personnes,
Comme on vient de le faire en Inde pour les 35 ans de l'art de vivre,
Ça a aussi un impact sur notre conscience.
Donc c'est très important d'aller au-delà.
Et pour revenir à cette notion de bien et de mal,
C'est quelle est ma capacité à me dire que ta volonté soit faite?
Et ça c'est une phrase que Jésus disait.
Mais est-ce qu'on a vraiment perçu la puissance de cette phrase?
C'est-à-dire que quand tu prends conscience que tu as ton mental,
Ton intellect,
Ta mémoire,
Et tu as ce mental qui peut,
Ton esprit entre guillemets,
Qui peut simplement agir selon les filtres que tu as,
Tes concepts,
Tes comportements,
Tes croyances,
Tes émotions,
Tes peurs,
Tes doutes.
Donc forcément ça va avoir un impact parce que quand c'est lui qui guide la machine,
Tu vas aller à travers ses filtres à lui.
Mais quand tu laisses la conscience,
Le soi,
Guider tes actes,
Guider tes choix,
Guider tes paroles,
À partir de là,
Tu sais qu'il y a une puissance divine qui,
Elle,
Prend soin de l'harmonie.
C'est à dire que le matin t'as pas besoin de te dire bonjour mes cheveux,
Vous avez besoin de pousser aujourd'hui.
Ou vous avez besoin de dire bonjour à mon estomac,
Aujourd'hui je vais vous donner la nourriture,
Vous avez besoin,
En tout cas vous allez devoir la digérer.
Tout ça,
Ça se fait d'une façon inhérente,
T'as pas besoin parce qu'il y a une intelligence subtile,
Il y a une intelligence sublime et supérieure qui régit tout ça.
Donc si cette intelligence est capable de régir l'aspect le plus technique de notre corps,
Regarde comment,
À quel point il est capable de régir le côté le plus subtil de notre être.
Et quand Jésus disait que ta volonté soit faite et non la mienne,
C'était une invitation à laisser ce grand esprit,
Cette grande conscience,
Dieu,
Peu importe le mot qu'on veut y mettre derrière,
C'est pas si important que ça,
C'est je me remets à cette conscience du soi qui est à l'intérieur de moi et qui,
Elle,
Va faire le travail.
Donc c'est pas se décharger,
C'est simplement remettre notre responsabilité à une partie plus subtile,
Plus divine de notre vie.
Et c'est ça le plus important.
Mais comment le faire ?
Comment le faire ?
Si on n'arrive pas à trouver cette paix intérieure,
Si on n'arrive pas à se recentrer et aller chercher cette connexion horizontale et vertébrale aussi,
Dans tous les niveaux.
Horizontale dans le sens,
Cette notion d'appartenance à l'univers entier,
Dans chacune des cellules qui est composée par cet univers.
Et verticale,
Cette reliance entre la terre et le ciel.
C'est pour ça que Jésus disait « Notre Père qui est aux cieux ».
Alors c'est vrai qu'on n'en a jamais parlé mais c'est vrai,
J'ai eu la chance,
Par ton intermédiaire,
De rencontrer Shri Shri Ravi Shankar et s'il y a bien un enseignement que j'ai retiré de cette rencontre,
C'était l'idée d'être au service.
C'est quelque chose qui me trottait un petit peu par la tête mais quand on a eu cette interview,
Et à un moment il me disait « souris » et « sers » finalement,
Soit au service,
Ça je l'ai pris comme un message qui m'était plutôt destiné au-delà de l'interview.
Et donc ça,
Ça ramène à la fois aussi,
À la fois de se dire « on est là,
On est guidé ».
Donc c'est presque tellement euphorisant de se dire qu'il y a quelque chose de bien plus grand que nous qui vient là chaque jour guider nos pas,
Que ce soit vers ce qu'on peut appeler encore le négatif ou le positif,
Mais très vite quand on commence à être dans cette conscience des choses,
On oublie ce que peut être le positif ou le négatif,
C'est juste la vie et tous les jours on est guidé.
Et ça c'est vrai que c'est quelque chose de très précieux que m'a transmis Sri Sri Ravi Shankar,
C'est l'idée qu'il faut simplement garder foi,
Que nous sommes au service et que la vie nous mène toujours vers le meilleur.
Et c'est très très fort d'avancer au quotidien avec cette pensée-là que je vous invite vraiment à laisser émerger en chacun de vous.
C'est exactement ça.
Et quand on peut le percevoir en tant qu'enseignement dans le concret,
Dans sa vie,
C'est là où on a tout compris.
La gratitude pour tous ces enseignements si précieux que l'on reçoit à chaque passage sur Radio Médecine Douce.
C'est un plaisir partagé Nathalie.
Merci infiniment,
À bientôt.
Merci.
Namaste.
Rencontrez votre professeur
4.4 (51)
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