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Histoire de surf et de vagues

by Valérie Demont

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Un épisode de podcast simple que j'espère inspirant sur mon apprentissage du surf comme un lieu de leçons spirituelles et conscientes. A écouter à tout moment, même en farniente. Parfait pour l'été et se rendre compte que chaque élément de la vie est un moyen d'être plus présent à soi, à l'autre, à la vie et aux éléments naturels.

Script

Cet été,

Je suis inspirée par un épisode simple de partage d'expériences,

Gorgée des énergies océaniques,

Je l'espère,

Rafraîchissant,

Diversifiant tout en étant spirituel et conscient,

Un reflet de la vie,

Issu de l'apprentissage de surfer la vague ou la mousse.

Je vous raconte mes gamelles dans l'océan et mes quelques succès.

Je suis Valérie Demond,

L'éditrice et la voix derrière ce podcast.

Mon rôle,

C'est de préparer les leaders,

Les entrepreneurs pour le monde de demain et pour ça,

Je m'appuie sur trois piliers qui sont fondamentaux pour moi,

Le leadership conscient,

La capacité de l'entreprise à se diriger vers demain et l'écologie intérieure.

Concrètement,

Qu'est-ce que ça veut dire ?

J'accompagne surtout des entreprises,

Des leaders et des entrepreneurs à intégrer de la conscience et du sens,

La conscience et l'intelligence du cœur dans leur gestion d'entreprise,

Dans leur leadership,

Dans leur marketing et dans leur expression sincère et authentique.

Allez,

Place à l'histoire !

En 2018,

Nous sommes en vacances en famille à Seignosse,

Sur la côte landaise dans le sud-ouest de la France.

Je propose à Cédric et Lucas de faire un cours d'initiation au surf et le lendemain,

J'écrivais dans mon journal,

M'être faite passer à la machine à laver,

Avoir bu toute l'eau de la mer,

Avoir ressenti de la terreur en voyant les vagues arriver sur moi,

Avoir paniqué ne touchant plus le sol,

Accroché à ma planche,

En tentant d'avancer à contre courant pour rejoindre le groupe quelques mètres plus loin.

Ce soir-là,

Durant ce qui était supposé être un super cours de surf au coucher du soleil,

Je m'étais battue contre l'océan,

Contre les éléments et contre moi-même pour y arriver.

J'étais sortie lessivée et dégoûtée.

On aime profondément l'océan,

On y va presque chaque année pour nos vacances et j'ai vraiment le sentiment en fait que quand on y a goûté,

On ne peut plus s'en passer et on a tellement adoré et on aime tellement regarder les surfeurs,

C'est encore mieux que de regarder les gens skier,

Prendre les vagues,

Aller dans des petits tubes,

Vraiment descendre,

Surfer,

Retourner,

Se placer,

Attendre,

C'est passionnant pour nous,

On adore ça.

J'aime voir l'océan,

Quand je suis à Lausanne,

Il me manque,

Je me sens vraiment appelée par lui et pour moi,

Il est tellement riche d'enseignements et vivant,

Il est différent chaque jour,

Il a ses propres règles,

Il a foi permanent et impermanent.

Et puis,

Il s'est passé le Covid et tout ça et après les ligaments croisés,

Moins de sport,

D'autres vacances et tout d'un coup,

En printemps 2023,

Je capte ma nouvelle vision de vie personnelle et le surf et l'océan font partie de cette vie-là,

De même que plusieurs livres que j'écris.

Et puis donc,

L'été arrivant,

Je me mets déjà à écrire un des livres parce que quand même,

Il faut que je me mette en route,

Même si on a déjà trois à mon actif et puis on a prévu de retourner à Lacanau et donc pour moi,

Ça me semble évident qu'il faut qu'on apprenne à surfer et c'est évident que c'est quelque chose que je veux faire avec Cédric et Lucas.

Et donc,

Pour cette seconde expérience,

Je savais à quoi m'attendre et puis honnêtement,

Ça ne pouvait pas tellement être pire que ce que j'avais vécu la première fois.

Entre temps,

J'ai recommencé à nager,

J'ai pris des cours de natation,

Bien sûr,

J'ai bu la tasse,

Mais j'avais un peu plus d'endurance,

Un peu plus de physique et puis surtout,

J'étais beaucoup plus à l'aise dans l'eau.

Moi,

J'avais très,

Très peur en fait quand j'avais pas pied et donc là,

J'avais eu peur dans cette expérience précédente.

Mais du coup,

De faire des cours de natation,

Tout ça,

J'étais vraiment beaucoup plus à l'aise dans l'eau et de nager régulièrement aussi.

Donc,

Cette expérience-là,

L'an dernier,

Été 2023,

Elle serait différente.

Et cela,

L'été,

Ça a vraiment été différent tout autant que ça a été riche d'apprentissage.

Donc,

On a démarré avec un cours d'initiation de trois jours et puis on a prolongé sur la semaine pour faire finalement dix jours de cours.

On a eu des courbatures à des endroits inhabituels parce que le surf,

C'est vraiment un sport hyper complet et surtout,

On a constaté qu'on faisait des progrès lents,

Mais des progrès remarquables tout de même.

Donc,

On prend des gamelles et je vous jure que ça fait mal parce qu'en fait,

On tombe dans peu d'eau vu qu'on apprend à surfer là où il y a les mousses,

À marée basse.

Et puis,

Je vis le même combat,

C'est-à-dire que chaque fois que je dois repartir de la plage pour retourner me placer où il y a de l'eau jusqu'à mes hanches,

Je vais à contre-courant,

Contre la vague.

Il y a une série de vagues qui arrivent,

Même s'elles ne font qu'un mètre de haut.

Elles sont d'une violence inouïe quand elles arrivent dessus.

Je tente parfois de passer dessous,

Mais ma planche de surf s'en va quand même en arrière.

À chaque fois,

En fait,

Je recule de quelques mètres.

L'avancée que j'avais prise entre les deux vagues,

En fait,

Au lieu d'attendre que la série de vagues soit passée et d'avancer à ce moment-là.

Et il faut vraiment vouloir,

En fait,

Vouloir aller se replacer au bon endroit et pour prendre la vague au bon moment,

La mousse.

Et honnêtement,

Je suis vidée,

Usée à chaque cours,

En fait,

Je suis vraiment lessivée comme mon corps,

Il n'en peut plus.

Et puis,

Au bout d'un moment,

Je me dis,

Il va falloir que je trouve des ressources ailleurs et faire autrement.

Donc là,

J'appelle mes guides,

L'intention,

La loi de l'attraction,

Tout ça.

Maintenant,

Il faut m'aider,

En fait,

Parce que sinon,

Tout ça,

Je ne vais jamais y arriver.

Et là,

Ça commence à marcher,

C'est un peu plus fluide,

Je commence à me lever,

Je suis un peu moins fatiguée et tout ça.

Et sur les derniers cours,

Le prof,

Il voit que ça va mieux,

Donc il nous emmène un peu plus loin,

Là où il y a les vraies vagues qui s'amorcent.

Et là,

C'est une expérience encore bien différente parce qu'en fait,

On est censé se lever au moment où la vague,

Elle monte et puis qu'elle va s'apprêter à se casser.

Et en fait,

À ce moment là,

On est couché sur notre planche,

On est censé se lever à ce moment là,

Vraiment à ce point de bascule précis,

Alors qu'on est au sommet de la vague,

Face au vide et dessous nous,

C'est un mètre cinquante de vide.

Et donc,

Au lieu de se lever,

Qu'est ce qui se passe ?

Réflexe naturel,

On s'accroche à la planche et là,

L'arrière de la planche est propulsé par la vague parce que le poids n'est pas au bon endroit sur la planche.

L'arrière de la planche bascule sous le poids de la vague et hop,

C'est machine à laver,

La vague qui nous arrive dessus,

La planche qui s'en va.

Bref,

On se retrouve au fond de l'eau et là,

Il faut remonter,

On n'a pas pied et retourner se placer au bon endroit.

Et entre deux,

Il faut reprendre son souffle.

Et entre deux,

Il y a des vagues qui continuent à arriver.

Donc,

Voilà ce qui se passe,

C'est qu'on a ce réflexe naturel de s'accrocher alors qu'on devrait lâcher.

C'est à la fois beau et à la fois,

L'océan est vraiment très,

Très puissant.

Et on aime ça,

On a envie,

On veut vraiment y arriver et on s'accroche à cette volonté d'y arriver malgré une série d'échecs,

Les uns après les autres,

En fait,

Pendant chaque cours qui dure deux heures.

Et puis,

On vit un dernier cours qui est juste magique.

Il pleut,

On est sous la pluie.

Si je me rappelle bien,

C'est le soir,

Mais je ne vais pas dire des bêtises.

Il pleut et en fait,

Il pleut vraiment beaucoup.

C'est juste avant l'orage qui est en train d'arriver.

On voit les éclairs qui sont très,

Très loin,

Donc on ne va pas pouvoir rester longtemps dans l'eau.

Mais ce qui est juste incroyable,

C'est qu'en fait,

On a ce mélange,

Ce contraste d'eau douce qui réusselle sur notre visage,

Qui vient laver.

Voilà,

On a encore le goût du sel dans la bouche.

On s'essuie les lèvres,

On a le contraste eau de mer,

Eau de pluie.

Et puis,

C'est vraiment magique,

En fait,

Ces gouttes qui rebondissent avec force,

En fait,

Sur l'océan,

Qui créent des petits cercles d'ondes.

Et puis,

La luminosité est telle que chaque goutte,

En fait,

Apparaît lumineuse,

En fait,

Transparente,

Remplie et dense.

Et c'est très,

Très,

Très beau,

Quoi.

Et on vit vraiment un moment magique,

Quoi.

Et là,

Je suis en train de vous le raconter.

Je suis encore dedans,

Alors que ce souvenir a plus d'une année.

On est émerveillé,

En fait,

Émerveillé devant ce moment.

Et là,

Il y a de la douceur de la pluie qui contraste avec,

Des fois,

La violence que peut avoir l'océan.

Et donc,

On repart humble face à l'océan,

Face à cet élément naturel.

On est bourré de respect pour lui.

Et on est rempli du désir,

En fait,

De continuer,

Malgré toutes les gamelles,

Quoi.

Et je repars avec plein d'apprentissages l'an dernier,

Qui,

Voilà,

Cette manie que j'ai de me battre contre la vague et de vouloir absolument avancer à contre-courant,

Alors qu'on a la possibilité de sortir de l'eau et de contourner le courant,

Même en restant dans l'eau,

Sur la planche.

Je pense que vous avez déjà vu des surfeurs qui retournent au spot et puis qui pagaillent,

Coucher sur leur planche.

Et je ne sais pas pourquoi,

C'est quelque chose qui ne me traverse pas l'esprit.

Donc ça,

C'est une sacrée leçon.

La volonté et l'intention de me lever.

Mais je me suis aussi rendu compte que la volonté seule ne suffisait pas,

En fait.

Et mon intention seule ne suffisait pas.

J'avais besoin d'acquérir le mouvement,

La force dans mon corps et de faire appel à une force extérieure à moi,

Donc au soutien de mes guides.

Et donc,

C'était vraiment un alignement tout en étant chaque fois,

Un réalignement tout en étant chaque fois complètement désaligné.

Vu qu'à chaque fois que tu tombes de la planche,

En fait,

Tu dois te remettre dans ton axe et tout ça,

Et remonter sur la planche,

Reprendre l'équilibre,

Etc.

Et puis,

Il y a eu la peur du vide depuis le sommet de la vague,

S'accrocher à la planche au lieu de se lever et d'aller avec le mouvement.

Donc,

Oser et puis mettre mon égo de côté,

Quoi,

Parce qu'on a l'impression,

En fait,

Qu'on va y arriver,

Qu'on y arrive.

Et puis,

Quand on se voit,

Eh bien,

En fait,

C'est pas du tout ça,

Quoi.

Donc,

Mettre l'égo de côté et puis l'humilité face à l'élément naturel.

En fait,

Nous,

Humains,

On n'est rien.

Et tout continue,

En fait,

Tout a lieu,

Tout se passe.

C'est un cycle qui a lieu malgré nous et peut être à nos dépens,

Quoi.

Et puis,

À un moment donné,

Il y a le moment où on se lève et on arrive à surfer quelques mètres pour aller jusqu'à la plage et imprimer,

En fait,

Cette mémoire du succès du mouvement dans nos cellules,

Dans mes cellules,

Et de sentir cette satisfaction intérieure,

En fait.

C'est beau,

C'est envoûtant et on en veut encore,

Quoi.

Donc,

Du coup,

Cette année,

On est retournés à la cano.

C'était évident pour moi.

Je suis partie une semaine avant Cédric et Lucas.

J'ai écrit et pendant toute cette semaine où j'écrivais,

Je voulais vraiment,

En plus d'écrire,

Je voulais aller surfer,

Quoi.

Donc,

J'étais hyper impatiente qu'ils arrivent,

Parce que je ne me suis pas autorisée à y aller,

Parce que je trouvais que ce n'était pas sympa,

En fait,

De le faire sans eux et de prendre de l'avance,

En fait.

Donc,

Voilà,

Je sentais cette envie d'enfiler ma combinaison humide parce qu'on nous prête des combinaisons.

Puis bon,

De toute façon,

Même si elles séchaient chez nous,

Ça ne sèche pas à l'océan.

Donc,

Enfiler la combinaison humide,

L'envie de rentrer dans l'eau,

Y aller,

Qu'il fasse beau ou qu'il pleuve,

Sentir l'eau froide,

En fait,

Qui passe quand même sous la combinaison pour faire cette couche isolante.

Ma main sur le liche pour tirer ma planche,

Pour retourner au bon endroit,

Pour me placer,

Attendre la bonne mousse,

Sentir que c'est la bonne,

Grimper sur ma planche,

Pagailler,

Ressentir la propulsion,

Pousser sur mes bras et mes jambes et tenter monter coffre.

J'avais envie de ça,

J'en pouvais plus,

Quoi.

J'étais vraiment hyper impatiente.

Et bon,

Ils sont arrivés et j'ai dit bon,

Alors on va faire du surf.

Non,

On attend,

On a attendu le lundi,

Ils sont arrivés le samedi.

Ma passion,

C'était encore à mise à rue d'épreuve.

Mais cette année,

En fait,

Je suis prête.

J'ai fait de la musculation depuis le mois de mars.

J'avais la pêche et j'avais vraiment surtout l'envie.

Et la pêche,

Elle venait de l'envie,

Même si j'ai eu une bronchite interminable.

D'ailleurs,

Je tousse encore.

Mais voilà,

Ça fait depuis mai que j'étais malade.

Mais quand même,

J'avais en fait l'envie et la pêche.

Et puis à nouveau,

Je savais encore une fois à quoi m'attendre.

Je savais comment y aller.

Cette année,

J'étais vraiment prête.

Et malgré tout ça,

Les deux premiers jours,

Je prends les serriers de vagues les unes après les autres,

En pleine face,

En marchant à contre courant,

Jusqu'à ce que j'ai de l'eau à la hauteur de mes hanches.

Je ne pense pas.

Je suis là,

Je suis bien,

On surf,

J'ai le sourire,

Mais j'ai jusqu'aux oreilles.

Je suis heureuse.

On est dans l'eau.

On apprend à surfer ensemble.

On est en vacances.

On vit en fait ce qu'on est en train de se raconter,

Ce qu'on partage pendant nos repas en famille depuis que la saison 2 est terminée.

On se réjouit.

Moi,

Je vis en fait ma vision de moi dans le futur.

En train d'apprendre à surfer,

De travailler et vivre comme j'ai envie.

Et j'adore.

Et on a de la chance.

Et on est dans cette énergie là,

Alors que j'avance à contre courant.

Je suis là dedans.

Donc,

Je ne me rends même pas compte que je suis à contre courant.

Je pose mes pieds les uns après les autres.

Comme j'ai fait de la muscu,

Je suis un peu plus coriace que l'année précédente.

Bon,

Je me place.

Je vois la bonne vague.

Je grimpe sur ma planche.

Je pagaille.

Je pousse sur mes bras et mes jambes et je tombe.

Encore,

Encore et je tombe encore.

Pendant les deux heures de cours du lundi et des mardis,

Je ne fais que de tomber.

Parfois,

C'est mon épaule qui touche le fond.

Parfois,

C'est mon poignet.

Parfois,

Je prends des décharges dans les chevilles parce qu'il n'y a pas assez d'eau et je ne sais même pas au moment où je vais tomber,

Quelle quantité d'eau il y a sous moi.

Je bois la tasse,

Je me prends la planche dans la tronche.

Enfin,

Voilà.

Et pourtant,

Pourtant,

J'y arrive pas.

Mais je reconnais la bonne vague et je sais la prendre.

Et donc,

À un moment donné,

Voilà,

Je suis émerveillée.

Je suis là dedans,

Je profite,

J'adore de sentir cette propulsion.

Je ne fais que de prendre des gamelles.

Je regarde Cédric et Lucas qui se lèvent et qui arrivent.

Et tout d'un coup,

J'entends une petite voix dans ma tête qui me dit Cocotte,

Si tu comptes te lever,

Il faudrait peut être le vouloir et donc poser ton intention.

Et là,

Je dis,

La pièce,

Elle est tombée.

Des fois,

Je me dis,

Mais je suis où,

Quoi?

Comment,

En fait,

Je peux avoir oublié de vouloir me lever?

Et en fait,

J'étais là pour faire cette expérience là,

Pour apprendre ça,

Pour m'en rendre compte.

J'étais détendue,

J'étais heureuse,

Je n'étais pas en combat,

Je n'étais pas en force,

Mais j'avais juste oublié de décider de me lever de ma planche de surf.

Donc,

Je me suis replacée.

J'ai regardé les vagues arriver.

La troisième,

C'était la bonne.

Je regarde vers la plage,

Le champ,

Elle est libre.

La mousse,

Elle arrive.

Une deuxième,

Je me dis bon,

Je pourrais pouvoir prendre la troisième.

Je saute sur ma planche,

Je sens mes dessus de pieds qui sont au bon endroit sur la tranche arrière de la planche.

Je regarde derrière moi.

La vague,

Elle arrive.

Je pagaille avec mes bras.

Je sens qu'elle arrive.

Je me sens propulsée,

J'expire parce que c'est mon truc.

J'expire,

Je pousse avec mes bras.

Je pose mes pieds de manière très saccadée et décomposée.

Le temps semble durer une éternité.

Je suis devant.

Mes pieds sont posés sur la planche.

Je regarde où je vais.

Je vais pouvoir me repositionner,

Sentir et paf,

Je tombe.

J'étais debout.

OK,

J'étais pas à la bonne place.

J'étais debout.

Je me suis levée.

J'ai réussi.

J'avais l'intention de me lever et j'ai réussi.

Et ensuite,

Ça a été top pendant deux jours et après,

Galère de nouveau pendant trois.

Mais tout ça pour vous dire qu'au moment où je suis sortie de l'eau,

J'ai réussi tout ça.

J'étais hyper contente.

C'était au bout de deux jours.

C'était la première fois que je me levais.

J'ai retrouvé les sensations de l'année dernière où j'arrivais à peu près.

En tout cas,

Cette sensation d'arriver,

Ce qui ressemble à rien,

À ce qu'on voit des surfeurs qui font ça depuis toute leur vie.

Et je vais vers le prof,

Quoi,

Avec mon sourire de satisfaction et tout.

Et il me dit,

Tu vois,

Valérie,

C'est comme dans la vie.

Il faut faire les choses justes,

Prendre la bonne vague.

Maintenant,

Tu vas observer les séquences de vagues pour te diriger vers ton point de départ de la même manière que tu observes pour prendre ta bonne mousse.

Tu te fatigueras moins.

Et puis,

Il me fait regarder le courant qui tire dans la direction du sud.

Nous,

On est entrés dans l'eau à peu près 50 mètres plus haut.

Certains de mes collègues,

Ils sont 100 mètres plus bas.

Il y a un monstre courant,

En fait,

Dans l'océan qui nous tire vraiment.

Même quand on marche,

On est emmenés en direction du sud.

Des jours,

C'est plus fort que d'autres.

Et il me dit,

Sors de l'eau pour revenir te placer.

Tu te fatigueras moins.

Et puis,

Prends le temps de faire des pauses,

Quoi.

Moi,

Je me marrais parce que j'écoutais me parler.

Puis,

Je me disais,

Mais c'est d'une évidence ce qu'il est en train de me dire.

Mais pourquoi je ne peux pas y penser,

Quoi?

Je suis tellement,

En fait,

Dans ma volonté d'en vouloir y aller,

Tout ça,

Que tout bon sens s'en va,

Quoi.

Et donc,

Ben ouais,

Apprendre à surfer,

C'est le reflet de la vie.

C'est me connaître pour être au bon endroit et au bon moment avec les bonnes ressources,

C'est observer le contexte et le sentir,

Puis percevoir le bon moment,

La bonne vague,

M'��tre préparée pour cela.

Dans mon corps,

Mais aussi dans mon intention.

Ne penser à rien d'autre,

M'installer sur la bonne mousse,

Poser mon intention,

Me laisser propulser par son énergie et me lever.

Et là,

Je peux surfer un petit coup,

Trouver mon équilibre,

Le juste positionnement.

Puis retourner à ma place,

Attendre le bon moment.

Les vagues qui arrivent en série,

Elles n'ont pas toutes le même design,

Elles n'ont pas toute la même énergie.

Et parfois,

Entre les séries,

Il y a de longues pauses.

Donc,

Entre identifier la bonne et attendre que la bonne arrive ou au moins qu'il y en ait une,

Ça demande de la patience,

De la concentration,

Des sensations,

En fait,

D'écouter l'intérieur et d'observer.

Et puis,

Donc,

Apprendre à surfer,

C'est spirituel,

C'est conscient.

Apprendre à surfer,

C'est un apprentissage de la spiritualité,

De la conscience,

De la présence.

Surfer,

C'est savoir gérer le courant,

Quand aller à contre courant,

Quand le contourner,

Quand attendre,

Quand se reposer,

Quand c'est le bon moment.

C'est gérer ses ressources pour les attribuer au bon endroit,

Au bon moment.

C'est oser prendre la vague et ne pas en avoir peur.

Surfer,

C'est aussi identifier le bon spot.

Ce n'est pas forcément suivre du monde,

Parce que surfer en groupe,

C'est rassurant quand on est seul,

Mais c'est aussi démarrer les vagues à plusieurs et abandonner pour laisser aller l'autre et obéir aux règles.

En groupe,

C'est aussi attendre son tour.

Voilà,

Avec mon histoire de surf que j'espère inspirante pour vous et avec laquelle vous trouverez sans doute des parallèles pour votre propre sport,

Votre propre chemin de conscience,

Que ce soit en entreprise,

Pour votre leadership ou pour votre vie personnelle,

Parce que finalement,

Tout est sujet à apprentissage de la conscience et donc de la spiritualité,

Parce que la spiritualité ne sert à rien d'autre que la vie.

Et puis,

Si comme moi,

Vous êtes de retour de vacances et que la période vous semble un peu particulière,

Je vous propose d'écouter le podcast Les énergies du mois d'août qu'on a co-créé avec Corinne Lauzen.

Vous pouvez aussi prendre un rendez-vous dans mon agenda pour échanger,

Partager et amorcer la création d'un lien si on ne se connaît pas encore.

Et puis,

Je vous souhaite une belle suite d'été.

Et je vous dis à très vite.

© 2026 Valérie Demont. All rights reserved. All copyright in this work remains with the original creator. No part of this material may be reproduced, distributed, or transmitted in any form or by any means, without the prior written permission of the copyright owner.

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