
Comme une plume sur l’eau – pour t’endormir doucement
by Yoan Mryo
Tu n’as rien à faire. Juste te laisser glisser. Cette méditation est une traversée, un espace suspendu entre veille et sommeil… Pas de performance ici, juste une voix, un souffle, une présence. Elle t’accompagne, pas à pas, pour te souvenir que ton corps sait déjà dormir. Pour celles et ceux qui comptent les heures… les pensées… les tentatives. Ce soir, tu peux tout déposer. Et t’abandonner.
Script
Bienvenue.
Ce que tu vas entendre n'est pas une méditation classique,
Ce n'est pas un exercice avec des consignes précises,
Ni une performance de relaxation.
C'est un espace,
Une traversée,
Un moment que tu t'offres,
Simplement pour être là,
Pour t'abandonner.
Et si ton mental est bavard,
C'est parfait,
Il n'y a rien à forcer.
Tu peux t'allonger,
Fermer les yeux,
Ou juste écouter,
Et laisser le reste se faire.
Le sommeil,
Ce mystère que notre corps connaît si bien,
Mais que notre époque a recouvert de stress,
D'écrans et d'attentes.
On croit qu'on peut dormir sur commande,
Comme on appuie sur un interrupteur.
Mais dormir,
Ce n'est pas s'éteindre,
C'est s'ouvrir.
Et pourtant,
Nous sommes nombreux à lutter chaque soir,
À chercher la position parfaite,
Le silence parfait,
La bonne pensée.
Certains comptent les heures,
D'autres comptent les cachets.
Le sommeil est devenu un combat,
Alors qu'il fut autrefois une évidence,
Un retour naturel à la source.
Il existe des solutions rapides,
Oui,
Des médicaments puissants qui inondent le cerveau de signaux chimiques,
Le poussant à croire qu'il est fatigué.
Et parfois,
Ça fonctionne.
Mais ce sommeil-là,
Souvent,
N'est qu'un voile,
Un endormissement qui manque de profondeur,
De rêve réparateur,
De véritable cycle.
Et peu à peu,
On oublie comment s'endormir sans béquilles,
On doute de notre propre capacité à lâcher prise.
Alors on tente autre chose,
Des remèdes naturels,
Des infusions,
Du CBD,
Un fond de musique douce.
Mais si on ne descend pas à l'intérieur de soi,
Le corps ne comprend pas,
Car le sommeil ne vient pas de l'extérieur,
Il naît d'un espace intérieur qu'il faut au juste rappeler.
C'est à cet espace que cette méditation t'invite,
Pas à pas,
Souffle après souffle,
Comme un chemin de retour,
Pas pour te forcer à dormir,
Mais pour t'aider à te souvenir que tu en es capable.
Alors maintenant,
Sens ton corps,
Sens sa forme,
Sa température,
Son contact avec le matelas ou le support sur lequel tu es installé.
Rien à corriger,
Rien à modifier,
Ton corps a le droit d'être tel qu'il est,
Ici,
Maintenant,
Et porte ton attention sur la respiration,
Elle rentre,
Elle ressort,
Sans effort,
Comme une vague lente qui vient et repart.
Tu n'as rien à faire,
Seulement observer.
Prends maintenant une grande inspiration par le nez,
Puis expire lentement par la bouche,
Comme si tu soufflais une bougie sans l'éteindre.
Encore une fois,
Inspire,
Puis relâche doucement,
Et ressens,
Ressens comment ton corps commence déjà à s'adoucir,
À se poser,
Tout doucement,
Comme une plume sur l'eau.
Maintenant,
Ferme les yeux de l'intérieur,
Et repense à ta journée,
Imagine-la comme un petit film en accéléré.
Tu te lèves,
Tu vis,
Des sons,
Des gestes,
Des instants,
Peu importe si les images sont fous,
Tu revis les grandes étapes,
Pas pour les analyser,
Mais pour les laisser s'éloigner,
Comme un bateau qui s'éloigne du rivage,
Et puis doucement,
Ramène ton attention ici,
Dans ce moment,
Dans ce souffle,
Ton esprit revient,
Comme une étoile qui choisit enfin de retomber sur terre,
Tu es là,
Et c'est suffisant,
Et maintenant nous allons relâcher le corps,
Pas pour le contrôler,
Pas pour le forcer à se détendre,
Mais pour l'autoriser à s'abandonner,
Comme une corde qu'on laisse tomber sans la retenir.
Commence par les pieds,
Imagine que tes pieds deviennent lourds,
Très lourds,
Comme s'ils s'enfonçaient doucement dans la terre,
Tous les muscles,
Les tendons,
Les os,
Fondent dans la détente,
Puis ressent les chevilles,
Les mollets,
Des filaments de calme remontent le long des jambes,
Dissolvant chaque tension sur leur passage,
Les genoux s'assouplissent,
Les cuisses se relâchent,
C'est comme si les jambes devenaient presque liquides,
Prêtes à s'endormir seuls,
Laisse maintenant le bassin s'élargir,
Sans bouger,
Juste par l'imaginaire,
Comme si tout s'ouvrait à l'intérieur,
Le bas du dos,
Les hanches,
Tout se détend sans rien demander,
Le calme remonte dans l'abdomen,
Dans le plexus solaire,
Puis jusque dans la poitrine,
Ton coeur bat calmement,
Tranquillement,
Comme une berceuse,
Et le dos,
Ce dos si souvent tendu,
Offre lui une pause,
Imagine que chaque vertèbre respire un peu mieux,
Laisse fondre chaque nœud comme une glace au soleil,
Puis les épaules s'effondrent doucement,
Sans bruit,
Sans résistance,
Et les bras deviennent lourds les doigts,
Tout glisse vers l'immobilité douce du sommeil,
Monte maintenant dans la gorge,
Puis dans la nuque,
Tu n'as plus besoin de parler,
Ni de réfléchir,
Tu peux juste être,
Relâche la mâchoire,
Relâche les yeux,
Même s'ils sont déjà fermés,
Laisse tomber les paupières plus bas encore,
Laisse le front s'aplanir,
Et le crâne devenir espace,
Ton corps entier est maintenant profondément détendu,
Comme une mer sans vent,
Comme un refuge sûr,
Tu peux y rester aussi longtemps que tu veux,
Maintenant si ton esprit est encore là,
Éveillé,
Curieux,
Agité peut-être,
Je te propose un petit jeu,
Un jeu lent,
Un jeu secret,
Un jeu pour tromper le mental et l'inviter à baisser la garde,
Tu vas compter à l'envers,
200 à 0,
À ton rythme,
Sans pression,
Juste comme un souffle,
98,
97,
96,
Tu peux t'arrêter,
Reprendre,
Recommencer,
Il n'y a aucun objectif,
Ce qui compte c'est le rythme,
Le glissement,
Comme si tu descendais une pente douce vers un lieu oublié,
Et peut-être que tu dormiras avant le chiffre 80,
Ou 90,
Ou peut-être pas,
Et ce sera parfaitement bien,
Car ton corps lui repose,
Et même si ton mental est encore présent,
Il n'y a plus rien à faire,
Il peut juste flotter,
Chaque chiffre devient plus flou,
Plus léger,
Tu perds le fil,
Et c'est une excellente nouvelle,
Tu n'as pas besoin de tout suivre,
Tu n'as pas besoin de comprendre,
Tu peux juste partir,
Et si tu es encore là,
Que tu entends ces mots,
Alors reste encore un instant,
Reste là,
Dans le silence qui suit,
Tu n'es plus tout à fait éveillé,
Tu n'es pas encore endormi,
Tu es en train de glisser,
Et dans ce glissement,
Tout ton être récupère,
Guérit,
Ralentis,
Dors si tu veux,
Écoute encore un peu si c'est ce qui t'aide,
Mais quoi qu'il arrive,
Tu es en sécurité,
Bonne nuit,
Et merci d'avoir voyagé avec moi.
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