
Méditation de la rivière de la vie - Programme MBCL
Proposer une métaphore de l’attitude d’équanimité, maintenir le déroulement de l’expérience dans le canal de la conscience, reconnaître intimement les détails les plus infirmes de l’expérience tout en s’ouvrant largement à l’océan des possibilités. Le programme MBCL (Mindfulness-Based Compassionate Living) vise à cultiver la compassion pour soi et les autres. Basé sur la pleine conscience, il offre des pratiques et des exercices pour développer la résilience émotionnelle, la bienveillance, et une attitude ouverte face aux difficultés de la vie.
Script
Je vous propose de vous installer dans une position confortable,
Et puis de prendre conscience de ce qui vous apparaît à la conscience,
De vous connecter avec toutes les expériences qui émergent,
Sans attente,
Rien de spécifique qui n'a besoin de se produire.
Libre de choisir le chemin que vous voulez suivre,
Soit le chemin de la guidance,
Soit votre propre chemin.
Peut-être que parfois vous aurez envie de vous attarder un peu plus longtemps à un endroit,
Ou peut-être parfois d'aller plus vite.
Les deux chemins sont au cas.
Il n'y a pas d'effort à faire pendant cet exercice,
Juste laissez l'imagination travailler pour vous,
De vous connecter à votre corps,
Laissant la détente s'installer,
Prenant conscience de la détente qui s'installe dans chacun des muscles,
Du sommet de la tête jusqu'au bout des pieds,
Se connectant à la respiration,
Au rythme respiratoire,
Allongeant un peu plus chaque expiration,
Afin de laisser un rythme respiratoire apaisant s'installer.
Imaginons qu'au début,
Il n'y ait encore rien.
La première expérience est encore à venir.
Ne sachant même pas ce qu'est une expérience.
Il n'y a rien et vous ne savez rien.
Et à partir de rien,
La première expérience apparaît comme une goutte d'eau chaissant d'une source.
La première expérience est la sensation de l'air qui s'écoule à travers les narines.
Et la goutte suivante est la sensation de l'air qui s'écoule vers l'extérieur,
Comme un minuscule ruisselet qui se forme au fur et à mesure des sensations du souffle,
Des sensations qui sont contenues dans le chenin de votre conscience.
Et ce ruisseau qui grandit au fur et à mesure que les sensations du souffle émergent,
Que ce soit dans votre nez,
La gorge,
La poitrine,
Le ventre.
Ce ruisselet qui est devenu un ruisseau.
Tandis que le chenin de la conscience s'adapte,
Permettant sans effort au flux de s'écouler,
S'accroissant avec d'autres sensations qui viennent du corps et des sens,
Surgit de nulle part.
Chaleur,
Fraîcheur,
Mouvement et repos,
Tension et détente,
Pesanteur et légèreté,
Les sensations des cinq sens,
Des odeurs ou des goûts,
Des sons,
Des moments de silence,
Des sons qui sont auprès,
Des sons qui sont plus loin,
De la lumière,
De l'obscurité,
Des couleurs,
Des formes,
Des sensations qui viennent à la fois de l'intérieur et de l'extérieur,
Des sensations de toucher et d'être touché,
Expérimentant le désagréable ou l'agréable.
Le canal de la conscience accueille le tout,
Sans marquer de préférence,
S'élargissant sans effort avec le volume du ruisseau,
Accueillant maintenant une rivière qui grossit et qui s'écoule,
Donnant de l'espace à tout ce qui va et qui vient.
Et outre la conscience de ce qui émerge,
En intérieur ou à l'extérieur,
Il peut y avoir des images et des souvenirs du passé.
Tout ceci apparaît dans le flux de la conscience,
Comme issu de nulle part,
Des souvenirs de la petite enfance,
Vivaces ou estompées,
Des images de personnes avec lesquelles vous avez grandi,
Votre famille peut-être,
Des grands-parents,
Des parents,
Des frères et soeurs,
Et aussi des soignants,
Des menteurs.
Des images des endroits où vous avez grandi,
Des maisons,
Des lieux,
Des animaux,
Des jouets avec lesquels vous avez joué,
Se connectant avec ces images du passé,
Qui maintenant qu'elles se remémorent parfois surgissent de nulle part,
Un passé douloureux ou joyeux.
Et le canal de la conscience s'élargit sans effort et donne de l'espace à ce qui survient et laisse partir ce qui s'évanouit.
Des souvenirs de la maternelle,
De l'école,
Des enseignants,
Des camarades de classe,
Des choses que vous avez apprises,
Peut-être parfois aisément,
Parfois plus difficilement,
Des souvenirs de succès ou d'échec,
D'avoir été nourri ou d'avoir été blessé,
De l'aisance comme de la maladie.
Et dans le canal de la conscience,
Il y a un espace pour tout,
Aimé ou détesté,
Chéri ou méprisé.
L'image de vous-même à ses dix apparences âges de la vie est apparaissante,
Étant un bébé puis après un enfant,
Un élève,
Un adolescent,
Un étudiant,
Ouvert à la découverte du monde,
Ce monde qui s'élargit sans cesse,
À la découverte de la sexualité,
Des délices et des déceptions,
Se faire des amis,
En perdre d'autres de vues,
Être aimé ou être mal aimé,
Vivant des déménagements,
Voyageant,
Vous connectant avec les lieux où vous avez vécu,
Ceux où vous avez étudié,
Où vous avez travaillé,
Par rencontre de personnes qui vont et qui viennent,
Parfois des relations harmonieuses,
Parfois des relations plus difficiles,
Se connectant avec ce sentiment d'enrichissement et parfois un sentiment un peu plus ténu,
Un sentiment de perte,
Arrière de la conscience,
Rencontrant des rapides,
Des cascades,
Des obstacles,
Des tourbillons,
Et pourtant le canal s'élargit,
Le canal de la conscience s'élargit pour permettre au flux de s'écouler et de devenir de plus en plus calme,
De plus en plus large,
À mesure que la rivière s'élargit,
Offrant de l'espace,
De tout ce qui a besoin d'espace.
Toutes ces images et les souvenirs de votre histoire de vie qui peuvent rejoindre le courant,
Même ceux que vous avez oubliés depuis longtemps,
Et dans votre conscience il y a de l'espace,
Tout ce à quoi vous vous êtes identifié un jour et tout ce à quoi vous vous identifiez aujourd'hui,
Des qualités,
Des compétences,
Des talents,
Des imperfections,
Des missions ou des rôles,
Des groupes,
Des réseaux,
Des croyances,
Des opinions,
De l'espace pour toutes les histoires que vous racontez sur vous-même,
Sur les autres,
Sur le monde,
De l'espace dans le flux de la conscience pour tout ce que vous intégrez comme le « je »,
Le « moi »,
Le « mien » et aussi pour tout ce à quoi vous ne vous identifiez pas,
Le « non-je »,
Le « non-moi »,
Le « non-mien ».
Il y a de l'espace pour le « nous »,
Pour le « eux »,
Pour les amis,
Pour les ennemis,
Tout ce qui peut vous sembler proche ou lointain,
Qui rejoint le flux.
Et enfin,
Le canal de la conscience peut contenir non seulement les images du passé et du présent,
Mais aussi les images du temps à venir,
Les projets,
Les rêves,
Les promesses,
Les espoirs et les craintes,
Aussi bien des intuitions subtiles ou des souhaits sincères,
Les visions d'harmonie et de paix,
Aussi bien que celles de malheur et de calamité,
Comme des images de paradis ou d'enfer.
De l'espace pour les intentions,
Les engagements,
Pour l'inconnu et pour ceux qui n'arrivaient pas encore à y mettre ils-y.
Laissant la rivière croître,
Maintenue dans le canal de la conscience qui sans cesse s'élargit et s'approfondit.
S'adaptant sans effort à tout ce qui a besoin d'espace.
Voilà que les berges de la rivière s'écartent tellement qu'il n'est plus possible de voir l'autre rive.
La conscience est toujours plus vaste,
Toujours plus profonde.
La rivière devient ainsi une mer.
La mer devient un océan.
Toujours plus large,
Toujours plus profond.
Avec un cœur aussi grand que le monde,
Offrant de l'espace pour toute chose.
Ainsi la rivière de la vie s'écoule entre la sagesse du néant et l'amour de toute chose.
Puis en reprenant contact avec la respiration,
En reprenant contact avec notre corps,
Notre corps assis sur le support ou allongé sur le sol.
Vous ouvrant les yeux,
Vous reconnectant avec la salle où vous êtes,
Avec les personnes,
Les groupes.
Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.
Org
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