20:07

La conscience individuelle

by Stéphane Ayrault

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C'est facile de détruire, mais c'est plus difficile de redonner la vie... La vie est un chant, une expérience où on alterne entre la création et la destruction. Parce que ce sont les énergies qui la gouverne. On peut se laisser emporter par certaines émotions. Mais allons nous nous laisser les submerger?

Script

En fin de compte,

C'est un conte qui est raconté à l'époque de Bouddha et à cette époque-là,

Il y avait un meurtrier qui sévissait dans une certaine région et je pense que cette personne avait subi les vicissitudes de la vie,

Elle avait été déçue à plusieurs reprises et cette déception s'était transformée en colère,

En rage,

En haine,

Donc il était devenu celui qu'on appelait Angulimala.

C'était celui qui portait un collier de doigts.

Pourquoi ?

Parce qu'il s'était décidé de couper la tête aux gens et de couper un doigt pour se venger de la société.

Alors bien sûr,

Dans cette région-là,

Qui est remplie de personnes,

Les gens du peuple,

Maintenant la légende d'Angulimala commence à se faire savoir,

Connaître et les gens commencent à déserter cette région.

Un jour,

Bouddha venait dans cette région-là et tous les disciples,

Tous les gens qui venaient voir Bouddha disaient,

Bouddha surtout ne va pas dans cette région,

Dans cette colline-là car il sévit un fou,

Un meurtrier qui s'appelle Angulimala.

Et Bouddha dit,

Pas de souci,

Je vais aller voir.

Non,

Non,

Si tu vas,

Il va te tuer.

Il dit,

Peut-être,

On verra qui tuera l'autre,

Peut-être que ce sera lui ou peut-être que ce sera moi,

Sait-on jamais.

Et malgré ça,

Il entame son chemin.

Mais tous les dévots,

Tous les disciples de Bouddha qui avaient dit,

On ne t'abandonnera jamais Bouddha,

Au fur et à mesure que Bouddha montait la colline,

On voyait ses disciples petit à petit se faire de moins en moins nombreux et au moment donné où il arrive tout seul en haut de cette colline,

Angulimala qui était dans sa cabane,

Qui voyait de loin cet homme qui osait venir,

Peut-être qu'elle n'avait pas entendu parler d'Angulimala,

Le grand.

Et puis il voyait quand même un état de sainteté,

Comme un moine,

Un sage,

Quoi qu'il en soit,

S'il vient,

Je le tuerai.

Et plus il approchait,

Plus il voyait ce visage lumineux,

Rayonnant et il sort et il dit,

Mon bon monsieur,

Je te conseille de ne pas avancer plus que ça,

Car si tu avances,

Je te tuerai et je vois que tu es un saint homme et aujourd'hui je n'ai pas décidé,

Je trouverai quelqu'un d'autre.

Donc je te laisse partir.

Il dit,

Non,

Non,

Non,

Non,

Je viens exactement parce qu'Angulimala,

Je peux te dire,

Ce corps j'en ai plus besoin,

Je te donne ce corps pour faire ce que tu as à faire et obtenir ton millième doigt.

C'était son objectif,

Il en avait sur son collier 999,

Donc il lui en fallait plus qu'un.

Et Angulimala dit,

Espèce de vieux fou,

Je vois qu'on est,

Je ne suis plus tout seul,

On est au moins deux.

Il dit,

Non,

Tu es libre d'utiliser ce corps.

Et Angulimala d'une vaste énergie dit,

Ne bouge plus ou je vais vraiment te tuer.

Et là,

Bouddha lui répond,

Mais Angulimala,

Ce n'est pas moi qui bouge,

C'est toi,

Tu es éparpillé dans tous les sens,

C'est toi qui as bougé.

Moi,

Je suis le même et je ne bouge plus depuis bien longtemps,

Donc je t'offre ce corps.

Et là,

Angulimala s'approche de Bouddha,

Mais Bouddha lui dit,

Avant que tu puisses couper mon doigt ou me couper la tête,

Je vais te demander simplement une requête,

Un dernier vœu.

Angulimala dit,

Pas de souci,

Quel est ton vœu ?

Et Bouddha fait voir à Angulimala un arbre,

Il lui dit,

Est-ce que tu peux me couper quelques branches de cet arbre ?

Angulimala,

Sans hésiter,

Prend son sabre et coupe une trentaine de branches d'un seul coup rapidement.

Et là,

Bouddha lui dit,

Très bien,

Est-ce que maintenant tu peux remettre ces branches à cet arbre ?

Et Angulimala dit,

Espèce de vieux fou,

Tu sais très bien qu'on ne peut pas en remettre,

Une fois que je les ai coupées,

C'est coupé,

Je ne peux plus les remettre.

Il dit,

Ah ah,

Ah ah,

Donc c'est facile de détruire,

Mais de redonner la vie ou de créer,

C'est plus difficile.

Tout le monde peut détruire ce qu'on veut,

Tout le monde peut couper des branches,

Mais remettre des branches,

Il faut un plus grand pouvoir.

C'est facile de couper des doigts,

Mais de faire donner la vie,

C'est beaucoup plus difficile.

À ce moment-là,

Il est dit dans cette légende qu'Angulimala a dit à Bouddha,

S'il te plaît,

Montre-moi la voie.

Et il a atteint l'illumination ce jour-là.

Et donc,

Il n'aura jamais obtenu ce millième doigt,

Mais en tout cas,

Il aura saisi l'essence de notre raison sur terre,

En effet,

Et de pouvoir faire le choix du bien,

Puisqu'on est en période d'élection.

On peut aussi se positionner chaque jour comme une forme d'élection intérieure,

De se dire,

Je choisis le bien en moi,

La lumière plutôt que l'obscurité.

Oui,

À chaque fois,

C'est un peu ce qui nous est demandé à certains niveaux,

Parce qu'on peut se laisser emporter par certaines émotions,

Certaines énergies,

Certains même moments graves de notre vie,

Mais est-ce que ces énergies,

Ces émotions vont nous laisser aller vers la négativité ?

Est-ce qu'on va se laisser emporter par cette négativité au point qu'on va détruire,

Au point qu'on va vraiment maltraiter peut-être l'autre,

Au point où on va ne plus sentir cette notion d'appartenance avec l'autre ?

Ou est-ce que,

Justement,

Je suis capable d'observer ce qui se passe à l'intérieur de moi et sentir que des fois j'ai des nœuds,

Des fois j'ai des jalousies,

Des fois j'ai des agressivités,

J'ai la colère,

Mais comment je peux transformer ces énergies pour toujours voir ce qu'il y a derrière ?

Comment je peux construire ?

Parce que construire,

Ça a toujours été plus difficile que détruire.

Détruire,

C'est facile,

On n'a rien de temps.

D'ailleurs,

Il y a une très belle tradition dans la tradition bouddhiste,

Quand on parle justement des malas,

Des mandalas,

La tradition des mandalas.

C'est-à-dire qu'un mandala,

C'est un magnifique art,

Ça prend du temps à le construire,

À mettre les poudres ou peut-être à le peindre.

D'habitude,

Ce qu'ils faisaient,

C'était sur le sol,

Ils prenaient plein de poudres de couleurs.

C'est ça,

Il manque du sable.

Voilà,

Du sable,

Ils créaient le mandala,

Ça prenait un temps important et immense.

Et à un moment donné,

À la fin,

D'un seul coup,

Ils détruisaient.

Ça,

C'était vraiment pour nous mettre en valeur l'impermanence des choses,

Que toute chose est impermanente.

Ça peut prendre beaucoup de temps pour créer,

Beaucoup moins de temps pour détruire.

Et la vie est comme ça,

La vie est un champ,

Est une expérience où on alterne entre création et destruction.

Création et destruction parce que c'est les énergies qui gouvernent cette vie.

L'énergie de Brahma,

L'énergie créatrice,

L'énergie de Vishnu,

Celle qui préserve la vie,

Et puis l'énergie destructrice Maheshwara,

Shiva,

Qui transforme.

Et en chacun d'entre nous,

On a ces différentes énergies.

Peut-être qu'il y a des personnes qui ont plus l'énergie de Brahma,

L'énergie créatrice.

Donc on appelle ça Brahma Shakti et on appelle ça le principe Brahma Tattva,

Le principe de création,

Le principe de la vie,

L'énergie créatrice.

Et si tu observes,

Tu as des personnes qui sont très bonnes pour aller dans n'importe quel endroit et en peu de temps,

Ils créent les choses.

Et des fois,

Ces personnes n'ont pas Vishnu Tattva,

Vishnu Shakti,

L'énergie de préserver.

Il y a des personnes par contre qui n'ont pas cette énergie créatrice.

Mais par contre,

Tu as créé quelque chose et tu leur donnes la responsabilité de le maintenir,

Ils vont être très très bons pour le maintenir.

Et puis après,

Il y a des personnes qui ont Shiva Shakti,

Maheshwara Shakti,

Shiva Tattva.

Shiva Tattva,

C'est l'énergie de transformer.

Il y a des personnes,

Tu les mets dans n'importe quel endroit,

Le système déjà établi,

Leur énergie va faire en sorte qu'ils vont le transformer,

Détruire.

Ça fait partie de la vie,

Ça fait partie de la vie.

Est-ce qu'il faut finalement détruire en tout cas au vu de la transformation ?

Alors détruire,

Je ne sais pas si c'est le bon mot,

Mais comme cet exemple de Mandala où à un moment tout peut partir voler en un coup de vent.

Ce travail qui peut durer des heures,

Cette oeuvre d'art peut s'envoler comme ça.

On dit souvent que dans la nature,

Il y a un processus de transformation,

Rien ne se perd,

Tout se transforme.

On peut tirer quelque chose de positif de la destruction finalement ?

Bien sûr,

Parce que de toute façon,

Il y a toujours une transformation.

Même si tu repars dans le système d'une société,

Il y a des cycles,

Des cycles qui durent peut-être 500 ans.

Et puis au bout de 500 ans,

Il y a une nouvelle énergie qui monte.

Les vieux schémas se détruisent.

En période électorale,

On a bien vu ça,

Des différents partis qui étaient là depuis un bon bout de temps commencent à se déliter.

De nouvelles énergies augmentent.

Donc c'est-à-dire que l'énergie transformatrice est toujours présente parce que la vie est ça.

La vie,

Comme l'univers naît,

À travers le Big Bang,

L'univers s'est créé,

La création,

Il y a un maintien et puis à un moment donné,

Il va y avoir une dissolution.

Et c'est ça qui est intéressant,

C'est prendre conscience que le moment présent est tellement important.

Je dois le savourer à chaque instant.

Pas savourer forcément l'objet,

Mais savourer comment je me sens dans le processus d'évolution.

L'objet n'est ni plus ni moins qu'un support,

Un soutien.

Mais comment je me sens dans le processus de l'évolution.

Et comment à chaque instant,

Je peux apprécier là où je suis,

Dans ce moment de création,

Dans ce moment de maintien et dans ce moment de transformation,

Dissolution.

Et s'apercevoir qu'à l'intérieur de nous,

On a ça aussi.

Regarde,

Il y a des personnes qui ont peut-être un travail depuis 20,

30 ans et à un moment donné,

Dans leur phase de leur vie,

Il y a un intérêt qui se perd pour ce travail qu'ils ont eu pendant 20,

30 ans.

Il y a quelque chose qui est en train de se dissoudre,

Quelque chose qui est en train de se transformer pour laisser apparaître et naître une nouvelle énergie pour que cette personne aille vers autre chose.

Et ça,

C'est le cycle de la vie.

C'est pour ça que dans ces phases de transformation,

C'est toujours intéressant d'observer comment on se sent.

Et ne pas se taper sur la tête en disant « Oh,

C'est pas vrai,

Après toute cette pratique spirituelle,

Je me sens opprimé,

Je sens que je vais nulle part.

» Non,

Non,

Non,

Non,

Non,

Non,

Non.

Observez ce qui se passe.

Tiens,

Qu'est-ce que je suis en train de vivre en ce moment ?

Quelle est l'énergie qui va s'éveiller en moi et vers quoi je vais aller ?

Et est-ce que je suis prêt à m'ouvrir vers quelque chose que je n'ai pas encore peut-être appréhendé,

Peut-être que je n'en suis pas forcément conscient ?

Alors comme tu disais,

Il y a des personnalités qui sont un peu plus dans la facilité à accepter le changement.

Moi,

J'ai une grande question sur l'impermanence parce que c'est vrai que finalement,

Quand on s'incarne sur Terre,

On devrait avoir cette conscience à chaque instant que rien ne nous appartient,

Même pas le corps que l'on vient incarner.

Comment être davantage dans l'acceptation que tout nous échappe et que même les gens autour de soi,

Même tous les sentiments amoureux mais qui sont d'ordre tellement terrestre,

Finalement pour l'âme,

Il n'y a pas d'attachement.

Comment vivre dans ce détachement et comment accéder justement avec plus de sérénité ?

Je le vois en fin de compte par rapport à ma propre expérience,

C'est prendre conscience que tu as deux processus qui se fait de cette vie.

Tu as ton processus individuel et tu as ce processus collectif.

Si tu prends l'individu,

Il naît à un moment donné,

Il va vivre à un moment donné,

Il va mourir à un moment donné.

C'est idem pour les sociétés.

Tu as des sociétés comme la Rome antique,

Rome,

L'Antiquité,

Il y a une société qui est venue,

Grèce.

Il y a plein de sociétés qui sont nées et qui sont mortes.

Donc,

Prendre conscience que sur le plan individuel,

C'est la même chose.

C'est-à-dire que oui,

C'est un processus de création,

De maintien,

De dissolution,

Que pour la société,

C'est le même processus mais sur un temps plus long et que toi,

En fin de compte,

Comme une vague,

Tu t'émerges,

Tu t'élèves et tu retournes à l'océan.

Tu t'émerges,

Tu t'élèves et donc,

Prends conscience qu'à un moment donné,

Tout ça,

Ça va s'arrêter.

Tout ça,

Ça va s'éteindre.

Donc,

Ça te permet d'atteindre ce détachement.

C'est-à-dire savoir,

C'est pour ça,

C'est-à-dire que je mets mon 100%,

Je suis à 100% dans ce mandat-là,

Dans la précision,

Dans la perfection mais je sais qu'avec le moindre rafale de vent,

Tout ça va être balayé.

C'est ça le détachement.

C'est se dire que je mets mon attention à 100%,

Je le fais avec amour,

Avec intensité,

Je le fais avec conscience,

Je le fais avec joie et à chaque instant,

Je sais que tout ça peut repartir.

Mais c'est justement ça qui n'est pas simple.

Eh ben oui,

Eh oui.

Parce que c'est d'y mettre tout ce que tu cites,

C'est-à-dire toute l'attention,

Toute l'intensité,

Tout ce que l'on est,

Même en sachant que quelques secondes plus tard,

Ça ne sera plus.

Parce que tu transfères donc au collectif,

À la notion d'appartenance et c'est là où c'est intéressant.

Parce que tu t'aperçois que ce que tu auras laissé,

C'est une trace,

Que ça soit peut-être un sourire sur une personne,

Peut-être,

Je vois,

J'ai un ami qui nous a quittés fin décembre,

Il était très jeune,

Il avait 43 ans et c'est vrai que maintenant,

Quand je repense encore à lui,

Je vois encore toutes les traces qu'il nous a laissées et pourtant son corps n'est plus là,

Son mental n'est plus là et pourtant,

À la fois,

L'âme de cette personne a laissé une trace dans son sourire,

Dans ce côté battant,

Dans ce côté joyeux,

Dans ce côté où à chaque fois il arrivait à rebondir.

Tu vois,

C'est ce côté-là qui a fait qu'il a laissé une trace.

Dans l'univers,

Il aura laissé une trace et chacun de nous,

On aura laissé une trace.

Et c'est ça qui est beau,

C'est de se dire à quel point je mets ma vie au service du bien.

Comme un petit peu,

Tu vois,

Bouddha il est allé,

Il s'est dit,

De toute façon,

Ce corps ne m'appartient plus parce que je suis au-delà du corps,

Parce que je sais que quand le corps va s'arrêter,

Je vais continuer,

Il y a quelque chose en moi qui continue.

Donc avoir cette conscience qu'on continue après,

Il y a quelque chose qui ne s'éteint pas et donc il était même prêt à dire,

Tiens,

Si tu as besoin,

Au lieu d'enlever la vie à quelqu'un d'autre,

Tu peux prendre ce corps parce que de toute façon,

Je suis plus attaché en tant que tel à ce corps parce que je suis bien au-delà de ce corps.

Et puis là,

Ça fait un trouble,

Tu as quelqu'un qui est complètement détaché,

Tu vois,

Il n'a pas peur,

Il est là,

Il va vers ce Angulimala et il dit,

Vas-y,

Prends-le,

Prends-le.

Mais dans ce détachement,

Dans cette force de l'amour,

Dans cette force de la foi,

Qu'est-ce qui s'est produit ?

Eh bien,

Il le dit,

Soit c'est lui qui me tuera ou soit c'est moi qui le tuerai.

Et effectivement,

Le mot tuer,

Ça va prendre au sens large,

Il ne l'a pas tué physiquement.

Mais qu'est-ce qu'il a fait ?

Il a tué cette partie de l'ego qui s'était recroquevillée sur lui-même,

Qui s'était renfermée sur lui-même.

Il a tué cette partie,

Il a dissous le cocon.

Donc il a tué une partie d'Angulimala,

Mais en fin de compte,

En tuant cette partie qui était vraiment sclérosée,

Il lui a permis d'ouvrir à la conscience divine,

À la conscience humaine.

Et au quotidien,

Maintenant,

Comment ça se fait concrètement tout ça ?

C'est prendre conscience une fois de plus que les émotions nous traversent tous les jours.

On ne peut pas y échapper.

Déjà parce que par rapport à ce qu'on aura mangé,

Par rapport à ce qu'on aura entendu à la télé,

Par rapport à ce que j'aurais bien dormi ou pas,

Par rapport à l'environnement dans lequel j'ai dormi peut-être,

Par rapport au conflit que j'ai eu ou pas dans mon travail,

Chez moi,

Naturellement on va être traversé par des émotions.

Donc tout l'art de vivre,

L'art d'aller vers cette conscience de soi,

C'est d'observer ce qui est le plus proche de nous,

Qu'est-ce qu'on vit à l'intérieur de nous,

Et de le transcender,

De le transformer.

La respiration,

Le yoga,

La méditation,

La connaissance,

La sagesse,

Les chants,

Les mantras,

Tout ça,

Les arts,

Chanter,

Jouer de la musique,

Dessiner,

Tout ça nous permet d'élever notre conscience pour quitter le monde paradoxal,

Le monde de la dualité,

Pour vraiment rester à l'unité.

Et voir que comme je suis à l'intérieur de moi et qu'il y a des courants d'air qui passent,

Si j'ai bien fermé mes fenêtres,

Ça va,

Il ne va pas y avoir de courants d'air à l'intérieur.

Donc une fois de plus,

C'est se préserver.

Mais c'est un travail de longue haleine.

Et à la fois,

Tu le vois dans cet exemple,

Dans cette histoire avec Angulimala,

La réalisation s'est faite en un rien de temps.

Pourquoi ?

Parce qu'une personne qui peut mettre intensément son énergie à détruire,

À être dans la négativité,

Il pourra faire de la même façon,

Se mettre à 100% dans le positif.

Et quand tu vois avec l'art de vivre,

On a enseigné dans les prisons,

On a enseigné dans des endroits,

Dans la zone du Bihar en Inde où il y a beaucoup de terroristes,

Ou même quand on a travaillé avec les personnes en Colombie,

Avec les FARC,

Il y a cette capacité en cette personne de s'être engagé parce qu'il défend une cause.

Ils défendent une justice par rapport à leur concept de la justice,

Tu vois.

Et à un moment donné,

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Lorsque tu les amènes à élever leur perception,

À voir la notion d'appartenance,

Qu'on fait tous partie d'une même conscience,

Qu'on est une seule et même famille intérieure,

À partir de là,

L'engagement a changé et ils ont la même intensité pour aller vers le positif.

Donc une personne peut intensément désirer atteindre cette réalisation,

Atteindre cet éveil,

Atteindre cette positivité,

Et ça peut se faire en un rien de temps.

Et puis c'est souvent,

Quand on a une personne qui se retrouve sur notre chemin,

C'est souvent la bonne personne au bon moment.

Et donc là,

C'était sûrement pour,

Dans la petite histoire,

Le bon moment pour ce personnage de prendre conscience aussi de sa lumière,

Puisque cette lumière lui a été reflétée dans sa rencontre avec Bouddha.

Donc c'est ça aussi,

C'est se rendre compte que le changement,

Il est de toute façon perpétuel,

Parce qu'on a tous les jours face à nous des reflets qui sont différents,

Et plus on est ouvert et dans la foi que chaque jour on va croître,

Et plus on va avoir des échos différents de par toutes les personnes que l'on rencontre.

Et ça aussi c'est intéressant,

Les sources d'inspiration,

Des êtres qui croisent notre chemin,

Et d'ailleurs qui nous donnent envie de développer telle ou telle partie.

Là finalement,

Pour ce meurtrier,

C'est l'envie sûrement de commencer à laisser croître le bien en lui.

Parfois ça peut être des qualités qu'on voit chez un autre et qu'on aimerait tout simplement développer parce qu'elles sont inspirantes.

Et c'est ça la force,

C'est pour ça qu'à un certain niveau,

On a toute cette capacité comme Bouddha d'amener cette transformation.

C'est simplement ce que tu émanes,

Ce que les gens perçoivent de toi.

A chaque instant,

Tu vas rencontrer des personnes à ta vie.

Quand tu parles à la radio,

Forcément tu émanes quelque chose de ta voix,

De ta sérénité,

Et forcément ça amène des déclics chez les uns et chez les autres.

Et chacun d'entre nous,

À notre niveau,

On a cette puissance-là.

Donc c'est ça qui est beau,

C'est-à-dire qu'il n'y a pas besoin d'attendre des Bouddhas ou des Jésus,

Il n'y a pas besoin d'attendre.

On peut avoir maintenant,

Pourquoi ?

Parce que c'est à l'intérieur de nous la conscience qu'on appelle Jiva Atman.

C'est cette conscience individuelle qui est proche de Brahma Atman,

La conscience universelle.

C'est-à-dire qu'on ne fait qu'un par essence,

Et à tout moment,

On a cette capacité d'amener la joie,

Le positif,

Le bonheur chez les uns et chez les autres,

Par rapport à ce qu'on émane.

Donc c'est un gros travail à faire sur soi,

Mais une fois qu'il est bien établi,

À chaque fois qu'on se déplace,

Qu'on est dans un endroit,

Qu'on est avec des gens,

On rayonne.

Et ça,

Ça fait le changement.

Et c'est comme ça que la société pourra changer.

Je crois beaucoup plus à ce type de changement de conscience individuelle,

De conscience universelle.

Merci chère Stéphane pour ce moment de sagesse.

Merci Nathalie,

C'est toujours un bon moment.

C'est toujours un temps très appréciable de partager avec toi.

Tout à fait,

Et on se retrouve le mois prochain pour une nouvelle émission.

A bientôt.

4.8 (31)

Avis récents

Chantal

March 26, 2021

Merci profondément, tout est ainsi 🙏

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