
Le Corps, Mappemonde des Sens
by Pia Le Cannu
Cette méditation parcourt les sens, et propose deux exercices de respirations - Ujjayi ou respiration océanique et Apas Mandala Pranayama ou exercice de respiration allié à une visualisation de l'eau dans la région du bassin. Cette méditation a été enregistrée en pleine nature, l'environnement occupe une jolie place sonore, laissez vous transporter :)
Script
Vous pouvez prendre place sur un bloc,
Un tailleur,
Ou assis sur les tibias,
Les deux genoux en contact l'un avec l'autre,
Et la palme du pied allongée,
Si jamais le tailleur ne vous est pas accessible.
Vous allez venir fermer les yeux,
Commencer à inspirer,
À expirer par le nez,
Et entièrement reposer les mâchoires,
Les pommettes,
Le front.
Puis dans cette première forme de tailleur,
Dans cette première assise,
Pour l'instant vous cherchez votre posture naturelle à vous,
Comment vous vous y installez,
Et puis peut-être que vous pourrez vous-même trouver,
Ou commencer à trouver des petits chemins dans votre posture,
Pour venir l'éclairer,
Pour venir l'agrandir.
Commencez à éprouver le tailleur,
L'assise,
Et faire les modifications qui feront que vous serez mieux installé.
Vous prenez le temps ici de vous asseoir,
De mettre du poids dans le bloc,
Dans le sol,
Et de trouver une première forme de légèreté dans votre buste,
En déroulant la colonne depuis le coccyx jusqu'au sommet du crâne.
Ici par légèreté,
J'entends que vous ne cherchez pas la façon la plus longue et la plus rigide d'étendre votre colonne,
Mais plutôt de trouver une façon souple de le faire,
De sentir que plutôt que de tasser ou de laisser tomber les énergies vers le bas,
De façon joyeuse et souple,
Vous érigez vers le ciel,
Et vous partez depuis les premières lombaires,
Depuis le bas de votre dos,
Vous le remontez petit à petit,
Puis passez par les thoraciques,
Les cervicales,
Jusqu'à sentir la base de votre crâne,
À l'avant le port de votre menton parallèle au sol,
Et la légèreté qui continue dans toute votre tête jusqu'à porter le sommet de votre crâne vers le ciel.
On a donc un mouvement inverse ou complémentaire entre l'ancrage de votre assise et l'élan de votre buste.
Pour l'instant,
Simplement vous inspirez et vous expirez à votre propre rythme,
Et vous venez éveiller vos sens.
Le sens de la vue adoucie par vos yeux fermés,
Et peut-être par le souvenir de l'environnement naturel tout autour de nous.
Le sens de votre oui,
Qui vous permet de pleinement vous placer dans l'espace,
Entouré par les bruits de la nature.
Puis le sens de l'odorat,
Avec la fraîcheur du petit matin.
Le sens du goût à l'intérieur de votre bouche.
Percevez la cavité du palais,
Le relâchement de la langue,
Le relâchement des mâchoires,
Notre capacité à saliver,
À régénérer à l'intérieur de votre bouche.
Percevez sur l'entière surface de votre peau le sens de votre toucher,
Par les vêtements,
Peut-être par vos cheveux,
Par le toucher des blocs,
Du tapis,
Par vos mains,
Et par la touche du vent.
Et si jamais vous avez l'esprit qui vagabonde ce matin,
Vous pouvez trouver trois légers points pour vous aider à vous concentrer.
La première chose derrière vos paupières closes serait de tourner votre regard vers votre cœur,
Vers le bas.
Sans chercher ici une grande activité de venaire optique,
Simplement abaisser les yeux.
Peut-être dans une forme ici d'humilité.
À l'intérieur de votre bouche,
Vous pouvez poser au bout de votre langue contre la face palatine de vos deux dents principales,
Ou juste à l'arrière.
Puis sentir ensuite le toucher,
Soit du pouce et de l'index,
Soit des deux pouces l'un contre l'autre.
Et sentir que ces trois points,
Le regard vers le cœur,
La langue derrière les deux dents principales,
Et les doigts en contact,
N'ont pas en effet que dans la surface des yeux,
Des dents,
Des doigts,
Mais trouvent bien un écho à l'intérieur,
Tout à l'intérieur de votre corps.
Et sentir que votre regard tourné vers le bas va à l'intérieur de votre poitrine.
Que le toucher de votre langue contre les deux dents résonne dans l'entier de votre bouche,
Dans l'entier de la mâchoire,
Peut-être même dans votre gorge.
Et que la pression de vos deux doigts trouve de l'écho dans la paume des mains,
Dans le bras tout entier,
Et peut-être dans l'espace cœur.
En vous laissant résonner ici,
Par l'appellation d'un point,
Mais qui grandit,
Vous vous permettez de sentir que le corps n'est pas en segment,
Mais plutôt un tout très uni.
De percevoir peut-être que,
Plutôt que des planches d'anatomie,
Avec des parties de vos corps,
Vous êtes plus proche de la mapmonde,
Non pas segmentée,
Mais entière.
Que tout ce que vous faites à l'intérieur de votre corps,
Tout ce qui s'y passe,
Trouve des points avec des échos.
Vous allez pouvoir percevoir ce grand délié en prêtant un peu plus d'attention à votre souffle et en venant l'allonger.
En percevant l'air qui pénètre par vos deux narines,
Elle inspire,
Voyageant dans les sinus,
Puis entre les deux yeux,
Et vient plonger à la gorge,
Au fond de la gorge,
Au fond de vos poumons.
Vos poumons s'emplissent,
Le diaphragme descend,
Le ventre s'arrondit.
Et elle expire,
Vous cherchez le ventre qui s'aplanit,
Le diaphragme qui remonte,
Les poumons qui se vivent,
L'air qui repasse.
Elle arrive à l'arrière de la gorge,
Les sinus,
Et vient toucher vos deux narines d'un air légèrement réchauffé.
Vous sentez pour l'instant ce chemin,
Depuis la base de vos narines,
Jusque dans votre ventre.
Puis du ventre jusqu'à la base de vos narines.
Plus vous continuerez d'allonger la colonne vertébrale et de rouler les épaules vers l'arrière,
Plus ce geste vous sera accessible.
Et vous pouvez ajouter les respirations océaniques,
En rapetissant l'entrée de la gorge,
L'espace de la glotte,
Et en respirant soit par le nez,
Soit par la bouche,
Pour faire le son des vagues.
Et sentez comme tout votre buste se déploie,
À l'avant,
À l'arrière et sur les côtés.
Vous trouvez,
Là,
Le geste de l'inspire et le geste de l'expire.
Un mouvement tout entier,
Digne de votre attention et que vous pouvez déployer.
Puis sur votre prochain inspire,
Vous allez non seulement venir sentir la matière de votre corps à l'intérieur qui se met,
Mais aussi l'oxygène qui va venir chercher votre bassin,
Vos jambes,
Jusqu'au bout de vos pieds,
Votre dos,
Vos épaules,
Le creux de vos mains,
Tout votre cerveau,
L'anti du corps,
Du haut vers le bas,
Sur les côtés,
À gauche à droite.
Ça voyage.
Et vous vous servez de l'expire pour prendre,
Là,
Ce qui peut être jusqu'au bout de vos orteils,
Dans la matière de vos muscles,
Dans vos articulations,
Les petites tensions,
Pour pouvoir les expirer.
Vous vous servez de votre souffle comme quelque chose qui viendra vous purger.
Pour mettre de l'oxygène là où votre corps en a besoin et pour balayer à l'expire ce qui vous encombre.
Et ici,
Profitez-en particulièrement si vous avez des formes de douleurs qui s'expriment dans votre corps,
Pour pouvoir aller faire voyager peut-être votre attention sur ce point particulier.
Si vous n'avez pas de tension,
Utilisez l'entier du corps.
Et vous traversez,
Vous voyagez,
À l'avant,
À l'arrière,
Sur les côtés,
Dans la matière profonde et dans la matière superficielle.
Puis vous pouvez,
Si vous le voulez,
Ici peut-être dans vos souffles,
Glisser des mots,
Des mots de confiance pour votre corps,
Pour savoir combien il régule,
Il vous porte,
Et combien il est bien fait.
Et de savoir que dans cette attention,
Ce n'est pas complètement oublier les failles,
Ou parfois les sentiments de trahison profond qu'on peut ressentir par rapport à notre corps,
Ou d'incompréhension.
Mais savoir ici que dans cette méditation,
Vous pouvez juste prendre le temps de retrouver une forme de confiance par rapport à votre corps,
Si vous avez des formes de mésentente ou d'incompréhension,
Ou si vous n'avez pas tout cela,
Juste de prendre le temps de le remercier,
De cultiver cette sensation d'un corps comme un temple,
De savoir qu'il vous soutient et que vous pouvez également le soutenir,
D'échanger les rôles de soutenu et de soutenant.
Puis délicatement,
On va venir jouer avec une respiration.
Une respiration en mandala,
Ça veut dire qu'elle serait proche du cercle,
Elle va se répéter comme un infini.
Elle s'appelle Apas,
Mandala Pranayama.
Pranayama,
Ce sont les exercices de respiration.
Ici,
Cela se joue entre vos deux hanches,
Les deux pointes des hanches,
Dans ce qu'on appelle les crêtes iliaques,
À gauche et à droite,
Dans votre bassin.
Et toujours,
Plutôt que de chercher une visualisation de surface,
De votre peau,
On va essayer de chercher l'intérieur de la vasque de votre bassin.
Elle se joue simplement à l'inspire et à l'expire.
On visualise,
Je vous explique et ensuite on le fera ensemble,
On visualise simplement l'inspire,
On passe de l'intérieur de la crête iliaque gauche,
À l'intérieur de la crête iliaque droite,
Et à l'expire,
De la crête iliaque droite à la crête iliaque gauche.
Donc on forme comme des petits croissants de lune,
Couchés.
Vous tracez la coupole de votre bassin et vous voyagez de la gauche vers la droite.
On va inspirer et expirer ou vous allez mettre un grand ressenti dans votre bassin,
Pour pouvoir aussi percevoir ici cette forme accueillante de vos crêtes iliaques.
On va prendre peut-être toute la mesure du mot bassin,
De la coupe à la bassine qui porte l'intérieur de votre corps.
Une fois que vous avez ces deux points qui s'éclairent,
On va inspirer et expirer ensemble.
Puis sur votre prochain inspire,
Sur quatre temps,
On va voyager vers la crête iliaque droite.
Puis de la crête iliaque droite à la crête iliaque gauche,
On expire sur quatre temps.
Homme 1,
Homme 2,
Homme 3,
Homme 4.
Et on inspire de la gauche vers la droite.
Homme 1,
Homme 2,
Homme 3,
Homme 4.
Et expire,
Homme 1,
Homme 2,
Homme 4.
On inspire de la gauche vers la droite.
Homme 1,
Homme 2,
Homme 3,
Homme 4.
Et on expire de la hanche droite à la hanche gauche en passant bien par la matière du corps.
Et on continue sur cinq.
On inspire de la gauche vers la droite.
Et expire de la droite vers la gauche.
Homme 1,
Homme 2,
Homme 3,
Homme 4,
Homme 5.
On continue encore une fois sur cinq.
Homme 1,
Homme 2,
Homme 3,
Homme 4,
Homme 5.
Et expire de la droite vers la gauche.
Homme 1,
Homme 2,
Homme 3,
Homme 4,
Homme 5.
On passe sur six.
On inspire Homme 1,
Homme 2,
Homme 3,
Homme 4,
Homme 5,
Homme 6.
Et expire de la hanche droite à la hanche gauche.
Homme 2,
Homme 3,
Homme 4,
Homme 5,
Homme 6.
Et je vous laisse faire à votre propre rythme.
On continue.
Vous venez chercher un mouvement de balance doux et pourtant généreux.
Vous traversez votre bassin.
Vous traversez les os de votre bassin pour éprouver ici sa vitalité.
Le bassin est le berceau de votre vie,
De la vie de petit être.
Et vous cherchez ici la sensation d'une eau claire que vous traversez.
Une eau qui ne stagne pas.
Une eau qui vibre de vie.
Et que vous venez éprouver dans toute cette grande coupe de votre bassin.
Et vous la traversez avec votre souffle,
Avec les inspires et les expires.
De la droite vers la gauche.
Puis délicatement,
Vous allez pouvoir,
À la fin de votre prochain expire,
Quand vous serez à nouveau sur la cratéliale gauche,
Vous allez pouvoir relâcher cette visualisation.
Et on va venir en respiration Ujjayi.
Et on va pratiquer sur la fin des expires l'activation de Mu Lavanda.
Donc les muscles de votre périnée situés entre l'ischion gauche et l'ischion droite.
Un grand hamac musculaire que l'on vient aspirer vers le haut,
Vers le nombril.
Et le nombril voyage vers la colonne.
On fait en respiration océanique,
Soit par le nez,
Soit par la bouche.
Elle inspire,
La cage thoracique se déploie,
Le ventre s'arrondit.
Et elle expire.
Le ventre s'aplanit et on fait monter ses muscles du périnée.
Vous les activez.
Et elle inspire sans à coup.
Vous relâchez et on cherche le ventre qui voyage vers l'avant.
Sans que votre diaphragme ne presse complètement les organes vers vos muscles du périnée.
On leur laisse la place à l'avant.
Et elle expire,
On active Mu Lavanda.
Et vous cherchez toujours cette complémentarité.
Entre elle inspire la souplesse et elle expire l'activation.
Donc par souplesse,
J'entends quelque chose de très différent du relâchement.
Vous venez chercher de l'espace,
La place pour vos organes.
Et elle expire,
On aplanit.
Mais comme le diaphragme remonte vers le haut,
Vous avez toujours.
.
.
C'est simplement une nouvelle forme de place pour vos organes,
Mais ils ont toujours de la place.
À l'inspire,
On assouplit le ventre.
Vous allez chercher à ajouter deux temps d'inspire,
Deux temps d'expire à ce que vous êtes en train de faire.
À sentir qu'en fait vous avez encore plus de place pour inspirer que ce que vous pensez.
Donc on vient jouer avec la plasticité des poumons.
Et à l'expire de sentir aussi que sans stress,
On pouvait prendre encore un peu plus de temps pour vider un peu mieux les poumons.
Sans trouver de forme là,
Arrondie dans le haut de votre dos.
On a les épaules constamment roulées vers l'arrière et les deux essais très loin du bassin.
En étirant votre souffle,
Vous venez prendre ici,
De saisir ici l'occasion de percevoir un naturel oublié.
De réexpérimenter la liberté du souffle que nous avions quand nous étions enfants.
Et de ressentir que peut-être que votre souffle naturel d'aujourd'hui est celui contraint par la vie.
En allongeant,
Vous faites un acte de souvenir.
Puis sur la fin de votre prochain expire,
Vous pourrez venir délicatement mettre les deux mains en prière.
Les pouces en contact avec votre sternum et les doigts présentés vers le ciel.
Vous allez laisser monter les épaules légèrement vers vos oreilles,
Puis les rouler vers l'arrière et vers le bas.
Retrouvez un bel allongement de votre colonne vertébrale,
Toujours avec cette idée de légèreté plutôt que de rigidité.
Le menton est parallèle au sol pour que votre gorge soit libre.
Et on va inspirer et unir nos voix dans trois ronds.
Roooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo Roooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Rencontrez votre professeur
4.5 (64)
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