
L’Hymne à la Femme
À celles qui tiennent le monde debout.Parce que personne ne te dit jamais merci.Personne ne prend le temps. Personne ne s'arrête pour te voir vraiment.Aujourd'hui... moi, je m'arrête.Je rends grâce pour tes mains qui ont tout fait et que personne n'a jamais songé à embrasser comme des reliques sacrées.
Script
Assieds-toi.
Juste un instant.
Et je voudrais te dire.
.
.
Quelque chose.
Personne ne te dit jamais merci.
Personne ne prend le temps.
Personne ne s'arrête vraiment.
Pour te voir.
Alors aujourd'hui j'ai envie de prendre ce temps pour toi.
Et te dire.
Tous ces mots.
À toi qui tiens le monde.
Et je voudrais te dire enfin ce que mon regard a posé sur toi depuis si longtemps.
Tu te lèves quand il fait encore nuit.
Et tu portes l'aube sur tes épaules.
Sans même savoir que c'est toi.
Qu'il a fait venir.
Tu apportes le sang qui revient chaque lune.
En silence.
Comme si c'était à toi de t'en excuser.
Tu as porté la charge qui ne s'arrête jamais.
Même quand tu dors.
Tu as porté les mots posés sur ton corps.
Comme s'il appartenait à tout le monde.
Sauf à toi.
Et tu as continué.
Doucement.
Comme si rien ne pouvait éteindre la lumière que tu portes.
Tu as dit oui.
Quand tout en toi disait non.
Tu as souri.
Quand tes larmes attendaient leur tour.
Et tu n'as jamais demandé.
Qu'on te porte en retour.
Alors moi.
Je t'ai vue.
Je te vois.
Gratitude pour ton corps.
Ton ventre sanctuaire silencieux.
Qui fait naître un enfant ?
Qui t'ai gardé ?
Toi.
À travers tes propres saisons.
Des seins qui ont nourri.
Okyo consolé,
Ces deux douceurs contre lesquelles tant de têtes se sont déposées.
Tes hanches,
Calices de mémoire,
Où ondule en silence le chant de toutes les femmes qui t'en précédaient.
Des mènes qui ont tout fait.
Et que personne jamais n'a songé à embrasser.
Comme on embrasse une relique sacrée.
Tu prends les blessures.
Et tu en fais du miel.
Tu prends les chutes.
Et tu en fais tes chemins.
Que tu penses qui devait te briser.
Et tu enfies une coulonne d'or sur laquelle tient ta maison.
Et tu transformes par ta seule présence.
Et personne ne devine la grandeur tranquille de ce miracle.
Pose-toi.
Pose ta main sur ton cœur et.
.
.
Respire.
Et laisse ces mots te traverser comme ils nous ont attendus depuis trop longtemps.
Tu es puissante.
Tu es puissante.
Si puissante.
Et ta puissance est douce.
Comme une mer.
Comme une rivière qui sait où elle va.
Tuer la racine et tuer le fruit.
Tu es la source et tu es la rivière.
Tuer la maison.
Et tu es le feu qui veille dedans.
Alors,
Femme.
.
.
Aujourd'hui,
Dans le silence,
Je rends grâce.
Je rends grâce pour ta présence sur cette terre.
Je rends grâce pour ce que tu portes sans même le savoir.
Je rends grâce pour la lumière qui se traverse en bruit depuis le commencement.
Et je me prosterne.
Et je me prosterne devant tout ce que tu as porté.
Devant tout ce que tu as pardonné.
Devant tout ce que tu as donné.
Sans qu'on le voit vraiment.
Et je me prosterne devant la lignée entière qui respire en toi.
Toutes ces femmes qui t'ont précédées et toutes celles qui te suivront.
À leur ressort maintenant.
Reçois ce qui t'a toujours aimé en silence.
Que cette terre a de plus précieux.
Tu es vrai.
Tu es immense.
Alors repose-toi maintenant.
Car tu es vu.
Tu as entendu.
Et tu es aimé.
Au cœur de toi.
Je dépose ces mots.
Que ton corps soit béni.
Que ton cœur soit béni.
Que ton âme soit bénie.
Et que l'alignée qui respire.
En toi soit béni.
Que tout ce que tu portes soit béni.
Que tout ce que tu es.
Et que tu n'as jamais cessé d'être.
Carton chemin.
Ne t'amène pas ailleurs.
Il te ramène à toi.
Je te bine.
Sois béni.
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