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Lâcher Prise | Conte Pour Retrouver La Paix Interieur

by Veronique Desforges

Activité
Méditation
Convient à
Tous

Et si un simple conte pouvait transformer votre manière de vivre le quotidien ? Dans cette histoire inspirante, découvrez comment apprendre à lâcher prise, calmer le mental et accueillir la vie avec plus de sérénité, de confiance et de paix intérieure. Ce conte de développement personnel vous guide pas à pas vers une approche plus consciente de la vie, idéale pour celles et ceux qui se sentent submergés par le stress, l’anxiété ou le besoin de contrôle. Une invitation à ralentir, respirer et reconnecter avec l’essentiel. À écouter pour : Apprendre à lâcher prise émotionnellement Réduire le stress et l’anxiété Retrouver le calme intérieur Développer une approche plus consciente du quotidien S’inspirer d’une sagesse simple et profonde Installez-vous confortablement et laissez ce conte vous guider vers plus de légèreté.

Script

Aujourd'hui,

Ce qui peut être déposé,

Il était un voyageur qui retenait trop fort ce qu'il n'osait pas encore laisser partir,

Même si cela lui faisait mal.

Ses mains étaient crispées depuis si longtemps qu'il ne se souvenait plus vraiment du moment où cela avait commencé.

Peut-être qu'au début,

Cela lui avait été utile,

Peut-être même nécessaire.

Il avançait sur un chemin,

Le regard droit devant lui,

Les épaules légèrement relevées,

Comme s'il portait quelque chose de fragile ou de précieux.

Son pas était régulier,

Presque appliqué,

Mais son corps,

Lui,

Semblait constamment sur le qui-vive.

Ce qu'il tenait n'avait pas de forme visible,

Ce n'était ni un objet,

Ni un sac,

Ni un fardeau que l'on pouvait déposer au bord du chemin.

Personne,

En le croisant,

N'aurait pu dire qu'il portait quelque chose de si lourd,

Et pourtant.

C'était une attente qu'il ne s'autorisait plus à questionner,

De peur de découvrir qu'il n'avait plus la force de la porter,

Une responsabilité qu'il croyait devoir honorer coûte que coûte,

Un attachement ancien mêlé de souvenirs,

De promesses,

De peurs aussi.

Ou peut-être simplement l'idée qu'en lâchant,

Tout pourrait s'effondrer.

Le voyageur poursuivait pourtant son chemin.

Il continuait,

Pas après pas,

Fidèle à ce qu'il connaissait.

Mais chaque mouvement semblait lui demander un effort un peu plus grand que le précédent.

Son souffle devenait court,

Ses mâchoires parfois se serraient.

Sans qu'il ne s'en rende compte.

Et dans les moments de silence,

Une fatigue sourde montait de l'intérieur,

Comme un appel qu'il refusait encore d'entendre.

Il se disait souvent « encore un peu ».

« Oui,

Je suis capable de tenir encore un peu ».

Il croyait que tenir était une preuve de courage,

Que garder,

Serrer,

Résister,

Était la seule manière de rester debout,

Que lâcher serait synonyme de faiblesse,

Que l'enfer ou pire,

D'échec.

Et pourtant,

Ce qu'il tenait lui faisait si mal,

Pas comme une blessure vive,

Mais comme une douleur sourde,

Persistante,

Qui ne le quittait jamais tout à fait,

Assez forte pour l'empêcher de se reposer.

Un jour,

Le chemin le mena jusqu'à un endroit plus calme,

Un espace où le sol devenait plus souple,

Presque moelleux sous les pas,

Un lieu où le bruit du monde semblait s'éloigner,

Comme si quelqu'un avait doucement refermé une porte derrière lui.

Alors le voyageur ralentit,

Puis s'arrêta,

Non pas par décision réfléchie,

Mais parce que son corps,

Enfin,

Venait de lui demander une pause.

Il s'assit au bord du chemin,

Ses mains toujours fermées et fidèles à leur habitude.

Il observa autour de lui,

Sans chercher quoi que ce soit.

Il y avait là une rivière,

Lente,

Reflét paisible.

L'eau glissait sans se presser,

Contournant les pierres,

Épousant le terrain,

Sans lutter.

Elle ne retenait rien.

Elle laissait passer ce qui venait à elle,

Naturellement.

Là,

Le voyageur sentit une fatigue profonde l'envahir,

Pas seulement celle des muscles ou des pas accumulés,

Mais une fatigue bien plus ancienne,

Plus intime,

Celle de celui qui porte trop longtemps,

Sans se permettre de déposer.

Il comprit alors qu'il ne souffrait pas tant de ce qu'il portait,

Que de la manière dont il le portait,

Toujours serré,

Toujours seul,

Toujours en tension.

Tenir avait fini par devenir une habitude,

Un réflexe presque automatique,

Une manière d'exister.

Lâcher,

En revanche,

Lui semblait dangereux,

Comme une trahison envers ce qu'il avait été,

Comme un abandon de ce qui avait compté.

Il se demanda sans urgence,

Si je lâche,

Que restera-t-il de moi ?

La question resta suspendue,

Ni lourde,

Ni pressante,

Simplement présente.

Le voyageur fermait les yeux.

Pour la première fois depuis longtemps,

Il n'essaya pas de comprendre,

Accueillant avec bienveillance ce qui se présentait.

Il ne chercha ni explication,

Ni solution.

Il accepta simplement d'être là.

Il sentait cette tension dans ses doigts,

La raideur dans ses poignets,

Le poids discret mais constant dans sa poitrine.

Il remarqua aussi autre chose,

Un désir presque imperceptible,

Un élan doux,

Fragile,

Celui de se reposer.

Alors une pensée nouvelle se formant en lui,

Sombrit.

Lâcher ne signifie pas perdre,

Lâcher ne veut pas dire oublier,

Nier ou effacer ce qui a compté.

Lâcher peut-être signifier simplement ne plus porter seul ce qui peut être confié.

Il approcha ses mains de l'eau,

Sans parvenir à les ouvrir totalement encore,

Mais juste assez pour sentir la fraîcheur glisser sur sa peau.

La rivière ne demandait rien,

Elle ne jugeait pas.

Elle accueillait ce qui venait,

Puis le laissait repartir.

Le voyageur respira profondément,

Puis encore une fois,

Et encore une fois,

Puis lentement,

Très lentement,

Il sentit les doigts se desserrer doucement.

Il n'y eut pas de grand geste,

Pas de décision héroïque,

Seulement un relâchement,

Progressif,

Presque timide.

Ce qu'il tenait auparavant si fort sembla se dissoudre de lui-même,

Comme si cela attendait depuis longtemps déjà qu'on lui rende sa liberté.

Le voyageur sentit ses mains devenir plus légères,

Ses épaules s'abaisser,

Son souffle s'approfondir.

Il n'éprouva ni vide,

Ni regret,

Seulement de l'espace,

Un espace nouveau,

Calme,

Respirable.

Le voyageur resta là encore un moment,

À écouter l'eau,

À sentir son corps se poser,

Enfin,

Sans tension inutile.

Il comprit qu'il n'avait rien perdu,

Il avait simplement cessé de retenir ce qui n'avait plus besoin de l'être.

Le chemin était toujours là,

Le monde aussi,

Mais lui,

À l'intérieur,

Avait changé de rythme.

Il se leva doucement,

Marcha plus lentement,

Avec moins de poids sur les épaules,

Moins de crispations dans les mains.

Il était resté attentif,

Il était resté sensible à ce qui comptait vraiment,

Mais il n'était plus prisonnier de ce qu'il retenait,

Il était devenu libre.

Son pas s'était fait plus lent,

Son souffle plus ample,

Il ne portait plus ce qui pouvait être déposé.

Il avait simplement appris à détendre,

À faire confiance aux mouvements,

À laisser ce qui devait partir suivre son propre chemin.

Et en laissant partir,

Quelque chose en lui se reposa enfin.

Parfois,

Ce qui nous fatigue le plus n'est pas ce que nous portons,

Mais la peur de le déposer.

Lâcher n'est pas abandonner,

C'est offrir à son cœur et à son corps la permission de respirer à nouveau.

Maintenant,

Accueille ce que tu viens d'entendre,

Laisse-le s'enraciner en toi,

Et permets à ces quelques minutes de musique de poursuivre ce chemin intérieur.

Rencontrez votre professeur

© 2026 Veronique Desforges. All rights reserved. All copyright in this work remains with the original creator. No part of this material may be reproduced, distributed, or transmitted in any form or by any means, without the prior written permission of the copyright owner.

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