
L'authenticité
Sans authenticité, le yoga n'est pas.« Sois la personne que tu es vraiment ; ne prétend pas être qui tu n'es pas ». Dans la sagesse védique, il y a en nous ce qu'on appelle en la conscience universelle et la conscience individuelle. D'un certain côté on sait au plus profond de nous qu'on est immortel, qu'on est éternel.IL y a un aspect de nous qui est vraiment éternel. Mais d'un autre côté, lorsqu'on entre dans le monde de la matière, il y a un autre aspect qui n'est pas immortel.
Script
Bonjour mes très chers auditeurs et bienvenue pour un nouveau rendez-vous autour de la sagesse.
On a le grand plaisir de retrouver notre très cher Stéphane Ayrault.
Bonjour Stéphane.
Bonjour Nathalie.
Puis bonjour à toutes et à tous.
Namasté,
Merci de ta présence.
Toujours une grande joie de te retrouver,
De parler de nos projets en commun.
Je pense que depuis notre rencontre,
On a envie de faire plein de choses ensemble.
Oui,
Il y a une alchimie,
Il y a une joie commune qui fait qu'on est enthousiaste pour plein de choses.
Donc on peut partager plein de choses,
Ça c'est sûr.
Alors mon cher Stéphane,
Avant de rentrer dans le vif du sujet,
Puisque on va collaborer à l'occasion d'une belle soirée,
La soirée Science et Expérience numéro 3 au Théâtre Adyar,
Le 15 janvier prochain,
Donc c'est dans deux mois.
Deux mois tout pile,
Donc il est grand temps de prendre votre place,
Si vous n'êtes pas encore inscrit pour cette belle soirée.
Et voilà,
On aura le bonheur de t'entendre avec ta troupe,
Nous jouer des chants bhajans.
Donc ça,
Ça va être un grand,
Grand moment.
On va chanter et on va aussi faire chanter le public,
Parce que c'est ça les bhajans,
En fin de compte,
Ça veut dire partage.
Un échange,
Plus que simplement un espèce de concert.
Mais c'est un beau cadeau que tu nous fais,
Un beau cadeau,
Parce que c'est toujours un magnifique moment.
On était aux 24 heures de la méditation pour la terre qui s'est terminée le 1er novembre.
Et c'est vrai que cette alchimie avec les participants,
La scène,
Il y a vraiment beaucoup d'amour qui passe,
Beaucoup d'amour qui passe.
Donc en ta compagnie,
Ce sera aussi un bonheur.
Mais pour revenir sur les 24 heures de la méditation,
L'enjeu et ce qui était bon compliqué et pas compliqué mais assez original en tout cas,
C'était de passer aux alentours de 4h du mat,
4h-5h du matin,
Sachant que c'était pendant 24h,
On réexplique c'était de 8h le dimanche à 8h le lendemain matin.
Voilà alors effectivement en ce qui nous concerne,
En ce qui me concerne et puis l'intervention de l'art de vivre,
Du message vidéo de Sri Sri Ravi Shankar,
Mon maître indien,
Et puis de la troupe Sagesse,
On est intervenu à 10h,
10h-11h pour un concert au début de la journée donc ça c'était magnifique.
Mais ensuite,
La surprise,
C'est que nous avons fait une deuxième intervention et cette intervention devait avoir lieu à trois heures.
Bon,
Avec l'organisation,
Ça s'est un peu mis en place vraiment vers quatre heures et demi,
Cinq heures d'une yoga rêve.
Donc les gens se disent mais qu'est-ce que c'est une yoga rêve ?
Alors normalement.
.
.
Un peu comme une rêve partie ?
C'est une rêve partie mais.
.
.
Une façon beaucoup plus healthy,
Comme je dirais,
Beaucoup plus saine.
Ou c'est une version yoga,
On fait sur la musique très dynamique,
Bhajan remodifié ou musique très dynamique.
On avait même un guitariste en live,
Angus Sinclair,
Qui était présent aussi,
Donc il a pu faire partie de cette yoga rêve.
On fait de l'échauffement,
On s'amuse,
On fait du yoga,
Alors bien sûr pas purement traditionnel,
Puriste,
Parce que c'est un.
.
.
Un esprit plutôt festif,
Mais on fait quelques postures dynamiques et on termine par une détente,
Une méditation.
Énormément dans une autre yoga rêve,
On repart sur le rythme musique,
Danse.
Donc,
Peut-être Nathalie,
Je te lance ce challenge.
Peut-être que nous devrions organiser ça sur Paris.
Je trouve l'idée génialissime.
En fait,
Je trouve vraiment l'idée top.
Une soirée où on fait du yoga,
Mais tout en s'éclatant,
Sans substance illicite.
Peut-être,
Je ne sais pas,
Des jus de fruits un peu euphorisant et des choses qui nous mettent la pêche,
Mais ça pourrait être génial.
Et surtout de toucher,
Comme tu me le disais,
Parce que l'idée,
C'est que ça touche un public plus jeune qui n'est pas forcément,
Qui ne s'intéresse pas de lui-même au yoga.
Et donc,
C'est essayer de convaincre ou en tout cas,
Amener le message du yoga un peu partout et à tous les niveaux de la population française et parisienne.
Pourquoi pas?
Il y a des super salles à Paris,
Donc je pense qu'il faut qu'on fasse ça.
Encore un bon moment pour s'amuser.
Voilà,
Dans une boîte de nuit à Paris.
Intéressant.
Une yoga rêve.
Alors mon cher Stéphane,
Nous allons commencer,
Donc on vous le rappelle,
Le principe de l'émission Sagesse,
C'est qu'on démarre par une petite histoire.
Et on rappelle qu'à travers les histoires,
Les messages sont souvent beaucoup plus percutants.
Alors je te laisse aujourd'hui être notre conteur pour une belle histoire de sagesse.
C'est gentil.
C'est vrai que c'est toujours un moment où je ne sais jamais quelle histoire va sortir.
Lorsque je suis ici,
C'est vrai que l'alchimie se passe.
Celle qui me vient à l'esprit,
C'est une belle histoire,
Elle se passe encore en Inde avec un maître et un disciple,
Comme beaucoup de nos histoires de sagesse.
Il est vrai que ça date de longtemps,
Cette histoire.
Et puis il y a un disciple.
Il a le bonheur d'avoir un moment un peu plus intime avec son maître parce qu'ils étaient partis en pèlerinage.
Et pendant ce pèlerinage.
.
.
Il s'est dit,
C'est le moment que je pose ma question au maître.
Il faut absolument que je pose cette question.
Alors il va voir le maître,
Il dit,
Maître,
J'ai une question très intime.
Mais avant de vous la poser,
J'aimerais que vous me répondiez,
Que vous allez m'y répondre.
Que vous allez me donner vraiment vos paroles de m'y répondre.
Le maître dit oui,
Pas de soucis,
Je vais te répondre.
Alors le disciple,
Fort et confiant de cette réponse,
Demande au maître,
On sait que vous êtes le saint,
Le plus grand saint de la région qui s'étend à des milliers de kilomètres.
Vous avez toujours oeuvré pour le bien.
Vous êtes toujours en train de dire des mots de réconfort.
Vous êtes le sage,
Mais dites-moi tout.
Des fois,
Ça vous arrive peut-être de mentir.
Peut-être même vous avez des pensées un peu malsaines qui vous passent par l'esprit.
Peut-être que même vous avez envie de voler ou vous avez peut-être même voulu dire du mal des gens.
Dites-moi tout,
Ça vous arrive vous aussi à un moment donné.
Vous êtes peut-être avide.
Et le maître le regarde et dit,
Ah c'est simplement ça ta question.
D'accord,
Pas de souci,
Je vais te répondre.
Alors là,
Le disciple,
Il est attentif.
Je vais te répondre demain matin à 8 heures.
Là tout d'un coup le disciple dit pourquoi à 8h ?
Pourquoi pas maintenant ?
Non non je t'ai donné ma parole,
Je vais te répondre à 8h demain matin.
Le disciple s'en va,
S'en retourne dans ses appartements un petit peu.
.
.
Interroger.
Et là,
Avant qu'il parte,
Réellement,
Le maître le rappelle et lui dit écoute,
Viens voir,
Il y a quelque chose qui me turlupine déjà depuis un certain temps.
Alors le disciple dit oui,
Qu'est-ce qu'il y a?
Donne-moi ta main.
Il prend la main gauche du disciple,
Il regarde la ligne de la vie,
Il dit aïe,
Aïe,
Aïe,
Aïe,
Aïe.
C'est bien ce que je pensais.
Et le disciple dit quoi?
Aïe,
Aïe,
Aïe,
Aïe,
C'est bien ce que vous pensez.
Non,
Ça fait longtemps,
Je voulais te le dire,
J'avais un sentiment,
Mais là,
Tu vois,
Selon la ligne de ta vie,
Tu vas mourir.
Demain matin,
À 7 heures,
Tu seras mort.
Le choc !
Tout d'un coup,
C'est le choc.
Comment ça ?
Je vais mourir.
Et vous m'annoncez ça comme ça,
D'une façon froide.
Oui,
À 7 heures du matin,
Tu vas mourir,
Mon jeune ami.
Et là,
Le disciple s'en va,
Quitte le pèlerinage,
Décide de retourner chez lui.
Et pendant un moment donné,
Sur cette route,
Il dit,
Ah,
Tiens,
Cette amie avec qui je m'étais fâché.
Il faut que j'aille le voir.
Je ne peux pas quitter cette planète sans me réconcilier.
Ah,
Cet oncle qui m'avait prêté de l'argent que je ne lui ai jamais remboursé.
Non,
Non,
Non.
Je dois aller le voir.
Je ne peux pas partir avec cette dette.
Et pendant toute sa journée qui va suivre,
Il va revoir tout ce qu'il n'a pas fait et tout ce qu'il aimerait faire.
Réparer finalement les choses d'essentiel.
Réparer l'essentiel est là devant lui,
Parce qu'il n'a plus le temps.
Donc il arrive chez lui,
Il annonce les nouvelles et là,
Le choc.
La famille pleure pendant toute la nuit.
Il pleure.
À 6 heures du matin,
Il est sur son lit de mort,
En préparation pour le grand départ.
Tout le monde autour.
Les mains sur sa poitrine.
Il attend plus que l'heure fatidique.
6h30 ou 6h30 Ding Dong,
Le maître arrive.
On le fait rentrer,
La famille est contente de voir qu'il va donner au moins ses blessings,
Ses bénédictions à ce disciple.
Puis il arrive d'un air joyeux,
Sourire,
Tout content.
Puis il arrive au pied du lit du disciple,
Le voyant dans cet état de grand départ,
Il dit « Alors comment tu vas ?
» Et le disciple dit « Comment je vais,
Comment je vais ?
Dans une demi-heure,
C'est fini ?
Comment je vais ?
Quelle question ça !
» Et puis le maître lui dit « Non,
Non,
Non,
Mais tu m'as posé une question hier et je t'avais promis de donner ta réponse avant huit heures aujourd'hui.
» Il dit « Non,
Non,
Mais qui s'intéresse de cette question maintenant,
De cette réponse.
Ce n'est pas grave,
Donnez-moi vos bénédictions et puis c'est fini.
Dans une demi-heure,
Je pars,
Même plus,
Dans un quart d'heure.
Non,
Non,
Tu m'as donné une question,
Donc je t'ai donné ma parole.
Je vais te répondre,
Mais avant de te répondre,
J'ai une autre question à te poser.
Et surtout,
Je vais te dire une vérité.
C'est que tu ne vas pas mourir.
Et là,
Le disciple se lève tout d'un coup de son lit de mort,
Dit comment ça je vais pas mourir ?
Non,
Je t'ai menti.
Comment ça vous m'avez menti ?
Oui je t'ai menti,
Mais maintenant j'ai une vraie question pour toi.
Pendant le temps que tu savais que tu allais mourir.
Est-ce que tu as pensé à dire du mal de quelqu'un ?
Est-ce que tu as pensé à voler ?
Est-ce que tu as pensé à toutes ces pensées d'avidité,
D'accumuler tous ces objets ?
Non,
Non,
Non,
Non,
Non.
La première chose qui m'est venue à l'esprit,
C'est comment je pouvais partir en paix dans les meilleures conditions et que je laisse ma famille et mon environnement au mieux que je puisse.
Et là le maître lui dit tu vois que tu saches que tu vas mourir dans une heure,
Dans une journée,
Dans une semaine,
Dans un mois.
Ou même dans un an.
Ou même dans Deezer.
Quand tu sais que tu dois partir,
Ta seule préoccupation c'est comment je peux faire en sorte que cette planète soit mieux que lorsque je l'ai trouvée.
Des sacrés farceurs ces maîtres indiens à chaque fois.
Ah ces maîtres,
Ils sont incroyables.
Ils me font rire.
Ah là là,
Non mais par ces biais détournés,
Finalement,
Oui,
Le message là est d'autant plus percutant.
Pourquoi Stéphane,
Et ça,
C'est une grande question existentielle que je vis,
On sait que la mort à un moment viendra,
On ne sait pas de combien de temps on dispose finalement sur Terre.
Pourquoi est-ce qu'on se coupe de cette idée que la vie a un moment,
Une fin ?
Parce que comme le souligne cette histoire,
Quand on sait qu'il y a une fin,
On essaye de donner,
Enfin,
On profite de chaque et pleinement dans ce que tu disais,
L'essentiel des choses.
Pourquoi est-ce qu'on a tendance à penser qu'on dispose d'un temps infini sans être finalement axé dans cette finitude des choses qui donne tant d'intensité à la vie ?
Justement dans la sagesse védique,
C'est ce qu'il est dit,
C'est qu'il y a en nous ce qu'on appelle la conscience universelle et la conscience individuelle.
Jiva Atman c'est la conscience individuelle et Brahma Atman c'est la conscience universelle.
Donc d'un certain côté Nathalie,
On le sait,
Au plus profond de nous,
Qu'on est immortel,
Qu'on est éternel.
Donc il y a un aspect de nous qui est vraiment éternel.
Mais d'un autre côté,
Lorsqu'on rentre dans le monde de la matière,
Il y a un autre aspect qui n'est pas immortel.
Et quels sont ces niveaux d'existence ?
Et c'est justement,
Il y a un grand sage qui s'appelle Adi Shankaracharya,
Qui a écrit un magnifique ouvrage qui s'appelle Tattvabodha.
J'invite vraiment nos auditeurs à le procurer.
Tattvabodha,
C'est un magnifique ouvrage où Adi Shankaracharya dit,
Plutôt de savoir qui nous sommes,
Nous devrions savoir qui nous sommes pas d'abord.
Auxquelles on s'attache,
Les choses auxquelles on s'attache.
Quelles sont ces choses auxquelles on s'attache ?
Et là,
Il avait défini sept niveaux d'existence.
Et le premier niveau d'existence c'est Sthula Charina.
C'est le corps physique,
Notre attachement à ce corps physique.
On considère qu'on veut le garder au maximum,
Au maximum même le moment où on doit le laisser tomber.
On s'y accroche encore.
Donc cet attachement au monde de la matière,
Au monde de l'environnement,
Au monde du corps physique.
Ça c'est très important.
Le deuxième.
.
.
Parfois quitte à investir toute son énergie,
Son argent,
À justement,
Même si c'est important de soigner cette enveloppe là,
Parce que c'est ton véhicule,
C'est notre véhicule,
Mais ce n'est pas l'essentiel.
En tout cas,
Il y a tellement de choses aussi à l'intérieur à faire vivre.
Oui,
Il n'y a pas juste l'aspect extérieur.
Et non,
Et c'est ça,
C'est prendre conscience qu'on vient avec un contrat.
Un certain contrat,
C'est un contrat entre nous et l'éternel,
C'est-à-dire qu'on vient sur cette planète Terre avec le premier souffle.
Entre temps,
Il y a eu tout un véhicule,
Qui a été construit,
Qui a été préparé pour nous pour que l'âme puisse vivre dans ce corps.
Et comment elle va vivre dans ce corps ?
C'est un petit peu l'histoire de ce maître et de ce disciple.
C'est qu'est-ce que je vais faire au bout du compte de ma vie ?
Qu'est-ce que je vais en faire ?
Est-ce que je vais m'en servir pour élever les valeurs humaines,
Pour élever la conscience des autres,
Pour être en relation avec l'autre ?
Ou est-ce que je vais justement en profiter et puis nourrir une partie égotique de moi ?
Donc quelle est la nature même de ma propre vie,
De la valeur de ma propre vie ?
Donc c'est le message.
Cette histoire à un certain niveau.
C'est drôle,
Là,
Je me venais l'idée que finalement l'âme,
C'est un peu comme si elle était en location,
En location d'un lieu du vie pendant X temps,
X années sur Terre.
Exactement,
Avec son expérience.
On signe un bail,
Finalement.
Oui,
C'est exactement ce qu'on appelle le dharma.
Mais ça,
J'y reviendrai un petit peu plus tard.
Mais oui,
On signe un bail qui n'est pas un bail qui va durer éternellement.
On va vivre avec.
Et puis,
À un moment donné,
Il faudra le redonner.
Vécu notre vie,
Ça c'est plus important.
Et comment on aura pris soin de ce corps physique ?
Est-ce qu'on le maltraite ?
Est-ce qu'on lui fait voir tous les déboires possibles ou est-ce qu'on en prend vraiment soin?
Donc,
C'est là l'intérêt yoga,
Respiration,
Tous ces aspects-là,
Bien-être,
Nourriture.
Tout ça,
On doit en prendre soin parce que c'est le temple.
Qu'on a reçu.
Donc ça c'est le corps physique,
Ça c'est le premier aspect sur lequel on peut s'attacher.
C'est-à-dire le corps.
Donc ça c'est le corps physique.
Le deuxième,
C'est le prana.
Le souffle.
Le souffle.
Le souffle existentiel,
C'est la première chose avec laquelle on arrive sur cette planète,
Avec l'inspire.
Et la dernière chose.
.
.
On termine par une expire.
Exactement.
Est-ce que je prends conscience que ce souffle me donne tellement d'informations lorsque j'ai un souffle rapide,
Saccadé,
Mon émotion beaucoup plus la colère,
Quand je suis beaucoup plus apathique,
Le souffle est beaucoup plus lourd,
Plus d'expire que d'inspire.
Quand je suis heureux,
Il y a beaucoup plus d'inspire que d'expire.
Quand je suis triste.
.
.
On a envie de sniffer le bonheur.
Voilà.
Exactement,
On peut planer autrement avec la respiration.
Donc ce souffle,
Est-ce que j'en prends soin ?
Est-ce que je prends soin de cette respiration qui m'a été donnée et à travers laquelle je peux vraiment élever ma conscience,
Élever le bien-être de ce corps physique,
Élever le bien-être de mon mental ?
Donc le deuxième,
Le prana.
Et puis sur le souffle,
Juste pour revenir là-dessus,
C'est un vrai nettoyage.
Et moi,
J'en ai pleinement pris conscience quand on a tourné une vidéo ensemble où tu donnais quelques exercices de respiration qui sont tirés d'une préparation au Sudarshan Kriya.
Et finalement,
Tu m'expliques expliquer qu'on libère,
Mais c'est un pourcentage énorme de toxines,
Ne serait-ce qu'à travers la respiration.
80-90% de toxines.
Voilà,
J'ai trouvé ça juste gigantesque déjà,
De tout ce qu'on peut nettoyer à l'intérieur de soi,
Ne serait-ce qu'avec la respiration.
Surtout lorsqu'on sait qu'on n'utilise que 30%,
Même pas 40,
Allez 20,
20,
40,
30.
C'est bien,
Ça nous laisse de la marge pour continuer à explorer.
Exactement,
Au moins on peut l'explorer.
J'adore ton côté positif,
C'est ça qui est beau.
Et puis donc le troisième niveau d'existence,
Il est appelé Manas.
Manas c'est l'aspect des sens,
L'observation des sens,
Nos sens,
L'utilisation de la perception.
C'est à dire qu'à travers nos sens l'information va nous venir,
Que ce soit les yeux,
L'oreille,
Tous les sens.
Et c'est intéressant de voir comment je perçois l'information.
Et quand justement je n'ai pas pris soin de mon souffle,
De mon corps,
De ce mental,
Qu'est-ce qui se passe ?
Ma capacité de perception est restreinte,
Est différente,
Elle est peut-être entachée.
Donc forcément le traitement de cette information va être différent aussi.
Donc manas.
La perception,
Le mental.
À un certain niveau.
Ensuite,
Le troisième,
Le quatrième,
Donc c'est Bouddhi,
L'intellect,
Cette capacité à conceptualiser,
À analyser,
À juger,
À discerner.
Tu te souviens,
Viveka,
Le premier pilier de la connaissance,
C'était le discernement entre ce qui est permanent et ce qui n'est pas permanent.
Là,
C'est cette capacité de juger,
De prendre des décisions.
Ça,
C'est l'intellect,
Bouddhi,
L'aspect Bouddhi.
Et ensuite,
Il y a l'aspect de la mémoire,
Qui est appelé Chitta.
C'est-à-dire que toutes ces expériences que tu as perçues,
Que tu as enregistrées,
Analysées,
Etc.
Elles vont se stocker dans ta mémoire.
Mais pas simplement l'événement en tant que tel,
Mais aussi la charge émotionnelle qui va avec l'événement.
Les bons moments que tu tentes de vouloir reproduire,
Les mauvais moments que tu tentes de vouloir fuir.
Et que tu reproduis quand même.
C'est-à-dire que cette mémoire te laisse une empreinte,
Ce qui va s'appeler les samskaras.
Les sanskaras ce sont les empreintes et c'est ça qui va conditionner nos vies encore et encore.
C'est pour ça que des fois on vient d'une vie antérieure et on va reprendre certains mécanismes,
On va à un moment donné reprendre certains schémas.
Donc ça c'est enregistré dans cette chitta,
La mémoire.
Le sixième,
Le sixième c'est là.
C'est intéressant par rapport à ce qu'on est en train de dire par rapport à vouloir s'attacher c'est en fin de compte c'est Ahamkara À Rome,
C'est le jeu,
Le mois-jeu.
Et HAMKARA c'est l'identification à ce moi-je,
À cet ego,
À cette séparation.
Parce qu'à un moment donné,
Brahma Atman et Jiva Atman sont de la même nature.
Comme un verre d'eau que tu prends est l'eau de l'océan,
Même si la forme est différente.
La quantité sera différente.
Mais l'eau qui est dans ton verre et l'eau qui est dans l'océan sera de la même essence.
Mais le verbe forme une séparation.
Donc,
À Amkara,
L'ego,
C'est cette identification.
On en a besoin,
Parce que sinon on se buterait contre le mur,
On n'aurait pas une personnalité en tant que telle.
On fusionnerait avec le tout,
Comme les enfants quand ils naissent.
Il n'y a pas de séparation.
On n'a pas conscience de soi.
Exactement.
Donc l'Amkara,
C'est vraiment cette notion d'identification.
On ne doit pas non plus,
Par opposition,
N'avoir que conscience de soi.
Exactement.
C'est-à-dire prendre conscience la conscience qui m'habite est de la même nature que la conscience qui est à l'extérieur,
Qui est dans le tout.
Voilà,
Comme l'eau du verre est la même essence que l'eau de la mer.
Donc à Ankara,
C'est là aussi où se créent les séparations,
La peur du jugement,
La peur de ne pas être aimé,
Le rejet.
Donc c'est là où on peut créer aussi les conflits,
Les conflits intérieurs,
Les conflits extérieurs,
Le manque de confiance,
Les doutes.
Tout ça,
Ce sont nécessaires parce que ça nous permet d'avancer.
Mais être coincé dedans,
C'est là où c'est plus nécessaire.
Donc à Amkara,
L'ego est nécessaire.
Mais l'identification et trop d'identification à cette personnalité,
Petit jeu je dirais,
Là c'est ce qui fait qu'on s'accroche et qu'on en perd cette dimension que à un moment donné je devrais redonner ce corps à la terre.
Et le septième niveau d'existence c'est le soi.
SOI mais en sanscrit c'est SOI.
S-W-A.
Et quand on fait l'étude du soi,
C'est soi-diaya,
La connaissance du soi.
C'est beau que ce soit soi aussi.
Oui,
Parce qu'il y a beaucoup de.
.
.
Notre langue française a beaucoup de dérivés de la langue sanscrite,
Beaucoup de règles grammaticales,
Même des mots.
Donc ces sept niveaux d'existence.
.
.
On en est constitué,
Ce sont vraiment notre.
.
.
Vraiment nos fondamentaux.
Pour vivre sur ce plan terrestre.
Et par rapport à la question que tu posais,
Effectivement des fois on oublie qu'on vient sur cette planète,
On nous a donné ça pour vivre sur cette planète,
Ce sont des outils,
Mais que le plus important devrait être en reliance avec le soi,
La conscience.
Et des fois on est beaucoup plus en reliance avec nos croyances,
Nos peurs,
Nos comportements,
Nos conditionnements.
Donc Soi de Yahya c'est vraiment cette étude,
Comment je peux grandir à travers ces sept niveaux d'existence qui me constituent.
Pourquoi ?
Parce que c'est là où c'est intéressant.
Là où je vais commencer à devenir authentique.
Et à en parler.
Tu me parlais d'authenticité.
Et je me disais,
L'authenticité à quel niveau elle se place ?
Lorsque vous savez que vous allez mourir,
Lorsque vous savez que vous êtes simplement en passage sur cette planète,
Lorsque vous savez que la relation va durer un certain temps,
Lorsque vous savez même que peut-être un travail va durer un certain temps,
Peut-être que ce que vous faites en ce moment va durer un certain temps,
Votre corps va durer un certain temps,
Vos pensées ont une durée limitée.
Si on observe bien nos pensées Nathalie maintenant.
.
.
Elles sont pas les mêmes d'il y a 10 ans,
15 ans,
20 ans.
Mes cheveux.
.
.
Ils sont toujours en changement.
Mon corps est en changement.
Il naît,
Il vit,
Il va périr.
C'est de même pour tout ce qui concerne le mental,
L'intellect,
La mémoire et l'ego.
Donc prendre conscience que justement,
À un moment donné,
On devra repartir de cette planète Terre.
Peut-être à ce niveau-là peut nous donner beaucoup plus d'authenticité.
D'authenticité dans quel sens?
Retrouver la vraie notion de l'ego,
Le côté naturel,
C'est-à-dire l'ego est transparent,
C'est-à-dire que quand tu regardes un enfant de six mois,
Un an,
Il est transparent,
Il est lui-même.
S'il a envie de vivre sa colère,
Il va la vivre à deux,
Trois minutes,
Et puis après,
Il va revenir te voir.
Il ne va pas se dire,
Tiens,
Maman,
Tu m'as fait ça il y a dix ans.
Oui,
Parce qu'elle est à la rancune ou ses émotions que nous,
Adulte n'existe pas chez l'enfant.
Il a vécu son émotion,
Il l'a évacué,
Mais après il revient dans cet état de naturel de ce qu'il est.
Et quand il vit sa colère,
Il est naturel,
Parce qu'il exprime à 100% ce qu'il est en train de vivre à 100% dans son corps et dans son esprit.
Donc pour moi l'authenticité c'est prendre conscience que on doit simplement remettre l'ego au service de la conscience et pas la conscience au service de l'ego.
Avancer beaucoup plus léger.
D'ailleurs,
Les grands sages nous disent toujours,
Même d'un point de vue matériel,
Voyagez léger,
Vivez léger.
N'ayez pas forcément d'attaches,
D'accroches,
Des millions d'objets.
Parce que qu'est-ce que vous allez en faire ?
Et le jour où vous allez partir,
Quelles raisons d'être cela ?
Tout cela va avoir.
Mais c'est vrai qu'un mois de novembre,
On démarre sur la fête des morts.
Je pense que tous les gens qui nous écoutent,
Lorsqu'on perd des gens,
Des gens que l'on aime ou des gens qui faisaient partie on n'est jamais aussi rattaché à ce sentiment du vivant,
Qu'on est vivant,
Qu'on est là en vie,
La vie circule dans chacune de nos veines et donc du coup c'est peut-être un peu dommage d'attendre que des gens que l'on aime meurent ou que soi-même on soit très malade et qu'on soit sur le point de mourir ou qu'un jour on croise un farfelu qui décide de nous faire une blague et qui nous dit dans quelques heures c'est terminé mon gars,
Débêche-toi !
Voilà,
Bon,
Évitons,
Mais c'est vrai que c'est la grande question existentielle.
Que ferions-nous pendant ce temps-là ?
Si on devait mourir demain,
Je pense qu'on se détacherait du superflu de manière extrêmement rapide pour aller tout de suite vers,
Ok,
C'est quoi l'essence,
Le cœur,
Le cœur de ce que je suis et de ce que j'ai à faire ici.
Et des fois c'est justement un rappel,
Il y a une phrase de Jésus qui me résonne à mon esprit,
C'est soyez dans ce monde mais ne soyez pas de ce monde.
Quelle est ma capacité à laisser une empreinte,
Quelle est ma capacité à inspirer,
Quelle est ma capacité à partager et l'amour.
Plutôt qu'apprendre ce que les autres disent de moi,
À s'attacher sur des petites choses,
En fin de compte,
Qui sont éphémères.
Parce que c'est les gens qui pensent du mal de vous,
Peut-être dans deux heures,
Ils vont en changer.
Puis après,
Ainsi de suite.
Ça ne veut pas dire l'authenticité qu'on doit se cacher à soi-même.
C'est-à-dire que des fois,
Moi-même,
Quand j'ai des choses à dire avec sincérité,
Avec clarté,
Je vais voir la personne et je le dis avec mon expression.
Ce n'est pas que je suis en colère,
Mais peut-être que des fois,
À un moment donné,
Je vais montrer une voix qui va montrer que là,
Voilà,
Je partage.
Voilà ce que je ressens.
Voilà ce que je ressens.
Voilà ce que cette chose m'a fait vivre,
Mais au lieu de le cacher,
Au lieu de ne pas être authentique,
Je vais être authentique,
Dans le sens où je vais te le dire,
Mais pas pour te blâmer,
Simplement te dire comment moi je me suis ressenti.
Voilà.
Pas pour te faire sentir coupable,
Juste pour moi libérer ce qui m'encombre quelque part,
Parce que quand on a du ressenti ou un sentiment pas toujours très agréable vis-à-vis de quelqu'un,
Et surtout si c'est quelqu'un auquel on tient,
Moi je trouve que c'est primordial aujourd'hui de prendre juste ce temps,
Et c'est un grand principe de la communication non-violente,
Quand on parle avec ses émotions,
Son ressenti,
On n'est pas en train d'accuser l'autre,
On dit juste voilà moi ce que ça m'a provoqué et j'aimerais le poser sur la table et voir ce que toi tu as aussi envie de poser sur la table pour qu'on puisse repartir en fait,
Un peu plus libéré de ses poids.
Comme tu sais dans un ordinateur on fait un reset,
Une remise à zéro,
C'est important,
C'est important et justement il y a un magnifique enseignement dans la tradition védique qui s'appelle l'Ashtavakra Gita et c'est un roi qui s'appelle Janaka qui va à recevoir la plus haute connaissance qui s'appelle Brahma Gyana.
Gyana c'est la connaissance,
Brahma c'est la connaissance du Brahman,
Du créateur,
De l'univers,
De la réalisation de soi.
Et là,
Il va recevoir cette connaissance d'Ashtavakra.
Ashtavakra,
C'est un sage tout petit qui a huit difformités.
Mais le roi,
Lui,
Il a su voir la lumière en ce saint.
Donc il va lui donner la connaissance,
La plus haute connaissance.
Et puis,
À un moment donné,
Ce saint,
Ce sage lui dit,
En fin de compte.
.
.
À ta question comment je peux être libre.
C'est la question du roi Janaka.
Il lui dit mais tu es déjà libre.
Simplement que tu dois la reconnaître.
Et,
Il y a ce moment-là,
C'est Niranjana.
Comment ça ?
Je suis pur et je ne le savais pas ?
C'est magnifique !
Le roi va dire « Allô,
Je suis pur !
» Mais personne me l'a dit !
Personne ne me l'a fait comprendre.
Parce qu'au fond de toi,
Au fond de nous,
Nous sommes purs.
On est immaculé,
C'est ce que veut dire le Christ.
Le Christ il est né d'une zone vierge.
D'une vierge,
Même si pour moi c'est symbolique tout ça.
Oui,
Mais on imagine que ça va être compliqué.
Mais à la fois,
D'un certain côté,
Le Christ est né de cette zone vierge.
C'est vrai.
C'est-à-dire,
Elle vient d'où ?
Du cœur de cette région,
À quel point je peux retrouver mon christianisme dans le sens.
.
.
L'aspect christique en moi.
Être en contact avec l'aspect christique ou bouddhique,
Peu importe le mot qu'on met derrière,
Ce n'est pas important.
Mais quelle est cette place de Aho Niranjana ?
Je suis pur.
Oui,
C'est vrai,
C'est reconnaître cette partie en soi.
Et parfois,
Je me dis même que c'est l'assumer parce que finalement,
Le mot assumer,
Il y a plein de gens qui ont l'impression,
Ils donnent leur liberté aux autres.
En fait,
Ils ont juste l'impression d'être victime et de vivre une vie qui leur convient pas.
Mais c'est parce qu'ils n'assument peut-être pas de vivre pleinement cette liberté.
Alors après,
Pour des raisons diverses et variées par lesquelles on passe tous et on entendait parler de conditionnement.
Et voilà,
Il y a des choses qui font obstruction à ce qu'on puisse aller profondément vers nous-mêmes.
Mais justement,
Une fois que vous vous en rendez compte,
Vous n'avez plus d'excuses.
Il faut trouver les moyens les outils pour pour libérer tout ça et puis puis aller vers notre pureté.
Exactement donc l'authenticité est une partie très importante de notre vie parce que c'est cette authenticité et cette intégrité nous permet d'aller de l'avant.
Vraiment,
Ça c'est.
.
.
Et d'ailleurs,
Quand ce roi,
Niranjanaka,
A dit,
Hao Niranjana,
Voilà,
Le saint lui a dit,
Dans un premier temps,
C'est important de voir qu'il y a une qualification pour cette connaissance.
Est-ce que je suis discipliné?
Est-ce que je suis discipliné,
Pas à cette discipline militaire où on est imposé,
Mais cette auto-discipline où moi-même,
Je vais commencer à discipliner,
À observer comment je me comporte.
Est-ce que j'ai la discipline du corps?
Ou est-ce que je me laisse embarquer par les sens?
Sur.
Discipline de la nourriture,
Discipline du bien-être,
Tout ce qu'on veut.
La discipline des mots.
Quelle est la discipline que j'ai ?
Est-ce que mes mots vont heurter,
Vont faire du bien,
Vont élever la conscience ?
J'ai aussi ma part de discipline là-dedans.
Et ma discipline au niveau de mes pensées.
Qu'est-ce que je pense ?
Qu'est-ce qui émane de moi ?
Donc c'est vraiment une profonde quête sincère.
Et oui,
D'un certain côté,
Le fait de savoir qu'on va partir de cette planète à un moment donné,
Peut-être et certainement peut vraiment nous ramener à l'essentiel.
Évoluer sur cette planète,
Comment je veux.
.
.
Transmettre peut-être aussi aux autres sur cette planète.
C'est important.
Ça donne toute la saveur finalement à l'existence,
Je trouve en tout cas personnellement.
Comme quand on sait qu'on reverra plus une personne et ben les moments que l'on vit avec cet être là,
Ils sont d'une intensité juste incroyable.
C'est intense.
C'est très intense.
On devrait d'ailleurs à chaque fois qu'on se voit se dire qu'on se reverra pas forcément.
Enfin être un peu,
Je pense que les indiens sont beaucoup plus dans cette conscience du moment présent aussi.
C'est une idée de est-ce qu'on se place dans l'instant ou pas.
Fois qu'on est dans l'instant,
Il n'y a pas d'avant,
Il n'y a pas d'après.
Et donc,
Du coup,
Nous,
Dans nos esprits occidentaux,
Un peu moins,
On se dit toujours qu'on va revoir la personne,
Les gens que l'on aime,
Qui nous entoure,
Qu'on aura encore beaucoup,
Beaucoup d'occasions.
Et finalement,
Il n'y a jamais d'occasion.
Faites déjà de votre mieux tout de suite maintenant.
C'est ça,
Maintenant,
C'est maintenant.
Le cadeau,
Il nous a été donné maintenant.
Mais c'est vrai que des fois,
Lorsqu'on est pris dans nos doutes,
Dans nos peurs,
Dans nos émotions négatives,
On se laisse un petit peu embarquer par ce mode de vie,
Par cet émotionnel qui joue comme un rôle de tsunami mais je dirais que lorsqu'on a entamé ce chemin de connaissance de soi c'est important de retourner à cette authenticité et cette authenticité peut se faire à plusieurs niveaux tu vois même quelle est ma capacité à entendre Tu parlais de quand une personne part effectivement,
Je me souviens il y a quelques mois de cela,
Je suis allé voir une amie qui est partie depuis,
Qui est décédée d'un cancer et je me retrouvais donc à Angers pour donner un stage et elle avait ce désir vraiment qu'on se rencontre et j'avais ce désir de la rencontrer parce que ça fait longtemps que je ne l'avais pas vue.
Et donc j'étais dans sa chambre d'hôpital,
Effectivement,
Avec la maladie qui est un cancer.
Je me souviendrai toujours de ce moment de partage,
De dire merci d'être venu.
Il n'y avait pas tellement de merci,
Pour moi c'était fondamental parce qu'elle allait partir.
Elle le savait,
On le savait tous.
Mais à la fois L'alchimie qui s'est passée dans ce moment était fort.
Il y avait une intensité qui fait que je prends conscience que maintenant je suis sur la porte du départ,
Comme si je prenais un train,
Mais qu'on ne va pas se revoir en tout cas sur ce plan terrestre et qu'on se reverra peut-être ailleurs.
Et cette authenticité d'échange.
Qui était pas dans les mots en fin de compte,
Qui était dans le silence.
C'était impressionnant.
J'en avais les poils qui serrissaient tellement qu'il y avait un échange tellement plus pur,
Tellement plus puissant que simplement des mots qui peuvent être des fois très socials.
Communication très sociale alors que là on s'était défait de tous les faux paraîtres ou les codes sociaux pour rester à l'unité de cœur à cœur.
C'était un bon moment.
Donc l'authenticité pour moi c'est aussi ça qu'elle est ma capacité aussi à aborder un certain pardon aussi.
Comment j'aborde le pardon ?
C'est très important aussi.
Merci pour partager cet exemple parce que moi j'ai les poils qui se rissent,
Je sais pas chez vous mais en tout cas c'est fort,
C'est vrai que c'est très très fort.
Et c'est tellement important,
Je l'ai vu lorsque je travaillais auprès des personnes en fin de vie au centre de gérontologie Pasteur à Poitiers.
Il y avait un.
.
.
J'appelais le petit-père Paul.
Donc j'ai passé 20 mois en tant qu'accompagnateur des personnes en fin de vie dans un service de personnes gravataires.
Et ce petit-père Paul,
On avait lié de l'amitié ensemble et personne venait le voir.
Vraiment,
C'était une fin de vie assez terne,
Pas d'enfants,
Tout ça.
Et puis bon,
Quand tu as appris l'histoire de cette personne,
Tu t'aperçois qu'il y avait beaucoup de conflits dans la famille,
Entre ses enfants.
Et un jour,
Son fils et sa belle-fille sont venus,
C'était un fils unique.
Et là,
Il y a eu une magie qui s'est opérée.
Ils sont venus le voir.
Je sentais,
Même s'il était quelqu'un de réservé,
Qu'il était content d'accueillir ses enfants parce que voilà,
C'était fort,
Ce moment était fort.
Et j'ai dit à une amie,
J'ai dit,
C'est marrant,
Mais tu sais quoi,
J'ai le sentiment que dans moins de quinze jours,
Le petit père Paul,
Il va repartir.
Effectivement,
Dix jours après,
Il partait parce qu'il y avait eu cette relation,
Il y avait eu cet amour,
Ce pardon.
Ces liens qui se dissolvent qui fait que l'âme peut partir tranquille.
Donc oui l'authenticité pour moi c'est un mot fort parce que c'est pas que des fois on est à 100% authentique tout le temps parce qu'on a nos émotions mais reconnaître qu'on n'a pas été authentique c'est de l'authenticité.
Donc c'est.
.
.
Donc c'est pour ça que c'est important de faire la différence entre quelle est la part de douleur et quelle est la part de souffrance dans la vie.
La douleur,
Elle est inévitable.
La souffrance,
On peut l'éviter.
Donc ça c'est aussi le chemin qu'on peut faire sur soi-même.
L'accompagnement à travers toute cette connaissance,
Le yoga,
La méditation.
C'est quelle est la part de connaissance de moi qui va élever ma conscience au point que je vais voir la vie avec peut-être d'autres lunettes.
Ou peut-être justement sans lunettes.
Ce serait pas mal sans lunettes.
Bon encore une fois une belle émission à laisser infuser en soi.
C'est un peu le but aussi et l'objectif de ces rendez-vous de sagesse.
C'est de laisser un peu tous ces questionnements faire leur chemin en vous.
Donc nous c'est toujours un bonheur de vous retrouver chaque mois autour de ces thèmes,
Évidemment de te retrouver Stéphane,
Donc on peut te retrouver via ton site internet déjà,
J'allais parler du site de l'art de vivre dans un deuxième temps,
Donc c'est www.
Stéphanero.
Com et sur l'art de vivre vous tapez artdevivre.
Fr,
Très facilement.
Voilà donc bien sûr,
Tout le monde est bienvenu à aller découvrir les enseignements de l'art de vivre et du Soudarshan Kriya,
Et s'ils veulent vivre un événement magnifique le 11,
12,
13 mars en Inde,
À Delhi,
Nathalie,
Nous t'y attendons aussi.
On va avoir un show culturel,
Une méditation à plus de 3.
500.
000 personnes.
C'est quelque chose à faire.
Il y a des rêves ou pas?
Je ne sais pas,
Mais en tout cas,
Ça va être trois jours festifs.
En tout cas,
On a une scène qui va accueillir 50.
000 musiciens.
Elle fait 6 terrains de football.
J'imagine même pas mon.
.
.
Il faut que j'ouvre les perspectives dans mon esprit.
Oui.
Waouh !
Non mais ça,
Ça paraît juste gigantesque.
Il y a une magie.
Vraiment,
On sent vraiment la goutte d'eau qui rejoint l'océan et lorsque j'ai vécu ça en 2006 avec 2,
5 millions de personnes,
Waouh !
Là,
On sent vraiment que Jiva Atman dont on parlait,
L'âme individuelle,
Rejoint Brahma Atman,
L'âme universelle et que l'égo est toujours présent mais tellement transparent qu'on sent vraiment que la vie n'est qu'un.
En tout cas,
T'es bienvenu.
Un bel événement de communion pour se relier à notre humanité.
Merci Stéphane pour toutes ces belles informations.
A très bientôt.
Merci.
Merci à tous.
Merci à vous tous.
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