
Notre Vérité
L'humanité est belle, et il ne faut surtout pas s'arrêter à la première image qu'on se fait des gens. Parce qu'on a souvent tort. Qu'est ce qui est le plus néfaste pour notre vie en tant qu'être humain? Est-ce que ce sont les situations qui se passent mal ou qui se passent hors de nos concepts, hors de nos croyances hors de nos attentes? Ou est-ce que c'est ce que nous entretenons en terme de charge émotionnel qui nous font vivre beaucoup plus de négativité au fond de nous-même?
Script
Bonjour mes très chers auditeurs,
Ravis de vous retrouver pour une émission que vous attendez tous avec une grande impatience.
C'est notre émission « Sagesse » autour de la sagesse védique.
On a le grand plaisir évidemment de retrouver un intervenant que l'on adore,
C'est Stéphane Ayrault.
Bonjour Stéphane.
Bonjour Nathalie,
Bonjour à toutes et à tous.
Comment vas-tu mon cher Stéphane ?
Ça va très très bien.
Toujours souvent entre un aéroport,
Une gare et puis les lieux où je donne les séminaires.
Et puis de temps en temps chez moi.
Comment on vit ces changements ?
Est-ce que finalement ça intensifie la vie quotidienne ?
Est-ce que ça te fait plaisir que la vie te propose de faire autant de trajets dans ta vie quotidienne,
De ne jamais être au même endroit ?
Alors oui,
C'est toujours intéressant parce que c'est vraiment là où tu appliques toute cette sagesse dont on parle dans ces émissions-là.
C'est là où tu rencontres des gens magnifiques,
Tu t'aperçois que l'humain est beau.
Et c'est vrai que des fois dans cette presse un petit peu négative qu'on entend autour de nous,
On stigmatise l'humain comme quelqu'un vraiment.
.
.
Cette guerre,
Cette violence,
Cette agressivité,
Cet entourloupe,
Il y a vraiment une suspicion autour de l'être humain.
Et bien ce n'est pas du tout ce que je vis.
J'ai le bonheur de pouvoir aller au Maroc,
Au Cameroun,
En Côte d'Ivoire,
Aussi bien en Écosse,
En Allemagne,
En Belgique,
En Inde.
Et je m'aperçois que cet être humain,
Il est beau,
Il est beau cet être humain,
Il est magnifique dans toute sa splendeur.
Il est dans toute cette simplicité,
Il est là,
Il a envie de donner,
Il a envie de partager,
Il a envie de savourer,
Il a envie de rire,
Il a envie de sourire.
Donc l'être humain est beau,
La planète est belle.
Et je pense que ce sont tous ces voyages qui me permettent vraiment de prendre conscience qu'on doit prendre soin de nous.
Pas simplement de nous,
Mais de nous au sens large.
Du collectif.
Du nous en tant que,
Oui,
Être humain,
Soit ses pensées,
Ses paroles,
Comment j'interviens,
Comment j'interagis avec les autres.
Mais aussi le nous dans le collectif,
Mais pas simplement dans le règne humain,
Mais vraiment aussi au niveau du règne animal,
Végétal,
D'environnement.
Et c'est vrai qu'on a envie de prendre plus soin de ce nous.
Et tous ces voyages me permettent de rencontrer toutes les facettes de ce nous.
Et c'est ça que j'aime bien dans ces voyages.
Même si je t'avouerais franchement,
Savourer aussi un temps chez soi,
C'est très très bien.
On en a besoin.
Mais est-ce qu'on ne profite pas d'autant plus du temps chez soi quand on a été à l'extérieur ?
Je crois que c'est.
.
.
Il faut attendre que les choses nous manquent pour qu'elles retrouvent un petit peu leur dimension et leur saveur.
Ça peut être très agréable après presque un petit moment de frustration de retrouver l'homme ou la femme qu'on aime,
Le lieu où l'on vit.
Un espace qui est plus de l'ordre de la maison,
Le refuge.
Mais je trouve ça très intéressant.
Et d'ailleurs,
J'en profite peut-être pour vous confier ça à tous.
C'est une idée qui m'a traversée hier,
Puisque je suis sortie dans la rue avec un caméraman afin de rencontrer les gens et leur poser différentes questions autour des outils thérapeutiques dont on parle sur Radio-Métisou.
Savoir si ces gens les connaissaient.
C'était une manière de communiquer sur la prochaine édition de notre soirée Sens et Expérience.
Et du coup,
En y réfléchissant,
En rentrant,
Surtout parce que je me suis dit « Mais en fait,
C'est exactement ce que j'aime dans la vie.
C'est aller à la rencontre des gens.
» Et là,
Avec un micro et une caméra,
Finalement,
J'avais presque une excuse.
C'est-à-dire que c'était simple.
Déjà,
Les gens me regardaient,
Évidemment,
Parce qu'ils étaient curieux de savoir ce que je faisais avec un mec qui me suivait avec une caméra.
Donc forcément plus ouvert à ce que j'aille vers eux.
J'aurais pensé au départ que les gens seraient plutôt réfractaires,
Mais non.
Presque tous les gens m'ont répondu.
Des gens se sont mis à chanter avec moi dans la rue.
À me montrer une danse indienne comme eux,
Ils l'imaginaient.
À me faire des démos.
Donc on a beaucoup rigolé avec tous ces gens.
Et j'ai été inspirée,
En revenant au bureau,
De cette idée.
Alors,
Vous allez me dire ce que vous en pensez chez vous et vous me ferez votre retour.
De faire des micro-trottoirs.
Donc,
Lancer des micro-trottoirs de Radio Médecine 12,
Peut-être une fois par mois.
Un micro-trottoir pour dépasser nos idées reçues.
Je me dis que beaucoup de fois dans la vie,
On croise des gens et on se dit « Oula,
Cette personne,
Elle me semble comme ci,
Comme ça.
» On arrive avec nos a priori,
Avec presque nos jugements.
Des gens qui nous effraient.
Eh bien,
Je veux aller voir tous ces gens.
Peut-être des SDF,
Peut-être des migrants,
Peut-être,
Entre guillemets,
J'allais dire des racailles,
Mais ça ne veut rien dire.
Mais voilà,
Des garçons vers qui on ne serait pas forcément allé.
Parce qu'ils ont l'air tout de suite assez agressifs.
Eh bien,
Aller rencontrer tous ces gens.
Et montrer que derrière cette première image se cachent souvent de très belles surprises.
Voilà,
J'ai envie de lancer ce concept.
J'ai envie de montrer à quel point l'humanité est belle.
Et qu'il ne faut surtout pas que l'on s'arrête à la première image qu'on se fait des gens.
Parce qu'on a souvent tort.
Eh oui.
Et c'est souvent nos concepts et nos peurs,
Nos croyances,
Qui nous empêchent d'aller vers l'autre des fois.
Donc c'est sûr que c'est important.
En tout cas,
Je trouve une très bonne idée.
Nathalie,
Je t'inspire vraiment à le faire.
Vas-y,
Vas-y.
Pense.
Non,
Mais on va le faire.
Et puis moi,
Encore une fois,
C'est vrai qu'il faut se trouver des excuses dans la vie.
Et je crois que ça,
Ce sera l'excuse parfaite pour me nourrir déjà moi.
Parce que je pense qu'évidemment,
Je répète tous les jours que j'ai profondément foi en l'humanité.
Mais parfois,
Quand il se passe des choses un peu difficiles autour de moi,
J'ai besoin de me prouver à quel point l'humanité est belle.
Et d'aller à la rencontre de cette humanité.
Parce que c'est bien beau de rester chez soi et dire l'humanité est moche.
Mais voilà,
Il faut bien aller à sa rencontre.
Donc pour,
Quelque part,
Appuyer ce sentiment,
Presque cette foi inébranlable que j'ai en moi,
J'ai envie de me confronter à tous ces êtres.
Donc je pense qu'on va lancer ça très prochainement sur notre chaîne YouTube.
Affaire à suivre,
Mais je suis tellement inspirée et excitée par ce projet que ça va se faire,
Ça va se faire,
C'est sûr.
C'est ce que j'apprécie chez toi Nathalie,
C'est ton enthousiasme.
Tu sais que l'enthousiasme,
C'est un très beau mot qui vient de entheos,
Qui provient de Dieu.
Donc lorsqu'on est en contact avec notre étincelle divine à l'intérieur de nous,
L'enthousiasme s'exprime dans notre vie.
Donc c'est magnifique.
Donc c'est presque une reliance au divin,
L'enthousiasme.
C'est une reliance au divin.
De toute façon,
Quand tu te relies à l'autre,
À l'humain,
C'est une reliance au divin.
Parce que le divin est dans toute chose.
Le divin est dans chaque aspect de nous,
Dans l'eau,
Dans la pierre,
Dans l'arbre.
Donc oui,
C'est une reliance.
Alors mon cher Stéphane,
Afin de démarrer ce nouvel épisode de notre émission Sagesse,
Évidemment,
Le petit moment de contes.
Alors j'imagine que tu nous as préparé une histoire où l'histoire va descendre comme elle doit venir aujourd'hui.
Alors oui,
C'est toujours magique cette histoire parce que des fois je pars vraiment avec cette histoire en tête et en fin de compte,
Quand je me retrouve devant toi,
Devant ce micro,
À parler à nos auditrices,
Auditeurs,
Une autre histoire vient.
C'est ce qui s'est passé la dernière fois d'ailleurs.
Mais on y ira.
On découvrira cette autre histoire que je devais raconter mais en fin de compte que je n'ai pas raconté.
Alors cette histoire que je vais raconter aujourd'hui,
C'est une histoire de deux moines zen.
Et dans cette tradition zen,
Surtout lorsqu'ils sont en pèlerinage,
Ils ont quand même des conseils de la part de leur maître,
Ne pas s'adresser aux femmes,
De rester vraiment centré,
De ne pas se laisser disperser par l'essence.
Et ils sont en pèlerinage.
Donc c'est un jeune moine et puis un vieux moine.
Et ils arrivent au bord d'une rivière.
Et il y a une jeune femme.
Le cours d'eau est tellement rapide qu'elle demande de l'aide pour traverser la rivière.
Et le jeune moine,
Sans hésitation,
Il va la voir,
Il la porte,
Il traverse avec elle la rivière,
Il la dépose sur l'héberge et il continue son chemin.
Le vieux moine aussi avait traversé,
Bien sûr,
La rivière.
Et bon en mal en,
Ils continuent tous les deux leur chemin.
Mais le jeune moine sent qu'il y a quelque chose qui s'est passé depuis ce moment de la rivière.
Et depuis un certain temps,
Il sent comme un silence qui est un peu lourd.
Tu sais,
Des fois il y a des silences qui sont joyeux,
Et des fois il y a des silences qui sont un peu lourds.
Et bien c'est ce silence dont il ressent,
Cette lourdeur.
Et puis à un moment donné,
Le vieux moine n'en peut plus.
Il éclate,
Il explose.
Mais qu'est-ce que tu as fait?
Mais qu'est-ce que tu as fait?
Mais tu as vu,
On est en pèlerinage en plus,
Mais qu'est-ce que tu as fait?
Et là le jeune,
Il dit,
Mais comment ça?
Qu'est-ce que j'ai fait?
Qu'est-ce que j'ai fait?
Raconte-moi.
Mais en plus je dois t'expliquer,
Tu as touché une femme,
Tu as porté une femme,
Mais tu n'es pas conscient.
Mais attends,
Attends.
Oh,
Tu me parles de cette situation qui s'est passée il y a plus d'une heure et demie,
Sur la rivière.
Mais oui,
Je te parle de cette situation et tu es un imbécile.
Mais mon bon ami,
Cette jeune femme,
Je l'ai déposée il y a une heure et demie.
Toi tu la portes encore.
Intéressant,
Non?
Très intéressant.
C'est une bonne approche,
En tout cas ce compte a plein de significations.
Mais une des significations qu'on peut prendre en considération,
C'est vraiment qu'est-ce qui est le plus néfaste pour sa vie en tant qu'être humain?
Est-ce que ce sont les choses,
Les situations qui se passent mal ou qui se passent hors de nos concepts,
Hors de nos croyances,
Hors de nos attentes?
Ou est-ce que c'est ce que nous entretenons en termes de charges émotionnelles qui nous font vivre beaucoup plus de négativité au fond de nous-mêmes?
Donc c'est ça qui est intéressant dans cette histoire.
Et ce jeune moine,
En fin de compte,
Il a fait ce qu'il avait à faire.
Il l'a fait d'une façon naturelle,
Sans attentes,
Sans rien que ce soit.
Il a fait son service.
Il était heureux,
Épanoui.
Mais pourtant.
.
.
Et surtout,
Il est passé à autre chose.
Et il est passé à autre chose.
Alors que le vieux moine,
Lui,
Pendant toute cette heure et demie qu'ils ont continué leur chemin,
Ils étaient encore avec.
Donc le mental était vraiment pris dans cette situation.
Et c'est pour ça que dans la tradition védique,
Dans un grand texte de la tradition védique qui est appelé l'Ashtavakra Gita,
J'en ai déjà un petit peu parlé dans une des autres émissions,
Il y a cinq principes qui sont essentiels pour entamer et pour vivre notre chemin spirituel,
Notre vie d'évolution sur cette planète.
Et ces cinq principes.
.
.
Donc le premier,
C'est Kshama.
Kshama,
C'est se pardonner.
Alors c'est intéressant parce que des fois,
On a tendance à penser que le pardon est tourné vers les autres,
Est toujours tourné vers les autres.
D'ailleurs,
Communément,
Il y a une personne qui pourra te dire oui,
Je lui pardonnerai quand il aura fait le nécessaire pour que je lui donne mon pardon.
C'est-à-dire que c'est moi qui garde le pouvoir.
Là,
Je suis prêt à lui pardonner si jamais.
.
.
C'est un pardon conditionnel.
Voilà,
C'est un pardon très conditionnel.
Effectivement.
Ou oui,
Je vais lui demander pardon pour ce que j'ai fait.
C'est un petit peu comme un chemin de labeur où il faut traverser notre chemin de croix.
Et puis,
En fin de compte,
Arriver à demander pardon.
En fin de compte,
Dans cette notion de Kshama,
C'est beaucoup plus profond que ça.
C'est se pardonner.
Et c'est ça qui est intéressant.
C'est se rendre compte que,
En fin de compte,
Lorsque j'ai eu un conflit avec quelqu'un,
Lorsque quelque chose,
Les situations se sont passées telle ou telle façon et que j'ai pris part émotionnellement à cette situation qui a peut-être amené un conflit,
Peut-être des émotions fortes,
Ce qui est intéressant de se rendre compte,
C'est qu'en fin de compte,
C'est partie d'un jugement.
Il y a un jugement.
C'est-à-dire qu'à chaque fois,
On a jugé l'autre personne parce qu'elle n'était pas correcte,
Parce qu'elle n'était pas saine,
Parce qu'elle n'était pas ceci,
Parce qu'elle n'était pas cela.
Donc,
On a porté un jugement envers cette personne.
Et ce jugement,
En fin de compte,
A fait en sorte qu'on s'est positionné comme moi,
Je suis correct.
Lui n'est pas correct.
Et c'est intéressant de voir qu'à quel point on est correct,
À quel point on n'est pas correct.
Ça dépend.
Surtout,
Qu'est-ce qui se cache derrière ?
Est-ce que c'est la peur du manque de cohérence ?
Parce que finalement,
Quand on juge quelqu'un de ne pas être correct,
Si lui,
Il est OK avec ce qu'il est et presque en alignement,
Eh bien,
Ce n'est pas censé poser de problème.
Mais l'autre qui porte le jugement,
Lui,
Tout d'un coup,
Ressent peut-être la frayeur qu'à un moment,
Ça puisse,
Je ne sais pas,
Le détourner de son axe.
Oui,
Parce que l'intention de l'autre n'est peut-être pas celle en accord avec nous-mêmes.
Mais en fin de compte,
Ce jugement,
Il vient de quoi ?
De nos peurs,
De nos croyances,
De nos habitudes,
De nos concepts.
Mais qui nous dit que ces concepts,
Ces croyances,
Ces habitudes sont mieux que les autres ?
Donc,
En fin de compte,
C'est intéressant de voir que le pardon se place à notre niveau.
Est-ce que je suis capable de me pardonner d'en avoir voulu à l'autre ?
De me pardonner d'en avoir émis des jugements envers l'autre ?
Et peut-être qu'en fin de compte,
Je n'ai jamais partagé à l'autre mes craintes,
Mes peurs,
Mes doutes.
La communication n'a peut-être pas été établie avec l'autre.
Ce qui a fait que cette situation s'est produite.
Mais est-ce que c'est vraiment si horrible que ça ?
On n'en sait rien,
Après tout.
Peut-être que ça peut nous ouvrir d'autres portes.
Est-ce que ce sont presque de nos propres frustrations dont on parle quand on juge ?
Et prenant l'exemple de ce conte,
On pourrait faire une explication de texte presque de ce conte.
Est-ce que cet homme-là,
Ce moine,
N'est pas quelque part un peu frustré lui-même de ne pas avoir porté et déposé cette jeune femme ?
Peut-être que ce qui vient lui le toucher et le faire qui rentre dans ce jugement vis-à-vis de son frère,
C'est simplement la frustration.
Exactement.
Alors,
C'est vrai que ce pardonner est très très fort.
En kshama,
C'est très très fort.
Et comment je l'applique dans mon quotidien ?
C'est qu'au lieu de réagir,
Je prends un temps pour amener une action.
Parce qu'en fin de compte,
Si tu prends le fait de réagir,
Tu ré-agis.
C'est-à-dire que la personne qui détient le pouvoir,
C'est l'autre,
Avec son action.
Toi,
Tu n'as fait simplement que réagir,
Sous ton émotionnel,
Avec tes émotions,
Ce qu'on vient de dire.
Donc,
C'est intéressant de voir que,
Est-ce que tu gardes un intervalle entre ce que tu viens de vivre,
La situation s'est produite,
Et alors,
Il y en a des milliards de situations qui se produisent à la seconde même,
Et tu ne vas pas réagir à toutes.
Ou est-ce que tu vas justement devenir l'acteur de ta décision ?
Comment je vais répondre à cette action ?
Est-ce que je vais rentrer dans la colère,
Comme ce moine ?
Ou est-ce que je vais voir justement la beauté de l'acte de ce jeune homme ?
En fin de compte,
Notre choix nous appartient.
Et c'est ça qui est intéressant.
C'est ce doux mélange entre le fait de se pardonner et le fait de s'ouvrir une porte pour pouvoir peut-être agir différemment,
Comme je n'ai jamais eu l'habitude d'agir.
En conscience,
C'est-à-dire je ne suis plus du tout soumis à mon mode émotionnel,
À mes émotions,
Mais c'est moi qui prends le dessus,
Le contrôle de ma vie,
Et je vais répondre avec conscience et avec peut-être une parole,
Une action qui sera complètement différente de ce que j'aurais pu imaginer à la base.
Donc Shama,
C'est un des principes très très forts.
En fin de compte,
C'est cinq clés,
C'est cinq points,
Cinq points où on peut vraiment pratiquer.
Ce n'est pas simplement de la philosophie,
Ce que je suis en train de partager,
De cette tradition védique,
Ce n'est pas simplement des principes psychologiques.
Non,
Parce que c'est très concret.
Oui,
C'est très concret.
Réellement,
C'est un petit peu dans la vie,
Quand on sent qu'il faut qu'on fasse quelque chose,
Il faut le faire.
C'est-à-dire que si on a l'intuition que là c'est juste,
Même si quelque part ça ne rentre pas dans ce qu'on connaît,
Dans notre ligne de pensée,
Dans une forme de cohérence qu'on cherche à atteindre ou d'une perfection,
Eh bien si on sent que ça doit être fait dans notre essence,
Eh bien je crois qu'il faut le faire tout simplement,
Au lieu de le garder et après de le cogiter pendant des heures et des heures,
Voire des jours,
Des mois.
Et ça empêche peut-être le regret aussi.
Ça empêche,
En fin de compte,
Ce qu'on vient de dire,
C'est vraiment une clé pour dissoudre ce qu'on appelle la graine du regret et des remords.
Alors,
La deuxième clé,
Le deuxième principe est très intéressant parce qu'il est appelé Arjava.
Et Arjava,
Justement,
C'est un peu ce que tu viens de toucher,
Sans peut-être le nommer comme ceci,
Mais tu l'as touché dans ta façon de t'exprimer,
C'est la sincérité.
Se pardonner n'est pas nécessaire.
Parce qu'on peut,
Oui,
Je me suis pardonné des milliers de fois,
Tu sais,
Comme on peut parler des fois.
Oui,
Oui,
Oui,
Mais je connais le pardon,
Ça fait tellement de fois que je le pratique,
Je me suis pardonné.
Mais il n'y a pas de sincérité.
Cette sincérité,
C'est ce qui va nous amener justement à la transformation.
Est-ce que je vais transformer ces situations?
Ou est-ce que je suis pris encore et encore dans les mêmes situations en disant,
Mais comment ça se fait que ça se répète encore et encore?
C'est parce qu'il manquait l'ingrédient qu'on appelle la sincérité.
Est-ce que je suis sincère avec moi-même?
Et cette sincérité doit aller dans le sens où je vais chercher au plus profond de moi.
Tiens,
Effectivement,
Je sens que je ne suis pas encore sincère.
C'est difficile pour moi encore de me pardonner.
Je sens que j'ai encore une petite partie de moi qui en veut à l'autre personne ou qui s'en veut à soi-même,
Parce que des fois,
C'est ça aussi.
On s'en veut à nous-mêmes.
Et le fait de se pardonner,
C'est arriver à soigner cette petite partie de nous.
Mais c'est souvent ça,
En fait.
Et c'est souvent.
Et le fait qu'on s'en veuille,
En fin de compte,
On va agir différemment.
Et j'avais pris pour principe,
Et je l'ai toujours comme principe,
C'est-à-dire que lorsque j'ai une personne avec qui j'ai vécu un conflit,
C'est rare que je désire le traiter sur le moment.
Parce qu'en fin de compte,
Sur le moment,
C'est toujours un point d'émotion.
Et l'émotionnel va nous emmener justement dans cette balance action-réaction,
Action-réaction.
Alors,
Je prends un temps de recul et j'amène la méditation.
Parce que ces principes,
Comme je disais,
Ce n'est pas philosophique,
Ce n'est pas psychologique.
C'est vraiment expérientiel.
Donc,
C'est avec la méditation que toutes ces clés qui sont déjà présentes en nous vont se manifester.
Il n'y a pas grand-chose à faire.
C'est simplement quelque chose qui se manifestera.
Plus je serai en contact avec ma dimension divine,
Avec mon être intérieur,
Plus ça va se manifester.
Ce sera plus facile d'appliquer ces clés de sagesse.
Donc,
Cette sincérité,
Le fait de se pardonner,
Ce que je faisais,
C'est que je prenais un temps de méditation.
Et j'allais m'asseoir avec mon enfant intérieur.
Tiens,
Quelle est la partie de moi qui a été touchée ?
Quelle est la partie de mon égo qui a été un peu mis à bas ?
Et là,
J'allais.
Et en fin de compte,
Je commençais à voir que mes jugements vis-à-vis de cette situation,
Vis-à-vis de cette personne,
En fin de compte,
C'était le frein.
C'est ça qui m'empêchait d'être heureux,
D'être épanoui.
C'était ces freins,
Ni plus ni moins.
Donc,
J'allais vraiment,
Au fond de moi-même,
Dans un état méditatif.
C'est-à-dire que ce n'est pas une héliculbration mentale.
Je me laisse aller et petit à petit,
Il y a des prises de conscience qui arrivent.
Tiens,
Là tu revois ce qui se passe.
Tu vois tout le fil,
Toute l'histoire d'une façon limpide.
Et à un moment donné,
Tu te dis,
Ben voilà,
J'ai qu'une envie.
C'est voilà,
Tu es bien en harmonie avec moi.
Je me pardonne.
Je me demande pardon d'avoir jugé,
D'avoir voulu cette personne.
Et maintenant,
L'étape suivante,
C'est est-ce que tu es capable d'aller rencontrer cette personne ?
Parce que des fois,
C'est là le test.
C'est quand tu vas revoir cette personne,
Est-ce que ça te fait vivre encore des émotions ?
Ou est-ce que tu te sens à l'aise avec ?
Et ça me rappelle qu'une fois,
J'avais eu une expérience très forte avec une amie.
On s'entendait très,
Très bien jusqu'au jour où il y a eu un conflit.
Et on n'a jamais su à quel moment ça avait vraiment démarré.
Mais le conflit avait pollué notre relation.
Et je me dis,
Mais ce n'est pas possible.
Avec toute la sagesse,
La connaissance que tu as Stéphane,
Comment ça se fait que tu en es encore là des fois ?
Et bien reconnaître,
Oui,
J'en ai encore là.
Donc,
Se pardonner,
C'est important.
Puis aller avoir la sincérité.
Et là,
Je parlais avec mon être intérieur en disant,
Écoute,
Maintenant je suis prêt.
Mets-moi la situation où je vais pouvoir la rencontrer et partager avec elle.
Pour dissoudre ce qui s'était noué.
Et en fin de compte,
Nathalie,
Ça s'est passé.
.
.
Cette personne vit dans la région parisienne.
Et j'étais parti donner un stage à Lyon.
Et cette personne se retrouvait à Lyon aussi.
Et au moment donné où je suis reparti de la ville de Lyon,
Je me suis retrouvé sur la gare.
Et qu'est-ce que je vois sur ce quai ?
Je vois mon amie.
Alors bien sûr,
On se fait un coucou.
Et là,
Je sens que c'est paisible en moi.
Je m'approche d'elle,
Elle s'approche de moi.
On se fait la bise,
Très sociale.
Et puis dans la discussion,
Tu retournes sur Paris,
Oui.
Quelle est ta voiture ?
Je suis dans la voiture 17.
Et toi ?
J'ai la même voiture,
Voiture 17.
Ne me dis pas qu'elle était à côté de toi.
Eh bien si.
J'avais la place 78 et elle avait la place 77.
Et donc pendant tout le trajet,
On a partagé ensemble.
Et c'est là où ça s'est dénoué.
Donc oui,
C'est faisable.
Oui,
C'est faisable parce que cette sincérité te met proche du principe de Dieu,
Du divin,
De la conscience.
Et la conscience,
Elle est tellement puissante,
Elle est omnisciente,
Omniprésente,
Omnipotente.
Donc elle est capable de mettre en place des situations où toi-même,
Si tu voudrais le faire,
Ça serait compliqué avec ton mental de pouvoir l'établir,
Choisir le même temps de retour,
La même place,
La même voiture.
Tu vois,
C'est très compliqué tout ça.
Mais en fin de compte,
C'est très simple pour la vie.
Donc ça,
C'est le deuxième.
Quand on est prêt,
En tout cas la vie organise les choses et ça,
C'est extrêmement fort.
J'imagine que tu as dû être particulièrement ému de te rendre compte que là,
On ne peut pas remettre en question l'idée qu'il y a une force divine qui est là aussi pour créer une perfection inhérente à la vie.
Elle est tout le temps là.
C'est ça,
C'est un petit peu comme de nos jours,
C'est facile à comprendre.
L'Internet,
Le Wi-Fi est toujours présent.
La connexion,
Elle t'appartient.
Mais c'est très intéressant ce que tu dis,
Parce que c'est vrai que quand on,
Entre guillemets,
On met carte sur table et qu'on ouvre son cœur et qu'on fait preuve de sincérité et d'authenticité,
Même quand il y a eu un conflit ou un besoin de prendre du recul vis-à-vis d'une personne avec qui on était bien,
À partir du moment où on met un petit peu tout sur la table et qu'on ouvre son cœur,
Je pense que c'est une manière en effet de repartir après presque léger avec l'être,
Même s'il y a eu un conflit entre deux personnes.
Presque de repartir à zéro.
Et j'en ai fait l'expérience,
Je ne citerai pas son nom,
Mais un intervenant qui venait parfois à la radio.
Un moment où je sentais profondément en moi qu'il fallait que je prenne du recul.
Et puis la vie a fait qu'on s'est recroisés.
Et donc il y a un moment où on a décidé de se retrouver en face à face.
Et donc forcément au début,
Il y a une partie de soi qui,
Comme tu le dis,
Qui reste dans le on se fait la bise,
On raconte un peu ce qui se passe en ce moment.
On fait comme si on ne va pas toucher le cœur.
Et en fait,
Ce qui s'est passé,
C'est que j'avais un verre en face de moi qui a presque explosé.
Un verre qui a explosé.
Je l'ai à peine touché,
Il a explosé.
Et donc là,
Tout d'un coup,
J'ai eu ce truc de OK,
Il faut que tu dises les choses.
Presque que ça devenait,
Et parce que je suis un petit peu comme ça,
Trop explosif pour que je continue à faire preuve d'une sorte de politesse sociale et qu'on rentre un peu dans le fond.
Et on s'est dit les choses.
On a pleuré et ça a été très fort.
Et depuis,
Le lien est de retour.
Et peut-être encore plus puissant,
Parce que justement,
On sait qu'on peut dépasser cette situation.
Un peu comme en couple,
Quand on sait qu'on peut dépasser des difficultés,
Ça rend le lien encore plus fort.
Et oui,
Et ce lien,
Tu l'as partagé énormément avec cette belle histoire.
Et en fin de compte,
Ça nous amène justement à la troisième clé,
Au troisième principe.
Parce que ce que tu viens de dire,
C'est comment on arrive à communiquer de cœur à cœur,
Quitter le mode tête à tête et vraiment rentrer dans un mode cœur à cœur.
Donc,
Le troisième principe est très important.
C'est Daya.
Daya,
C'est la compassion.
Cette compassion.
Alors,
Des fois,
On méprend cette compassion.
Des fois,
On l'associe avec le fait de prendre pitié.
Ce n'est pas du tout ça.
Compatir,
Ce n'est pas forcément sur des choses négatives.
Compatir,
C'est se mettre à la place de l'autre et puis pouvoir percevoir qu'en fin de compte,
Il y a toute une autre dimension dont on n'a pas pris en considération de notre siège.
Donc,
La compassion,
C'est vraiment accompagner l'autre sans prendre pitié,
Sans être dans cet appitoiement,
Mais vraiment de se dire,
Tiens,
Oui,
Waouh,
Je vois toute la dimension.
Je n'avais pas conscience dans un premier temps.
Et là,
Je prends conscience que je peux l'accompagner.
Je peux accompagner l'autre,
Accompagner le mouvement parce que je suis en train de donner de l'amour.
Je ne suis plus dans mes peurs,
Dans mes résistances.
Je suis vraiment en train de donner de l'amour.
Et c'est ça la compassion.
C'est-à-dire de prendre conscience que oui,
La vie n'est pas toujours facile,
Que les difficultés sont là.
Des fois,
Les situations se produisent.
Ce n'est pas que les gens,
À 7 heures du matin,
Lorsqu'elles se sont levées,
Elles se sont dit,
Tiens,
Aujourd'hui,
À 18h22,
Je vais faire quelque chose de.
.
.
C'est-à-dire,
À Nathalie,
Je vais lui dire quelque chose de très négatif,
À 18h22 exactement.
Non.
Si à 18h22,
Ça s'est passé avec cette personne,
C'est parce que ça s'est produit.
Les éléments sont ici.
Le feu,
Plus de feu,
Plus d'eau,
Plus de terre.
Donc,
C'est ça qui est intéressant,
C'est de s'apercevoir qu'en fin de compte,
On est à un certain niveau,
Les marionnettes de nos éléments,
De nos sens,
De nos émotions.
Et c'est pour ça que la compassion est essentielle.
Daya,
C'est vraiment de se dire,
Waouh,
Il y a une autre dimension que je ne maîtrise pas,
Dont je n'en ai pas encore le contrôle.
Et pour les autres,
C'est aussi pareil.
Mais il y aurait tellement de belles choses à dire sur la compassion.
Et puis,
Puisqu'on parle des relations à deux,
Il arrive aussi qu'avec certaines âmes,
Puisqu'on peut peut-être parler de cette manière-là,
Avec certains êtres,
Les chemins se séparent.
Mais en fait,
Une fois qu'on s'est dit les choses,
Et je pense vraiment à l'importance de la sincérité,
Du pardon et de la compassion,
C'est aussi de pouvoir se dire les choses et puis reprendre chacun sa route.
Mais ne pas le faire avec la rancœur,
Garder un sentiment,
Un goût amer.
Je pense que chacun peut reprendre sa route.
On peut décider qu'on a vécu le temps qu'on avait à vivre ensemble.
Et je ne parle pas de l'amour,
Je parle surtout peut-être des relations plus de l'ordre de l'amitié.
Enfin,
Si on parle d'amour universel,
Mais plus des relations amicales ou des aides que l'on croise.
Parfois,
Chacun reprend son chemin,
Mais juste en toute quiétude.
C'est beau parce qu'à chaque fois,
Tu amènes l'autre clé,
Nathalie,
Avec tes mots,
Sans le dire pareil.
C'est ça qui est beau dans cette sagesse,
Dans cette connaissance.
En fin de compte,
Tu t'aperçois que toutes les clés sont déjà à l'intérieur de toi.
Et dans notre échange,
En fin de compte,
Petit à petit,
Ce n'est pas moi qui ai donné les clés,
C'est toi qui les ai amenées avec tes mots.
C'est beau,
Non?
Très beau.
Et donc,
La quatrième clé,
Justement,
C'est Tocha,
Le contentement.
Le faire dans cet état de satisfaction.
C'est-à-dire que je suis plein,
En fin de compte.
Je ne suis pas dans le manque,
Je ne suis pas dans le vide.
Je suis tellement plein,
Rempli.
Et Tocha,
C'est vraiment cette merveille qui fait qu'à un moment donné,
On peut aller vers l'autre.
On peut justement se pardonner,
Exprimer la compassion ou être dans cette sincérité parce que je sors du plein.
Voilà,
Je suis rempli.
Il n'y a rien d'extérieur qui peut me remplir.
Je suis déjà rempli.
Et quand tu es rempli,
Tu déverses.
Et c'est là où une autre dimension de toi prend place.
Et la cinquième,
La cinquième clé,
Le cinquième principe s'appelle Satya.
Satya,
C'est la vérité.
Alors,
Qu'est-ce que la vérité?
La vérité,
Ce n'est pas,
Voilà,
Tu nous as servi deux tasses de thé et puis,
En fin de compte,
Non,
Tu m'avais servi du jus de pomme.
Non,
Non,
Non,
C'est du thé.
Ça,
Ce sont des faits.
On relate simplement des faits.
Ce n'est pas ça,
La vérité.
D'ailleurs,
C'est intéressant parce que lorsque Pilate a rencontré Jésus et que Jésus lui a dit je suis là pour témoigner de ce qu'est la vérité.
Et Pilate lui a dit,
Qu'est-ce que la vérité?
Et Jésus n'a jamais répondu à Pilate alors qu'il aurait pu très bien lui donner un enseignement sur la vérité.
C'était un moment crucial.
Il allait être mis sur la croix.
C'était le procès.
Et pourquoi Jésus n'avait pas répondu?
Parce qu'en fin de compte,
La vérité reste au-delà des mots.
Tout ce que tu vas dire n'est que mensonge.
C'est comme si,
À un moment donné,
Je vais avec mon seau près de l'océan,
Je prends une portion de l'océan dans mon seau et je te dis,
Ben voilà,
J'ai attrapé l'océan.
Tu vas dire,
Ben non,
Stéphane,
Tu mens.
Tu n'as pas attrapé l'océan.
Et puis moi,
Je tiens ma position.
Oui,
J'ai attrapé l'océan.
Et tu as raison,
Sur la forme,
Je n'ai pas attrapé l'océan.
Mais dans l'essence,
J'ai attrapé l'océan.
Parce que l'eau de mon seau est la même que l'eau de l'océan.
Donc si tu vas à l'essence,
J'ai raison.
Si tu vas dans la forme,
J'ai tort.
Et c'est ça qui est intéressant.
Et je raconterai une petite histoire,
En fin de compte,
Un autre conte,
Un deuxième conte,
Pour terminer,
Qui va raconter,
En fin de compte,
Une belle histoire sur la vérité et qu'est-ce que la vérité.
En fin de compte,
La vérité,
C'est prendre conscience que tout change.
Tout est en perpétuel changement.
Et on ne restera jamais les mêmes.
Les autres ne resteront jamais les mêmes.
Donc se figer,
C'est comme ce moine,
Il est resté figé,
En fin de compte,
Sur cette situation de ce jeune moine qui avait porté la femme,
Etc.
Il est resté figé.
Mais tout change.
C'était déjà du passé.
Il s'était attaché au passé.
Alors,
En fin de compte,
C'était un roi.
Un jour,
Il s'est levé,
Un bon matin,
Et puis il a voulu promulguer une nouvelle loi,
Une nouvelle réalité.
Ça se passe beaucoup en ce moment.
Il faut beaucoup de nouvelles lois.
À défaut d'esprit,
On doit inventer des lois.
Donc c'est ça qui est intéressant.
Et puis ce roi,
Tout d'un coup,
A une bonne idée.
Tout menteur dans mon royaume sera pendu.
Et là,
Il fait noter sur parchemin cette loi.
Les coursiers vont de village en village diffuser la nouvelle loi.
Et au fur et à mesure que ces coursiers passent de village en village,
De ville en ville,
Il y a tout le monde qui commence à dire « Mais notre roi est devenu fou.
Notre roi est devenu fou.
Qu'est-ce qu'il va se passer ?
» Alors,
Il y a la congrégation des médecins qui se disent « Mais vous vous rendez compte ?
Nous qui disons à nos patients « Ne vous inquiétez pas,
Tout va aller pour le mieux alors qu'on sait très bien qu'ils vont mourir.
Mais on va être pendus.
» Les avocats se sont réunis entre eux en disant « Mais oui,
Je sais très bien que la personne que je défends est coupable mais je dois montrer qu'elle n'est pas coupable.
Je vais être pendu.
» Les juges,
Les commerçants qui disent que c'est le meilleur des produits qu'ils vendent alors qu'ils savent très bien que le concurrent a peut-être mieux.
Alors là,
Mais c'était le brambat de commande.
Tout le monde se rendait compte qu'il était dans le mensonge.
Et à un moment donné,
Il y a une personne qui va voir le premier ministre,
Un premier ministre qui était sage et qui dit « Mon bon ministre,
Que s'est-il passé ?
Qu'est-ce qui s'est passé avec l'une de nos trois ?
Qu'a-t-il mangé ?
Qu'a-t-il bu ?
Pour nous promulguer cette loi qui n'a pas de sens ?
» Et là,
Le premier ministre avec un sourire en coin il s'apercevait vraiment du manège qui était en train de se produire.
Et il riait,
Il riait parce que ce roi avait lancé quand même une sacrée polémique mais qui avait un fond de vérité.
Et il dit « D'accord,
D'accord,
Je vois très bien votre opposition,
J'en prends compte,
Je compatis avec vous.
Je vais aller voir le roi.
» Mais tout ministre qu'il était,
Il ne pouvait pas rentrer dans les appartements du roi sans une autorisation.
Il avance près des appartements du roi et puis,
À un moment donné,
Les gardes mettent des lances en croix croisées et disent « Que se passe-t-il,
Mon bon roi ?
Mon bon ministre,
Que se passe-t-il ?
Dites au roi que je vais me faire pendre.
» « Mon bon ministre,
On n'a aucune information,
Aucune note disant que vous allez vous faire pendre.
Vous êtes en train de dire un mensonge.
Dites au roi que je vais me faire pendre.
Mais mon bon ministre,
Personne n'a dit que vous allez être pendu.
Donc vous dites un mensonge.
Et donc là,
On va voir le roi.
Le bon ministre a dit un mensonge.
Il vient vous voir en disant qu'il va être pendu alors que personne n'a dit qu'il allait être pendu.
Et là,
Là commence à se passer la magie.
Parce que le bon roi s'imagine très bien dans la situation,
Ou s'il fait pendre son premier ministre comme quoi il avait dit un mensonge,
Qu'il allait être pendu,
Il aurait dit la vérité.
Donc qu'est-ce que la vérité ?
En fin de compte,
La vérité ne s'arrête pas aux faits,
Ne s'arrête pas aux gestes,
Ne s'arrête pas.
.
.
Elle est bien au-delà.
Et la vérité,
C'est tellement profond qu'on ne peut pas la définir.
C'est vraiment une relation par rapport à notre conscience,
Par rapport à notre cœur.
Donc qu'est-ce que la vérité ?
Déjà que tout change.
C'est vrai que la vérité n'est pas un concept finalement extérieur à nous,
Il est profondément intérieur.
Et la vérité,
Quelque part,
Comme tu le disais avant de démarrer la récitation de ce conte,
La vérité est soumise au changement.
En fait,
Je crois que nous sommes tous des chercheurs qui ne détenons pas la vérité et nous avons presque le devoir de remettre en question chaque jour ce que nous pensions hier.
Mais la vérité peut être en même temps quelque chose de très important,
Parce que notre vérité,
C'est notre lien à nous-mêmes.
C'est le fait d'être honnête,
Authentique,
Presque de savoir se respecter.
Exactement.
Elle réside dans ses 5 laits.
Se pardonner,
Kshama,
Arjava,
La sincérité,
Daya,
La compassion,
Tosher,
Le contentement,
Et puis Satya,
La vérité.
Super.
Bon moment,
C'est un beau partage.
Toujours,
C'est plein de petites paillettes,
Des fragments d'absolu.
J'adore,
Moi,
Ça me rend poète.
J'aime cette émission.
À chaque fois,
Je me sens presque un petit peu grandie.
C'est toujours très bon de te retrouver.
A très vite,
Stéphane.
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