
Conte Pour Dormir Cendrillon
by Ellen Mouton
Ce soir Je vous raconte l'histoire de Cendrillon des frères Grimm. La séance de lecture comprend de la musique d'accompagnement afin de favoriser l'endormissement. Êtes-vous prêts à tomber amoureux? Il était une fois un gentilhomme qui épousa en secondes noces une femme, la plus hautaine et la plus fière qu'on eût jamais vue. Elle avait deux filles de son humeur, et qui lui ressemblaient en toutes choses. Le mari avait de son côté une jeune fille, d'une douceur sans exemple. un Bonne séance...
Script
Namasté et bienvenue dans une nouvelle séance de lecture pour vous aider à vous endormir Ce soir j'ai choisi de lire une histoire classique qui s'appelle Cendrillon Mais avant comme toujours nous allons nous préparer Alors installez vous confortablement Puis nous allons prendre quelques grandes respirations Allez-y,
Inspirez Puis expirez lentement et profondément jusqu'au bout Allons-y encore une fois et cette fois nous allons retenir notre respiration Afin de nous aider à ralentir notre rythme Inspirez 2,
3,
4 Retenez 3,
2,
1 Relâchez 2,
3,
4,
5,
6 Une dernière fois Inspirez Retenez 4,
3,
2,
1 Expirez Fermez les yeux Et écoutez ma voix Elle vous guidera ainsi que la musique vers une détente profonde et un sommeil réparateur Il était une fois un gentil homme qui épousa en seconde noce une femme la plus hautaine et la plus fière qu'on eût jamais vue Elle avait deux filles de son humeur et qui lui ressemblaient en toutes choses Le mari avait de son côté une jeune fille mais d'une douceur et d'une bonté sans exemple Elle tenait cela de sa mère qui était la meilleure personne du monde Les noces ne furent pas plutôt faites que la belle-mère fit éclater sa mauvaise humeur Elle ne put souffrir les bonnes qualités de cette jeune enfant qui rendait ses filles encore plus haïssables Elle la chargea des plus viles occupations de la maison C'était elle qui nettoyait la vaisselle et les montait,
Qui frottait la chambre de madame et celle des demoiselles,
Ses filles Elle couchait toute au haut de la maison,
Dans un grenier,
Sur une méchante paillasse Pendant que ses sœurs étaient dans des chambres parquetées où elles avaient des lits des plus à la mode et des miroirs où elles se voyaient depuis les pieds jusqu'à la tête La pauvre fille souffrait toute avec patience et n'osait s'en plaindre à son père qui l'aurait grondé parce que sa femme le gouvernait entièrement Lorsqu'elle avait fait son ouvrage,
Elle s'allait mettre au coin de la cheminée et s'asseoir dans les cendres ce qui faisait qu'on l'appelait communément,
Dans le logis,
Cussondon La cadette,
Qui n'était pas si malhonnête que son aîné,
L'appelait Cendrillon Cependant,
Cendrillon,
Avec ses méchants habits,
Ne laissait pas d'être cent fois plus belle que ses sœurs,
Quoique vêtues très magnifiquement Il arriva que le fils du roi donna un bal et qu'il pria toutes les personnes de qualité d'y venir Nos deux demoiselles en furent aussi priées car elles faisaient grande figure dans le pays Les voilà bien aises et bien occupées à choisir les habits et les coiffures qui leur siéraient le mieux Ce n'était pas une nouvelle peine pour Cendrillon,
Car c'était elle qui repassait le linge de ses sœurs et qui gaudronnait leurs manchettes On ne parlait que de la manière dont on s'habillerait « Moi,
Dit l'aîné,
Je mettrai mon habit de velours rouge et ma garniture d'Angleterre Moi,
Dit la cadette,
Je n'aurai que ma jupe ordinaire,
Mais en récompense,
Je mettrai mon chapeau à fleurs d'or et ma barrière de diamants,
Qui n'est pas des plus indifférentes On envoya quérir la bonne coiffeuse pour dresser les cornettes adorant et on fit acheter des mouches de la bonne faiseuse Elles appelaient Cendrillon pour lui demander son avis car elle avait le goût bon Cendrillon les conseilla le mieux du monde et s'offrit même à les coiffer,
Ce qu'elles voulurent bien En se faisant coiffer,
Elles lui disaient « Cendrillon,
Serais-tu bien aise d'aller au bal ?
» « Hélas,
Mesdemoiselles,
Vous vous moquez de moi,
Ce n'est pas là ce qu'il me faut » « Tu as raison,
On rirait bien si on voyait un cuissondron aller au bal » Une autre que Cendrillon les aurait coiffées de travers,
Mais elle était bonne et elle les coiffa parfaitement bien Elles furent près de deux jours sans manger tant elles étaient transportées de joie On rompit plus de douze lacets à force de les serrer pour leur rendre la taille plus menue et elles étaient toujours devant leur miroir Enfin l'heureux jour arriva,
Elles partirent et Cendrillon les suivit des yeux le plus longtemps qu'elle put Lorsqu'elle ne les vit plus,
Elle se mit à pleurer Sa marraine,
Qui la vit tout en pleurs,
Lui demanda ce qu'elle avait « Je voudrais bien,
Je voudrais bien » Elle pleurait si fort qu'elle ne put achever Sa marraine,
Qui était fée,
Lui dit « Tu voudrais bien aller au bal,
N'est-ce pas ?
» « Hélas,
Oui » dit Cendrillon soupirant « Eh bien,
Serais-tu bonne fille » dit sa marraine « Je t'y ferai aller » Elle l'amena dans sa chambre et lui dit « Va dans le jardin et apporte-moi une citrouille » Cendrillon doit là aussitôt cueillir la plus belle qu'elle put trouver et la porta à sa marraine ne pouvant deviner comment cette citrouille la pourrait faire aller au bal Sa marraine la creusa et n'ayant laissé que l'écorce,
La frappa de sa baguette et la citrouille fut aussitôt changée en un beau carrosse tout doré Ensuite,
Elle alla regarder dans la souricière,
Où elle trouva six souris toutes en vie Elle dit à Cendrillon de lever un peu la trappe de la souricière et à chaque souris qui sortait,
Elle donnait un coup de baguette Et la souris était aussitôt changée en un beau cheval ce qui fit un bel attelage de six chevaux d'un beau gris de souris pommelée Comme elle était en peine,
De quoi elle ferait un cocher « Je vais voir » dit Cendrillon « S'il n'y a point quelques rats dans la ratière,
Nous en ferons un cocher » « Tu as raison » dit sa marraine « Va voir » Cendrillon lui apporta la ratière,
Où il y avait trois gros rats La fée en prit un d'entre les trois Et une fois touché,
Il fut changé en un gros cocher qui avait une des plus belles moustaches qu'on ait jamais vue Ensuite,
Elle lui dit « Va dans le jardin,
Tu y trouveras six lézards derrière la rosoire,
Apporte-les-moi » Cendrillon ne les eut pas plutôt à porter que la marraine les changea en six laquais qui monterent aussitôt derrière le carrosse avec leurs habits chamarrés et qui s'y tinrent attachés comme s'ils n'eussent fait autre chose toute leur vie La fée dit alors à Cendrillon « Eh bien,
Voilà de quoi aller au bal,
N'es-tu pas bien aise ?
» « Oui,
Mais est-ce que j'irai comme cela avec mes vilains habits ?
» Sa marraine ne fit que la toucher avec sa baguette et en même temps,
Ses habits furent changés en des habits de draps d'or et d'argent tout charamé de pierrerie Elle lui donna ensuite une paire de pantoufles de verre les plus jolies du monde Quand Cendrillon fut ainsi paré,
Elle monta en carrosse mais sa marraine lui recommanda avant toute chose de ne pas passer minuit l'avertissant que si elle demeurait au bal un moment davantage son carrosse redeviendrait citrouille,
Ses chevaux des souris,
Ses laquais des lézards et que ses vieux habits reprendraient leur première forme Elle promit à sa marraine qu'elle ne manquerait pas de sortir du bal avant minuit Elle partit ne se sentant pas de joie Le fils du roi,
Qu'on alla avertir qu'il venait d'arriver une grande princesse qu'on ne connaissait point,
Courut la recevoir Il lui donna la main à la descente du carrosse et la mena dans la salle où était la compagnie Il se fit alors un grand silence On cessa de danser et les violons ne jouèrent plus tant on était attentif à contempler les grandes beautés de cette inconnue On n'entendait qu'un bruit confus Ah !
Qu'elle est belle !
Le roi même,
Tout vieux qu'il était,
Ne laissait pas de la regarder et de dire tout bas à la reine qu'il y avait longtemps qu'il n'avait vu une si belle et si aimable personne Toutes les dames étaient attentives à considérer sa coiffure et ses habits pour en avoir,
Dès le lendemain,
De semblables pourvu qu'il se trouva des étoffes assez belles et des ouvriers assez habiles Le fils du roi la mit à la place la plus honorable et ensuite la prit pour la mener danser Elle dansa avec tant de grâce qu'on l'admira encore davantage On apporta une fort belle collation dont le jeune prince ne mangea point tant il était occupé à considérer la princesse Elle alla s'asseoir auprès de ses soeurs Elle leur fit mille honnêtetés Elle leur fit part des oranges et des citrons que le prince lui avait donnés ce qui les étonna fort car elles ne la connaissaient point Alors qu'elle causait ainsi,
Cendrillon entendit sonner onze heures trois quarts Elle fit aussitôt une grande révérence à la compagnie et s'en alla le plus vite qu'elle put Dès qu'elle fut arrivée,
Elle alla trouver sa marraine et après l'avoir remerciée,
Elle lui dit qu'elle souhaiterait bien aller encore le lendemain au bal parce que le fils du roi l'en avait prié Une fois qu'elle était occupée à raconter à sa marraine tout ce qui s'était passé au bal les deux soeurs heurtèrent à la porte Cendrillon leur alla ouvrir Que vous êtes longtemps à revenir,
Leur dit-elle en baillant et se frottant les yeux et en s'étendant comme si elle ne lui fait que de se réveiller Cendrillon n'avait cependant pas eu envie de dormir depuis qu'elle s'était quittée Si tu étais venue au bal,
Lui dit une de ses soeurs,
Tu ne t'y serais pas ennuyée Il y est venue la plus belle princesse,
La plus belle qu'on puisse jamais voir Elle nous a fait mille civilités,
Elle nous a donné des oranges et des citrons Cendrillon ne se sentait pas de joie Il leur demanda le nom de cette princesse,
Mais elle lui répondit qu'on ne la connaissait pas que le fils du roi en était fort en peine et qu'il donnerait toute chose au monde pour savoir qui elle était Cendrillon sourit et leur dit Elle était donc bien belle ?
Ne pourrais-je point la voir ?
Mademoiselle Javotte,
Prêtez-moi votre habit jaune que vous mettez tous les jours Vraiment,
Dit Mademoiselle Javotte,
Je suis de cet avis Prêter mon habit à un vilain cuissondron comme cela,
Il faudrait que je fusse bien folle Cendrillon s'attendait bien à ce refus et elle en fut bien aise car elle aurait été grandement embarrassée si sa soeur avait bien voulu lui prêter son habit Le lendemain,
Les deux soeurs allèrent au bal et Cendrillon aussi,
Mais encore plus paré que la première fois Le fils du roi fut toujours auprès d'elle et ne cessa de lui compter des douceurs La jeune demoiselle ne s'ennuyait point et oublia ce que sa marraine lui avait recommandé De sorte qu'elle entendit sonner le premier coup de minuit lorsqu'elle ne croyait pas qu'il fut encore onze heures Elle se leva et s'enfuit aussi légèrement qu'aurait fait une biche Le prince la suivit mais il ne put l'attraper Elle laissa tomber une de ses pantoufles de verre que le prince ramassa bien soigneusement Cendrillon arriva chez elle bien essoufflée,
Sans carrosse,
Sans laquée et avec ses méchants habits Rien ne lui étant resté de toute sa magnificence qu'une de ses petites pantoufles,
La pareille de celle qu'elle avait laissée tomber On demanda aux gardes de la porte du palais s'ils n'avaient point vu sortir une princesse Ils dirent qu'ils n'avaient vu sortir personne qu'une jeune fille fort mal vêtue et qui avait plus l'air d'une paysanne que d'une demoiselle Quand ses deux sœurs revinrent du bal,
Cendrillon leur demanda si elle s'était encore bien divertie et si la belle dame y avait été Elles lui dirent que oui,
Mais qu'elle s'était enfuie lorsque minuit avait sonné et si promptement qu'elle avait laissé tomber une de ses petites pantoufles de verre La plus jolie du monde,
Que le fils du roi l'avait ramassée et qu'il n'avait fait que la regarder pendant tout le reste du bal Et qu'assurément il était fort amoureux de la belle personne à qui appartenait la petite pantoufle Elles dirent vrai,
Car peu de jours après,
Le fils du roi fit publier à son de trompe qu'il épouserait celle dont le pied serait bien juste à la pantoufle On commença à l'essayer aux princesses,
Ensuite aux duchesses et à toute la cour,
Mais inutilement On la porta chez les deux sœurs qui firent tout leur possible pour faire entrer leur pied dans la pantoufle Mais elles ne purent en venir à bout,
Cendrillon qui le regardait et qui reconnut sa pantoufle dit en riant Que je vois si elle ne me serait pas bonne,
Ses sœurs se mirent à rire et à se moquer d'elle Le gentilhomme qui faisait l'essai de la pantoufle ayant regardé attentivement Cendrillon et la trouvant fort belle Dit que cela était juste et qu'il avait ordre de l'essayer à toutes les filles Il fit asseoir Cendrillon et,
Approchant la pantoufle de son petit pied,
Il vit qu'elle y entrait sans peine et qu'elle y était juste comme de cire L'étonnement des deux sœurs fut grand,
Mais plus grand encore quand Cendrillon tira de sa poche l'autre petite pantoufle qu'elle mit à son pied Là-dessus arrive à la marraine qui,
Ayant donné un coup de sa baguette sur les habits de Cendrillon,
Les fit devenir encore plus magnifiques que tous les autres Alors ses deux sœurs la reconnurent pour la belle personne qu'elles avaient vue au bal Elles se jetèrent à ses pieds pour lui demander pardon de tous les mauvais traitements qu'elles lui avaient fait souffrir Cendrillon les releva et leur dit,
En les embrassant,
Qu'elle leur pardonnait de bon cœur et qu'elle les prierait de l'aimer bien toujours On la mena chez le jeune prince,
Parait comme elle était,
Il la trouva encore plus belle que jamais Et peu de jours après,
Il l'épousa Cendrillon,
Qui était aussi bonne que belle,
Fit loger ses deux sœurs au palais et les maria le jour même à deux grands seigneurs de la cour Dormez bien Namasté
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