
"Un Cours En Miracles" CHAPITRE 29
Car il est essentiel que chaque étudiant du livre d'exercices ne néglige pas la lecture du Texte pendant l'année de son étude, voici les 31 chapitres du texte lu par moi, pour vous. A écouter si possible en immersion (oreillettes, casque) et en suivant la lecture sur le livre. Cela empèchera votre mental de vagabonder.
Script
Un courant miracle,
Chapitre 29,
Le réveil,
Section 1,
Combler le fossé.
Il n'est pas de temps,
Pas de lieu,
Pas d'état où Dieu est absent.
Il n'y a rien à craindre.
Il n'y a pas de façon dont un fossé pourrait être conçu dans l'entièreté qui est la sienne.
Le compromis que représenterait le moindre et le plus petit fossé dans son amour éternel est tout à fait impossible.
Car cela signifierait que son amour pourrait abriter juste un soupçon de haine.
Sa douceur tournait parfois à l'attaque et son éternelle patience parfois faillit.
Tout cela,
Tu le crois quand tu perçois un fossé entre ton frère et toi.
Comment pourrais-tu lui faire confiance alors ?
Car il doit être trompeur dans son amour.
Méfie-toi donc,
Ne le laisse pas venir trop près et laisse un fossé entre toi et son amour par lequel tu peux t'échapper s'il est besoin que tu t'enfuis.
C'est ici que la peur de Dieu est vue le plus clairement.
Car l'amour est traître envers ceux qui ont peur,
Puisque la peur et la haine ne peuvent jamais être séparés.
Nul ne est qui n'a peur de l'amour,
Or donc doit-il avoir peur de Dieu.
Il est certain qu'il ne connaît pas ce que l'amour signifie.
Il craint d'aimer et aime haïr et ainsi il pense que l'amour est apeurant,
Que la haine est amour.
Telle est la conséquence que le petit fossé doit apporter à ceux qui le chérissent et pensent que c'est leur salut et leur espoir.
La peur de Dieu,
Le plus grand obstacle que la paix doit franchir,
N'a pas encore disparu.
Les autres sont passés,
Mais celui-là reste encore,
Qui te bloque la route et fait que la voie vers la lumière semble sombre et effrayante,
Périlleuse et morne.
Tu avais décidé que ton frère était ton ennemi,
Parfois un ami,
Peut-être,
Pourvu que vos intérêts séparés rendent votre amitié possible un petit moment,
Mais non sans un fossé perçu entre toi et lui,
De crainte qu'il ne se tourne à nouveau en ennemi,
Qu'il vienne près de toi et tu sursautes en te reculant.
Comme tu t'approchais,
Instantanément il se retirait.
Une amitié prudente,
D'une portée limitée et soigneusement restreinte en quantité,
Devint le traité que tu avais conclu avec lui.
Ainsi,
Toi et ton frère ne partagiaient qu'une entente conditionnelle dans laquelle une clause de séparation était un point sur lequel vous étiez tous les deux d'accord pour le garder intact,
Et toute violation était considérée comme un bris de traité qui ne serait pas permis.
Le fossé entre toi et ton frère n'est pas un espace entre deux corps séparés.
Il semble seulement diviser vos esprits séparés.
C'est le symbole de la promesse faite de vous rencontrer quand vous préférez,
Et de vous séparer jusqu'à ce que toi et lui choisissiez de vous rencontrer à nouveau.
Et alors,
Vos corps semblent se toucher,
Et signifier par là un lieu de rencontre pour se joindre.
Mais toujours il est possible que toi et lui alliez chacun de votre côté.
A la condition d'avoir le droit de vous séparer,
Vous vous entendez toi et lui pour vous rencontrer de temps en temps,
Et pour rester à part durant les intervalles de séparation qui vous protègent du sacrifice de l'amour.
Le corps te sauve parce qu'il échappe au sacrifice total,
Et te donne le temps de rebâtir ton soi séparé,
Dont tu crois vraiment qu'il diminue quand toi et ton frère vous vous rencontrez.
Le corps ne pourrait pas séparer ton esprit de celui de ton frère,
À moins que tu n'aies voulu qu'il soit une cause de séparation et de distance vue entre toi et lui.
Ainsi,
Tu l'as doté d'un pouvoir qui ne réside pas en lui,
Et en cela réside son pouvoir sur toi,
Car maintenant tu penses qu'il détermine quand ton frère et toi vous rencontrez,
Et qu'il limite ton aptitude à communier avec son esprit.
Et maintenant il te dit où aller et comment y aller,
Ce que tu peux entreprendre et ce que tu ne peux pas faire.
Il dicte ce que sa santé peut tolérer et ce qui le fatiguera et le rendra malade.
Et ce sont ces faiblesses inhérentes qui établissent les limites de ce que tu veux faire et garde ton but limité et faible.
Le corps s'accommodera à cela si tu le veux ainsi.
Il ne permettra que des plaisirs limités en amour,
Entrecoupés d'intervalles de haine.
Et c'est lui qui commandera quand aimer et quand te replier dans la peur pour plus de sûreté.
Il sera malade parce que tu ne connais pas ce qu'aimer signifie.
Ainsi tu dois mésuser de chaque circonstance et de chacun de ceux que tu rencontres en voyant en eux un but qui n'est pas le tien.
Ce n'est pas l'amour qui demande un sacrifice,
Mais la peur exige le sacrifice de l'amour car en présence de l'amour la peur ne peut demeurer.
Pour que la haine soit maintenue,
L'amour doit être craint et présent seulement parfois et parfois disparu.
Ainsi l'amour est vu comme traître parce qu'il semble aller et venir incertainement et ne t'offrir aucune stabilité.
Tu ne vois pas combien ton allégeance est faible et limitée,
Ni combien fréquemment tu as demandé que l'amour s'en aille et te laisse tranquille,
Seule et en paix.
Le corps innocent de but est ton excuse pour les buts variables que tu as et force le corps à maintenir.
Tu ne crains pas sa faiblesse mais son manque de force ou de faiblesse.
Voudrais-tu connaître que rien ne se dresse entre toi et ton frère ?
Voudrais-tu connaître qu'il n'est point de fossé derrière lesquels tu puisses te cacher ?
Il est un choc que ressentent ceux qui apprennent que leur sauveur n'est plus leur ennemi.
Il est une circonspection qui naît d'apprendre que le corps n'est pas réel.
Et il est des accents de peur apparentes dans l'heureux message « Dieu est amour ».
Or,
Tout ce qui arrive quand le fossé a disparu,
C'est la paix éternelle.
Rien de plus que cela et rien de moins.
Sans la peur de Dieu,
Qu'est-ce qui pourrait t'induire à l'abandonner ?
Quel jouet ou breloque dans le fossé pourrait servir à te retenir un instant loin de son amour ?
Permettrais-tu au corps de dire non à l'appel du ciel si tu n'avais pas peur de trouver une perte de soi en trouvant Dieu ?
Or,
Ton soi peut-il être perdu en étant trouvé ?
Section 2 L'arrivée de l'invité Pourquoi ne percevrais-tu pas comme délivrance de la souffrance d'apprendre que tu es libre ?
Pourquoi n'acclamerais-tu pas la vérité au lieu de la regarder comme une ennemie ?
Pourquoi une voie facile et si clairement marquée qu'il est impossible de perdre son chemin te semble-t-elle épineuse,
Rocailleuse et bien trop difficile à suivre ?
N'est-ce pas parce que tu la vois comme la route vers l'enfer au lieu de la regarder comme une simple façon sans sacrifice ni perte de te trouver toi-même au ciel et en Dieu ?
Jusqu'à ce que tu te rendes compte que tu n'abandonnes rien,
Jusqu'à ce que tu comprennes qu'il n'y a pas de perte,
Tu auras certains regrets au sujet de la voie que tu as choisie et tu ne verras pas les nombreux gains que ton choix t'a offert.
Or,
Bien que tu ne les vois pas,
Ils sont là,
Leur cause a été effectuée et ils doivent être présents là où leur cause est entrée.
Tu as accepté la cause de la guérison et ce doit donc être que tu es guéri,
Étant guéri,
Le pouvoir de guérir doit aussi maintenant t'appartenir.
Le miracle n'est pas une chose séparée qui arrive soudainement comme un effet sans cause,
Pas plus qu'il n'est en soi une cause.
Mais là où est sa cause,
Là il doit être.
Maintenant il est causé,
Quoique pas encore perçu et ses effets sont là,
Quoique pas encore vus.
Regarde maintenant au-dedans et tu ne verras pas un motif de regret,
Mais certes une cause d'heureuse réjouissance et d'espoir de paix.
C'était désespéré de tenter de trouver l'espoir de paix sur un champ de bataille.
C'était vain de demander l'évasion du péché et de la douleur à ceux qui a été fait pour remplir la fonction de conserver le péché et la douleur.
Car la douleur et le péché sont une seule illusion,
Comme la haine et la peur,
L'attaque et la culpabilité ne font qu'un.
Là où ils sont sans cause,
Leurs effets ont disparu et l'amour doit venir partout où ils ne sont pas.
Pourquoi ne te réjouirais-tu pas ?
Tu es libre de la douleur et de la maladie,
De la misère et de la perte et de tous les effets de la haine et de l'attaque.
La douleur n'est plus ton ami,
Ni la culpabilité ton dieu.
Tu devrais faire bon accueil aux effets de l'amour.
Ton invité est arrivé,
Tu lui as demandé et il est venu.
Tu ne l'as pas entendu entrer car tu ne lui as pas entièrement fait accueil et pourtant ses dons sont venus avec lui.
Il les a déposés à tes pieds et il te demande maintenant de les regarder et de les prendre pour tiens.
Il a besoin de ton aide pour les donner à tous ceux qui font route à part,
Croyant qu'ils sont séparés et seuls.
Ils seront guéris quand tu accepteras tes dons parce que ton invité accueillera tous ceux dont les pieds ont touché la terre sainte sur laquelle tu te tiens et où ses dons pour eux sont déposés.
Tu ne vois pas combien tu peux maintenant donner à cause de tout ce que tu as reçu.
Or celui qui est entré attend seulement que tu viennes là où tu l'as invité.
Il n'est pas d'autre endroit où il puisse trouver son hôte ni où son hôte puisse le rencontrer.
Et nulle part ailleurs où ses dons de paix et de joie et tout le bonheur que sa présence apporte puissent être obtenus.
Car ils sont là où est celui qui les a apportés afin qu'ils soient à toi.
Tu ne peux pas voir ton invité mais tu peux voir les dons qu'il a apportés et quand tu les regardes tu croiras que sa présence doit être là.
Car ce que tu peux faire maintenant ne pourrait pas être fait sans l'amour et la grâce que sa présence contient.
Telle est la promesse du dieu vivant que son fils a la vie et chaque chose vivante fait partie de lui et rien d'autre n'a la vie.
Ce à quoi tu as donné la vie n'est pas vivant et ne fait que symboliser ton souhait d'être vivant à part de la vie,
Vivant dans la mort,
Avec la mort perçue comme la vie et la vie comme la mort.
A la confusion succède ici la confusion car c'est sur la confusion que ce monde a été basé et il n'est rien d'autre sur quoi il repose.
Sa base ne change pas bien qu'elle semble être constamment en changement.
Or qu'est-ce que cela ?
Sauf l'état que signifie réellement la confusion.
La stabilité ne signifie rien pour ceux en qui règne la confusion et le changement devient la loi sur laquelle ils fondent leur vie.
Le corps ne change pas,
Il représente le rêve plus vaste que le changement est possible.
Changer,
C'est atteindre un état différent de celui où tu te trouvais auparavant.
Il n'y a pas de changement dans l'immortalité et le ciel n'en connaît pas.
Or ici,
Sur terre,
Il a un double but car il peut servir à enseigner des choses opposées et elles reflètent l'enseignant qui les enseigne.
Le corps peut sembler changer avec le temps,
Avec la maladie ou avec la santé et avec les événements qui semblent l'altérer.
Or cela signifie seulement que l'esprit reste inchangé en sa croyance sur ce qu'est le but du corps.
Être malade,
C'est l'exigence que le corps soit une chose qu'il n'est pas.
Son néant est la garantie qu'il ne peut pas être malade.
Dans ton exigence qu'il soit plus que cela réside l'idée de la maladie.
Car c'est demander que Dieu soit moins que tout ce qu'il est réellement.
Qu'advient-il donc de toi ?
Car c'est de toi que le sacrifice est demandé.
Car il lui est dit qu'une partie de lui ne lui appartient plus.
Il doit sacrifier ton soi et par son sacrifice tu es rendu plus et il est amoindri par la perte de toi.
Et ce qui est disparu de lui devient ton Dieu qui te protège de faire partie de lui.
Le corps à qui il est demandé d'être un Dieu sera attaqué parce que son néant n'a pas été reconnu.
Ainsi il semble être une chose qui a du pouvoir en soi.
En tant que quelque chose il peut être perçu et tu peux penser qu'il sent et qu'il agit et qu'il te tient en son pouvoir comme prisonnier de lui-même.
Il peut manquer d'être ce que tu as exigé qu'il soit et tu le haïras pour sa petitesse,
Oublieux du fait que l'échec ne réside pas en ce qu'il n'est pas plus qu'il devrait être mais seulement en ce que tu manques de percevoir qu'il n'est rien.
Or son néant est ton salut dont tu voudrais fuir.
En tant que quelque chose il est demandé au corps d'être l'ennemi de Dieu et de remplacer ce qu'il est par la petitesse,
Les limites et le désespoir.
C'est sa perte que tu célèbres quand tu contemples le corps comme une chose que tu aimes ou le regardes comme une chose que tu haïs.
Car s'il est la somme de tout,
Alors ce qui n'est pas en lui n'existe pas et de cela sa complétude signifie le néant.
Ton sauveur n'est pas mort,
Pas plus qu'il ne demeure dans ce qui fut bâti comme temple à la mort.
Il vit en Dieu et c'est cela qui fait de lui ton sauveur et seulement cela.
Le néant de son corps délivre le tien de la maladie et de la mort car ce qui est tien ne peut pas être plus ou moins que ce qui est sien.
Section 3 Les témoins de Dieu Ne condamne point ton sauveur parce qu'il pense être un corps,
Car au-delà de ses rêves est sa réalité.
Mais il doit apprendre qu'il est un sauveur d'abord,
Avant de pouvoir se souvenir de ce qu'il est et il doit sauver qui voudrait être sauvé.
De te sauver dépend son bonheur car qui est sauveur sinon celui qui donne le salut.
Il apprend ainsi qu'il doit l'avoir pour le donner.
À moins de donner,
Il ne saura pas qu'il l'a car donner est la preuve d'avoir.
Seuls ceux qui pensent que Dieu est amoindri par leur force pourraient manquer de comprendre qu'il doit en être ainsi.
Car qui pourrait donner à moins d'avoir et qui pourrait perdre en donnant ce qui par là doit être augmenté ?
Penses-tu que le Père se soit perdu lui-même lorsqu'il t'a créé ?
Fut-il rendu faible parce qu'il a partagé son amour ?
Fut-il rendu incomplet par ta perfection ?
Ou es-tu la preuve qu'il est parfait et complet ?
Ne lui nie pas son témoin dans le rêve que son fils préfère à sa réalité.
Il doit être un sauveur qui délivre du rêve qu'il a fait pour lui-même en être libre.
Il doit voir quelqu'un d'autre comme n'étant pas un corps,
Faisant un avec lui sans le mur que le monde a bâti pour garder séparées toutes les choses vivantes qui ne connaissent pas qu'elles vivent.
Dans le rêve de corps et de mort,
Il est pourtant un thème de vérité,
Pas plus peut-être qu'une minuscule étincelle,
Un espace de lumière créé dans les ténèbres où Dieu luit encore.
Tu ne peux pas te réveiller toi-même.
Or,
Tu peux te laisser réveiller.
Tu peux passer sur les rêves de ton frère.
Tu peux lui pardonner ses illusions si parfaitement qu'il devient le sauveur qui te délivre de tes rêves.
Et quand tu le vois luire dans l'espace de lumière où Dieu demeure dans les ténèbres,
Tu vois que Dieu lui-même est là où est son corps.
Devant cette lumière,
Le corps disparaît comme les lourdes ombres doivent faire place à la lumière.
Les ténèbres ne peuvent pas choisir de demeurer.
La venue de la lumière signifie qu'elles ont disparu.
Alors,
C'est dans la gloire que tu verras ton frère et tu comprendras ce qui remplit réellement le fossé si longuement perçu,
Comme vous tenant à part l'un de l'autre.
Là,
À sa place,
Le témoin de Dieu a mis la douce voie de la bonté envers le Fils de Dieu,
À qui tu pardonnes et donnais le pouvoir de te pardonner tes illusions.
Par ton don de liberté,
Elle t'est donnée.
Fais place à l'amour que tu n'as pas créé mais que tu peux éteindre.
Sur terre,
Cela signifie de pardonner à ton frère afin que les ténèbres puissent être levées de ton esprit.
Quand la lumière sera venue à lui par ton pardon,
Il n'oubliera pas son sauveur,
Le laissant non sauvé.
Car c'est dans ta face qu'il a vu la lumière qu'il voudrait garder à ses côtés tandis qu'il marche à travers les ténèbres vers la lumière éternelle.
Comme tu es saint pour que le Fils de Dieu puisse être ton sauveur parmi les rêves de désolation et de désastre.
Vois comme il vient avec empressement,
Comme il s'écarte des lourdes ombres qui l'ont caché,
Et lui sur toi avec gratitude et amour.
Il est lui-même mais point lui-même seul.
Et de même que son Père n'a pas perdu une partie de lui en ta création,
De même la lumière en lui est plus brillante encore parce que tu lui as donné ta lumière pour le sauver des ténèbres.
Et maintenant la lumière en toi doit être aussi brillante qu'elle brille en lui.
Voilà l'étincelle qui brille dans le rêve,
Que tu peux l'aider à s'éveiller et être sûr que ses yeux en s'ouvrant se poseront sur toi.
Et dans son joyeux salut,
Tu es sauvé.
Section 4 Rôles de rêve Crois-tu que la vérité puisse être uniquement certaines illusions ?
Ce sont des rêves parce qu'elles ne sont pas vraies.
Leur égal manque de vérité devient la base du miracle,
Ce qui signifie que tu as compris que les rêves sont des rêves et que l'évasion dépend non point du rêve mais seulement du réveil.
Se pourrait-il que certains rêves soient gardés et que d'autres aient un réveil ?
Tu ne choisis pas quels rêves garder mais seulement si tu veux vivre dans les rêves ou t'en éveiller.
Ainsi,
Le miracle ne choisit pas certains rêves à laisser intouchés par sa bienfaisance.
Tu ne peux pas faire certains rêves et te réveiller des autres car tu es soit endormi,
Soit éveillé.
Et rêver ne va qu'avec l'un des deux.
Les rêves que tu penses aimer te retiennent autant que ceux dans lesquels la peur est vue.
Car chaque rêve n'est qu'un rêve de peur,
Peu importe la forme qu'il semble prendre.
La peur est vue au-dedans,
Au-dehors ou les deux ou elle peut être déguisée sous une forme plaisante mais jamais elle n'est absente du rêve car la peur est le matériau des rêves dont ils sont tous faits.
Leurs formes peuvent changer mais ils ne peuvent pas être faits d'autre chose.
Le miracle serait certes traître s'il permettait que tu sois encore apeuré parce que tu n'as pas reconnu la peur.
Alors tu ne serais pas désiré de te réveiller pour ce quoi le miracle passe la voie.
Formulé plus simplement,
Il peut être dit que l'attaque est une réponse à l'inaccomplissement d'une fonction comme tu perçois la fonction.
Elle peut être en toi ou en quelqu'un d'autre mais là où elle est perçue,
C'est là qu'elle sera attaquée.
La dépression ou l'assaut doit être le thème de chaque rêve car ils sont faits de peur.
Le mince déguisement de plaisir et de joie dont ils peuvent être emballés ne voilent que légèrement la lourde masse de peur qui est leur noyau.
Et c'est elle que le miracle perçoit et point l'emballage dans lequel elle est enveloppée.
Quand tu es en colère n'est-ce pas parce que quelqu'un a manqué de remplir la fonction que tu lui avais impartie et cela ne devient-il pas la raison pour laquelle ton attaque est justifiée ?
Les rêves que tu penses aimer sont ceux dans lesquels les fonctions que tu as données ont été remplies.
Les besoins que tu t'attribues ont été comblés.
Peu importe qu'ils soient comblés ou simplement désirés c'est de l'idée qu'ils existent que naissent les peurs.
Les rêves ne sont pas plus ou moins désirés ils sont désirés ou non et chacun représente quelques fonctions que tu as assignées quelques buts qu'un événement ou un corps ou une chose devraient représenter et devraient accomplir pour toi.
Si cela réussit tu penses que tu aimes le rêve si cela devait échouer tu penses que le rêve est triste mais que cela réussisse ou échoue n'en est pas le noyau mais seulement la mince couverture.
Comme tes rêves deviendraient heureux si tu n'étais pas celui qui donne à chaque figure que le rêve contient son rôle propre nul ne peut manquer qu'à l'idée que tu te fais de lui et il n'est d'autre trahison qu'envers cela.
Le noyau des rêves que donne le Saint-Esprit n'est jamais la peur.
Les couvertures ne paraissent peut-être pas changer mais ce qu'elles signifient à changer parce qu'elles recouvrent quelque chose d'autre.
Les perceptions sont déterminées par leur but en ceci qu'elles semblent être ceux à quoi elles servent.
Une figure d'ombre qui attaque devient un frère te donnant une chance d'aider si cela devient la fonction du rêve.
Et les rêves de tristesse ainsi sont tournés en joie.
À quoi sert ton frère ?
Tu ne le sais pas parce que ta fonction t'est obscure.
Ne lui attribue pas un rôle dont tu t'imagines qu'il apporterait le bonheur et n'essaie pas de le blesser lorsqu'il manque de jouer le rôle que tu lui as assigné dans le rêve de ce que ta vie était censée être.
Il demande de l'aide dans chaque rêve qu'il fait et tu as de l'aide à lui donner si tu vois la fonction du rêve comme lui perçoit sa fonction qui peut utiliser tous les rêves comme moyen de servir la fonction à lui donnée.
Parce qu'il aime le rêveur et non le rêve chaque rêve devient une offrande d'amour car en son centre est son amour pour toi qui illumine d'amour quelque forme qu'il prenne.
L'inchangeable demeure.
Il est un lieu en toi où ce monde entier a été oublié où nulle mémoire de péché et d'illusion ne subsiste encore.
Il est un lieu en toi que le temps a quitté et où des échos de l'éternité sont entendus.
Il est un lieu de repos si calme qu'un son sauf un hymne au ciel ne s'en élève pour réjouir Dieu le Père et le Fils.
Là où les deux demeurent des deux revient le souvenir et là où ils sont là est le ciel et est la paix.
Ne pense pas que tu puisses changer leur demeure car ton identité demeure en eux et là où ils sont tu dois être à jamais.
L'inchangeabilité du ciel est en toi si loin au-dedans que tout en ce monde ne fait que passer ni remarquer,
Ni vu.
La calme infinité de la paix éternelle t'entoure tendrement par sa douce étreinte si forte et quiète tranquille en la puissance de son Créateur que rien ne peut faire intrusion sur le Fils sacré de Dieu en dedans.
Voici le rôle que le Saint-Esprit te donne toi qui attends le Fils de Dieu et voudrais le voir s'éveiller et se réjouir.
Il fait partie de toi et toi de Lui parce qu'il est le Fils de son Père et non pour n'importe quel doute que tu voudrais voir en Lui.
Il ne t'est demandé que d'accepter l'inchangeable et l'éternel qui habite en Lui car ton identité est là.
La paix en toi ne peut qu'être trouvée en Lui et chaque pensée d'amour que tu lui offres ne fait que te rapprocher de ton réveil à la paix éternelle et à la joie infinie.
Ce Fils sacré de Dieu est comme toi le miroir de l'amour que son Père a pour toi le tendre rappel de l'amour de son Père par lequel il a été créé et qui demeure encore en Lui comme il demeure en toi.
Sois très calme et entends la voix de Dieu en Lui et laisse-la te dire ce qu'est sa fonction.
Il a été créé afin que tu sois entier car seuls ceux qui sont complets peuvent faire partie de la complétude de Dieu qui t'a créé.
Il n'est pas de don que le Père demande de toi sauf que tu vois dans toute création la gloire éclatante du don qu'il te fait.
Vois son Fils,
Son don parfait en qui son Père Lui a aimé et à qui toute création est donnée pour Sienne parce qu'il l'a,
Elle t'est donnée et là où elle réside en Lui,
Vois ta paix.
La quiétude qui t'entoure demeure en Lui et de cette quiétude viennent les rêves heureux dans lesquels vos mains sont jointes en innocence.
Ce ne sont pas des mains qui agrippent dans des rêves de douleur.
Elles ne tiennent pas d'épée car elles ont lâché prise de chaque vaine illusion du monde.
Etant vides,
Elles reçoivent à la place la main d'un frère en laquelle réside la complétude.
Si seulement tu connaissais le but glorieux qui est au-delà du pardon,
Tu ne te cramponnerais pas à quelque pensée aussi légère que paraisse sur elle la touche du mal car tu comprendrais comme il coûte cher de tenir quoi que ce soit que Dieu n'a pas donné dans les esprits qui peuvent diriger la main qui bénit et conduire le Fils de Dieu à la maison de son Père.
Ne voudrais-tu pas être l'ami de celui que son Père a créé pour être sa demeure ?
Si Dieu l'estime digne de Lui-même,
Voudrais-tu l'attaquer avec les mains de la haine ?
Qui pourrait poser sur le ciel même des mains couvertes de sang tout en espérant trouver la paix ?
Ton frère pense qu'il tient la main de la mort.
N'y crois pas,
Mais apprends plutôt comme tu es béni,
Toi qui peux le délivrer juste en lui offrant la tienne.
Un rêve t'est donné dans lequel il est ton sauveur et non ton ennemi en haine.
Un rêve t'est donné dans lequel tu as pardonné tous ces rêves de mort.
Un rêve d'espoir que tu partages avec lui au lieu de faire les rêves mauvais et séparés de la haine.
Pourquoi semble-t-il si dur de partager ce rêve ?
Parce qu'à moins que le Saint-Esprit donne au rêve sa fonction,
Il a été fait pour la haine et il restera au service de la mort.
Chaque forme qu'il prend appelle la mort d'une certaine façon.
Et ceux qui servent le Seigneur de la mort sont venus l'adorer dans un monde séparé,
Chacun portant sa lance minuscule et son épée rouillée pour tenir son ancienne promesse de mourir.
Tel est le noyau de peur dans chaque rêve gardé à part et dont l'usage n'a pas été confié à celui qui voit une fonction différente pour un rêve.
Quand les rêves sont partagés,
Ils perdent la fonction d'attaque et de séparation,
Même si c'est pour cela que chaque rêve a été fait.
Or,
Il ne reste rien dans le monde des rêves qui soit sans espoir de changement et d'amélioration,
Car ce n'est pas ici que l'inchangeabilité se trouve.
Réjouissons-nous en effet qu'il en soit ainsi et ne cherchons pas l'éternel en ce monde.
Les rêves de pardon sont des moyens de s'écarter de rêver d'un monde à l'extérieur de toi et menant finalement au-delà de tous les rêves à la paix de la vie éternelle.
Section 6.
Le pardon est la fin des temps.
A quel point es-tu désireux de pardonner à ton frère ?
A quel point désires-tu la paix au lieu d'une lutte sans fin de la misère et de la douleur ?
Ces questions sont les mêmes sous des formes différentes.
Le pardon est tapé car en lui réside la fin de la séparation et du rêve de danger et de destruction,
De péché et de mort,
De folie et de meurtre,
De chagrin et de perte.
Voilà le sacrifice que demande le salut au lieu de quoi,
Avec joie,
Il t'offre la paix.
Ne jure pas de mourir,
Ô saint fils de Dieu.
Tu passes un marché que tu ne peux pas tenir.
Le fils de la vie ne peut pas être tué.
Il est immortel comme son père.
Ce qu'il est ne peut pas être changé.
Il est la seule chose dans tout l'univers qui doit être une.
Tout ce qui semble éternel aura une fin.
Les étoiles disparaîtront et de nuit et de jour il n'y en aura plus.
Toutes les choses qui vont et viennent,
Les marées,
Les saisons et les vies des hommes,
Toutes les choses qui changent avec le temps,
Qui fleurissent et se fanent,
Ne reviendront plus.
Là où le temps a fixé un terme,
Ce n'est pas là qu'est l'éternel.
Le fils de Dieu ne peut jamais changer en ce que les hommes ont fait de lui.
Il sera tel qu'il a été et tel qu'il est,
Car le temps n'a pas arrêté sa destinée ni fixé l'heure de sa naissance et de sa mort.
Le pardon ne le changera pas.
Or le temps attend le pardon afin que les choses du temps disparaissent parce qu'elles n'ont pas d'utilité.
Rien ne survit à son but.
Si une chose a été conçue pour mourir,
Alors elle doit mourir,
À moins qu'elle ne tienne pas ce but pour sien.
Le changement est la seule chose dont il peut être fait une bénédiction ici,
Où le but n'est pas fixe,
Aussi immuable qu'il puisse paraître.
Ne pense pas que tu puisses fixer un but différent de celui que Dieu a pour toi et l'établir comme inchangeable et éternel.
Tu peux te donner un but que tu n'as pas,
Mais tu ne peux pas t'enlever le pouvoir de changer d'esprit et de voir là un autre but.
Le changement est le plus grand don que Dieu a donné à tout ce que tu voudrais rendre éternel pour garantir que seul le ciel ne passerait point.
Tu n'es pas né pour mourir.
Tu ne peux pas changer parce que ta fonction a été fixée par Dieu.
Tous les autres buts sont fixés dans le temps et changent pour que le temps soit préservé,
Sauf un.
Le pardon ne vise pas à garder le temps,
Mais vise à sa fin,
Quand il n'a pas d'utilité.
Son but terminé,
Il a disparu.
Et là où il avait un semblant d'empire est maintenant rétabli la fonction que Dieu a établie pour son Fils en pleine conscience.
Le temps ne peut pas fixer un terme à son accomplissement ni à son inchangeabilité.
Il n'y a pas de mort parce que les vivants partagent la fonction que leur Créateur leur a donnée.
La fonction de la vie ne peut pas être de mourir.
Elle doit être l'extension de la vie afin qu'elle soit une à jamais et pour toujours infiniment.
Ce monde te lira les pieds,
T'attachera les mains et tuera ton corps seulement si tu penses qu'il a été fait pour crucifier le Fils de Dieu.
Car quoi que ce fût un rêve de mort,
Tu n'as pas besoin de le laisser représenter cela pour toi.
Laisse cela être changé et il n'est rien au monde qui ne doit aussi être changé.
Car il n'est rien ici qui ne soit défini comme étant ce à quoi tu le crois servir.
Comme il est beau le monde dont le but est le pardon du Fils de Dieu.
Comme il est libre de la peur,
Comme il est rempli de bénédictions et de bonheur.
Et quelle joie c'est de demeurer un court moment dans un lieu si heureux.
On ne peut pas non plus oublier dans un tel monde que ce n'est qu'un court moment jusqu'à ce que l'intemporel vienne quiètement prendre la place du temps.
Section 7 Ne cherche pas à l'extérieur de toi.
Ne cherche pas à l'extérieur de toi car cela échouera et tu pleureras chaque fois qu'une idole tombera.
Tu ne peux pas trouver le ciel là où il n'est pas et il ne peut y avoir de paix excepté là.
Aucune des idoles que tu adores quand Dieu appelle ne répondra jamais à sa place.
Il n'y a pas d'autre réponse que tu puisses lui substituer et trouver le bonheur qu'apporte sa réponse.
Ne cherche pas à l'extérieur de toi car toute ta douleur vient simplement d'une quête futile de ce que tu veux là où tu persistes à vouloir le trouver.
Et si ce n'était pas là,
Préfères-tu avoir raison ou être heureux ?
Réjouis-toi qu'il te soit dit où réside ton bonheur et ne cherche plus ailleurs.
Tu échoueras.
Mais il t'est donné de connaître la vérité et de ne pas la chercher à l'extérieur de toi.
Nul ne vient ici qui ne doivent encore avoir l'espoir,
Quelques illusions subsistantes ou quelques rêves qu'il y a autre chose à l'extérieur de lui qui lui apportera le bonheur et la paix.
Si tout est en lui,
Il ne peut pas en être ainsi.
Par conséquent,
Par sa venue,
Il nie la vérité à son sujet et cherche quelque chose qui est plus que tout comme si une partie en était séparée et se trouvait là où le reste n'est pas.
Voici le but qu'il donne au corps.
Qu'il cherche ce qui lui manque et lui donne ce qui le rendrait complet.
Ainsi,
Il va errant en quête de quelque chose qu'il ne peut trouver,
Croyant être ce qu'il n'est pas.
Cette illusion subsistante le poussera à chercher un millier d'idoles et à en chercher derrière elle un millier de plus.
Et toutes le décevront,
Toutes sauf une,
Car il va mourir et il ne comprend pas que l'idole qu'il cherche n'est que sa mort.
Sa forme paraît être à l'extérieur de lui.
Or,
Il cherche à tuer le fils de Dieu au-dedans et à prouver qu'il est son vainqueur.
C'est le but qu'a chaque idole car c'est le rôle qui lui est assigné et c'est le rôle qui ne peut être rempli.
Chaque fois que tu tentes d'atteindre un but dans lequel l'amélioration du corps est désignée comme bénéficiaire majeur,
Tu essaies de provoquer ta mort car tu crois que tu peux souffrir d'un manque et le manque est la mort.
Sacrifier,
C'est abandonner et donc être sans et avoir subi une perte.
Par cet abandon,
C'est la vie qui est renoncée.
Ne cherche pas à l'extérieur de toi.
La quête implique que tu n'es pas entier au-dedans et que tu as peur de regarder ta dévastation mais préfères chercher ce que tu es à l'extérieur de toi.
Les idoles doivent tomber parce qu'elles n'ont pas de vie et ce qui est sans vie est signe de mort.
Tu es venu pour mourir,
Or à quoi pourrais-tu t'attendre sinon à percevoir les signes de mort que tu cherches ?
Ni la tristesse,
Ni la souffrance n'ont d'autre message à proclamer qu'une idole trouvée qui représente une parodie de la vie une parodie de la vie qui,
Par son manque de vie,
Est réellement la mort,
Conçue pour réelle et dotée d'une forme vivante.
Or,
Chacune doit échouer,
S'écrouler et se putréfier parce qu'une forme de la mort ne peut pas être la vie et ce qui est sacrifié ne peut pas être entier.
Toutes les idoles de ce monde ont été faites pour empêcher que la vérité au-dedans te soit connue et pour maintenir l'allégeance aux rêves voulant que tu dois trouver ce qui est à l'extérieur de toi pour être complet et heureux.
Il est vain d'adorer des idoles dans l'espoir de la paix.
Dieu demeure au-dedans et ta complétude réside en lui.
Aucune idole ne prend sa place.
Ne te tourne pas vers des idoles.
Ne cherche pas à l'extérieur de toi.
Oublions le but du monde que le passé lui a donné car autrement,
Le futur sera comme le passé,
Une série de rêves déprimants dans lesquels toutes les idoles se déçoivent une par une et où tu vois la mort et la déception partout.
Pour changer tout cela et ouvrir une voie d'espoir et de délivrance dans ce qui semblait être un cercle de désespoir sans fin,
Tu as seulement besoin de décider que tu ne connais pas le but du monde.
Tu lui donnes des buts qu'il n'a pas et tu décides ainsi à quoi il sert.
Tu essaies de voir en lui un lieu où des idoles trouvées à l'extérieur de toi ont le pouvoir de rendre complet ce qui est au-dedans en divisant ce que tu es entre les deux.
Tu choisis tes rêves car ils sont ce que tu souhaites perçus comme si cela t'avait été donné.
Tes idoles font ce que tu voudrais qu'elles fassent et elles ont le pouvoir que tu leur attribues et tu les poursuis vainement dans le rêve parce que tu veux faire tiens leur pouvoir.
Or,
Où sont les rêves sissonnés dans un esprit endormi et est-ce qu'un rêve peut réussir à rendre réel l'image qu'il projette à l'extérieur de lui ?
Gagne du temps mon frère,
Apprends à quoi sert le temps et hâte la fin des idoles dans un monde rendu triste et malade d'y voir des idoles.
Ton esprit saint est un autel à Dieu et là où il est aucune idole ne peut demeurer.
La peur de Dieu n'est que la peur de la perte d'idole.
Ce n'est pas la peur de la perte de ta réalité mais tu as fait de ta réalité une idole que tu dois protéger contre la lumière de la vérité et le monde entier devient le moyen par lequel cette idole peut être sauvée.
Ainsi,
Le salut paraît menacer la vie et offrir la mort.
Il n'en est rien.
Le salut cherche à prouver qu'il n'y a pas de mort et que seule la vie existe.
Le sacrifice de la mort n'est rien de perdu.
Une idole ne peut pas prendre la place de Dieu.
Laisse-le te rappeler son amour pour toi et ne cherche pas à noyer sa voix dans des champs de profond désespoir aux idoles de toi-même.
Ne cherche pas ton espoir à l'extérieur de ton père car l'espoir de bonheur n'est pas le désespoir.
Section 8 L'antéchrist Qu'est-ce qu'une idole ?
Penses-tu le savoir ?
Car les idoles ne sont pas reconnues comme telles et jamais ne sont vues pour ce qu'elles sont réellement.
Voilà le seul pouvoir qu'elles aient.
Leur but est obscur et elles sont à la fois craintes et adorées parce que tu ne sais pas à quoi elles servent ni pourquoi elles ont été faites.
Une idole est une image de ton frère à laquelle tu accordes plus de valeur qu'à ce qu'il est.
Les idoles sont faites pour qu'ils puissent être remplacés,
Peu importe leur forme.
Et c'est cela qui n'est jamais perçu ni reconnu.
Que ce soit un corps ou une chose,
Un lieu,
Une situation ou une circonstance,
Un objet possédé ou désiré,
Un droit réclamé ou obtenu,
C'est la même chose.
Ne laisse pas leur forme te tromper.
Les idoles ne sont que des substituts de ta réalité.
D'une certaine façon,
Tu crois qu'elles vont compléter ton petit soi pour ta sécurité dans un monde perçu comme dangereux,
Avec des forces massées contre ta confiance et ta paix d'esprit.
Elles ont le pouvoir de suppléer tes manques et d'ajouter la valeur que tu n'as pas.
Tu ne crois aux idoles qui ne s'est lui-même fait l'esclave de la petitesse et de la perte.
Et dois donc chercher au-delà de son petit soi la force de relever la tête et de rester à part de toute la misère que le monde reflète.
Voilà ta peine pour n'avoir pas cherché au-dedans la certitude et le calme clié qui te libère du monde et te permet de rester à part en quiétude et en paix.
Une idole est une fausse impression ou une fausse croyance,
Quelque forme d'antéchrist qui constitue un fossé entre le Christ et ce que tu vois.
Une idole est un souhait rendu tangible et doté de forme et ainsi perçu comme étant réel et vu à l'extérieur de l'esprit.
Or c'est encore une pensée qui ne peut quitter l'esprit qui en est la source.
Pas plus que sa forme n'est à part de l'idée qu'elle représente.
Toutes les formes d'antéchrist s'opposent au Christ et tombent devant sa face comme un sombre voile qui semble te couper de lui seul dans les ténèbres.
Or la lumière est là.
Un nuage n'éteint pas le soleil.
Pas plus qu'un voile ne peut bannir ce qu'il semble séparer ni enténébrer d'un seul iota la lumière elle-même.
Ce monde d'idole est un voile sur la face du Christ parce que son but est de séparer ton frère de toi.
Un but sombre et effrayant est pourtant une pensée qui n'a pas le pouvoir de changer un seul brin d'herbe d'une chose vivante en un signe de mort.
Sa forme n'est nulle part car sa source demeure dans ton esprit où Dieu ne demeure pas.
Où est ce lieu où ce qui est partout a été exclu et gardé à part ?
Quelle main pourrait être levée pour lui barrer le chemin ?
Quelle voix pourrait exiger qu'il n'entre pas ?
Le « plus que tout » n'est pas une chose pour te faire trembler et reculer d'effroi.
L'ennemi du Christ n'est nulle part.
Il ne peut pas prendre de forme sous laquelle il sera jamais réel.
Qu'est-ce qu'une idole ?
Rien.
Elle doit d'abord être crue avant de sembler prendre vie et être dotée de pouvoir afin d'être crainte.
Sa vie et son pouvoir sont les dons que lui a fait celui qui croit en elle et c'est cela que le miracle rend à ce qu'il y a une vie et un pouvoir dignes de l'amour du ciel et de la paix éternelle.
Le miracle ne rétablit pas la vérité,
La lumière que le voile interposé n'a pas éteint.
Il soulève simplement le voile et laisse la vérité luire sans encombre,
Étant ce qu'elle est.
Elle n'a pas besoin de la croyance pour être elle-même car elle a été créée et ainsi elle est.
Une idole est établie par la croyance et quand celle-ci est retirée,
L'idole meurt.
Voici l'antéchrist,
L'étrange idée qu'il est un pouvoir qui dépasse l'omnipotence,
Un lieu au-delà de l'infini,
Un temps qui transcende l'éternel.
Ici,
Le monde des idoles a été posé par l'idée qu'à ce pouvoir,
À ce lieu et à ce temps,
Une forme a été donnée et qu'il façonne le monde où l'impossible est arrivé.
Ici,
Ceux qui sont sans mort viennent pour mourir,
Ceux qui englobent tout viennent pour subir une perte et ceux qui sont intemporels pour être faits les esclaves du temps.
Ici,
L'inchangeable change.
La paix de Dieu a jamais donné à toute chose vivante fait place au chaos et le fils de Dieu,
Aussi parfait,
Impeccable et aimant que son père,
Vient pour haïr un court moment,
Pour souffrir et enfin mourir.
Où est une idole ?
Nulle part.
Peut-il y avoir un fossé dans ce qui est infini ?
Un lieu où le temps puisse interrompre l'éternité ?
Un lieu de ténèbres posée là où tout est lumière ?
Une lugubre niche coupée de ce qui est sans fin ne peut être nulle part ?
Une idole est par-delà où Dieu a posé toute chose à jamais et n'a laissé aucune place pour que quoi que ce soit puisse être sauf sa volonté.
Une idole doit n'être rien et nulle part alors que Dieu est tout et partout.
Quel but a donc une idole ?
A quoi sert-elle ?
Ceci est la seule question qui ait de nombreuses réponses et chacune dépend de celui à qui la question a été posée.
Le monde croit dans les idoles.
Nul ne vient à moins de les avoir adorés et de continuer d'en chercher une qui puisse encore lui offrir un don que la réalité ne contient pas.
Chaque adorateur d'idole nourrit l'espoir que ses déités particulières lui donneront plus que ne possèdent les autres hommes.
Ce doit être plus,
Plus de quoi n'importe pas vraiment.
Plus de beauté,
Plus d'intelligence,
Plus de richesse ou même plus d'affliction et plus de douleur.
Mais c'est à plus de quelque chose que sert l'idole.
Et quand l'une échoue,
Une autre prend sa place avec l'espoir de trouver plus de quelque chose d'autre.
Ne sois pas trompé par les formes que prend le quelque chose.
Une idole est un moyen d'obtenir plus et c'est cela qui est contre la volonté de Dieu.
Dieu n'a pas de nombreux fils,
Mais un seul.
Qui alors peut avoir plus et à qui moins peut être donné ?
Au ciel,
Le Fils de Dieu ne ferait qu'en rire si des idoles pouvaient venir troubler sa paix.
C'est pour lui que parle le Saint-Esprit et qu'il te dit que les idoles n'ont pas de but ici.
Car tu ne peux jamais avoir plus que le ciel.
Si le ciel est au-dedans,
Pourquoi chercherais-tu des idoles qui feraient moins du ciel pour te donner plus que Dieu n'a accordé à ton frère et à toi,
Faisant un avec lui ?
Dieu t'a donné tout ce qui est et pour être sûr que tu ne pourrais pas le perdre,
Il a aussi donné le même à chaque chose vivante.
C'est ainsi que chaque chose vivante fait partie de toi,
Comme de lui-même.
Aucune idole ne peut t'établir comme étant plus que Dieu.
Mais tu ne seras jamais satisfait d'être moins.
Section 9 Le rêve de pardon L'esclave des idoles est un esclave qui désire l'être.
Car il doit désirer l'être pour aller jusqu'à s'incliner en adoration devant ce qui n'a pas de vie et chercher la puissance dans ce qui est impuissant.
Qu'est-il arrivé au Saint Fils de Dieu pour que cela soit son souhait ?
Pour qu'il se laisse tomber plus bas que les pierres sur le sol,
Puis se tourne vers des idoles afin qu'elles le relèvent.
Entends donc ton histoire dans le rêve que tu as fait et demande-toi si c'est la vérité que tu crois que ce n'est pas un rêve.
Un rêve de jugement est venu dans l'esprit que Dieu a créé parfait comme lui-même.
Dans ce rêve le ciel fut changé en enfer et Dieu fait l'ennemi de son Fils.
Comment le Fils de Dieu peut-il s'éveiller du rêve ?
C'est un rêve de jugement.
Ainsi doit-il ne point juger et il s'éveillera car le rêve semblera durer tant qu'il en fait partie.
Ne juge point car celui qui juge aura besoin d'idoles qui empêcheront le jugement de reposer sur lui.
Il ne peut pas non plus connaître le soi qu'il a condamné.
Ne juge point parce que tu fais de toi-même une partie des rêves mauvais où les idoles sont ta véritable identité qui te sauve du jugement posé en terreur et en culpabilité sur toi-même.
Toutes les figures dans le rêve sont des idoles faites pour te sauver du rêve.
Or,
Elles font partie de ceux-là même dont elles ont été faites pour te sauver.
C'est ainsi qu'une idole garde le rêve vivant et terrible car qui pourrait en souhaiter une à moins d'être dans la terreur et le désespoir ?
Et c'est cela que l'idole représente et son adoration est donc l'adoration du désespoir et de la terreur ainsi que du rêve d'où ils viennent.
Le jugement est une injustice envers le Fils de Dieu et c'est justice que celui qui le juge n'échappe pas à la peine qu'il s'est lui-même imposée dans le rêve qu'il fait.
Dieu connaît la justice et non la peine mais dans le rêve de jugement,
Tu attaques et tu es condamné et tu souhaites être l'esclave d'idoles qui sont interposées entre ton jugement et la peine qu'il apporte.
Il ne peut y avoir de salut dans le rêve tel que tu le rêves car des idoles doivent en faire partie pour te sauver de ce que tu crois avoir accompli et crois avoir fait pour te rendre pécheur et éteindre la lumière au-dedans de toi.
Petit enfant,
La lumière est là,
Tu ne fais que rêver et les idoles sont les jouets avec lesquels tu rêves que tu joues.
Qui a besoin de jouer sinon les enfants ?
Ils prétendent qu'ils gouvernent le monde et ils donnent à leurs jouets le pouvoir de se mouvoir,
De s'exprimer,
De penser,
De sentir et de parler pour eux.
Or,
Tout ce que les jouets paraissent faire est dans les esprits de ceux qui jouent avec eux.
Mais ils se pressent d'oublier qu'ils ont eux-mêmes fait le rêve dans lequel leurs jouets sont réels et ils ne reconnaissent pas que leurs souhaits sont les leurs.
Les cauchemars sont des rêves enfantins.
Les jouets se sont retournés contre l'enfant qui pensait les avoir rendus réels.
Or,
Est-ce qu'un rêve peut attaquer ?
Ou est-ce qu'un jouet peut devenir grand et dangereux,
Féroce et sauvage ?
Cela,
L'enfant le croit parce qu'il craint ses pensées et les donne plutôt à ses jouets.
Et leurs réalités deviennent la sienne parce qu'il semble s'échapper de ses pensées.
Or,
Il garde ses pensées vivantes et réelles mais vues à l'extérieur de lui où elles peuvent se retourner contre lui pour les avoir trahies.
Il pense en avoir besoin afin d'échapper à ses pensées parce qu'il pense que les pensées sont réelles.
Ainsi,
Il fait de toute chose un jouet pour que son monde reste à l'extérieur de lui et pour jouer à n'en être qu'une partie.
Il est un temps où l'enfance devrait avoir passé et a jamais disparu.
Ne cherche pas à conserver les jouets d'enfant mais les tous de côté car tu n'en as plus besoin.
Le rêve de jugement est un jeu d'enfant dans lequel l'enfant devient le père puissant de la petite sagesse d'un enfant.
Ce qui le blesse est détruit ce qui l'aide,
Bénit.
Sauf qu'il juge cela comme le fait un enfant qui ne connaît pas ce qui blesse et ce qui guérit.
Des malheurs semblent arriver et il a peur de tout le chaos dans un monde qu'il pense gouverner par les lois qu'il affecte.
Or,
Le monde réel est inaffecté par le monde qu'il pense réel.
Et ces lois n'ont pas été changées parce qu'il ne les comprend pas.
Le monde réel n'est encore qu'un rêve sauf que les figures ont été changées.
Elles ne sont pas vues comme des idoles qui trahissent.
C'est un rêve dans lequel nul n'est utilisé comme substitut de quelque chose d'autre ni interposé entre les pensées que l'esprit conçoit et ce qu'il voit.
Nul n'est utilisé pour quelque chose qu'il n'est pas car les choses enfantines ont toutes été mises de côté.
Et ce qui autrefois était un rêve de jugement a maintenant été changé en un rêve où tout est joie parce que c'est les buts qu'il a.
Seuls les rêves de pardon peuvent entrer ici car le temps est presque terminé.
Et les formes qui entrent dans le rêve sont maintenant perçues comme des frères non en jugement mais en amour.
Les rêves de pardon ont peu de besoin de durée.
Ils ne sont pas faits pour séparer l'esprit de ce qu'il pense.
Ils ne cherchent pas à prouver que le rêve est rêvé par quelqu'un d'autre et dans ces rêves une mélodie se fait entendre dont chacun se souvient,
Bien qu'il ne l'ait pas entendu depuis avant le commencement du temps.
Le pardon une fois complet rapproche tellement l'intemporel que le chant du ciel peut être entendu non point avec l'oreille mais avec la sainteté qui n'a jamais quitté l'autel qui demeure à jamais au plus profond du fils de Dieu et quand il entend ce chant à nouveau il connaît que jamais il ne l'a pas entendu où est le temps quand les rêves de jugement ont été mis de côté chaque fois que tu ressens la peur sous n'importe quelle forme et tu as peur si tu n'éprouves pas un profond contentement la certitude d'être aidé la calme assurance que le ciel t'accompagne tu peux être sûr que tu as fait une idole et crois qu'elle te trahira car sous l'espoir qu'elle te sauvera se cache la culpabilité et la douleur de la trahison de soi et de l'incertitude si profonde et si amère que le rêve ne peut dissimuler complètement ton sentiment d'être perdu de la trahison de soi la peur doit résulter car la peur est un jugement qui mène assurément à la quête frénétique d'idole et de la mort les rêves de pardon te rappellent que tu vis en sécurité et que tu ne t'es pas attaqué toi même ainsi fondent complètement les terreurs enfantines et les rêves deviennent le signe de ton nouveau commencement et non d'une autre tentative pour adorer des idoles et garder l'attaque les rêves de pardon sont bons envers chacun de ceux qui figurent dans le rêve ainsi ils apportent aux rêveurs la pleine délivrance des rêves de peur ils ne craignent pas son jugement car il n'a jugé personne pas plus qu'il n'a cherché à être délivré par le jugement de ce que le jugement doit imposer et tout ce temps il se souvient de ce qu'il avait oublié car le jugement semblait être la façon de le sauver de la peine qu'il impose
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