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Histoire pour dormir : Ondine la gardienne de l'étincelle

by Florence Lamouret

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C’est l’histoire d’une étincelle confiée au cœur d'une femme gardienne de la lumière intérieure. Et c'est la découverte d'un geste oublié pour rendre l'étincelle au soleil. C'est une méditation douce comme une fleur qui s’ouvre délicatement. Avec amour, je l’ai écrite comme une présence douce et rassurante pour guider le corps et l’esprit vers le repos. C'est un voyage profond et délicat. Cette méditation t’enveloppe, te soutient, prend soin de toi. Elle reste à tes côtés toute la nuit, afin d'accueillir les brefs réveils avec calme et tendresse. De tout mon cœur, je suis là, avec toi. Merci Guillaume Sliceisop pour la photo pexel

Script

Bonjour,

Je suis Florence Lamouret et j'ai à coeur de transmettre à la hauteur qui est la mienne les outils et les postures qui nous permettent d'être en paix,

En paix à l'intérieur et en paix avec les autres.

Dans cet audio,

Je vous propose une histoire,

Une histoire qui appartient au programme Dormir paisiblement,

Une histoire pour rentrer dans une zone de soie calme et tranquille dans laquelle nous pouvons enfin nous poser.

Ainsi,

Je vous invite à vous installer là où vous êtes en vous autorisant à bouger comme bon vous semble.

Vous pouvez entrer en contact avec votre respiration comme je le fais moi-même en inspirant largement et en expirant par la bouche le plus complètement possible.

Encore une fois,

On inspire et on expire.

Voilà,

Exactement comme ça.

Je vous invite dans le monde de Ondine.

Ondine était tellement souriante qu'on l'avait surnommée le petit soleil.

Son sourire éclairait tellement les visages que chacun retrouvait à leur tour leur sourire,

Comme s'il se souvenait soudain d'une chaleur oubliée.

Les gens disaient qu'elle avait quelque chose dans leur regard,

Une douceur tranquille qui rassurait spontanément.

Quand elle traversait une pièce,

Les voix devenaient douces,

Les gestes ralentissaient,

Quelque chose dans l'air devenait joyeux.

Elle grandit ainsi,

Entourée de cette réputation lumineuse.

C'était simplement sa façon d'exister.

Elle se sentait profondément reliée au monde,

Comme si une conversation secrète se poursuivait entre son cœur et la nature.

Elle connaissait la variété infinie des fleurs,

Leurs couleurs,

Leurs parfums,

Parfois à peine perceptibles.

Elle passait de longs moments à observer leur rythme minuscule.

Elle voyait la manière dont les fleurs de l'iseron,

De l'otus,

Les crocus,

Les irises s'ouvraient à la première lumière du jour et se refermaient dès que l'ombre s'allongeait.

Elle aimait regarder le ciel,

Le soleil jouer à cache-cache derrière les nuages.

Comme le soleil la fascinait.

Elle le guettait par la fenêtre.

Quelques secondes lui suffisaient pour se sentir joyeuse de le regarder,

De le sentir,

Même lorsqu'il se cachait.

Andine aimait marcher dans l'herbe encore humide.

La rosée perlait sur ses chevilles.

Elle avait l'impression que la terre la reconnaissait,

Que le soleil l'accompagnait.

Ses instants faisaient partie de ce où elle se sentait la plus vivante,

Parce que ses instants n'exigeaient rien d'elle,

Ni efficacité,

Ni réponse,

Ni utilité immédiate.

Elle respirait simplement et quelque chose en elle s'accordait.

Et pendant que tu écoutes cette histoire,

Tu peux simplement laisser ton corps trouver tout seul la position qui lui permet de se relâcher,

Relâcher,

Relâcher,

Relâcher un peu plus.

Andine écoutait les humains de la même manière qu'elle observait les plantes.

Elle prêtait attention aux inflexions de voix,

Au silence,

Aux gestes hésitants.

Quand quelqu'un lui parlait,

Elle se rendait disponible en vérifiant que c'était le moment aussi pour elle.

Et cette qualité d'ajustement donnait aux autres le sentiment d'être pleinement reçue.

Elle rayonnait lorsqu'elle se sentait utile,

Dans une présence juste,

À la bonne place,

Au bon moment.

Cette qualité d'ajustement lui semblait naturelle et évidente.

Elle brillait comme un soleil dans la nuit.

Elle brillait comme un soleil dans la journée,

Parce qu'elle savait se reposer.

Elle brillait d'une chaleur intérieure.

Elle savait reconstituer ses forces pour pouvoir donner autour d'elle.

Elle savait se ressourcer par la douceur de l'air,

Le passage des nuages,

La beauté des fleurs,

La rosée sur ses pieds.

Peut-être que tu remarques déjà comment ta respiration peut devenir plus calme,

Plus calme,

Presque comme si elle savait exactement quand s'approfondir et quand se reposer.

Ondine comprit progressivement qu'elle abritait une étincelle de soleil dans son coeur.

La sensation devint de plus en plus précise.

Une chaleur douce,

Vivante,

Qui l'animait dans les profondeurs.

Elle comprit que c'était précisément cette étincelle qui lui donnait la capacité de réchauffer autour d'elle.

Cette étincelle n'était pas à elle.

Elle lui avait été confiée à force d'observer et d'accueillir la nature,

Le soleil,

Les nuages,

La rosée du matin.

Sans en avoir conscience,

Chaque soir,

Lorsque le soleil descendait à l'horizon,

Ondine rendait cette étincelle.

Le geste n'était pas volontaire,

Il se faisait parce qu'elle se détendait.

Elle rendait cette étincelle au soleil en se détendant,

En se relaxant.

C'était un accord ancien,

Un cycle naturel.

Le jour,

On lui prêtait la lumière,

La tombée du jour la lui reprenait pour que la nuit soit bien noire.

Et dans cet échange silencieux,

Tout était juste.

Elle dormait profondément,

Se réveillait régénérée,

Et la flamme revenait fraîche,

Équilibrée.

Lorsque le matin apparaissait,

Sans rien faire,

Ce cycle naturel,

Cet accord ancien,

Se faisait,

Tout simplement.

Pendant qu'une partie de toi comprend cette histoire,

Tu peux permettre à ton inconscient de garder ce qui est juste pour toi et de s'en servir plus tard.

Peu à peu,

Quelque chose se dérégla.

La vie de Ondine devint plus dense,

Plus exigeante.

Son travail lui demanda davantage,

Sa famille aussi.

Les inquiétudes du monde s'invitèrent dans ses pensées,

Les injustices,

Les urgences,

Les questions sans réponse.

Ondine continua de donner,

D'écouter,

De soutenir.

Sans s'en apercevoir,

Elle commença à oublier le geste du soir.

Progressivement,

Parce qu'elle ne se détendait pas,

Elle gardait l'étincelle en elle,

Comme si elle devait rester disponible,

Vigilante,

Lumineuse en permanence.

Les premiers signes furent subtils.

Une fatigue étrange,

Qui ne disparaissait pas avec le repos.

Une impatience,

Qu'elle ne se reconnaissait pas.

Une sensation de chaleur intérieure,

Qui ne réchauffait plus,

Mais qui serrait,

Qui oppressait.

Elle se sentait envahie,

Comme si quelque chose brûlait sans pouvoir s'échapper.

Un soir,

Alors que le soleil se couchait lentement,

Ondine ressentit une douleur sourde au centre de la poitrine.

Elle s'arrêta nette.

Devant elle,

Le ciel se teintait d'orangers,

De roses,

De pourpres,

Comme chaque soir.

Mais cette fois,

La beauté qu'elle regardait ne la pésa pas.

Elle se sentit étrangement décalée,

Comme si elle avait manqué un rendez-vous essentiel.

Tu peux laisser les images venir à leur rythme,

Certaines très nettes et d'autres plus floues,

Car ton esprit sait parfaitement ce dont il a besoin,

Maintenant.

Et tandis que l'histoire continue,

Tu peux autoriser les pensées inutiles à s'éloigner doucement,

Comme des nuages qui n'ont plus besoin de retenir ton attention.

Ondine se sentit étrangement décalée.

À ce moment-là,

Elle la vit.

Elle vit une femme très âgée,

Assise au bord d'un chemin.

Cette femme était presque invisible dans la pénombre naissante.

Comme elle était assise,

Il était mal aisé de voir qui elle était.

Ses cheveux semblaient argentés,

Emmêlés par le vent.

Ses mains étaient couvertes de terre.

Ondine s'approcha et elle vit que de ses pieds sortaient des plantes inconnues.

Ces plantes déployaient leurs feuilles alors que le jour tombait.

C'était comme si la nuit les appelait.

Alors qu'Ondine s'approchait,

La femme leva les yeux et dit simplement « Tu brûles parce que tu ne regardes plus la rosée du matin.

Tu brûles parce que tu as perdu la joie de regarder les nuages.

Tu brûles parce que tu ne regardes plus le soleil se cacher derrière les nuages qui courent dans le ciel.

Tu brûles parce que tu ne te couches plus.

Tu brûles parce que tu ne rends plus l'étincelle au soleil.

Pendant qu'une partie de toi comprend cette histoire,

Tu peux permettre à ton inconscient de garder ce qui est juste pour toi et de s'en servir plus tard.

» En entendant cette femme,

Ses mots,

Sa présence,

Ondine resta figée.

Elle ne savait pas comment cet inconnu connaissait ses plaisirs oubliés avec une telle justesse.

Cette femme se présenta sous le nom de Sylva.

Elle dit être la gardienne des cycles.

Elle veillait sur le sommeil des femmes et des hommes présents par le coeur ou par l'esprit.

Elle veillait sur les plantes qui n'ouvrent leur corolle qu'en l'absence du soleil.

Sylva expliqua à Ondine que certaines fleurs meurent si on les force à rester ouvertes.

Elle expliqua à Ondine que la lumière continue est une violence.

Elle expliqua à Ondine qu'elle devait prendre soin de rendre son étincelle.

Elle expliqua à Ondine que l'on peut s'ouvrir si l'on sait se fermer.

Les mots de Sylva étaient simples.

Les mots de Sylva étaient doux.

Les mots de Sylva étaient justes.

Ondine comprit qu'elle avait rompu le cycle.

Qu'à on avait retenu ce qui devait circuler.

L'étincelle n'était pas faite pour être possédée.

L'étincelle était faite pour être partagée.

L'étincelle était faite pour être rendue,

Confiée à la nuit afin de pouvoir renaître.

Pendant qu'une partie de toi comprend cette histoire,

Tu peux permettre à ton inconscient de garder ce qui est juste pour toi et de s'en servir plus tard.

Les larmes d'Ondine montèrent,

Lentes,

Silencieuses.

Pour la première fois depuis longtemps,

Elle s'autorisa à ne rien porter.

Elle inspira profondément,

Puis expira longuement.

Comme on ouvre la main après l'avoir trop longtemps serrée.

Elle inspira profondément,

Puis expira longuement.

Dans cet instant suspendu,

Elle rendit l'étincelle au soleil qui disparaissait derrière l'horizon.

La chaleur de son cœur se transforma.

Elle ne brûlait plus.

Elle devint douce,

Diffuse,

Apaisante.

Ondine se sentait allégée,

Détendue à sa place.

Le crépitement du feu intérieur était maintenant parfaitement équilibré.

Le crépitement du feu intérieur pouvait accueillir toute la bonté,

Toute la personne de Ondine.

Le crépitement du feu intérieur désormais pouvait l'accompagner pour qu'elle puisse se relaxer,

Se détendre,

Rendre et prendre l'étincelle le matin et la rendre le soir.

La chaleur dans son cœur ne brûlait plus.

Le crépitement du feu était doux,

Diffus,

Apaisant.

Ondine se sentait allégée,

Détendue à sa place.

Elle pouvait désormais se reposer pleinement dans la sécurité du feu intérieur qui crépite délicatement.

Pendant qu'une partie de toi comprend cette histoire,

Tu peux permettre à ton inconscient de garder ce qui est juste pour toi et de t'en servir plus tard.

Depuis ce jour,

Ondine regarde le soleil,

Le ciel,

Les fleurs,

La rosée.

Elle prend les quelques secondes dont elle a besoin,

Chaque jour,

Où qu'elle soit,

Pour regarder le soleil se cacher.

Elle sait qu'elle n'a pas besoin d'y passer beaucoup de temps.

Elle sait que quelques secondes chaque jour suffisent à sentir le crépitement du feu intérieur,

Le crépitement de l'étincelle du soleil.

Elle sait qu'elle peut respirer,

Sentir l'air passer et s'accorder à la vie.

Chaque soir,

Elle ferme ce qui doit être fermé.

Chaque soir,

Elle accueille la nuit comme une alliée,

Une gardienne.

Chaque soir,

Par sa détente,

Elle peut rendre son étincelle au soleil et dans le sommeil,

Elle retrouve la promesse du matin.

Dans la détente,

Elle retrouve pleinement sa place à elle,

Exactement comme c'est bon pour elle.

Car la lumière véritable se renouvelle quand on la rend,

Et le repos nous accueille à mesure qu'on ouvre la porte de la détente.

5.0 (4)

Avis récents

Claude🐘

February 20, 2026

Merci beaucoup. M’étant endormie avant la fin j’ai réécouté à mon réveil au milieu de la nuit et j’ai pu me rendormir. 💜🙏💜✨✨✨🕊️🕊️🕊️😊 ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Isabelle

February 20, 2026

tellement besoins d étendre cette méditation 🙏🏾.merci 🧘🏾🌈❤️💛💚🌴 a réécouter pour apaiser ma colère ....encore mille merci🧘🏾🧘🏾🫸🏾🫷🏾

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